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Le viol d’une jeune journaliste canadienne à Calais rappelle à ceux qui feignaient de l’ignorer que, dans l’indifférence générale des pouvoirs publics, des milliers de zombies allogènes errent dans les rues de la ville livrée depuis des années à l’insécurité permanente et au désordre.
La fermeture très médiatisée du centre de Sangatte en 2002, par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, n’aura évidemment servi à rien. La question n’est pas de savoir s’il est préférable de regrouper les clandestins venus du monde entier dans un tel centre ou de les laisser libres de hanter les rues de nos villes, mais de leur interdire l’accès à notre territoire et le séjour sur notre sol par des mesures contraignantes et immédiates.
Face à l’invasion, les bons sentiments des associations « humanitaires » relèvent tout simplement de la haute trahison.
Jean-François Touzé
20/08/08
A Kaboul comme à Londres, à Islamabad comme à Madrid, à Alger comme à New York, à Casablanca comme à Paris, l’Islam conquérant frappe et avance ses pions.
Comment ne pas voir dans ces conditions que le combat qui doit être mené est global et doit l’être par l’ensemble des pays qui placent les valeurs occidentales, c’est-à -dire les valeurs chrétiennes, et la défense de leurs libertés au cœur de leurs préoccupations.
Certains me disent : « mais c’est dans nos banlieues qu’il faut porter le fer pour éradiquer les menaces terroristes ». D’autres se lamentent : « de toutes façons, la guerre en Afghanistan ne peut être gagnée ». Quelques-uns se souviennent de Dantzig et crient qu’« il ne saurait être question de mourir pour Kaboul ».
Plus nombreux bien sûr sont ceux qui, dans l’affaire caucasienne comme dans celle d’Afghanistan, considèrent que le mal absolu venant de l’Ouest, le salut ne peut se trouver que dans une Russie sanctifiée, nouvelle ultima Thulé des espoirs européens, comme le pensait autrefois Jean Thiriard qui voyait dans l’Armée rouge le seul principe fédérateur possible de notre continent.
Tout cela, je l’écris sans emportement excessif, c’est, au mieux, l’expression de l’illusion, au pire la désinformation voulue par l’ennemi qui a toujours su recruter là où ils se trouvaient ses gogos, ses marionnettes, ses agents, ses collaborateurs.
Car enfin, dans quel monde voulons-nous vivre et que vivent nos enfants ? Celui de la dhimmitude ? Celui de la conversion forcée ? Ou, peut-être, celui de ce que l’on appelait autrefois la finlandisation* ? Quel serait l’avenir de l’Occident si, demain, un espace réunissant l’Afghanistan et le Pakistan nucléarisé devait se constituer sous la direction des talibans et d’Al Qaïda ?
Quel serait l’avenir de la France si, demain, le Maghreb devait basculer dans les ténèbres islamistes ?
Quelles seraient nos libertés si nous acceptions de nous plier au chantage des terroristes ?
Et quel serait l’avenir de notre Europe occidentale si nous devions être demain les proies d’un autre chantage, le chantage énergétique, celui que pourraient exercer aussi bien les pays producteurs du Moyen-Orient que la clique Kgbiste de Moscou ?
Que restera-t-il enfin de notre civilisation si nous ne nous levons pas, à la fois pour refuser l’islamisation chez nous, sur notre sol, et pour endiguer les offensives djihadistes partout où elles se manifestent ?
Je dis, quant à moi, que dans ces conditions une nouvelle alliance occidentale est nécessaire.
Il ne saurait être question, puisqu’il faut bien en parler, d’exonérer les Etats-Unis de leurs erreurs, généralement provoquées par leur absence de vision sur le long terme. L’aide longtemps apportée aux islamistes, la première guerre du Golfe, l’indépendance du Kosovo sont quelques-unes d’entre elles. Mais ces erreurs, ces fautes ne retirent rien à la nécessaire solidarité qui doit s’exercer au sein de ce que l’on peut sans doute, à nouveau, appeler le monde libre afin d’ assurer l’avenir de nos valeurs et de nos principes. Une solidarité qui doit nous conduire à rechercher les conditions dans lesquelles pourraient être établies les bases d’une nouvelle alliance occidentale, élargie et rééquilibrée par la construction d’une Europe capable de se doter de moyens politiques et militaires réels.
