Réseau des victimes de la vaccination anti-hépatite B
Medias Libres,
lundi 16 juin 2008 à 08:43 ::Associations
:: Réseau des victimes de la vaccination anti-hépatite B
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HEPATITE B, un vaccin au-dessus de tout soupçon ?
Depuis une bonne dizaine d’années, une association de victimes du vaccin contre l’Hépatite B, le REVAHB, se démène pour faire reconnaitre la réalité des graves problèmes de santé dont souffrent ses adhérents. Outre l’inertie des responsables de la Santé, nous avons à nous battre contre le lobby des industriels commercialisant ces vaccins et la majorité du corps médical qui ne veut pas ni ne peut pas reconnaitre qu’un vaccin peut parfois avoir des effets indésirables. Ceci est une mise au point sur la situation actuelle vue du côté des victimes.
A l’initiative de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), la « semaine européenne de la vaccination » a eu lieu du 21 au 28 avril 2008, occasion de sensibiliser les professionnels de santé, les politiques mais aussi le grand public aux enjeux d’une « bonne vaccination ». Nous avons pu entendre sur de nombreux media les recommandations officielles à propos des vaccinations en général et de la vaccination contre l’hépatite B en particulier.
Notre association REVAHB, qui a pu recueillir jusqu’à ce jour plus de 2800 témoignages de personnes ayant développé une complication dans les suites d’une vaccination contre l’hépatite B, souhaite obtenir un droit de réponse et apporter au grand public son point de vue sur la pratique généralisée de cette vaccination dans notre pays.
Rappelons d’abord que la vaccination universelle contre l’hépatite B est préconisée en France depuis l’année 1994, à la suite des recommandations de l’OMS et avec l’accord du Ministre de la Santé de l’époque, le Dr DOUSTE-BLAZY. Une campagne vaccinale intensive a été mise en place à l’époque, ciblant d’abord les adolescents et les nourrissons avec des moyens hors du commun (vaccination à la chaîne pour tous les élèves de 6ème dans les Collèges, spots télévisés et tracts publicitaires alarmistes, tour de France d’un camion-forum animé par une radio de public jeune…). Des chiffres fantaisistes sur la fréquence de la maladie ont été lancés en pâture dans les média (100.000 nouveaux cas par an, plus de morts en un jour que le SIDA en un an…) accompagnés de la mise en avant de la contamination par la salive pour un virus qui se propage, comme le HIV, par voie sanguine et sexuelle[1]. Le lobbying pharmaceutique a eu le champ libre pour colporter cette désinformation en lien avec le soutien de quelques responsables hospitaliers soucieux de promouvoir coûte que coûte cette campagne vaccinale basée sur la peur et le mensonge. Ces graves dysfonctionnements ont abouti tout récemment à la mise en examen pour « tromperie aggravée » et homicide involontaire des deux laboratoires producteurs du vaccin[2]. D’ailleurs, auparavant un rapport parlementaire[3] avait déjà conclu dans le même sens en pointant des « erreurs de communication que l’on peut qualifier de graves qui mettent en question le fondement, le contenu, la maîtrise et l’éthique des campagnes d’information médicale »
Cette promotion vaccinale incontrôlée et injustifiée a abouti à l’époque à une vente de vaccins dépassant toutes les prévisions. Les chaînes de fabrications ne pouvaient suivre, des ruptures de stock ont eu lieu et des listes d’attente étaient mises en place dans les Pharmacies comme si une épidémie brutale d’hépatite B menaçait notre pays. Ce marketing pro-vaccinal agressif a réussi à faire vacciner, sur un laps de temps assez bref, de quelques années, quasiment 30 millions de français dont la plupart n’avaient aucune raison de l’être.
