Ville d'Orange
Medias Libres,
jeudi 24 août 2006 à 08:49 ::Vie Publique
:: Ville d'Orange
::
La municipalité d'Orange dénonce l'intrusion commise hier soir dans les locaux de l'hôtel de ville par les membres de l'association « La France qui marche ». Vers 18 h 30, profitant qu'un fonctionnaire sortait de la mairie, une demie douzaine de militants de ce groupuscule, portant des bâtons, se sont rués à l'intérieur, bousculant le fonctionnaire, l'insultant et insultant également le maire d'Orange. Face à la détermination de l'agent territorial bien décidé à leur interdire l'accès aux étages, et du fait sans doute de la présence de nombreux photographes de presse, les militants de « La France qui marche » ont fini par se retirer.
Ces méthodes d'intimidation et de pression physique et morale sont inqualifiables et la Ville d'Orange se réserve le droit de porter plainte.
Par ailleurs, les propos des membres de cette association dans la presse locale de ce matin démontrent, s'il en était encore besoin, leur arrogance et leur mépris le plus total des réalités. Ainsi, le président d'origine Syrienne de cette association a jugé « intolérable » qu'une commune française se permette de lui refuser, ainsi qu'à ses trois compagnons, l'hôtel et le restaurant.
Cette histoire dérisoire ne mériterait pas en soi un communiqué si la presse régionale et même nationale ne s'en était pas faite l'écho depuis 24 heures. Il est d'ailleurs intéressant de relever que le maire de Salon-de-Provence qui a refusé lui aussi de recevoir ces militants politiques n'a pas eu droit au même traitement médiatique. Mais il est vrai que ce maire est adhérent du parti socialiste et non, comme Jacques Bompard, du Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers...
Pour conclure, il importe de dire quelques mots sur le fond même de cette affaire. Si les « marcheurs » de cette association qui affirment se battre pour « l'égalité des droits » sont sincères, ils feraient mieux, dans un souci d'efficacité, d'aller marcher dans d'autres pays que le nôtre. Notre nation, en effet, est une de celles qui octroie le plus de droits à ses citoyens mais également aux étrangers, même à ceux entrés illégalement. Dans une interview, le président de « La France qui marche » affirmait « marcher » aussi pour les Algériens. Il est vrai que les étrangers en Algérie ne bénéficient pas des mêmes droits que les étrangers en France : ni couverture médicale, ni aide au logement, ni revenu minimum… Alors, à quand « l'Algérie qui marche » ?
On peut également s'interroger sur les motivations de la mairie de Marseille et de son maire U.M.P. qui, eux, subventionnent cette action alors même que ses fondements idéologiques la placent à gauche, dans l'éternelle logique socialo-communiste d'une immigration reine à laquelle la France doit tout donner et au nom de laquelle les Français doivent tout supporter.
La Mairie d'Orange



