Gérard Cambon
Medias Libres,
mardi 24 juillet 2007 à 07:49 ::Photographie
:: Gérard Cambon
::
La Retirada, exposition portraits des Républicains espagnols du camp de Rivesaltes
Retirada : un mot, des visages.
Portraits de témoins de la Retirada.
Ils ont marché plusieurs jours sous les rafales des avions.
Ils avaient combattu sur l’Ebre.
Ils étaient chassés par la phalange au son de « viva la muerte ».
Eux avaient choisi « no passaran ».
Ils étaient hommes, femmes, enfants, perdus dans la débâcle.
Arrivés en France en février sous la neige.
Le pays des Droits de l’Homme et du Front Populaire leur a donné le strict minimum : des barbelés sur les plages d’Argelès ou de St Cyprien, le camp Joffre à Rivesaltes.
Regards croisés : le nôtre, le leur, et les regards qu’ils ont subis et dont le leur porte parfois la trace.
Gérard Cambon Photographe
Note d’intention
Je me suis intéressé à la photographie à l’âge de douze ans. La passion de l’histoire du vingtième siècle est venue par la suite.
Cette histoire parfois se répète et la Retirada des Espagnols chassés par le fascisme a été le prélude à la guerre, mais aussi le premier exode d’une longue série. Épuration, asile, camps, déplacés, immigrés, réfugiés, ces mots ne se sont pas évanouis dans le progrès.
Après l’exode, l’oubli. Soixante ans de silence, pour les réfugiés espagnols.
Aujourd’hui, les survivants se souviennent d’avoir été accueillis dans des camps de concentration. Pourtant, ces gens avaient combattu le fascisme et la dictature. Aujourd’hui, ils commémorent ces journées de marche, mais longtemps ce passé fut un fardeau. Au camp de Rivesaltes, on érige un Musée Mémorial.
Qui sont ces réfugiés espagnols ?
J’ai voulu les regarder dans les yeux, avec respect et sans complaisance. J’ai voulu donner à voir ce que je percevais de leur histoire, de leur peine silencieuse. J’ai voulu faire une oeuvre où s’exprime leur vision de la fraternité afin de convoquer la nôtre.
Leur vie ne s’est pas arrêtée à la porte de ces camps, ainsi ces visages n’expriment pas spécifiquement la tristesse ou la gravité. Leur volonté de survie et leur désir de résilience ont pris le pas sur la douleur. Les rares objets témoins de cette époque ont été conservé précieusement.
De même, leur identité espagnole et républicaine est devenue un trésor enfoui.
J’ai tenté de faire ressurgir cette identité comme on chante, en choeur et le poing levé, les vieilles chansons révolutionnaires dans les repas de ces familles.
Paris le 28 juin 2007
Gerard Cambon
Bio
Photographe indépendant depuis 10 ans, Gérard Cambon axe son travail sur le portrait. Après plusieurs années consacrées à la photo de mode, de beauté et au web graphisme, il est aujourd’hui plus proche de l’univers de la haute gastronomie. Ce collectionneur de motos vintage tire régulièrement le portrait de célébrités ou de grands chefs cuisiniers pour les revues Figures, Le Chef, Desmo, Témoignage Chrétien et les Editions Déclic ou l’Agence Opale.
Il nous livre avec cette série de portraits extra-ordinaires un témoignage émouvant d’une époque bientôt révolue et l’occasion de regarder l’Histoire « les yeux dans les yeux ».
L’expo
Les 15 et 16 septembre 2007 dans le cadre des Journées Nationales du Patrimoine.
Mémorial du Camp de Rivesaltes, 66 600 Rivesaltes.
Quarante portraits des témoins de la Retirada.
Tirages originaux en 6 couleurs sur bâche de 450 g/m2.
Image ayant subi une altération chromatique évoquant un vieillissement.
Épreuves de 200 sur 132 cm.
Accrochage sur les murs des baraquements du camp.
Les partenaires
FFREEE
L’Association FFREEE centrée sur la Retirada et l’exil républicain espagnol, s’associe à l’effort de récupération et de conservation de la mémoire couvrant la période de la Guerre d’Espagne, le combat anti-franquiste et antifasciste.
Ils ont été le lien essentiel entre le photographe et les personnes photographiées.
www.ffreee.org
CG66
Le Conseil Général des Pyrénées Orientales apporte son soutien financier dans le cadre des rencontres du Musée
Mémorial du camp de Rivesaltes.
www.cg66.fr
Contact
Gérard Cambon
9 square du Laonnais
75019 Paris
gerardcambon@free.fr
06 79 80 24 52 01 76 67 26 40
Site web: Gérard Cambon
Portraits de témoins de la Retirada.
