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L'Hebdo-Bourseplus : Vous êtes le seul député UMP sortant à ne pas avoir obtenu le renouvellement de votre investiture. Que s'est-il passé ?
Jérôme Rivière : J'essaie, depuis plusieurs années, d'incarner une aile droite au sein de l'UMP. À travers cette décision, l'UMP souligne que cette aile droite n'a pas sa place ou qu'elle est très largement marginalisée face à Nicolas Sarkozy. J'ai pu incarner cette aile droite au moment du débat sur l'immigration et au moment du débat sur la Constitution européenne, où j'ai prôné un non de droite. C'est ce que l'on me reproche explicitement. On m'a d'ailleurs fait grief d'avoir été à plusieurs meetings avec Philippe de Villiers à l'occasion de la campagne contre le traité constitutionnel. On m'a également reproché d'être allé l'accueillir à Grasse, dans mon département, lorsqu'il avait tenu ses universités d'été il y a deux ans.
Cela signifie-t-il que vous allez-vous rapprocher de Philippe de Villiers ?
Je me suis présenté devant les électeurs avec l'étiquette UMP, parce que j'avais pensé que l'UMP serait un rassemblement large de la droite et que nous pourrions exprimer nos idées à l'intérieur de ce rassemblement. Aujourd'hui, je suis à l'UMP et je ne souhaite pas participer à des man?uvres politiciennes. Je maintiens, plus que jamais, ma liberté de parole et ma liberté d'expression, en particulier dans la perspective de l'élection présidentielle. Je souhaite que cette élection soit l'occasion d'exprimer des véritables idées de droite. Au-delà de la brutalité des mots, que l'on perçoit parfois dans le discours de Nicolas Sarkozy, il faut de la fermeté réelle dans l'action. Et cela lui a manqué un certain nombre de fois. Je suis désolé de revenir dessus, mais il y a un sujet où nous n'avons pas fait ce que nous avions promis : le débat sur l'immigration. Nous avions pris l'engagement de réformer en profondeur l'AME (Aide médicale d'Etat) car ce sont des sommes considérables que nous donnons chaque année aux étrangers en situation irrégulière pour leurs soins de santé (ndlr : lire notre enquête page 28). Les étrangers ne paient même pas le ticket modérateur ! C'est contraire à nos engagements de campagne et je continue de clamer que c'est une erreur de ne pas aller au bout de cet engagement. Sur tous ces sujets, les électeurs veulent que leurs élus aillent au bout de leurs engagements. C'est ce que je continuerai de faire.
Concrètement, comment allez-vous vous organiser dans votre circonscription ?
Je suis candidat, d'abord pour rendre compte de mon travail, puisque j'ai un bilan. Je suis également candidat pour rester sur un certain nombre de valeurs. J'ai un certain nombre d'engagements. Par exemple, je refuse la modification de la loi de 1905 qui permettrait à l'État, ou aux collectivités territoriales, de financer des mosquées. Nous avons une identité française avec laquelle nous devons renouer. Depuis trop longtemps, nous sommes dans une culture de l'excuse. Sur le sujet de l'immigration, Nicolas Sarkozy n'est pas en rupture avec la politique précédemment pratiquée, et il cherche, par un certain nombre de moyens, à organiser un multiculturalisme que je dénonce. C'est donc sur ce type d'engagements que je serai candidat. De manière identique, sur le droit de vote des étrangers, je remarque que Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il y était favorable à titre personnel. Nous devons avoir des parlementaires et des candidats aux élections législatives qui s'engagent fermement pour bien dire qu'ils ne soutiennent pas un homme, mais des idées, et que, sur ces idées, ils seront fermes... Il faut être en capacité d'être fidèle à la parole donnée devant les électeurs. Je suis d'une grande clarté sur tous ces points et c'est ce qui compte pour les électeurs.
L'entourage de Nicolas Sarkozy soutient que vous avez fait l'unanimité contre vous à Nice...
J'avais contre moi le président du Conseil général, Christian Estrosi, et le maire de Nice, Jacques Peyrat, qui a passé un accord explicite avec lui. Au-delà, je rappelle que dans ma circonscription, au moment du traité constitutionnel, la gauche socialiste a fait campagne pour le oui avec toutes les forces de droite, et que le non à la Constitution européenne l'a emporté avec près de 59% des voix, soit avec 4 points de plus que dans le reste de la ville de Nice. Je me sens particulièrement en phase avec la population. Si j'ai fait l'unanimité, c'est contre quelques politiciens, et certainement pas contre les électeurs...
