VATICAN - A l’audience générale le Pape Benoît XVI parle de la conversion de Saint Paul : « ...
Rome (Agence Fides) – Sur le Chemin de Damas, dans les premières années 30 du premier siècle, et après une période où il avait persécuté l’Eglise, se produisit le moment décisif de la vie de Paul. Sur ce point, on a beaucoup écrit, et naturellement, de points de vue différents. Il est certain qu’il s’est produit là un tournant, bien plus, un changement de perspective ». Telles sont les paroles du Pape Benoît XVI, au début de sa catéchèse consacrée à la conversion de saint Paul, lors de l’audience hebdomadaire du mercredi 3 septembre, dans la Salle Paul VI.
Sur cet épisode fondamental de la vie de Paul, nous avons deux sources : la première est les Actes des Apôtres, dans lesquels Luc raconte par trois fois cet événement. « Le lecteur moyen, déclare le Saint-Père, peut être tenté de s’arrêter beaucoup trop sur plusieurs détails, comme la lumière venue du ciel, la chute à terre, la voix qui appelle, la condition nouvelle de cécité, la guérison comme par la chute d’écailles des yeux, et le jeûne. Mais tous ces détails se réfèrent au centre de l’événement. Le Christ Ressuscité apparaît comme une lumière splendide et parle à Saul, transforme sa pensée et sa vie elle-même. La splendeur du Ressuscité le rend aveugle : et apparaît ainsi, même extérieurement, ce qu’était sa réalité intérieure, sa profonde cécité vis-à-vis de la vérité, de la lumière qu’est le Christ. Et puis son ‘oui’ définitif au Christ dans le Baptême ouvre de nouveau ses yeux, et le fait voir réellement… Saint Paul est ainsi transformé non pas par une pensée mais par un événement, celui de la présence irrésistible du ressuscité, dont il ne pourra jamais douter par la suite, tant était forte l’évidence de l’événement, de cette rencontre. Cela changea fondamentalement la vie de Paul ; et, en ce sens, on peut et on doit parler d’une conversion ».
La deuxième source concernant l’épisode de la conversion, ce sont les Lettres de Saint Paul lui-même. « Il n’a jamais parlé en détails de cet événement », rappelle le Saint-Père, toutefois « il fait allusion à plusieurs reprises à ce fait très important, à savoir que lui aussi est un témoin de la Résurrection de Jésus, dont il a reçu la révélation de manière immédiate de Jésus lui-même, en même temps que la mission d’apôtre ». Et ainsi, les deux sources, les Actes des Apôtres et les Lettres de Saint Paul « convergent, et sont d’accord sur le point fondamental : le Seigneur a parlé à Paul, il l’a appelé à l’apostolat, il a fait de lui un apôtre véritable, un témoin de la Résurrection, avec la charge spécifique d’annoncer l’Evangile aux païens, au monde gréco-romain. Et, dans le même temps, Paul a appris que, malgré le caractère immédiat de son rapport avec le Ressuscité, il devait entrer dans la communion de l’Eglise, il devait se faire baptiser, il devait vivre en syntonie avec les autres apôtres ».
Toutefois, Paul n’interprète jamais ce moment comme un fait de conversion, parce que, comme l’explique le Souverain Pontife, « ce tournant de sa vie, cette transformation de tout son être ne fut pas le fruit d’un processus psychologique, d’une maturation intellectuelle et morale, mais venait de l’extérieur : ce ne fut pas le fruit de sa pensée, mais de la rencontre avec le Christ Jésus… Seul l’événement, la rencontre forte avec le Christ, est la clef pour comprendre ce qui s’était passé : mort et résurrection, renouvellement venant de Celui qui s’était montré et avait parlé avec lui. Dans sens plus profond, nous pouvons et nous devons parler de conversion ».
