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Samedi 6 Septembre à 11h00 RV Station Odysseum (terminus tramway ligne 1)
Un Collectif de citoyens et d'associations de Défense de l'Environnement interpelle le Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire, Jean-Louis BORLOO, sur le projet de dédoublement de l'autoroute A9 au sud de Montpellier. Une pétition de plus de 1500 signatures lui a déjà été adressée au courant du mois d'août. Ce projet autoroutier décidé dans les années 90, à l'époque du "tout automobile" est aujourd'hui largement contesté. Rappelons que l'enquête publique préalable a émis un avis défavorable à l'unanimité le 27 mars 2006. La Commission d'Enquête a démontré que le dédoublement n'était pas la solution aux problèmes d'engorgement de circulation sur l'A9 et a fait des propositions alternatives qui à ce jour ont été écartées et non pas explorées. Malgré ces conclusions, l'Etat a déclaré ce projet d'utilité publique. Nous nous interrogeons sur les motivations de nos élus locaux (Ville de Montpellier, Conseil Régional, Conseil Général) qui ne semblent pas s'offusquer de ce déni de démocratie et, bien au contraire, soutiennent un projet qui signifie la disparition de plus de 700 hectares, dont 320 ha de zones de protection de la nature et 310 ha de terres agricoles...sans compter l'urbanisation prévue dans la zone sud de Montpellier. Quelle qualité de vie et quelles répercussions en terme de santé publique proposent nos élus à ces futurs riverains (30 000 prévus) ou aux 1600 élèves du Lycée Hôtelier actuellement en construction qui seront pris en tenaille entre l'A9 et l'A9b ?! A l'heure où l'ensemble des projets autoroutiers sont réexaminés à la lumière du Grenelle de l'Environnement et où le projet de ligne nouvelle à grande vitesse reliant Montpellier à Perpignan est en partie conçue pour résoudre le transit du fret, nous demandons par cette marche symbolique, l'abandon pur et simple de ce projet.
Pour plus d'information, n'hésitez pas à nous contacter aux 06 61 49 40 20 / 06 61 46 43 34 ou à nous retrouver sur www.non-autoroute.com


Personne ne doute aujourd'hui au Conseil régional Nord Pas de Calais de la légitimité et de la capacité des écologistes à proposer, concevoir et conduire des politiques publiques d'envergure. Pourtant le combat continue pour amorcer le virage écologique du XXI °siècle. A lire Retours et perspectives sur l'action des Verts au conseil régional depuis 16 ans... .
Le Grenelle a été un moment positif pour le travail réalisé par la société civile. Il en restera un grand livre blanc sur la révolution écologique nécessaire. Mais la politique gouvernementale n'a pas changé. La loi sur les OGM a été une illustration du décalage entre les discours prononcés lors du Grenelle et la réalité des décisions.
Le projet de loi sur le Grenelle qui sera examiné bientôt est lui aussi très décevant. Mais surtout la politique du gouvernement dans des domaines aussi importants que les transports, l'agriculture, l'environnement ou la santé n'a pas été modifiée. Il faut donc que les écologistes soient présents dans le jeu politique et pèsent pour faire bouger les choses. La démarche associative est nécessaire mais insuffisante.
Les Verts se réjouissent de la décision de Yannick Jadot.
On savait que la carte scolaire ne garantissait pas l'égalité mais sa disparition aboutira à la mise en concurrence exacerbée des établissements, et encouragera les parents à faire la chasse à la meilleure place pour leur enfant en fonction de ses résultats, de leurs ressources, de leurs relations. Cela rendra les inégalités plus fortes et plus visibles. Les modestes efforts consentis pour les ZEP et les zones en difficulté étant ruinés par la concentration des publics en difficulté dans les mêmes établissements et le manque de moyens.
Car au même moment, on assiste à des suppressions de postes sans précédent : 11200 cette année et 13500 l'an prochain. On sait pourtant l'importance des effectifs et des enseignants pour la prise en charge individualisée des élèves. Surmonter les échecs scolaires suppose des moyens, des enseignants et des changements pédagogiques forts dans les méthodes et les contenus
La façon dont est mise en place la semaine de 4 jours pose également problème. Le gouvernement a tranché sans concertation avec les parents, les enseignants ou les communes sommées de s'adapter dans l'urgence. Sans moyens supplémentaires, elles doivent prévoir des accueils le samedi matin, chambouler les horaires de classe pour inclure la demi-heure de soutien, augmenter les temps d'accueil au frais des familles. Pas de prise en compte non plus des rythmes biologiques : le temps hebdomadaire des écoliers diminue mais la journée s'allonge surtout pour ceux qui fréquentent l'accueil ou le soutien. Pourtant le nombre de jours de classe par an est l'un des plus faibles d'Europe.
Ces mesures sont loin de remédier aux maux actuels de l'école. Il y a pourtant une vraie attente de changements de la part des parents, des enseignants ou des élèves.
Nous voulons une autre école plus égalitaire et plus solidaire.
Mais d'ores et déjà on peut souligner la faiblesse du dispositif et les contradictions de la politique fiscale du Président. Car le bouclier fiscal mis en place dès le début de son mandat exonère les plus riches de ce financement solidaire. Ou alors il faut préciser tout de suite que la taxe pour le RSA sera hors bouclier fiscal (ou mieux : annuler le bouclier fiscal !).
Par ailleurs il faudrait aussi éviter que le RSA ne produise un effet d'aubaine pour des employeurs ainsi encouragés à maintenir ou à développer des emplois à temps partiels non choisis et mal payés.
Le RSA serait donc utilement complété par des mesures visant à dissuader le recours abusif aux temps très partiels.
Enfin, compte-tenu de la forte précarisation de l'accès des jeunes au marché du travail, les Verts demandent, comme les associations de lutte contre les exclusions, que le RSA, et également le RMI, s'appliquent aux jeunes de 18 à 25 ans.
Jean Louis Roumégas
Porte-parole national des Verts
8 mois fermes et 4 ans de privation des droits civiques requis contre José Bové pour des destructions d'OGM qui datent de 2006 ! On croit rêver ! Un tel réquisitoire est en décalage total avec l'évolution de la société.
Le procureur semble ignorer que le maïs Montsanto 810 a depuis fait l'objet d'un moratoire, à la suite du Grenelle de l'environnement.
Les risques de contamination et le droit à consommer et produire sans OGM ont été reconnus. Les faucheurs volontaires ont mêmes été qualifiés par les plus hautes autorités de l'Etat de « lanceurs d'alerte ».
Il est donc clair qu'ils agissaient dans l'intérêt général à cause des carences de la loi et des autorités.
Les considérer aujourd'hui comme des délinquants est un pur scandale.
Ce réquisitoire est un réquisitoire politique qui n'a aucun sens dans le contexte actuel.
Les Verts espèrent que le tribunal aura plus de sagesse.
Les Verts réaffirment leur soutien à José Bové et à tous ces militants qui défendent notre avenir au risque de la désobéissance civile.
Jean Louis Roumégas
Porte Parole national des Verts