Où en êtes-vous de la plainte que vous avez déposée contre l'UMP ?
J'ai assigné l'UMP devant le tribunal de grande instance de Paris en considérant que les conditions dans lesquelles on a tenté de donner un aspect démocratique à mon éviction d'investiture relevaient de la parodie. Le tribunal ne m'a pas donné raison sur le fond, puisqu'il a refusé d'annuler l'élection, même si, dans ses attendus, il a clairement reconnu les faux électeurs... Il y a même eu des électeurs domiciliés dans un restaurant ou au siège d'une association ! Il a aussi reconnu la précipitation de ce scrutin, organisé en 48 heures, et que ma profession de foi n'a pas pu être distribuée. Le tribunal a expliqué que j'avais raison mais, au total, il a considéré que cela n'a pas été de nature à influencer cette consultation militante. Évidemment, j'ai fait appel de cette décision. Il est malheureux de voir qu'un parti politique s'exprime en mettant en valeur la démocratie, alors qu'il n'est même pas capable de respecter cette démocratie dans ses procédures internes !
Que pensez-vous du débat autour des 500 signatures de Jean-Marie Le Pen ?
Je n'imagine pas une élection présidentielle dans laquelle le candidat Jean-Marie Le Pen ne serait pas présent. Notre démocratie n'aurait pas de sens. Ces signatures ont été mises en place pour éviter les candidatures farfelues. Quand on a été candidat avec trois fois plus que 15% des voix, on est loin d'être un candidat farfelu... Le système que nous avons n'est pas mauvais. La question qui se pose, c'est de savoir si, oui ou non, les signatures doivent être publiques. J'y suis plutôt favorable. Je pense qu'un élu doit assumer les raisons pour lesquelles il exerce un mandat. Dans le mandat, il y a une capacité à présenter. Il faut bien expliquer que présenter ne signifie pas nécessairement soutenir. 500 signatures, sur 40 000 personnes qui peuvent signer, ce n'est pas un obstacle rédhibitoire.
Vous venez de dénoncer les conséquences de la visite en Algérie de Nicolas Sarkozy, qui se prononce notamment pour un assouplissement de l'attribution des visas. Qu'en pensez-vous ?
J'ai vraiment été très surpris. Je ne comprends pas comment on peut, à Paris, expliquer que l'on va avoir une politique d'immigration restrictive et ensuite, lors d'un déplacement en Algérie, expliquer que l'on va assouplir les conditions d'obtention des visas ! Il y a une véritable incohérence dans le discours... Par ailleurs, j'ai été très surpris par sa visite au monument des martyrs algériens. Sur ce sujet, quand on écoute les vociférations de Monsieur Bouteflika contre notre pays et notre histoire, le ministre d'État Sarkozy aurait été bien inspiré de ne pas aller faire cette visite.
Cela risque de choquer l'électorat pied-noir dans votre région...
Bien au-delà des rapatriés, c'est une façon de voir notre histoire. Nous avons, face à nous, une Algérie qui défend une vision de l'histoire très particulière, dans laquelle on réclame à la France de faire repentance. En France, le débat n'est pas purgé, puisqu'un certain nombre de gens s'interrogent à haute voix. Certains politiques n'arrivent pas à assumer le fait que nous ayons eu un rôle positif lors de la présence française en Afrique du Nord. C'est dérangeant, alors que la France se pose des questions sur son identité, d'aller ajouter une pierre dans le jardin du voisin. J'aurais préféré que nous ayons un candidat de droite à la présidence de la République qui marque clairement que notre histoire de France est pleinement assumée. Si nous ne sommes pas fiers de notre passé, nous n'arriverons pas à construire un avenir serein.
Finalement, vous semblez assez décontracté, alors que vous n'avez pas obtenu votre investiture... La page de l'UMP est-elle tournée depuis longtemps ?
Heureusement, la vie politique n'est pas une affaire d'investiture. C'était un honneur de porter les couleurs de l'UMP à partir du moment où ce parti représentait des valeurs que je souhaitais défendre. Le débat a tourné autour des problèmes de personnes, de copinages et de refus de l'ancrage à droite. C'est une affaire de politique politicienne. Je suis en politique pour des valeurs et pour défendre un certain nombre d'idées et je suis content de retourner devant les électeurs pour qu'ils puissent faire librement leur choix. Je ne crains absolument pas le vote des électeurs.
propos recueillis par Yannick Urrien
Nous voilà revenus à la période de Noël et pour les Niçois que nous sommes le cauchemar recommence...
