Association Les Filles DES
Medias Libres,
lundi 19 novembre 2007 à 09:40 ::Associations
:: Association Les Filles DES
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Sans ordonnance, vous n'êtes pas victime du distilbène !!!
Le D.E.S. ou diéthylstilboestrol est une hormone de synthèse commercialisée depuis 1950 et jusqu'en 1977 en France, vendue sous le nom de Distilbène® et prescrite aux femmes pendant la grossesse pour prévenir les fausses couches, les risques de prématurité et traiter les hémorragies gravidiques.
Le D.E.S. s'est révélé nocif pour les enfants exposés in utero et surtout pour les filles.
Il est notamment responsable d'anomalies génitales sur les enfants des femmes qui ont pris le médicament.
Du fait des malformations génitales provoquées par l'exposition au D.E.S. in utero, ces jeunes femmes ont de grandes difficultés à être enceintes, à mener une grossesse à terme (grossesses extra-utérines, fausses couches, grande prématurité...), surtout si elles ne bénéficient pas d'une prise en charge éclairée.
Le risque de survenue d'un cancer du vagin et du col, mis en évidence chez les jeunes femmes D.E.S., pourrait augmenter à la ménopause. D’où la nécessité d’un suivi et d'une vigilance à vie.
De nombreuses femmes méconnaissent les problèmes causés par ce médicament et ignorent parfois qu'elles y ont été exposées.
Le diéthylstilboestrol a été interdit en France dans le cas des grossesses en 1977, alors qu’aux Etats-Unis, il était interdit depuis 1971, soit six longues années dévastatrices. En 1953, des études évoquaient déjà la nocivité de cette molécule sur certains animaux.
Les Filles DES est une association créée par des filles victimes du distilbène® en désir d’enfant. C’est un lieu d’informations concernant le distilbène et ses implications, les suivis médicaux, l'assistance à la procréation, l'adoption...
Par le dialogue et grâce à des partenariats avec des professionnels (médecins, associations, pouvoirs publics et médias) l’association les Filles DES suit l’actualité et offre un espace de solidarité pour permettre à chacune de se faire entendre.
SANS ORDONNANCE, VOUS N'ETES PAS DES VICTIMES DU DES... DECISION DE LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES !!!
Le 11 octobre 2007, la cour d'appel de Versailles a rendu trois arrêts mettant fin aux poursuites de trois victimes du DES, en s'appuyant sur le fait que les victimes ne pouvaient produire les ordonnances d'origine (datées d'il y a plus de 35 ans).
La justice, dans la grandeur de ses contradictions, n'a cependant pas contredit les médecins et le fait que les plaignants avaient des malformations dues au DES !!!
Quelle victime peut comprendre une telle décision ? En revanche, UCB pharma et Novartis ont très bien compris et font référence à ces arrêts dans TOUS les dossiers en cours... Avec de tels arrêts, ils ont bon espoir d'enterrer une grande partie de toutes les poursuites.
Notre dernier espoir réside en la cour de cassation qui va être saisie au moins sur un dossier.
Les deux laboratoires concernés (UCB PHARMA et NOVARTIS) utilisent aujourd’hui tous les outils de procédure afin de prolonger au maximum les délais, sachant que les victimes ne peuvent supporter de tels coûts, et que leur âge moyen les pousse à renoncer.
PAS DE FOND D’INDEMNISATION POUR LES VICTIMES, ELLES DOIVENT SE TOURNER VERS LA JUSTICE POUR ÊTRE INDEMNISEES
Le sénateur Jean Pierre SUEUR a adressé une question écrite publiée au JO du Sénat le 28/06/2007 - page 1115 à Madame la ministre de la santé. Cette question attirait son attention sur la situation des personnes victimes du distilbène, et sollicitait la mise en place d’un fond d’indemnisation des victimes, comme cela a été réalisé dans d’autres Etats tels les Pays-Bas.
La réponse de Madame la ministre, publiée dans le JO Sénat du 25/10/2007 - page 1950, est la suivante :
« La loi de financement de la sécurité sociale pour 2005 (art. 32), précisée par le décret du 30 juin 2006, institue des dispositions particulières en faveur des femmes exposées, in utero, au distilbène (DES). En application de ces textes, l'assurée à qui est prescrit un arrêt de travail au titre d'une grossesse pathologique liée à l'exposition au DES bénéficie d'un congé de maternité. Ainsi, elle perçoit, dès le premier jour d'arrêt de travail, des indemnités journalières de repos qui peuvent être versées jusqu'à la veille du jour où débute le congé prénatal. En complément, ces femmes peuvent engager la responsabilité des laboratoires qui ont fabriqué le DES, seuls responsables de leurs préjudices. »
Cette réponse choque les familles des victimes décédées, les victimes souffrant de cancers, de stérilités irrémédiables, de malformations nécessitant des interventions douloureuses, les femmes ayant subi des fausses couches multiples. Les victimes ne peuvent se satisfaire d’une telle réponse qui ne s’adresse qu’aux plus « chanceuses » d’entre nous et à travers laquelle l’Etat semble se dédouaner de toute culpabilité dans le dossier du DES.
C’est pourquoi notre association vient de solliciter un rendez-vous avec Madame la ministre de la santé afin de lui exposer notre incompréhension et de mettre en place une démarche constructive pour les très nombreuses victimes.
