Tout d'abord un grand « merci » à tous ceux qui ont acheté cet album. Je suis vraiment très heureux de l'intérêt qui y est porté et je ne m'attendais certainement pas à ce que l'album soit apprécié par autant de personnes.

Bien sûr, je savais que ce n'était pas une production bâclée, mais ça ne signifie pas pour autant que l'album plaît forcément à d'autres. A cela s'ajoute que la musique instrumentale semble avoir le vent en poupe en ce moment et que les gens sont de nouveau prêts à dépenser de l'argent pour un disque, et si ce n'est que pour soutenir les artistes, posséder un objet tangible ou un « original ».

Yamaha : Pourquoi tous les artistes invités ont-ils accepté votre demande de coopération?

RB : J'ai aussi une relation personnelle avec chacun de ces invités, comme par exemple avec Ack van Rooyen. Nous nous connaissons surtout par les workshops et productions de concert avec le Big Band du WDR (chaîne publique de radio/télévision allemande) où nous avons joué ensemble.

Un jour, il m'a demandé si je ne pouvais pas remplacer Kenny Wheeler, qui n'étais pas disponible, dans le United Jazz + Rock Ensemble. Cela s'est réalisé en 1999, puis de nouveau en 2002. C'était un grand honneur pour moi de pouvoir y jouer. J'y étais de loin le plus jeune et pouvais y revisiter musicalement les années -70.

Je suis également lié amicalement avec Till Brönner depuis longtemps. Nous somme tous les deux des artistes Yamaha et nous rencontrons assez souvent de ce fait. Et puis nous discutons beaucoup du jeu de trompette, plus généralement. Nils Landgren, je lui ai simplement demandé et il a directement accepté. Mais il est toujours quelque part sur la route ; sa partie a été enregistrée dans un studio portable, parce qu'il était en tournée.

Je suis ami avec Andy Haderer depuis 25 ans, et je connais Max Mutzke par un casting.

Bien sûr, tous ont également témoigné de leur confiance en participant, ils ont cru en la qualité de la musique que nous allions enregistrer.

Yamaha : Les critiques de vos fans vont en tout cas dans cette direction. Qui souhaitez vous atteindre avec votre musique?

RB : D'abord bien surrr le public « du métier », mais encore plus les gens qui aiment écouter de la musique et ont certaines exigences de qualité, surtout en ce qui concerne le Sound and Groove.

Nous avons longuement travaillé le résultat avec une équipe choisie de producteurs et techniciens du son, en essayant toutefois de ne pas devenir trop rationnels. La musique doit avant tout rester une intuition.

Yamaha : Comment ont été réalisés les morceaux?

RB : Il est arrivé, comme par exemple pour « Factor Funk », que j'ai simplement écrit une mélodie de deux ou trois harmonies au départ, qui s'est développée au fur et à mesure du travail de production. L'amusement de la musique reste ainsi intègre ; on ne devrait pas trop définir un morceau dès le départ. Sinon il ne reste plus de place pour la créativité à la fin.

« My song » a été écrit différemment. Ce morceau est en principe apparu d'une certaine frustration ;ça faisait des années que je m'énervais à voir des musiciens prendre des parts d'autres morceaux et les vendent comme leurs. Ainsi j'ai simplement poussé cette méthode au bout : j'ai sélectionné des kicks et des rifts de divers morceaux funky et je les ai assemblés en un nouveau morceau. Pour expliquer le concept, j'ai aussi écrit des paroles. D'abord, je pensait demander à un vrai rappeur noir de les chanter, afin que ce soit plus authentique, mais je me suis dit que étant donné le concept du morceau il ne pouvait être chanté que par moi, sinon ce ne serait justement pas vraiment authentique. Ce qui ne signifie pas cependant que j'y arrive. (rires)

Yamabe : Vous avez reçu des cours de trompette classique. Dans quelle mesure cela a-t-il influé sur votre jeu?

RB : D'une part ça a été un handicap pour moi, puisque une éducation classique prend d'abord beaucoup de libertés au musicien. Pour des trompettistes classiques, il est très difficile d'oublier la partition et de jouer librement. On peut dire en effet que la capacité à improvisée est de plus en plus amputée ainsi. Mais d'autre part on doit également affirmer que des cours classiques, en ce qui concerne la technique de jeu, constitue une base musclée et propre. Beaucoup de cours de jazz en Allemagne s'occupent moins de ces techniques que de la musique en soi, ce qui semble bien cohérent, et pourtant la condition de base pour le jeu de trompette est la technique. Dans cette optique on peut aussi considérer les cours classiques comme un avantage.

Yamabe : Donnez vous aussi des concerts?

RB : Oui, le premier concert sera à l'Open Jazz Festival de Schifferstadt (Allemagne) le 22 août avec tout un orchestre. On verra bien si je peux m'offrir ça à terme. (rires)



Contacts presse :
Martina Meilwes
Crew 4 You
Buro Köln: Hohenstaufenring 63 / 50674 Köln (All.)
Tél. : +49-0700-2739 4968
Buro Much: Wellerscheid 75 / 53804 Much (All.)
Tél. : +49-2245-600812
pr@ruedigerbaldauf.de
www.ruedigerbaldauf.de