Comment envisager sereinement les courses de Noël dans notre ville ?
Quelques conseils pour les irréductibles !
Les chaussures de randonnée sont nécessaires car le « passage » pour les piétons n'est pas nivelé : entre les plaques d'égout et les plaques en contre-plaqué posées pour boucher on ne sait quel trou, toutes menacent de s'effondrer...
Nos chevilles sont à rude épreuve. Alors, lasse et las de crapahuter seule et seul, vous demandez à un proche de vous accompagner. Là... vous mesurez votre erreur. On ne peut pas se parler car on ne peut pas marcher côte à côte. Pas moyen de partager quoique ce soit si ce n'est la peur de tomber... Les flots incessants de piétons réduits sur quelques centimètres exercent une pression compacte et l'on se demande bien comment personne n'est encore blessé.
De guerre lasse vous décidez de traverser...nouvelle erreur on ne peut pas traverser ! A ce moment précis un système de navigation serait utile... Dans les boutiques, lorsque vous y parvenez, vous hésitez sur tel ou tel objet à offrir, mais devant le spectre d'une nouvelle visite, vous achetez sans vraiment prendre le temps, au risque de faire une erreur.
Une demie heure de cette course d'obstacles est suffisante pour anéantir une journée, vous rentrez épuisé, tendu et énervé de n'avoir pas vu un seul ouvrier sur le chantier, alors pourquoi ne pas pousser les barrières pour augmenter la taille des « trottoirs »...
Nous sommes attachés aux commerçants niçois et aux enseignes du centre ville mais comment faire ses courses ?
On nous promet une grande fête le 16 décembre pour l'arrivée de la première rame. Elle sera en exposition sur la place Masséna. Bonne idée ! comme ça il y aura encore plus de monde, des mouvements de foule sont à prévoir c'est un cadeau empoisonné !
D'accord nous savons tous que les travaux seront terminés, un jour, mais de grâce, la période de Noël est propice aux trêves.
Nous demandons donc quelques aménagements pour faire nos achats plus tranquillement, pour que le centre ville soit pas le parcours du combattant.
DES PROBLEMATIQUES RECURRANTES, UNE NECESSITE DE SE POSER LES BONNES QUESTIONS, UN DEFIS MAJEUR A RELEVER, VOILA LA SCENE THEATRALE DE NOTRE COMMERCE NIÇOIS ACTUEL.
Nous devons aujourd'hui repenser le développement du commerce niçois tant pour son attractivité et sa compétitivité que pour son équilibre et sa bonne santé. C'est donc un large débat constructif que nous devons mener avec tous les acteurs impliqués dans l'évolution du commerce de notre cité. Partenaires incontournables que sont la Chambre de Commerce et d'Industrie Nice Côte-d'Azur, la Chambre des Métiers, la Fédération du Commerce Niçois et Azuréen et les différents syndicats professionnels.
Il nous semble prioritaire d'organiser un service du commerce compétent, multiple et réactif
L'une des solutions envisageables nous semble être la création de 9 agences du commerce implantées de façon stratégique dans la Ville de Nice.
Les quartiers choisis pourraient être : Saint Roch, République -port, Vieux-Nice, Gorbella -Cessole, Gambetta - Rue de France, Borriglionne - Joseph Garnier, Magnan- Californie, l'hypercentre Jean-Médecin- Masséna.
Enfin, afin de capter le flux touristique à la source, il est indispensable de prévoir une agence dans l'enceinte de l'Aéroport de Nice Côte-d'Azur.
9 agences, 1 vocation, 2 rôles définis, le tout géré sur le terrain par une kyrielle de chefs d'orchestre, « les agents du commerce » présents sur chaque agence.
Avec ces actions les agents du commerce se mettent au service des commerçants.
Nous vous avons dévoilé aujourd'hui l'une de nos réflexions sur notre vision d'un commerce niçois dynamique et que nous espérons prospère.
Ce matin notre seul journal local doit admettre l'évidence, j'étais bien présent (pendant 1h1/2) au comité du port vendredi soir dernier.
Sans doute gêné de devoir reconnaître qu'élu de cette circonscription je fais mon travail avec conscience - depuis bientôt 10 ans soit dit en passant- le "journaliste" choisi de citer, une fois encore, mon adversaire investi par l'UMP.