Une guerre nous est déclarée. Nous y sommes. Elle est politique, économique, militaire, policière et énergétique. C’est une guerre, non plus de religions, mais de civilisations.
Il ne faut pas seulement la mener. Il faut la gagner.
Jean-François Touzé
26/08/2008
* De grâce, que l’on ne m’oppose pas que la Russie se bat contre l’islamisme en Tchétchénie, quand on sait que des milices tchétchènes conduites par un terroriste jusque là recherché par la police et l’armée russes sévissent depuis plus d’une semaine en Géorgie. Que l'on ne me dise pas non plus que la Russie n'est plus l'URSS. Les "organes" y sont toujours au pouvoir et le plan Andropov, déjà imaginé par Beria, de continuation de l'URSS sous une autre forme fonctionne tres bien, merci.
Se taire… Eviter les polémiques pour ne penser qu’à l’essentiel.
L’essentiel : le refus qui est le nôtre de l’immigration-invasion et de l’islamisation, la défense de nos libertés, le respect des principes et des valeurs sur lesquels s’est fondée notre civilisation.
Mais lorsque le point de non retour semble atteint, lorsque la confusion est Ă son comble, se taire devient une faute.
Voilà donc venu pour moi, en cette dernière partie d’un mois d’août enténébré comme jamais, le moment où il ne s’agit plus de douter. Le moment de dire « assez ».
Alors oui, assez de cette mouvance post-nationale qui sombre peu à peu dans le n’importe quoi.
Assez de son soutien inconditionnel à la Russie néo-Kgbiste, soutien dicté par la haine de l’Amérique, l’anti-sionisme pavlovien, la fascination de la force brutale et le romantisme de la puissance, sans jamais tenter de discerner où sont les intérêts profonds de la France et de l’Europe, en particulier en matière énergétique.
Assez de son admiration esthétisante pour la Chine encore communiste ou le néo-guévarisme d’un Chavez.
Assez de sa complaisance à l’égard de l’Iran, voire du Hezbollah.
Assez de son rejet de l’Occident qui n’est, au fond, rien d’autre qu’une détestation de soi.
Assez de cette désignation pathologique des Etats-Unis comme le mal absolu, désignation que rien ne fait taire même pas la mort de dix de nos soldats tués en Afghanistan, où il ne s’agit pourtant rien de moins que de combattre l’islam conquérant dans sa version terroriste comme dans sa version étatique en passe de l’emporter au Pakistan. On ne peut combattre l’islamisation en France et en Europe et refuser le combat dans cette partie du monde où tout se joue.
Assez de cet anti-américanisme primaire, secondaire et viscéral qui tient lieu pour beaucoup d’explication du monde. L’Amérique n’est pas l’Europe, c’est un truisme de l’écrire. Elle a certes commis bien des erreurs, l’Amérique, dont le soutien jadis aux courants islamiques, la première guerre d’Irak et l’indépendance du Kosovo, pour ne citer que celles-là ; elle continuera d’en commettre, et sa vision des choses à court terme constitue à l’évidence une difficulté majeure. Nos intérêts ne sont pas toujours les siens et réciproquement. Soit… Mais c’est en nous renforçant en tant qu’Européens que nous ferons changer les rapports de force et pourrons instaurer un partenariat transatlantique nouveau que je crois indispensable à l’équilibre planétaire. Une chose est sûre : contrairement à un philosophe gréciste bien connu de nos milieux, je préfèrerai toujours manger un hamburger à Manhattan que défiler sur la place restée rouge ou, pour prendre un exemple plus récent, contrairement à Gabriele Adinolfi, je pense que mieux vaut « yes » que « da ».
Assez donc de cet esprit de Munich qui, soixante-dix ans plus tard, souffle au dessus des mêmes têtes courbées, leur faisant pousser des cris d’orfraies dès lors que nos soldats sont engagés aux côtés de nos alliés de toujours et de la quasi-totalité des nations européennes.
Assez aussi de ses tropismes socialisants par refus de la réalité et peur des libertés vraies.
Assez de la confusion qui fait d’un salaud comme Siné une manière de héraut, comme le fut jadis un Garaudy passé du communisme au révisionnisme, et de Dieudonné un compagnon de route.
Assez de son obscurantisme et de son enfermement consanguin.
Le combat que nous devons mener est celui des libertés, des valeurs, des principes.
