Les afghans ont toujours été unis dans la résistance aux envahisseurs
Karim PAKZAD par Laurent Lesage (La Croix Hebdo, 25 avril 2008)
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La décision de Nicolas Sarkozy
d'envoyer sept cent militaires français supplémentaires a suscité un
vif débat au Parlement et le dépôt d'une motion de censure de
l'opposition. Alors que les talibans gagnent du terrain, le doute se
développe sur la possibilité de gagner militairement la guerre.
Certains, comme le chercheur à l'IRIS d'origine afghane Karim Pakzad,
préconisent l'élaboration d'une stratégie d'ensemble politique et
économique pour sortir du bourbier afghan. Entretien.
Comment en est-on arrivé à cette décision d'envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan ?
Avant de savoir si cette décision va
dans le bon sens, il faut se demander si elle est cohérente avec les
déclarations du Président de la République. Il faut distinguer à cet
égard l'avant et l'après élection. En avril 2001, il avait laissé
entendre qu'il pourrait envisager le retrait des troupes françaises,
celles-ci n'étant pas décisives dans la lutte contre le terrorisme.
Après son élection, la politique extérieure a été, de façon générale,
réorientée que ce soit sur le nucléaire iranien, le conflit
israélo-palestinien, voire même sur la guerre en Irak. Concernant le
dossier afghan, ce changement a été ponctué par plusieurs étapes. Lors
de la conférence des ambassadeurs, l'été dernier, Nicolas Sarkozy a
annoncé un engagement renforcé de la France, sans parler de l'envoi de
troupes supplémentaires. Depuis l'automne, les instructeurs militaires
français qui forment les officiers de l'armée afghane les accompagnent
dans les opérations et participent donc à la guerre. Enfin, nos avions
de combat positionnés auparavant sur une base militaire au Tadjikistan
ont été redéployés sur la base américaine de Kandahar pour participer
aux actions militaires.
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Des provinces sans pavot, mais la production reste élevée
Photo: Ahmad/IRIN (http://www.irinnews.org/photo)
Des millions d'Afghans, y compris des enfants, sont impliqués dans la culture et la récolte du pavot
KABOUL,
13 mai 2008 (IRIN) - La lutte constante menée par le gouvernement
afghan pour mettre un terme à la production d’opium a connu quelques
succès en 2008 : désormais, une vingtaine de provinces du nord, de
l’est et du nord-est du pays sont « sans pavot », contre 16 seulement
en 2007, selon le ministère afghan de la Lutte contre les stupéfiants
(MLS).
« La culture du pavot est désormais quasi nulle dans
plus de 20 provinces », a déclaré à la presse le général Khodaidad,
ministre de la Lutte contre les stupéfiants, à Kaboul, le 11 mai.
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Afghanistan: quelque 150 talibans ont été tués en une semaine
Quelque 150 talibans ont été tués en une semaine dans le
sud de l'Afghanistan dans une vaste offensive des troupes américaines
et britanniques épaulées par des soldats afghans, a assuré un
gouverneur. Ce bilan n'est pas confirmé par d'autres sources.
Les soldats américains et britanniques de la Force Internationale
d'Assistance à la Sécurité de l'OTAN ont lancé il y a deux semaines une
attaque coordonnée avec des moyens aériens et terrestres, avec l'appui
de soldats afghans au sol, dans la province du Helmand, un bastion des
talibans.
Le commandement américain a seulement annoncé qu'une dizaine de
talibans avaient péri pour la seul journée de lundi dans cette
offensive dans le district de Garmser, très proche de la frontière avec
le Pakistan.
"En sept ou huit jours, nous avons tué environ 150 rebelles
islamistes, la plupart des combattants étrangers" liés à Al-Qaïda, a
affirmé pour sa part à l'AFP le gouverneur du Helmand. Le responsable
s'est contenté de citer des sources des "services de renseignements",
sans plus de détail.
Le gouvernement afghan avait annoncé lundi qu'environ 6000 habitants
du district de Garmser avaient fui les combats depuis le début de
l'offensive.
Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition
internationale emmenée par l'armée américaine, mènent, depuis, une
insurrection très meurtrière, qui a redoublé d'intensité depuis moins
de deux ans.
(ats
/ 13 mai
2008 16:02)
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Afghanistan: un mort dans une manifestation contre les soldats alliés
AFP
10.05.08 | 12h16
Une
personne au moins a été tuée et plusieurs autres blessées samedi dans
l'est de l'Afghanistan après une intervention de la police visant à
disperser des manifestants accusant des militaires de la coalition sous
commandement américain d'avoir tué des civils, selon des témoins.