Lors de cet événement toutefois, Paul « n’a pas perdu tout ce qu’il y avait de bien et de vrai dans sa vie, dans son héritage, mais il a compris d’une manière nouvelle la sagesse, la vérité, la profondeur de la loi et des prophètes, il a tout repris de manière nouvelle. Dans le même temps, sa raison s’est ouverte à la sagesse des païens ; s’étant ouvert au Christ de tout son cœur, il est devenu capable d’un dialogue d’un vaste dialogue avec tous, il est devenu capable de se faire tout à tous. Ainsi, il pouvait devenir réellement l’apôtre des païens ». En conclusion de sa catéchèse, le Saint-Père a déclaré : « Pour nous aussi, le christianisme n’est pas une nouvelle philosophie ou une nouvelle morale. Nous sommes des Chrétiens seulement si nous rencontrons le Christ. Certes, Il ne se montre pas à nous de cette manière irrésistible, lumineuse, comme il l’a fait avec Paul pour en faire l’apôtre de tous les peuples. Mais nous aussi, nous pouvons rencontrer le Christ, dans la lecture de l’Ecriture Sainte, dans la prière, dans la vie liturgique de l’Eglise. Nous pouvons toucher le cœur du Christ et sentir qu’Il touche le nôtre. C’est seulement dans cette relation personnelle avec le Christ, c’est seulement dans cette rencontre avec le Ressuscité, que nous devenons réellement des chrétiens. Et ainsi, notre raison s’ouvre, toute la sagesse du Christ s’ouvre, et toute la richesse de la vérité ». (S.L.)
(Agence Fides, 4 septembre 2008)
EUROPE/PORTUGAL- Ouverture du Congrès missionnaire national: “Portugal, tu vis la Mission, ...
Fatima (Agence Fides) – Le Congrès missionnaire du Portugal a commencé hier, 3 septembre 2008. Il a lieu a Fatima, à l’occasion du 10e anniversaire de l’Année missionnaire. Le Congrès a pour thème « Dans la rencontre avec le Christ vivant, appelés et invités à la mission au Portugal et dans le monde », et pour slogan : « Portugal, tu vis la Mission, cherche des horizons ».
Le Congrès a été organisé par la Conférence épiscopale portugaise à travers la Commission épiscopale pour les missions, ainsi que par les Œuvres Pontificales Missionnaires du Portugal et par la Conférence des Instituts religieux du Portugal et des Instituts missionnaires « Ad Gentes ».
L’objectif principal est de promouvoir et de renforcer la dimension missionnaire de l’Eglise au Portugal, et les objectifs spécifiques sont les suivants : sensibiliser et former le Peuple de Dieu à la Mission au Portugal et dans le monde ; partager les expériences et les témoignages de la mission ; célébrer l’action missionnaire de l’Eglise ; renforcer les Secrétariats missionnaires diocésains et promouvoir et élaborer quelques lignes d’action pour arriver à une plus grande unité et efficacité opérationnelle dans l’action missionnaire de l’Eglise au Portugal.
Les thèmes qui seront traités tournent autour de trois questions : Le Portugal, une vision historique, sociologique et religieuse du pays ; Tu vis la Mission : un parcours théologique de la mission ; Cherche des horizons : proposition d’une série d’orientations et de suggestions pour un Portugal plus engagé avec la Mission.
Les travaux ont été ouverts par le Cardinal Patriarche de Lisbonne, José Policarpo, qui a présenté un rapport sur « La Mission et les incertitudes du monde contemporain », dont il est ressorti que dans le monde d’aujourd’hui, qui résiste au message de Dieu, « ce n’est pas facile d’évangéliser, mais cela en vaut la peine ». En cette Année Paulinienne, le Cardinal a ensuite présenté Saint Paul comme un modèle d’évangélisation : en lui nous découvrons « les grands traits de la mission évangélisatrice : la foi granitique en Jésus-Christ, percevant l’identification de l’Eglise avec Jésus-Christ ; l’annonce de l’espérance dans la plénitude de la vie ; la capacité d’affronter avec réalisme les certitudes et les incertitudes du monde de son époque, en donnant sa vie pour l’Evangile ». « L’Eglise, dans sa mission évangélisatrice, est confrontée à une société qui ressemble par de nombreux aspects à celle à laquelle Saint Paul a annoncé l’Evangile » a souligné le Cardinal Policarpo.