Un net ralentissement de cette pratique vaccinale s’est fait jour à compter du moment où certains media ont rapporté la survenue de quelques cas de graves complications post-vaccinales, en particulier neurologiques, à type de scléroses en plaques (SEP). A signaler que les premiers cas de SEP avaient d’ailleurs été signalés par les Neurologues à la Pharmacovigilance nationale (Agence du Médicament) juste avant le début de la campagne vaccinale[4] et que cet organisme n’a jugé bon d’avertir le corps médical de ce fait qu’une année plus tard[5]. Les victimes de ces effets indésirables se sont alors regroupées au sein de l’association REVAHB fondée en janvier 1997. Malgré l’accusation de mouvement sectaire du Ministre de la Santé de l’époque, le REVAHB a réussi à recueillir des centaines de témoignages et à les transmettre à la pharmacovigilance nationale. L’afflux de ces observations a fini enfin par être pris au sérieux, à tel point que le Dr KOUCHNER, Ministre précité, a pris la décision brutale, en octobre 1998, d’interrompre la vaccination systématique de tous les Collégiens de 6ème afin, officiellement, de personnaliser le geste vaccinal … Cette volte–face inattendue a jeté un coup d’arrêt brutal à la vente des vaccins malgré les déclarations officielles de réassurance sur l’innocuité de cette vaccination et les protestations de la majorité des autorités médicales. Des études avaient déjà été commanditées afin d’étudier la relation potentielle entre vaccin et SEP tandis que les industriels producteurs de vaccin mettaient en route de leur côté aussi d’autres études épidémiologiques. Une mission d’expertise[6] a été parallèlement diligentée puis une « réunion dite de consensus » a été organisée à Paris[7] suivie d’une « audition publique » l’année suivante[8], démontrant donc bien l’importance du problème de santé soulevé par cette vaccination et les doutes sérieux existant autour de ses effets indésirables qualifiés de simples rumeurs par le lobby pro-vaccinal.
Quels sont les arguments actuels des défenseurs de la vaccination universelle de la population infantile contre l’hépatite B ?
1. L’hépatite B est une maladie fréquente. Pour appuyer cet argument, l’amalgame est constamment fait avec les données chiffrées estimatives de cette infection dans le monde (300 millions de personnes infectées, 2 millions de morts par an…). Or la France, comme tous les pays occidentaux, est un pays de faible endémie pour ce virus. Les derniers chiffres connus[9] des déclarations d’hépatites B aigues à l’INVS sont assez constants, 140 en 2004, 147 l’année suivante et 182 l’an passé en 2007. Le taux de sous-notification de ces déclarations, malgré leur caractère obligatoire, fait estimer en fait ce chiffre annuel aux alentours de 628 pour l’année 2005, ce qui ne correspond donc qu’à une incidence de 1/100.000 habitants. Rappelons que lors du lancement de la campagne vaccinale, nous n’avions en France aucun chiffre précis sur la fréquence réelle de cette infection mais les données chiffrées partielles connues montraient toutes une décroissance de leurs taux grâce à la seule prévention ciblées sur les groupes à risques.
2. L’hépatite B est une maladie grave. Qu’en est-il exactement ? Rappelons quand même que deux–tiers des hépatites aigues ne donnent aucun symptôme et que simplement 5% de ces nouvelles infections vont passer à la chronicité chez l’adulte, les 95% restants guérissant spontanément. Chez ces 5% de porteurs chroniques du virus, une minorité (entre 20% et 30%) risque de développer une cirrhose voire plus rarement encore un cancer du foie.
Quant aux hépatites dites fulminantes, responsables d’une destruction rapide du tissu hépatique, leur nombre reste très faible en France (entre 5 et 9 par an), connu très précisément grâce au chiffrage de greffes du foie réalisées pour ce motif.
3. « Les hépatites » sont une cause importante de mortalité en France. On englobe volontiers ce problème avec celui des hépatites C afin de pouvoir gonfler le nombre de décès dues à ces deux types d’hépatites bien évidemment différentes. Les dernières données chiffrées connues d’après l’analyse des certificats de décès sont de l’ordre de 1500 morts par an par cirrhose ou cancer du foie. Ces décès sont cependant volontiers associés à une consommation alcoolique et/ou une co-infection par le virus du SIDA, venant donc bien évidemment majorer ces chiffres bruts[10].