Un combat pour la défense de notre mode de vie. Un combat pour notre civilisation. Un combat pour les valeurs, les principes, le mode de vie, la civilisation. Et ce combat est global.
Il est temps de se réveiller et voir en face les réalités. Il est temps de répondre aux défis de ce début de siècle et de sortir de la confusion que je ne cesse, quant à moi, de dénoncer depuis quinze ans.
Notre droite est populaire en ce qu’elle doit défendre notre peuple dans son ensemble. Elle est une droite d’autorité et de fermeté. Elle est aussi une droite des libertés.
Elle est une droite nationale par l’attachement qui est le nôtre à la Patrie, à son histoire et à sa spécificité historique et spirituelle. Elle est une droite européenne parce que nous savons que l’Europe est notre avenir pour peu qu’elle sache se doter des moyens économiques, sociaux, diplomatiques et militaires dignes de ses ambitions. Mais elle est aussi une droite occidentale.
C’est cette droite que nous devons construire en France.
C’est cette droite que je vous demande d’organiser avec moi, sous une forme ou sous une autre.
C’est cette droite que le pays attend.
Pour ce qui me concerne et quoi qu’il m’en coûte, quels que puissent être les procès que l’on me fera, je n’abandonnerai pas, je ne renoncerai pas, je ne capitulerai pas.
Jean-François Touzé
22/08/2008
Honneur à nos soldats tués en Afghanistan.
Comme tant de leurs aînés, ils sont morts pour leur drapeau et leurs étendards, et le temps n’est à l’évidence pas venu de se poser la question de savoir s’ils sont tombés pour la France ou pour d’autres intérêts supposés éloignés des nôtres.
Au moment où l’étau se resserre sur notre continent et sur notre civilisation, pris en tenaille par l’avancée islamiste et la volonté de puissance affirmée, naissante ou retrouvée de telle ou telle nation, aucune polémique subalterne ne doit être entreprise au nom de simples stratégies partisanes.
Un tel débat, où ni le romantisme de la rupture, ni l’esthétisme de la force brutale ne doivent trouver place, ne saurait être tranché de manière lapidaire.
La seule question qui vaille est de savoir où se situent les menaces réelles et, par contrepoint, quelles sont les réponses justes qui peuvent leur être opposées. Ces réponses passent d’abord par la définition des priorités, la hiérarchisation des dangers et la constitution d’une défense européenne crédible parce que forte, indépendante mais s’inscrivant dans une perspective de solidarité civilisationnelle, autrement dit, n'en déplaise à beaucoup, occidentale.
Pour l’heure, nous sommes tous des parachutistes du 8ème. Ils sont bel et bien morts pour nos libertés.
Jean-François Touzé
20/08/08
Communiqué de Jean-François Touzé,
Conseiller régional d'Ile-de-France et porte parole
de la Nouvelle Droite Populaire :
La mobilisation actuelle en faveur des terroristes italiens des Brigades rouges, de Battesti à Petrella, montre que si les « années de plomb » sont terminées, la solidarité des gauchistes et révolutionnaires de tout poil demeure, elle, une réalité comme le montre, par ailleurs, la collusion entre Olivier Besancenot et le tueur d’Action directe Jean Marc Rouillan.
Si demain les conditions devaient être réunies, nul doute que, pour beaucoup, l’action armée reprendrait ses droits.
Communistes, gauchistes, internationalistes révolutionnaires pas morts puisque leurs cadavres bougent encore.
Communiqué de presse de Jean-François Touzé
conseiller régional d'Ile-de-France et porte-parole de
la Nouvelle Droite Populaire :
Au moment où la commission Mazeaud considère que la politique « d’immigration choisie » chère à Nicolas Sarkozy est « inutile », et dénonce l’effet pervers qu’aurait le dispositif des quotas sur l’accroissement des clandestins, le pacte sur l’immigration proposé par Paris à ses partenaires européens réunis en conseil des ministres à Cannes, relève purement et simplement du « foutage de gueules ».
D’une part parce que ce pacte qui ne changerait évidemment rien à la réalité de l’invasion migratoire que subit notre continent, en lui donnant un cadre légal, en aggraverait considérablement les effets.