Sur un sujet d'intérêt général comme celui des comités de quartier, quelle est l'information ?
Pourquoi ne pas citer mon adversaire socialiste une nouvelle fois, comme cela est fait pour le directeur de cabinet d'Estrosi ?
Pourquoi ne pas remarquer à nouveau tous les autres candidats présents ce soir là ?
Je n'y voit qu'une raison, et tous les jours elle est visible dans les pages de ce journal à travers les photos et articles concernant notre circonscription : Nice Matin est en campagne...
Pourquoi pas s'il s'agit d'un journal d'opinion. Mais que ce quotidien ne cherche pas à nous faire croire qu'il est un média d'information !
Pour cela déjà il ne faudrait pas dépendre outre mesure des investissements en communication des collectivités locales.
Heureusement, personne n'est dupe !
Pas facile d'être partout à la fois pour écouter les doléances des riverains qui participent à la vie de la cité.
Vendredi soir deux comités de quartier.
D'abord celui du comité de défense du port. Beaucoup moins de participation qu'il y a quelques années lorsque le débat sur l'extension faisait rage...
Aujourd'hui les élections approchant tous les candidats sont là, chacun tentant de montrer à quel point il partage les préoccupations de ce comité...
Amusant quand on se souvient qu'à l'époque, seul, j'avais voté à la région contre le contrat de plan qui finançait cette extension. Peyrat et ses adjoints, Allemand et le PS, Estrosi et ses collaborateurs étaient tous favorables à cette extension. A l'époque déjà il m'était reproché par les politiques de ne pas jouer collectif ! Mon choix ? Etre collectif avec les habitants des quartiers !
Un peu plus tard dans la salle Don Bosco au comité Lyautey-Gendarmerie-exposition le problème des nuisances crées par la prison (bruit, insécurité) fait rage. Le problème devrait être réglé depuis 4 ans. Le site a été trouvé, le budget est depuis longtemps disponible. Et pourtant, on nous menace même aujourd'hui d'une reconstruction sur place. Pourquoi ? C'est si simple, le site efficace retenu par les experts se trouve dans la circonscription de Christian Estrosi... il n'en veut pas. Alors le problème prend du retard et les riverains comme les surveillants, ne les oublions pas, restent pénalisés.
Rupture chez les Sarkozistes, autrement chez les Royalistes, des mots. Sur le terrain, je ne vois rien qui tranche avec ce que nous connaissons depuis des années et qui fait toucher le fond à notre beau pays.
A la suite de la tenue de la première réunion du comité de pilotage sur l'implantation d'un lieu de culte musulman à Nice (notre édition de mercredi) Jérôme Rivière député UMP-CNI se déclare "surpris" que le maire ne soit "pas hostile à la création d'une grande mosquée à Nice".
Une "annonce qui tranche singulièrement avec les prises de position précédente de Jacques Peyrat". Le député "souhaite que la municipalité s'engage à consulter les niçoises et les niçois par référendum local avant qu'une décision ne soit prise".
Il se déclare "opposé" à "une mosquée avec ses minarets, étendards d'un islam conquérant" soulignant que " les niçois [sont] inquiets des effets directs de l'islam à l'école, dans les administrations, mais aussi de sa conquête de la rue et de la vie de tous les jours".
A la suite des articles annonçant le maintien du centre de tri de la poste sur l'aéroport Nice Côte d'Azur et de la réaction du ministre Christian Estrosi, président du conseil général (voir nos éditions de lundi 20 et mardi 21), nous avons reçu d'autres réactions.
Jérôme Rivière, député UMP-CNI de Nice, fait part de son "étonnement" à la suite des propos de Christian Estrosi.
"Le renouvellement d'un bail précaire est un échec et je ne comprends pas qu'il puisse se réjouir du statu quo alors que la Poste cherche une solution durable depuis plusieurs années (...) On ne peut décemment pas remettre à plus tard les investissements nécessaires pour répondre aux attentes légitimes des clients de services performants et modernes. La CCI s'est temporairement substituée aux carences des collectivités territoriales notamment du conseil général. Le centre de tri ne doit pas quitter le département après 2009."

Quelques réflexions supplémentaires autour de mesures pour la jeunesse.