4. La France « est à la traîne » en matière de protection vaccinale. C’est le pays européen où le pourcentage d’enfants vaccinés contre l’hépatite B serait le plus faible (de l’ordre de 30%). Ceci est absolument faux puisque certains de nos voisins (Grande-Bretagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, pays Scandinaves), n’ont pas suivi les recommandations de vaccination généralisée de l’OMS et se contentent, comme nous le faisions avant 1994, de cibler leurs efforts vaccinaux sur les populations à risque de contracter cette infection alors qu’ils ont une épidémiologie similaire à la nôtre.
5. L’intérêt de vacciner les nourrissons, c’est de leur conférer une protection à vie. Cet argument est remis en question par les études faites sur l’immunisation à long terme des enfants vaccinés dans leur jeune âge. L’une d’elle[11] montre par exemple que chez des adolescents Taïwanais vaccinés très tôt, deux sur trois d’entre eux ont perdu leur mémoire immunitaire contre le virus de l’hépatite B une quinzaine d’années plus tard.
6. Il n’y a aucun lien entre la vaccination et l’apparition d’une SEP (sclérose en plaques) et toutes les études publiées ont démontré l’innocuité totale du vaccin. Il s’agirait d’une manipulation, de rumeurs, de coïncidences… Une douzaine d’études épidémiologiques ont été réalisées depuis une dizaine d’années, démontrant par là que l’alerte soulevée par cette question n’a pas vraiment été considérée comme une banale rumeur par les scientifiques. La plupart des études sérieuses concluent effectivement à l’absence d’association statistiquement notable mais ne peuvent pas non plus éliminer un lien faible. Les études négatives sont pour la plupart commanditées par les producteurs de vaccin ou bien réalisées avec des fonds de cette industrie pharmaceutique, laissant donc perplexes sur leur objectivité. Seule une étude indépendante[12] a pu retrouver, par rapport à une population témoin non vaccinée, un risque multiplié par 3,1 de déclencher une SEP dans les trois années suivant la réalisation d’un vaccin anti-hépatite B.
Il est par ailleurs étonnant que la quasi-totalité de ces études se soient focalisées sur la seule SEP. Or la Pharmacovigilance et notre association REVAHB ont aussi recensé de nombreux autres problèmes graves de santé. Que ce soient d’autres pathologies démyélinisantes que la SEP (syndrome de Guillain-Barré), des affections auto-immunes (lupus, polyarthrite, spondylarthrite, thyroïdite, syndrome de Gougerot-Sjögren…), des maladies neuro-dégénératives parfois rapidement mortelles ou enfin d’affections encore mal connues mais aux symptômes similaires (myofasciite à macrophages, fibromyalgie), déroutantes pour la médecine actuelle et pourtant bien réelles pour les malades qui en souffrent.
La réalité de ces effets indésirables peut être visualisée très facilement : il suffit de consulter l’évolution annuelle des chiffres d’affections de longue durée (ALD) prises en charge par la CNAM[13]. On s’aperçoit de l’augmentation non seulement des SEP, mais aussi de la majorité des maladies auto-immunes et des maladies neuro-musculaires graves dès les années 1995-1996, date de plein rendement du « tsunami » de vaccination massive dans notre pays contre l’hépatite B.
Bien sûr tous ces éléments ont été tus par les défenseurs de la poursuite de la politique vaccinale actuelle. Ceci n’est pas étonnant lorsque l’on connaît les liens d’intérêt existants assez souvent entre les promoteurs de cette vaccination et les laboratoires producteurs. Nous demandons à ce sujet aux responsables des média de faire respecter la loi sur la transparence de l’information médicale[14] en préalable à toute promotion vaccinale, car les recommandations actuelles de bonne pratique médicale exigent des intervenants qui s’expriment en public pour promouvoir des produits thérapeutiques de déclarer leurs liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique.