Ensuite parce qu’affirmer comme le fait Brice Hortefeux la nécessité de développer ce qu’il appelle l’immigration positive, c'est-à -dire l’immigration de travail, tout en prétendant lutter contre l’immigration illégale, constitue un non sens relevé par les sages de la mission Mazeaud. Sur ce sujet, comme sur bien d’autres, le gouvernement français a choisi la fuite en avant, à un rythme cette fois ci accéléré, sur la grande autoroute du mondialisme.
Enfin parce que, s’il est, en effet, nécessaire de doter l’Europe d’une politique harmonisée en matière d’immigration, celle-ci ne saurait, sauf à ouvrir toute grande les portes du continent, être basée que sur la reconnaissance de l’identité civilisationnelle construite sur nos racines helléniques et chrétiennes, qui, au-delà de nos différences nationales et provinciales, fait l’unité des peuples européens.
Communiqué de Jean-François Touzé,
conseiller régional d'Ile-de-France et porte parole de
la Nouvelle Droite Populaire :
Désormais simples spectateurs d’évènements qui les dépassent, les dirigeants du G8 réunis pour deux jours au Japon, voient leur échapper le monde qu’ils avaient espérer contrôler en s’érigeant en gouvernance universelle.
Condamné à émettre de simples vœux pieux sur la triple crise énergétique, alimentaire et financière que connait la planète, le G8 apparaît aujourd’hui pour ce qu’il a toujours été : un club privé de parvenus, ossifiés dans leurs certitudes, leurs habitudes claniques et leurs privilèges.
Dans un monde multipolaire heurté par les chocs telluriques que constituent la montée en puissance de la Chine, les poussées migratoires africaines et asiatiques, la volonté conquérante de l’islamisme, chacun peut voir que le roi est nu et que l’illumination planétariste, tout autant que l’utopie altermondialiste, mène tout droit au chaos.
Puisque le temps est venu d’une confrontation qui nous est imposée, puisque le choc des civilisations est une réalité, l’Europe doit relever le défi en s’organisant, en se protégeant et en s’affirmant, dans une volonté de puissance retrouvée et de fidélité aux valeurs de l’Occident.
Communiqué de presse de Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France et porte-parole de la Nouvelle Droite Populaire :
Le Président de la République s’est, à juste titre, félicité, comme chacun d’entre nous, de la libération d’Ingrid Betancourt.
Cette libération ne doit cependant rien à son action, pas plus qu’à celle du castriste Hugo Chavez. Elle ne doit rien non plus aux incantations humanitaristes, aux jérémiades internationales et aux pleureuses professionnelles.
C’est la fermeté du Président Uribé, la détermination du peuple de Colombie, la qualité de ses services de renseignements et de ses forces militaires modernisées et aguerries qui ont été la clé de cette opération réussie.
Une leçon que devrait méditer Nicolas Sarkozy au moment où notre moral national est au plus bas, où nos officiers sont l’objet, venant du Chef de l’Etat lui-même, d’une campagne de dénigrement, et où l’Armée française se voit imposer des réductions dramatiques de ses personnels, de ses moyens et donc de ses capacités opérationnelles.
Communiqué de presse de Jean-François Touzé,
Conseiller régional d’Ile-de-France, porte-parole de la
Président sans pouvoir d’une Europe impuissante, Nicolas Sarkozy souhaite que les six mois de présidence française soient marqués par des avancées qu’il espère majeures en matière d’agriculture, d’énergies, de défense et de maîtrise des flux migratoires.
Sur l’ensemble de ces points, c’est surtout l’imposture de cette Union bruxelloise qui risque d’apparaître en pleine lumière, puisque les mesures qui pourraient être mises en oeuvre ne dépendent en réalité ni des États nationaux, ni même des institutions européennes, mais du bon vouloir d’autres organisations : l’OMC, dirigée par Pascal Lamy, pour l’agriculture ; les pays producteurs et les grandes compagnies pétrolières pour l’énergie ; l’OTAN et les États-Unis pour la Défense. Quant à l’immigration, sans volonté identitaire et sans réflexe défensif face à l’invasion, l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui est bel et bien condamnée à pratiquer la stratégie du chien mort au fil de l’eau ainsi que vient, une fois de plus, de le montrer la spectaculaire reculade de Brice Hortefeux face aux pressions exercées par José-Luis Zapatero contre sa proposition de « pacte sur l’immigration ».