Site web: Association LES FILLES DES
Contact Presse :
Stéphanie CHEVALLIER
stefania@lesfillesdes.com
tél : 06.63.79.31.02
Le D.E.S. s'est révélé nocif pour les enfants exposés in utero et surtout pour les filles.
Il est notamment responsable d'anomalies génitales sur les enfants des femmes qui ont pris le médicament.
Du fait des malformations génitales provoquées par l'exposition au D.E.S. in utero, ces jeunes femmes ont de grandes difficultés à être enceintes, à mener une grossesse à terme (grossesses extra-utérines, fausses couches, grande prématurité...), surtout si elles ne bénéficient pas d'une prise en charge éclairée.
Le risque de survenue d'un cancer du vagin et du col, mis en évidence chez les jeunes femmes D.E.S., pourrait augmenter à la ménopause. D’où la nécessité d’un suivi et d'une vigilance à vie.
De nombreuses femmes méconnaissent les problèmes causés par ce médicament et ignorent parfois qu'elles y ont été exposées.
Le diéthylstilboestrol a été interdit en France dans le cas des grossesses en 1977, alors qu’aux Etats-Unis, il était interdit depuis 1971, soit six longues années dévastatrices. En 1953, des études évoquaient déjà la nocivité de cette molécule sur certains animaux.
Les Filles DES est une association créée par des filles victimes du distilbène® en désir d’enfant. C’est un lieu d’informations concernant le distilbène et ses implications, les suivis médicaux, l'assistance à la procréation, l'adoption...
Par le dialogue et grâce à des partenariats avec des professionnels (médecins, associations, pouvoirs publics et médias) l’association les Filles DES suit l’actualité et offre un espace de solidarité pour permettre à chacune de se faire entendre.
SANS ORDONNANCE, VOUS N'ETES PAS DES VICTIMES DU DES... DECISION DE LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES !!!
Le 11 octobre 2007, la cour d'appel de Versailles a rendu trois arrêts mettant fin aux poursuites de trois victimes du DES, en s'appuyant sur le fait que les victimes ne pouvaient produire les ordonnances d'origine (datées d'il y a plus de 35 ans).
La justice, dans la grandeur de ses contradictions, n'a cependant pas contredit les médecins et le fait que les plaignants avaient des malformations dues au DES !!!
Quelle victime peut comprendre une telle décision ? En revanche, UCB pharma et Novartis ont très bien compris et font référence à ces arrêts dans TOUS les dossiers en cours... Avec de tels arrêts, ils ont bon espoir d'enterrer une grande partie de toutes les poursuites.
Notre dernier espoir réside en la cour de cassation qui va être saisie au moins sur un dossier.
Les deux laboratoires concernés (UCB PHARMA et NOVARTIS) utilisent aujourd’hui tous les outils de procédure afin de prolonger au maximum les délais, sachant que les victimes ne peuvent supporter de tels coûts, et que leur âge moyen les pousse à renoncer.
PAS DE FOND D’INDEMNISATION POUR LES VICTIMES, ELLES DOIVENT SE TOURNER VERS LA JUSTICE POUR ÊTRE INDEMNISEES
Le sénateur Jean Pierre SUEUR a adressé une question écrite publiée au JO du Sénat le 28/06/2007 - page 1115 à Madame la ministre de la santé. Cette question attirait son attention sur la situation des personnes victimes du distilbène, et sollicitait la mise en place d’un fond d’indemnisation des victimes, comme cela a été réalisé dans d’autres Etats tels les Pays-Bas.
La réponse de Madame la ministre, publiée dans le JO Sénat du 25/10/2007 - page 1950, est la suivante :
« La loi de financement de la sécurité sociale pour 2005 (art. 32), précisée par le décret du 30 juin 2006, institue des dispositions particulières en faveur des femmes exposées, in utero, au distilbène (DES). En application de ces textes, l'assurée à qui est prescrit un arrêt de travail au titre d'une grossesse pathologique liée à l'exposition au DES bénéficie d'un congé de maternité. Ainsi, elle perçoit, dès le premier jour d'arrêt de travail, des indemnités journalières de repos qui peuvent être versées jusqu'à la veille du jour où débute le congé prénatal. En complément, ces femmes peuvent engager la responsabilité des laboratoires qui ont fabriqué le DES, seuls responsables de leurs préjudices. »
Cette réponse choque les familles des victimes décédées, les victimes souffrant de cancers, de stérilités irrémédiables, de malformations nécessitant des interventions douloureuses, les femmes ayant subi des fausses couches multiples. Les victimes ne peuvent se satisfaire d’une telle réponse qui ne s’adresse qu’aux plus « chanceuses » d’entre nous et à travers laquelle l’Etat semble se dédouaner de toute culpabilité dans le dossier du DES.
C’est pourquoi notre association vient de solliciter un rendez-vous avec Madame la ministre de la santé afin de lui exposer notre incompréhension et de mettre en place une démarche constructive pour les très nombreuses victimes.
Site web: Association LES FILLES DES
Contact Presse :
Stéphanie CHEVALLIER
stefania@lesfillesdes.com
tél : 06.63.79.31.02