Nous demandons aussi, en tant qu’association de victimes, au titre du droit de réponse de pouvoir exprimer notre point de vue et faire connaître la réalité de nos problèmes de santé. Il faut que les Français sachent que si l’on guérit très habituellement d’une hépatite B, on ne guérit jamais d’une sclérose en plaques. Il faut qu’ils puissent comprendre pourquoi la Direction Générale de la Santé aurait-elle accordé une indemnisation à 120 personnes vaccinées de façon obligatoire dans le cadre de leur profession s’il n’y avait vraiment aucun lien avec les effets indésirables que nous avons recensés ? Pourquoi ces victimes ont-elles été reconnues et pas les centaines d’autres ? C’est ce que tous les Français ont le droit d’entendre et de savoir avant de se faire vacciner ou de faire vacciner leurs enfants.
_______________________________________
[1] Canal Plus. Emission « 90 minutes » : Vaccin Hépatite B, Mensonges d’Etat » 22 janvier 2001
[2]
[3] P. NAUCHE Rapport de l’Assemblée Nationale N°3043 du 15 mai 2001
[4] Agence du Médicament : Commission nationale de Pharmacovigilance du 15 décembre 1994
[5] Agence du Médicament : Lettre du 2 novembre 1995 du Pr. J.M. ALEXANDRE
[6] BEGAUD B. DARTIGUES J.F Mission d’expertise sur la politique de vaccination contre l’hépatite B en France 15/02/202
[7] ANAES-INSERM Réunion internationale de consensus sur la vaccination contre le virus de l’hépatite B. 10-11/09/2003
[8] AFSSAPS-ANAES-INSERM Vaccination contre le virus de l’hépatite B et sclérose en plaques : état des lieux 9/11/2004
[9] D. ANTONA – BEH 51-52 ; 25.12.2007
[10] P.MARCELLIN J.Hepatol.2008 ; 48 : 200-207
[11] C.Y.LU Hepatology 2004 ; 40 : 1415-1420
[12] M.HERNAN Neurology 2004 ; 63 : 838-842
[13] CNAMTS : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Tableau_evolution_ald.pdf
[14] Décret du 25 mars 2007 d’application de la loi du 4 mars 2002 « Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat. Les manquements aux règles mentionnées à l’alinéa ci-dessus sont punis de sanctions prononcées par l’ordre professionnel compétent." (article L4113-13 du Code de la Santé Publique)
Site web: Réseau des victimes de la vaccination anti-hépatite B ( REVAHB )
A l’initiative de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), la « semaine européenne de la vaccination » a eu lieu du 21 au 28 avril 2008, occasion de sensibiliser les professionnels de santé, les politiques mais aussi le grand public aux enjeux d’une « bonne vaccination ». Nous avons pu entendre sur de nombreux media les recommandations officielles à propos des vaccinations en général et de la vaccination contre l’hépatite B en particulier.
Notre association REVAHB, qui a pu recueillir jusqu’à ce jour plus de 2800 témoignages de personnes ayant développé une complication dans les suites d’une vaccination contre l’hépatite B, souhaite obtenir un droit de réponse et apporter au grand public son point de vue sur la pratique généralisée de cette vaccination dans notre pays.
