Catherine Bellecourt-Lolivier
Medias Libres,
lundi 21 juillet 2008 à 08:50 ::Santé et beauté
:: Catherine Bellecourt-Lolivier
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Toute la vérité sur la dépendance affective
Catherine Bellecourt-Lolivier a fait partie de ceux que l'on appelle dépendants affectifs. Elle a eu la chance de s'en rendre compte. Ce n'est hélas pas le cas de tous les dépendants: beaucoups de dépendants ne sont pas conscients de ce qui leur arrive.
A force de recherches, de documentation, de méditations, et d'erreurs, elle s'est sortie de cet état, qui lui a valu la rupture avec trois personnes qu'elle affectionnait particulièrement. Cette nécessité était d'autant plus impérieuse qu'elle a appris que certains psychiatres considéraient la dépendance affective comme un précurseur de la maladie d'Alzheimer.
Sans l'aide d'un psychologue, elle a démonté, un à un, les préjugés, les étiquettes que l'on colle sur les dépendants affectifs: la dépendance n'est pas une maladie, en ce sens qu'elle ne se rapporte pas à une substance artificielle et étrangère au corps humain (comme l'alcool, la drogue), mais à une partie intégrante et naturelle de l'être humain: les sentiments. Il s'agit tout simplement d'un dérèglement du comportement affectif.
Si le dépendant affectif est souvent sous l'emprise d'une autre personne, dont elle ne peut se passer, cette autre personne n'est pas forcément un conjoint, un ami: ce peut être l'employeur, dont le sujet recherche l'affection et la reconnaissance par l'oubli total de soi. Disponibilité démesurée, assujettissement total au travail...
La dépendance peut aussi être caractérisée par le fait, justement, de ne plus montrer son affection, de se couper de ses émotions, quitte à fuir les relations amoureuses.
Les crises d'angoisses, les accès d'amour suivis de haine, font partie des symptômes. Il y en a hélas bien d'autre, ce qui rend si difficile le "repérage" du dépendant, surtout pour lui-même.
Egocentrique? En superficie seulement, car le sujet souffre en réalité d'un sentiment d'infériorité, d'une peur atroce du rejet et de l'abandon, qu'il cherche à tout prix à compenser en se montrant souvent mégalomane.
Halte au fatalisme: en sortir, c'est possible, même sans psychologue. Catherine peut en attester. Et surtout sans anxiolitiques, qui endorment l'angoisse au lieu de l'accueillir et de la traiter. Mais quand le sujet y parvient, la rémission est définitive. Il s'ensuit une ébullition intellectuelle et créative, que Catherine Bellecourt-Lolivier ne s'est pas privée d'exploiter dans un émouvant témoignage, une étude complète sur le sujet.
Une approche différente et approfondie, qui casse bien des idées reçues, et qui laisse à réfléchir sur nos comportements affectifs.
Eloïse Bernache, journaliste.
Pour consulter l'oeuvre de l'auteur sur le sujet, rendez vous sur Club-harmonie.
A force de recherches, de documentation, de méditations, et d'erreurs, elle s'est sortie de cet état, qui lui a valu la rupture avec trois personnes qu'elle affectionnait particulièrement. Cette nécessité était d'autant plus impérieuse qu'elle a appris que certains psychiatres considéraient la dépendance affective comme un précurseur de la maladie d'Alzheimer.
Sans l'aide d'un psychologue, elle a démonté, un à un, les préjugés, les étiquettes que l'on colle sur les dépendants affectifs: la dépendance n'est pas une maladie, en ce sens qu'elle ne se rapporte pas à une substance artificielle et étrangère au corps humain (comme l'alcool, la drogue), mais à une partie intégrante et naturelle de l'être humain: les sentiments. Il s'agit tout simplement d'un dérèglement du comportement affectif.
Si le dépendant affectif est souvent sous l'emprise d'une autre personne, dont elle ne peut se passer, cette autre personne n'est pas forcément un conjoint, un ami: ce peut être l'employeur, dont le sujet recherche l'affection et la reconnaissance par l'oubli total de soi. Disponibilité démesurée, assujettissement total au travail...
La dépendance peut aussi être caractérisée par le fait, justement, de ne plus montrer son affection, de se couper de ses émotions, quitte à fuir les relations amoureuses.
Les crises d'angoisses, les accès d'amour suivis de haine, font partie des symptômes. Il y en a hélas bien d'autre, ce qui rend si difficile le "repérage" du dépendant, surtout pour lui-même.
Egocentrique? En superficie seulement, car le sujet souffre en réalité d'un sentiment d'infériorité, d'une peur atroce du rejet et de l'abandon, qu'il cherche à tout prix à compenser en se montrant souvent mégalomane.
Halte au fatalisme: en sortir, c'est possible, même sans psychologue. Catherine peut en attester. Et surtout sans anxiolitiques, qui endorment l'angoisse au lieu de l'accueillir et de la traiter. Mais quand le sujet y parvient, la rémission est définitive. Il s'ensuit une ébullition intellectuelle et créative, que Catherine Bellecourt-Lolivier ne s'est pas privée d'exploiter dans un émouvant témoignage, une étude complète sur le sujet.
Une approche différente et approfondie, qui casse bien des idées reçues, et qui laisse à réfléchir sur nos comportements affectifs.
Eloïse Bernache, journaliste.
Pour consulter l'oeuvre de l'auteur sur le sujet, rendez vous sur Club-harmonie.