Les
incidents se sont produits dans la province du Nangarhar (est) alors
que des manifestants tentaient de bloquer une route pour protester
contre la mort de trois hommes durant une opération militaire pendant
la nuit.
"La police a tenté de les arrêter, ils ont alors jeté
des pierres sur les policiers. La police a ensuite ouvert le feu sur la
foule. Une personne a été tuée et trois autres blessées", a indiqué
Darya Khan, qui se trouvait parmi les manifestants.
Un
journaliste de l'AFP a vu le cadavre d'un homme tué, selon des
manifestants, pendant la manifestation. D'autres manifestants ont
affirmé que trois personnes ont été tuées, un chiffre qui n'a pas été
confirmé.
Selon un médecin, six blessés par balles ont été
hospitalisés. "Ils ont tous été blessés par balles, mais leurs
blessures ne sont pas profondes. Ils ont été soignés et sont repartis",
a indiqué Baz Mohammad Sherzad.
Le chef de la police de la
province, Sayed Abdul Ghafar, a affirmé de son côté que la police avait
seulement tiré en l'air afin de disperser les manifestants et a démenti
que les tirs aient pu faire des blessés.
M. Ghafar a par ailleurs
indiqué que les hommes tués par des militaires de la coalition conduite
par les Etats-Unis, dans une opération menée pendant la nuit dans le
district de Shinwar n'étaient ni des militants ni des combattants
talibans.
"La coalition a mené des opérations indépendantes à
Shinwar et a tué trois personnes. Il s'agit de civils", a indiqué à
l'AFP M. Ghafar.
La coalition sous commandement américain a indiqué pour sa part avoir tué des militants qui avaient attaqué ses troupes.
"Pendant
l'opération, plusieurs militants ont été tués alors qu'ils attaquaient
les forces de la coalition", a indiqué la coalition, précisant que 9
militants avaient également été arrêtés.
Les troupes étrangères
ont été souvent montrées du doigt lorsqu'elles causaient des victimes
civiles, même si celles-ci ont diminué depuis juillet dernier en raison
de nouvelles méthodes, selon l'Otan.
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Avec les soldats de Marseille dans les maquis d'Afghanistan (volet 1)
Tentative d'attentat déjouée et coup de feu dans la nuit
LA PROVENCE
Dans
Kaboul, un VBL (véhicule blindé léger) du 1/11e Régiment de cuirassiers
de Marseille commandé par une femme (un fusil d'assaut dans les mains)
croise dans la rue une Afghane en tchadri.
"Au fait, cette nuit, nous avons arrêté deux
insurgés. Ils transportaient six roquettes dans leur voiture, sans
doute pour les lancer contre les forces américaines stationnées sur
l'aéroport de Bagram ou pour bombarder Kaboul". Ali*, général de
la police afghane du district de Qarah Bagh, qui vient de prononcer
cette phrase, se lisse la barbe et esquisse un grand sourire satisfait.
Le maréchal des logis Sébastien*, du 1/11e régiment de cuirassiers basé
à Marseille, et l'adjudant-chef Thierry* échangent un regard complice.
Enfin ! Ils ont ce qu'ils étaient venus chercher.
Depuis
près d'une heure, tradition afghane oblige, les militaires français
évaluent avec le policier les tensions secondaires dans le district.
Notamment celles entre un camp de réfugiés, abondamment aidé par les
ONG, et le village déshérité tout proche. " Bon, on va construire un puits dans le village, mais le chef doit accepter les enfants du camp dans son école",
proposent les Français. Mais ils étaient venus pour autre chose: la
nuit précédente, lors d'une patrouille, ils avaient noté un dispositif
inhabituel de la police afghane."Nous n'avions qu'un vague renseignement. Il s'est avéré payant" explique le général, qui montre les roquettes.
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La police afghane, une «force du désordre»
Alec Castonguay | Le Devoir
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 mai 2008
Mal équipée et plus exposée aux risques que l'armée afghane, la police nationale afghane peine à assurer sa propre sécurité.
Photo: Agence Reuters
Ottawa -- La création de la Police nationale afghane est une histoire d'horreur. D'abord négligée par une communauté internationale qui n'en avait que pour l'armée afghane, la police a dû attendre 2006 avant de recevoir un peu d'attention. Puis, ce fut l'échec de l'Union européenne, qui n'a pas réussi à faire progresser ce pan important des forces de sécurité.
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L'Afghanistan à la merci des talibans
Grâce à leurs bases dans les zones tribales et à l’aide de réseaux pakistanais, les talibans et Al Qaeda s’infiltrent jusque dans la capitale. Perturbant la reconstruction.