Rappelons d’abord que la vaccination universelle contre l’hépatite B est préconisée en France depuis l’année 1994, à la suite des recommandations de l’OMS et avec l’accord du Ministre de la Santé de l’époque, le Dr DOUSTE-BLAZY. Une campagne vaccinale intensive a été mise en place à l’époque, ciblant d’abord les adolescents et les nourrissons avec des moyens hors du commun (vaccination à la chaîne pour tous les élèves de 6ème dans les Collèges, spots télévisés et tracts publicitaires alarmistes, tour de France d’un camion-forum animé par une radio de public jeune…). Des chiffres fantaisistes sur la fréquence de la maladie ont été lancés en pâture dans les média (100.000 nouveaux cas par an, plus de morts en un jour que le SIDA en un an…) accompagnés de la mise en avant de la contamination par la salive pour un virus qui se propage, comme le HIV, par voie sanguine et sexuelle[1]. Le lobbying pharmaceutique a eu le champ libre pour colporter cette désinformation en lien avec le soutien de quelques responsables hospitaliers soucieux de promouvoir coûte que coûte cette campagne vaccinale basée sur la peur et le mensonge. Ces graves dysfonctionnements ont abouti tout récemment à la mise en examen pour « tromperie aggravée » et homicide involontaire des deux laboratoires producteurs du vaccin[2]. D’ailleurs, auparavant un rapport parlementaire[3] avait déjà conclu dans le même sens en pointant des « erreurs de communication que l’on peut qualifier de graves qui mettent en question le fondement, le contenu, la maîtrise et l’éthique des campagnes d’information médicale »
Cette promotion vaccinale incontrôlée et injustifiée a abouti à l’époque à une vente de vaccins dépassant toutes les prévisions. Les chaînes de fabrications ne pouvaient suivre, des ruptures de stock ont eu lieu et des listes d’attente étaient mises en place dans les Pharmacies comme si une épidémie brutale d’hépatite B menaçait notre pays. Ce marketing pro-vaccinal agressif a réussi à faire vacciner, sur un laps de temps assez bref, de quelques années, quasiment 30 millions de français dont la plupart n’avaient aucune raison de l’être.
Un net ralentissement de cette pratique vaccinale s’est fait jour à compter du moment où certains media ont rapporté la survenue de quelques cas de graves complications post-vaccinales, en particulier neurologiques, à type de scléroses en plaques (SEP). A signaler que les premiers cas de SEP avaient d’ailleurs été signalés par les Neurologues à la Pharmacovigilance nationale (Agence du Médicament) juste avant le début de la campagne vaccinale[4] et que cet organisme n’a jugé bon d’avertir le corps médical de ce fait qu’une année plus tard[5]. Les victimes de ces effets indésirables se sont alors regroupées au sein de l’association REVAHB fondée en janvier 1997. Malgré l’accusation de mouvement sectaire du Ministre de la Santé de l’époque, le REVAHB a réussi à recueillir des centaines de témoignages et à les transmettre à la pharmacovigilance nationale. L’afflux de ces observations a fini enfin par être pris au sérieux, à tel point que le Dr KOUCHNER, Ministre précité, a pris la décision brutale, en octobre 1998, d’interrompre la vaccination systématique de tous les Collégiens de 6ème afin, officiellement, de personnaliser le geste vaccinal … Cette volte–face inattendue a jeté un coup d’arrêt brutal à la vente des vaccins malgré les déclarations officielles de réassurance sur l’innocuité de cette vaccination et les protestations de la majorité des autorités médicales. Des études avaient déjà été commanditées afin d’étudier la relation potentielle entre vaccin et SEP tandis que les industriels producteurs de vaccin mettaient en route de leur côté aussi d’autres études épidémiologiques. Une mission d’expertise[6] a été parallèlement diligentée puis une « réunion dite de consensus » a été organisée à Paris[7] suivie d’une « audition publique » l’année suivante[8], démontrant donc bien l’importance du problème de santé soulevé par cette vaccination et les doutes sérieux existant autour de ses effets indésirables qualifiés de simples rumeurs par le lobby pro-vaccinal.
Quels sont les arguments actuels des défenseurs de la vaccination universelle de la population infantile contre l’hépatite B ?
1. L’hépatite B est une maladie fréquente. Pour appuyer cet argument, l’amalgame est constamment fait avec les données chiffrées estimatives de cette infection dans le monde (300 millions de personnes infectées, 2 millions de morts par an…). Or la France, comme tous les pays occidentaux, est un pays de faible endémie pour ce virus. Les derniers chiffres connus[9] des déclarations d’hépatites B aigues à l’INVS sont assez constants, 140 en 2004, 147 l’année suivante et 182 l’an passé en 2007. Le taux de sous-notification de ces déclarations, malgré leur caractère obligatoire, fait estimer en fait ce chiffre annuel aux alentours de 628 pour l’année 2005, ce qui ne correspond donc qu’à une incidence de 1/100.000 habitants. Rappelons que lors du lancement de la campagne vaccinale, nous n’avions en France aucun chiffre précis sur la fréquence réelle de cette infection mais les données chiffrées partielles connues montraient toutes une décroissance de leurs taux grâce à la seule prévention ciblées sur les groupes à risques.