Depuis le NON irlandais, c’est une Europe bien cabossée que les technocrates veulent tenter de recoudre contre l’avis des peuples. Contrairement au précepte qui veut que l’on ne tire pas sur une ambulance, nous disons quant à nous : « Feu sur le quartier général de Bruxelles ». Présidence française ou pas, cela ne peut rien changer. Il est temps de construire une autre Europe, celle des réalités populaires, des coopérations nationales et de la puissance retrouvée.
La Nouvelle Droite Populaire publiera en septembre prochain son « Manifeste alter-européen » qui présentera notre vision de cette nécessaire organisation continentale.
Objet depuis quelques semaines de mille et une attentions du microcosme « national », je voudrais, sans passion excessive et bien que n’ayant aucune propension à la justification, apporter ici quelques précisions sur la Nouvelle Droite Populaire.
On aura, je l’espère, compris que mon propos n’est pas de répondre aux rats d’égouts qui opèrent sur la toile et qui devraient savoir que leurs insultes ordurières et leurs manigances me laissent de marbre. Je suis depuis longtemps blindé. Et ils ne l’ignorent pas.
C’est à mes amis que je m’adresse, à mes amis du FN envers qui je continue et continuerai toujours d’entretenir une solidarité militante, et du MNR, Nicolas Bay en premier lieu, avec qui j’ai fondé en novembre dernier « Convergences nationales » qu’il continue désormais sans moi, mais d’un commun accord, à présider.
Dans son discours prononcé dimanche dernier à l’occasion du Conseil national du MNR, ainsi que dans un article publié dans le dernier numéro de Minute, Nicolas regrette que j’ai changé de stratégie par rapport à ce qui fut notre combat commun pendant la dernière Présidentielle – l’Union patriotique - et de ce qui était la raison d’être de « Convergences », à savoir le rassemblement et la refondation de notre famille politique.
Je voudrais rappeler à Nicolas que l’intitulé premier que nous avions, sur ma proposition, choisi pour cette structure était « Convergences 2012 » et que c’est après un véto de Bruno Mégret à son secrétaire général que, la veille de notre conférence de presse, et pour ne pas le gèner j'ai accepté que soit préféré le mot « nationales ».
C’est, en effet, dans la perspective de cette élection qui, qu’on le veuille ou non, qu’on s’en félicite ou le regrette, demeure la clé de voute de notre vie publique, que nous avions souhaité agir afin qu’en toute hypothèse, notre camp soit tout entier rassemblé lorsque, le moment venu, un candidat - ou une candidate - serait en mesure de s’imposer. Je n’ai pas changé d’avis. En 2012, un seul candidat devra être en lice. Je crois quant à moi que cet objectif majeur n’est en rien contradictoire avec la volonté qui est la mienne, et celle de mes amis, de créer une autre organisation.
« Tentations groupusculaires » dit-on, en rappelant à juste titre que j’avais à la tribune de Synthèse nationale, le 27 octobre dernier, mis en garde contre ce danger… Là encore, je persiste et je signe en rappelant que je n’ai cessé de proposer aux uns et aux autres, au MNR en particulier, la constitution d’une organisation fédérative regroupant en son sein, et dans un esprit collégial, des personnalités, des mouvements, des associations, des groupes d’élus, etc., chacun conservant son identité, sa liberté de parole et sa marge de manœuvre.
Dans son intervention – toujours au Conseil national du MNR -, Annick Martin regrette quant à elle que j’ai voulu transformer ce qui était un comité d’initiatives en un parti politique. Puisque nous en sommes à la sémantique, je voudrais dire clairement que jamais je n’ai prononcé le terme de « parti » pour désigner la NDP, tout simplement parce que le temps n’est évidemment plus au caporalisme, à la parole venue d’en haut et à l’enfermement clanique. Alors, Mouvement ? Fédération ? Rassemblement ? Alliance ? Sémantique, sémantique, quand tu nous tiens !
De la même manière, nous n’avons à aucun moment exprimé notre intention de participer dans un prochain avenir aux élections. Nous le ferons peut-être. Nous n’excluons rien. Notre congrès fondateur en janvier prochain en débattra. C’est donc un procès d’intention qui nous est fait et rien d’autre.
