Rubriques Alors que s'achève une année passionnante qui fut riche et constructive pour la France, je vous propose quelques semaines de pause.
Nous recommencerons à dialoguer fin août.
En attendant, bel été à tous et rendez-vous à la rentrée!
Voilà une réforme que demande la gauche française depuis les débuts de la Vème République !
Depuis 1958 et « Le Coup d’état permanent » de François Mitterrand, la gauche française n’a cessé de s'élever durement contre le « pouvoir personnel », la main-mise de l’exécutif sur toutes les nominations comme sur l’autorité judiciaire, la faiblesse du Parlement…
Et voilà qu’aujourd’hui, elle refuse catégoriquement de voter une réforme institutionnelle qui donne au Parlement la maîtrise de la moitié de l’ordre du jour, augmente considérablement son rôle dans la fabrication des lois avec l’examen en séance publique du projet amendé par la commission, lui permet de contrôler sérieusement les nominations au plus hauts postes, pour n’en citer que quelques points importants !
Mieux, ou pis, 19 amendements de ce texte viennent de la gauche !
On croit rêver : dans quel pays vivons-nous où l’opposition préfère jouer à « plus anti-Sarkozy que moi tu meurs » plutôt que de faire avancer la démocratie ?Parmi ceux qui voteront contre, les uns voteront contre leurs idées, les autres contre leur camp.
C’est surtout navrant pour la France qui a tant besoin d’équilibrer les pouvoirs.
J'étais hier soir l'invité du "Chat les Echos" de 17h30 à 18h30 pour répondre en direct aux questions des internautes.
Retrouvez l'intégralité du débat sur le site du journal Les Echos.
Lire les échanges:
David: Si la croissance n'était pas suffisante pour équilibrer le budget, le gouvernement envisage-t-il des mesures de plus grande ampleur afin de réduire les dépenses ?
Patrick_Devedjian: Je pense que ce qui compte, c'est la continuité dans la réduction de la dépense publique. En même temps, il faut tenir compte de la situation sociale et l'insuffisance de croissance doit être gérée avec sagacité. Il y a des dépenses improductives et des dépenses indispensables. Il faut constamment faire le tri.
Philippe PAOLI: Les prélèvements sociaux paralysent les petites entreprises et freinent l'emploi. Ce sujet n'est jamais traité. Si je paye 1.000 euros un salarié il en coûte 2.000 à l'entreprise, comment voulez-vous fonctionner à ce taux ? Comparez-le aux autres pays de la CE, cette fois nous sommes champions d'Europe!! Que comptez-vous faire pour adapter les taux comme l'on fait nos voisins?
Patrick_Devedjian: MalgrĂ© tout quand on tient compte des allĂ©gements de charges, c'est-Ă -dire 16 milliards d'euros pour travailler moins et 6 milliards d'euros pour travailler plus,…
C'est une grande joie !
Il ne faut jamais abandonner le combat pour la liberté.
La diplomatie française et Nicolas Sarkozy ont su le mener, en ayant plusieurs fers au feu, et ont permis de donner à cette inhumaine prise d'otages une dimension internationale.
Bravo au président Uribe pour la plus belle des issues à tant de cruauté, sans effusion de sang, sans compromission avec les FARC !
Viva la libertad !
Plusieurs réflexions après la réunion du 25 juin qui rassemblait les élus d’Ile-de-France de gauche et de droite sur l’avenir de notre région.
D’abord, l’avenir de Paris et de la « région capitale » ne concerne pas que leurs seuls habitants mais le pays tout entier. La renommée internationale de Paris, tant culturelle qu’économique, intéresse la France, je dirais même l’Europe.
Paris sera-t-elle encore demain une capitale internationale, comme Londres, New-York, Tokyo, ou encore une capitale européenne à l’image de Berlin ou Barcelone ? Il y a quelques décennies personne ne se posait trop la question : l’esprit soufflait à Paris, c’est « là que cela se passait » pour les artistes comme pour les idées nouvelles. Aujourd’hui, est-ce le cas ?
Pour retrouver ce statut international, il faut faire du Grand Paris une ville ouverte sur le monde de la culture, de la recherche, des affaires ; attirer les artistes, les chercheurs, les entrepreneurs, à la fois par la qualité de la vie et celle de l’enseignement, et par le dynamisme de l’économie, donc supprimer nombre d’entraves administratives… « Vaste programme », aurait dit le Général en son temps.
Ensuite, il faut, et j’en ai toujours Ă©tĂ© partisan quoi…