De notre envoyé spécial Olivier Weber
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En Afghanistan, les communautés font front à la violence et envoient leurs enfants à l'école
© UNICEF Afghanistan/2008/Sahil
La Représentante de l'UNICEF à Kaboul, Catherine Mbengue (à gauche) et
la conseillère et chef de section à l'ambassade de Suède à Kaboul, Ann
Marie Fallenius (à droite), en compagnie d'une élève lors de la
cérémonie de rentrée des classes à l'école Hawa, à Puli Khumri.
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Une émission TV pakistanaise raconte la vie des réfugiés afghans
Nauman Ali Khan, le présentateur, lors d'une interview avec un Afghan à Peshawar. © UNHCR/R.Ali
PESHAWAR,
Pakistan, 30 avril (UNHCR) – Une émission de télévision produite au
Pakistan sur les réfugiés afghans a ouvert les yeux à la fois des
locaux et des réfugiés sur la vie en exil.
Cette
émission hebdomadaire d'une demi-heure dont le titre est « Kadwal
Jowand » (« la vie des réfugiés » en pashto, la langue la plus répandue
le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan), a été
produite par la chaîne AVT Khyber et le dernier des épisodes, qui ont
tous rencontré un large succès, a été diffusé récemment.
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Afghanistan: une Jirga pour la paix critique l'action des USA et de l'Otan
KABOUL - Près de 3.000 hommes politiques et intellectuels afghans,
réunis lors d'une Jirga (assemblée) nationale de la paix à Kaboul, ont
critiqué jeudi la campagne militaire internationale contre les talibans
en Afghanistan et ont appelé au dialogue pour mettre fin aux combats.
Un
nouvel organe a été créé, à l'occasion de cette rencontre qui a réuni
essentiellement des Pachtounes, le plus important groupe ethnique du
pays, pour travailler à "sauver les personnes qui ont été capturées au
combat" et pour aider "celles impliquées dans le conflit à cesser les
combats".
L'Afghanistan doit faire face à une insurrection menée
par les talibans, qui sont majoritairement pachtounes, et qui étaient
au pouvoir entre 1996 et 2001, date à laquelle ils en ont été chassés
par une coalition militaire emmenée par les Américains. Le gouvernement
afghan est épaulé par quelque 70.000 soldats étrangers, principalement
américains, pour faire face à cette insurrection.
"Aujourd'hui,
nos aînés, nos enfants et nos femmes sont arrêtés et emprisonnés", a
déclaré à la foule Daoud Mirakai, l'un des fondateurs de la nouvelle
Jirga (assemblée: NDLR) nationale de la paix d'Afghanistan.
Il
faisait référence aux arrestations de suspects pendant les opérations
menées par les Américains ou l'Otan dans le sud et l'est de
l'Afghanistan, où la population est majoritairement pachtoune et où les
talibans sont les plus actifs et bénéficient de soutiens locaux.
Les
troupes étrangères arrêtent régulièrement des suspects mais la présence
d'aucune femme n'a été rapportée parmi ces prisonniers.
"Aujourd'hui,
elles (les forces étrangères) forcent nos portes alors que nos femmes
dorment", a poursuivi Daoud Mirakai, évoquant ainsi un problème très
délicat pour les Pachtounes qui ont réagi en criant "Allahu akbar"
(Dieu est grand).
Les troupes internationales qui poursuivent les
talibans, les membres d'Al-Qaïda et d'autres insurgés, sont
régulièrement accusées de ne pas respecter la culture locale. Elles
estiment, elles, que les insurgés se cachent délibérément parmi des
femmes et des enfants.
Daoud Mirakai a dénoncé le fait que les
forces internationales revendiquaient avoir apporté la paix et la
démocratie dans le pays, estimant que ce n'était pas le cas.
Au
lieu de cela, "les gens sont obligés d'abandonner leurs villages sous
les obus de mortiers des forces américaines et de leurs alliés qui
tuent les gens d'abord et posent les questions ensuite", a-t-il dit.
Les
Pachtounes sont les principales victimes des violences, a-t-il encore
ajouté, affirmant que ce groupe ethnique, qui a été au pouvoir pendant
deux siècles, a été écarté par le gouvernement du président Hamid
Karzai, lui-même pachtoune.
"La paix en Afghanistan est
impossible tant que les Pachtounes sont des cibles d'attaques aériennes
et terrestres de façon quotidienne", a-t-il encore déclaré.
Un
autre organisateur de cette Jirga, le parlementaire Bakhtar Aminzai, a
indiqué que cette nouvelle assemblée voulait apporter la paix via des
pourparlers avec les insurgés.
"Les combats ne sont pas la solution", "le dialogue et la réconciliation sont les solutions du conflit", a-t-il déclaré.
(©AFP / 08 mai 2008 18h36)
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