2. L’hépatite B est une maladie grave. Qu’en est-il exactement ? Rappelons quand même que deux–tiers des hépatites aigues ne donnent aucun symptôme et que simplement 5% de ces nouvelles infections vont passer à la chronicité chez l’adulte, les 95% restants guérissant spontanément. Chez ces 5% de porteurs chroniques du virus, une minorité (entre 20% et 30%) risque de développer une cirrhose voire plus rarement encore un cancer du foie.
Quant aux hépatites dites fulminantes, responsables d’une destruction rapide du tissu hépatique, leur nombre reste très faible en France (entre 5 et 9 par an), connu très précisément grâce au chiffrage de greffes du foie réalisées pour ce motif.
3. « Les hépatites » sont une cause importante de mortalité en France. On englobe volontiers ce problème avec celui des hépatites C afin de pouvoir gonfler le nombre de décès dues à ces deux types d’hépatites bien évidemment différentes. Les dernières données chiffrées connues d’après l’analyse des certificats de décès sont de l’ordre de 1500 morts par an par cirrhose ou cancer du foie. Ces décès sont cependant volontiers associés à une consommation alcoolique et/ou une co-infection par le virus du SIDA, venant donc bien évidemment majorer ces chiffres bruts[10].
4. La France « est à la traîne » en matière de protection vaccinale. C’est le pays européen où le pourcentage d’enfants vaccinés contre l’hépatite B serait le plus faible (de l’ordre de 30%). Ceci est absolument faux puisque certains de nos voisins (Grande-Bretagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, pays Scandinaves), n’ont pas suivi les recommandations de vaccination généralisée de l’OMS et se contentent, comme nous le faisions avant 1994, de cibler leurs efforts vaccinaux sur les populations à risque de contracter cette infection alors qu’ils ont une épidémiologie similaire à la nôtre.
5. L’intérêt de vacciner les nourrissons, c’est de leur conférer une protection à vie. Cet argument est remis en question par les études faites sur l’immunisation à long terme des enfants vaccinés dans leur jeune âge. L’une d’elle[11] montre par exemple que chez des adolescents Taïwanais vaccinés très tôt, deux sur trois d’entre eux ont perdu leur mémoire immunitaire contre le virus de l’hépatite B une quinzaine d’années plus tard.
6. Il n’y a aucun lien entre la vaccination et l’apparition d’une SEP (sclérose en plaques) et toutes les études publiées ont démontré l’innocuité totale du vaccin. Il s’agirait d’une manipulation, de rumeurs, de coïncidences… Une douzaine d’études épidémiologiques ont été réalisées depuis une dizaine d’années, démontrant par là que l’alerte soulevée par cette question n’a pas vraiment été considérée comme une banale rumeur par les scientifiques. La plupart des études sérieuses concluent effectivement à l’absence d’association statistiquement notable mais ne peuvent pas non plus éliminer un lien faible. Les études négatives sont pour la plupart commanditées par les producteurs de vaccin ou bien réalisées avec des fonds de cette industrie pharmaceutique, laissant donc perplexes sur leur objectivité. Seule une étude indépendante[12] a pu retrouver, par rapport à une population témoin non vaccinée, un risque multiplié par 3,1 de déclencher une SEP dans les trois années suivant la réalisation d’un vaccin anti-hépatite B.