Ils ont marché plusieurs jours sous les rafales des avions.
Ils avaient combattu sur l’Ebre.
Ils étaient chassés par la phalange au son de « viva la muerte ».
Eux avaient choisi « no passaran ».
Ils étaient hommes, femmes, enfants, perdus dans la débâcle.
Arrivés en France en février sous la neige.
Le pays des Droits de l’Homme et du Front Populaire leur a donné le strict minimum : des barbelés sur les plages d’Argelès ou de St Cyprien, le camp Joffre à Rivesaltes.
Regards croisés : le nôtre, le leur, et les regards qu’ils ont subis et dont le leur porte parfois la trace.
Gérard Cambon Photographe
Note d’intention
Je me suis intéressé à la photographie à l’âge de douze ans. La passion de l’histoire du vingtième siècle est venue par la suite.
Cette histoire parfois se répète et la Retirada des Espagnols chassés par le fascisme a été le prélude à la guerre, mais aussi le premier exode d’une longue série. Épuration, asile, camps, déplacés, immigrés, réfugiés, ces mots ne se sont pas évanouis dans le progrès.
Après l’exode, l’oubli. Soixante ans de silence, pour les réfugiés espagnols.
Aujourd’hui, les survivants se souviennent d’avoir été accueillis dans des camps de concentration. Pourtant, ces gens avaient combattu le fascisme et la dictature. Aujourd’hui, ils commémorent ces journées de marche, mais longtemps ce passé fut un fardeau. Au camp de Rivesaltes, on érige un Musée Mémorial.
Qui sont ces réfugiés espagnols ?
J’ai voulu les regarder dans les yeux, avec respect et sans complaisance. J’ai voulu donner à voir ce que je percevais de leur histoire, de leur peine silencieuse. J’ai voulu faire une oeuvre où s’exprime leur vision de la fraternité afin de convoquer la nôtre.
Leur vie ne s’est pas arrêtée à la porte de ces camps, ainsi ces visages n’expriment pas spécifiquement la tristesse ou la gravité. Leur volonté de survie et leur désir de résilience ont pris le pas sur la douleur. Les rares objets témoins de cette époque ont été conservé précieusement.
De même, leur identité espagnole et républicaine est devenue un trésor enfoui.
J’ai tenté de faire ressurgir cette identité comme on chante, en choeur et le poing levé, les vieilles chansons révolutionnaires dans les repas de ces familles.
Paris le 28 juin 2007
Gerard Cambon
Bio
Photographe indépendant depuis 10 ans, Gérard Cambon axe son travail sur le portrait. Après plusieurs années consacrées à la photo de mode, de beauté et au web graphisme, il est aujourd’hui plus proche de l’univers de la haute gastronomie. Ce collectionneur de motos vintage tire régulièrement le portrait de célébrités ou de grands chefs cuisiniers pour les revues Figures, Le Chef, Desmo, Témoignage Chrétien et les Editions Déclic ou l’Agence Opale.
Il nous livre avec cette série de portraits extra-ordinaires un témoignage émouvant d’une époque bientôt révolue et l’occasion de regarder l’Histoire « les yeux dans les yeux ».
L’expo
Les 15 et 16 septembre 2007 dans le cadre des Journées Nationales du Patrimoine.
Mémorial du Camp de Rivesaltes, 66 600 Rivesaltes.
Quarante portraits des témoins de la Retirada.
Tirages originaux en 6 couleurs sur bâche de 450 g/m2.
Image ayant subi une altération chromatique évoquant un vieillissement.
Épreuves de 200 sur 132 cm.
Accrochage sur les murs des baraquements du camp.
Les partenaires
FFREEE
L’Association FFREEE centrée sur la Retirada et l’exil républicain espagnol, s’associe à l’effort de récupération et de conservation de la mémoire couvrant la période de la Guerre d’Espagne, le combat anti-franquiste et antifasciste.
Ils ont été le lien essentiel entre le photographe et les personnes photographiées.
www.ffreee.org
CG66
Le Conseil Général des Pyrénées Orientales apporte son soutien financier dans le cadre des rencontres du Musée
Mémorial du camp de Rivesaltes.
www.cg66.fr
Contact
Gérard Cambon
9 square du Laonnais
75019 Paris
gerardcambon@free.fr
06 79 80 24 52 01 76 67 26 40
Site web: Gérard Cambon