5) Créer à Nice, une salle de 1000 places environ, afin d'y organiser des concerts tout au long de l'année. Cela permettrait de créer également une scène des musiques actuelles (SMAC) qui serait un lieu d'insertion sociale, de diffusion culturelle et créerait une saine émulation au sein de la jeunesse. Car la musique est l'élément prédominant de la « culture jeunes ». Les musiques actuelles parlent aux jeunes de valeurs qui sont les leurs : la solidarité, la nature, le partage, l'éthique, la mémoire, les racines.
On créerait ainsi un espace convivial, d'information, de prévention et bien sur d'éducation artistique tant sur le plan social que professionnel. L'intérêt d'une SMAC est de comporter un espace scénique où pourraient se produire, dans de bonnes conditions, des musiciens, avec deux spectacles par semaine pendant dix mois. Toutes les formes artistiques pourraient d'ailleurs se greffer autour de cette salle : théâtre, danse, vidéo, cinéma, expositions de peintures, de photos. On pourrait même y organiser des débats.
6) Aménager un espace café. Il serait ouvert tous les soirs de concerts et constituerait ainsi un lieu de rencontres et de débats pour les jeunes, avec des soirées à thème ou des soirées découvertes en avant première d'albums d'artistes renommés.
7) Créer un café littéraire, en corrélation avec la bibliothèque et la médiathèque de Nice. Il serait alors possible d'y organiser, une fois par semaine, des soirées « conférences débats » avec « journal culturel ».
8) Il reste une dernière piste à creuser (elle est en cours d'étude), l'organisation à Nice d'un festival des « cultures urbaines ».
L'implication de tous les acteurs permettra la mise en ?uvre rapide de ces mesures et la concertation les ajustements nécessaires.

J'ai saisi ce jour la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité à propos du dessin de la dernière page du magazine « Pote à Pote n°110 » en date de novembre 2006.
Ce magazine, subventionné par les fonds publics du Fonds d'Action et de Soutien pour l'Intégration et la Lutte contre les Discriminations (FASILD), de la délégation interministérielle à la ville et du ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, publie en dernière page de ce numéro un dessin qui, aux fins explicites d'inciter les jeunes des cités à s'inscrire sur les listes électorales, représente un policier à l'attitude menaçante envers un jeune Français appartenant à ce qu'il est convenu d'appeler une minorité dite « visible ».
Ce dessin véhicule une image caricaturale et diffamante de la police : agressive, prête à utiliser la force brutale et menaçante envers les jeunes.
De plus, la discrimination ethnique entre les deux personnages, participe à ancrer, dans l'esprit des lecteurs de ce magazine, l'idée que le racisme gangrène notre police.
A contrario, ce dessin ne manquera pas d'être compris comme un message « anti-blancs » et « anti-policiers », les membres des forces de l'ordre, selon l'auteur du dessin, montrant une forte agressivité vis-à-vis d'un jeune français présenté volontairement comme membre d'une minorité visible.
Oui, la caricature est une forme de la libre expression que notre pays doit respecter et que je défends. Mais ce n'est pas dans les missions des associations soutenues par des fonds publics de porter atteinte tant à l'Etat dans l'exercice de ses missions régaliennes qu'au fondement même de notre société en activant un mouvement raciste « anti-blancs » et « anti-flics ».
Act-Up a prévenu l'UMP : si Christian Vanneste est investi ça va chauffer !
D'où la "courageuse" décision de Nicolas Sarkozy de ne pas réinvestir Christian Vanneste.
Mais décision prise dans le plus grand silence ! Cette fois ci ni consultation des militants locaux, ni du Conseil National qui de toute façon s'exprimait sur une liste bloquée.
En effet si vous allez sur la liste des candidats aux élections législatives sur le site de l'UMP, vous constaterez que la 10ème circonscription du Nord a été oubliée. Ni reservée, ni proposée, mais oubliée... >>> ICI
De telles décisions continuent de tristement illustrer la méthode de l'équipe Sarkozy. Parodie de démocratie, ou plus simplement absence de démocratie dans le parti.
Pour la suite, laissons parler notre imagination. Après la proposition de confier un super ministère à Nicolas Hulot (figaro du 22 novembre) j'imagine qu'il va confier un ministère à un représentant d'Act-Up, puis pourquoi pas à José Bové... ?
Quand on renonce à ses convictions comme à ses valeurs, on fait n'importe quoi. C'est ce qui arrive aujourd'hui à Nicolas Sarkozy.
Je souhaite que dans la perspective des élections présidentielles nous ayons un débat sur le fond et non sur la forme, mais avec ses méthodes totalitaires, Nicolas Sarkozy refusant toute écoute, je crains le pire.