Il est par ailleurs étonnant que la quasi-totalité de ces études se soient focalisées sur la seule SEP. Or la Pharmacovigilance et notre association REVAHB ont aussi recensé de nombreux autres problèmes graves de santé. Que ce soient d’autres pathologies démyélinisantes que la SEP (syndrome de Guillain-Barré), des affections auto-immunes (lupus, polyarthrite, spondylarthrite, thyroïdite, syndrome de Gougerot-Sjögren…), des maladies neuro-dégénératives parfois rapidement mortelles ou enfin d’affections encore mal connues mais aux symptômes similaires (myofasciite à macrophages, fibromyalgie), déroutantes pour la médecine actuelle et pourtant bien réelles pour les malades qui en souffrent.
La réalité de ces effets indésirables peut être visualisée très facilement : il suffit de consulter l’évolution annuelle des chiffres d’affections de longue durée (ALD) prises en charge par la CNAM[13]. On s’aperçoit de l’augmentation non seulement des SEP, mais aussi de la majorité des maladies auto-immunes et des maladies neuro-musculaires graves dès les années 1995-1996, date de plein rendement du « tsunami » de vaccination massive dans notre pays contre l’hépatite B.
Bien sûr tous ces éléments ont été tus par les défenseurs de la poursuite de la politique vaccinale actuelle. Ceci n’est pas étonnant lorsque l’on connaît les liens d’intérêt existants assez souvent entre les promoteurs de cette vaccination et les laboratoires producteurs. Nous demandons à ce sujet aux responsables des média de faire respecter la loi sur la transparence de l’information médicale[14] en préalable à toute promotion vaccinale, car les recommandations actuelles de bonne pratique médicale exigent des intervenants qui s’expriment en public pour promouvoir des produits thérapeutiques de déclarer leurs liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique.
Nous demandons aussi, en tant qu’association de victimes, au titre du droit de réponse de pouvoir exprimer notre point de vue et faire connaître la réalité de nos problèmes de santé. Il faut que les Français sachent que si l’on guérit très habituellement d’une hépatite B, on ne guérit jamais d’une sclérose en plaques. Il faut qu’ils puissent comprendre pourquoi la Direction Générale de la Santé aurait-elle accordé une indemnisation à 120 personnes vaccinées de façon obligatoire dans le cadre de leur profession s’il n’y avait vraiment aucun lien avec les effets indésirables que nous avons recensés ? Pourquoi ces victimes ont-elles été reconnues et pas les centaines d’autres ? C’est ce que tous les Français ont le droit d’entendre et de savoir avant de se faire vacciner ou de faire vacciner leurs enfants.
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[1] Canal Plus. Emission « 90 minutes » : Vaccin Hépatite B, Mensonges d’Etat » 22 janvier 2001
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[3] P. NAUCHE Rapport de l’Assemblée Nationale N°3043 du 15 mai 2001
[4] Agence du Médicament : Commission nationale de Pharmacovigilance du 15 décembre 1994
[5] Agence du Médicament : Lettre du 2 novembre 1995 du Pr. J.M. ALEXANDRE
[6] BEGAUD B. DARTIGUES J.F Mission d’expertise sur la politique de vaccination contre l’hépatite B en France 15/02/202
[7] ANAES-INSERM Réunion internationale de consensus sur la vaccination contre le virus de l’hépatite B. 10-11/09/2003
[8] AFSSAPS-ANAES-INSERM Vaccination contre le virus de l’hépatite B et sclérose en plaques : état des lieux 9/11/2004
[9] D. ANTONA – BEH 51-52 ; 25.12.2007
[10] P.MARCELLIN J.Hepatol.2008 ; 48 : 200-207
[11] C.Y.LU Hepatology 2004 ; 40 : 1415-1420
[12] M.HERNAN Neurology 2004 ; 63 : 838-842
[13] CNAMTS : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Tableau_evolution_ald.pdf
[14] Décret du 25 mars 2007 d’application de la loi du 4 mars 2002 « Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat. Les manquements aux règles mentionnées à l’alinéa ci-dessus sont punis de sanctions prononcées par l’ordre professionnel compétent." (article L4113-13 du Code de la Santé Publique)
Site web: Réseau des victimes de la vaccination anti-hépatite B ( REVAHB )