Et ceux qui le font devraient savoir que ce n’est pas parce qu’un journal, même supposé ami, comme Minute titre sur la fondation d’un nouveau parti que « parti » il y a, surtout quand il a été précisé auparavant au rédacteur en chef du susdit journal que le terme de parti ne nous convenait pas. Mais il est vrai que la presse est libre tout comme le commentaire, voire l’interprétation.
Tout cela, je le répète, ne participe en rien d’une volonté de justification. La Nouvelle Droite Populaire n’est pas le Front National, pas le MNR, pas le MPF. Nous avons notre spécificité, nos analyses, notre expression… Nous aurons d’ici la fin de l’année nos propositions grâce aux groupes de travail que nous mettons en place sous la coordination de François Ferrier, en particulier sur la famille et la santé, l’enseignement, les institutions, l’immigration bien sûr, les relations internationales, la Défense et l’Europe évidemment, avec le développement de notre concept alter européen.
Notre structuration est en cours, sans bruit, sans grands effets d’annonce, mais petit à petit nous tissons un maillage national qui apparaîtra lors de notre congrès. En septembre, nous nous doterons d’un bureau national renforcé.
D’où viennent-ils ceux qui nous contactent et nous rejoignent aujourd’hui ? Du Front ? Quelques-uns bien sûr, des militants mais aussi des cadres et des élus. Du MNR ? Oui bien sûr, mais aussi nombre de ceux qui avaient depuis quelques années mis le sac à terre et attendaient qu’autre chose leur soit proposé. Et puis, et je m’en réjouis, nous voyons venir à nous des femmes et des hommes qui, tout en partageant les valeurs et les principes qui sont les nôtres, n’avaient jamais adhéré à une formation politique – et surtout pas au Front National. C’est aussi avec ceux là que nous devons constituer la droite nationale et identitaire de demain.
Qui, dans ces conditions, peut ne pas voir que nous sommes une valeur ajoutée à un ensemble qui, il est vrai, s’affaisse de jour en jour ? Qu’on ne s’y trompe pas. Mes amis et moi-même ne nous parons pas subitement d’une humilité d’apparence. Nous pensons avoir raison en particulier sur notre analyse du système et des moyens de le combattre, sur l’Europe qu’il faut construire autrement, sur l’islamisation qui est la menace première, et sur les valeurs de notre civilisation hellénique et chrétienne. Nous pensons avoir les moyens que d’autres n’ont pas eu de définir une stratégie et de constituer une dynamique pour défendre ces positions. Nous n’avons pour autant jamais dit que nous le ferions seuls.
Notre analyse est que le FN, malgré le dévouement de ses militants, ne se relèvera pas de la situation structurelle, politique et électorale dans laquelle il se trouve. Notre analyse est que le MNR, malgré la qualité des ses cadres et la hauteur de vue de son projet, est aujourd’hui usé. Notre analyse est que le MPF est un leurre et une impasse. Je ne pense pas, en écrivant ces lignes, dire autre chose que des vérités d’évidence, largement partagées au demeurant par les dirigeants de ces formations.
Mais qu’on ne compte pas sur nous pour aller plus loin dans le constat et surtout pas pour nous vautrer dans la polémique Nous souhaitons sincèrement bon vent au FN et au MNR. Nous souhaitons au FN en particulier, qui est, pour l’heure, le seul encore dans l’arène électorale, de rencontrer les succès que méritent la plupart de ses candidats et militants lors des partielles, même si nous regrettons que rien, ou si peu, n’ait été fait depuis vingt ans en faveur de l’implantation en profondeur dans les circonscriptions, les cantons et les communes. Nous souhaitons aussi que notre famille politique continue de disposer après juin 2009 d’une représentation parlementaire à Strasbourg…
Mais la Nouvelle Droite Populaire est lĂ . Elle existe et va faire entendre sa voix.
Oui, nous avons des ambitions. Ceux qui voient toujours tout par le petit bout de la lorgnette, et le mal du bas de leur petitesse, diront que ces ambitions ne sont que les miennes… Peu importe. Notre ambition est évidemment collective : pour la NDP parce qu’elle est nécessaire et emprunte une voie juste ; pour nos compatriotes parce qu’ils ont désormais le dos au mur ; pour notre Europe parce que sa construction dans un monde bouleversé est vitale ; pour notre Pays parce que la Nation française n’est pas qu’un simple territoire mais est aussi un principe spirituel ; pour notre civilisation parce que, sans elle, il n’y a pas d’humanité vraie.