Les rapports prévus pendant les prochaines journées du congrès sont : « Situation de la Mission Ad Gentes dans l’Eglise du Portugal » ; « Portugal : le défi des valeurs » ; « Les nouvelles routes de la Mission Ad Gentes » ; « La mission au cœur de l’Eglise locale » ; « La mission dont nous rêvons : les ‘trésors’ des Eglises sœurs » ; « La mission universelle de l’Eglise locale ». Le congrès se terminera dimanche matin 7 septembre, par la célébration de la messe présidée par le Cardinal Policarpo dans le sanctuaire de Fatima. (RG) (Agence Fides 4/9/2008 Lignes 34 Mots 508)
EUROPE/ITALIE- Du 8 au 12 septembre, la 40e Semaine biblique nationale, au 60e anniversaire de ...
Rome (Agence Fides) - La 40e Semaine biblique nationale, à l’anniversaire du 60e anniversaire de la fondation de l’ABI (Association biblique italienne, 1948-2008), se déroulera du 8 au 12 septembre 2008 à l’Institut biblique pontifical. Le thème de cette semaine est : « Processus exégétique et herméneutique croyante : une polarité intrinsèque à la Bible ». Commentant le thème choisi, Mgr Ermenegildo Manicardi, coordinateur de la Semaine biblique nationale 2008 et membre du Conseil de présidence de l’ABI, souligne qu’« il s’agit d’un thème très ambitieux ». Il explique en effet que le développement raffiné des sciences bibliques peut conduire à un éloignement des spécialistes du reste de la population. Ceux qui ne sont pas chargés de ces travaux peuvent se lasser en écoutant des détails techniques dont ils ne saisissent pas l’importance. On arriverait alors à une espèce de ‘mort pour spécialisation’ et les biblistes, au lieu de faire parler et vivre la Bible, l’étoufferaient. Il est nécessaire de rappeler aux savants que, sans faire aucune concession du point de vue du sérieux scientifique, ils ne doivent pas perdre le rapport avec la communauté croyante et avec la population. Plus en profondeur, la Semaine entend rappeler que faire uniquement l’exégèse des versets signifierait au mieux préparer, mais pas encore arriver au vrai dialogue que le Dieu vivant cherche avec l’homme aussi aujourd’hui. C’est une tâche très difficile pour les exégètes. Je crois cependant que l’on doit tenter de dire quelque chose, et même quelque chose de plus que ce qui se dit aujourd’hui. A ce sujet la Semaine est ouverte sur le Synode ».
Parlant des 60 années d’existence de l’ABI, Mgr Manicardi rappelle que « les objectifs initiaux de l’Association, déjà en 1948, étaient sur deux fronts. Tout d’abord il y avait à aider les nombreux professeurs de Bible dans les séminaires diocésains italiens, en général avec de petites classes. Tous ne venaient pas d’études bibliques vraiment solides. L’ABI, en organisant les Semaines bibliques pour les professeurs, a réussi à relier les professeurs universitaires et les enseignants plus modestes par des échanges de nouvelles, en vue d’améliorations de niveau qui ont été sensibles. Après le Concile, les diocèses ont cherché à avoir des spécialistes de la Bible. Souvent des laïcs se sont aussi proposés pour cette tâche. Maintenant le niveau atteint des pointes d’excellence, de niveau international. Le second fruit a été celui de la divulgation de la Bible. On savait que la Bible n’était pas très connue, aussi pendant les Semaines les professeurs se sont-ils consacrés à la formation des non professionnels en exégèse, distinguant, à l’intérieur de l’association, trois sections en plus de celle des professeurs : les prêtres, les religieux et les religieuses. Maintenant ces catégories ne sont plus distinctes, car on préfère un discours pour tous les croyants, et dans l’association s’est créée la section des Associés agrégés, à laquelle s’inscrivent tous ceux qui se consacrent à l’Apostolat biblique, ou à la diffusion d’une connaissance solide de la Bible, comme parole de Dieu qui, à travers le texte ‘inspiré’, s’adresse aussi à l’homme d’aujourd’hui ».
Actuellement les Associés ordinaires (Professeurs d’Ecriture Sainte dans les Universités pontificales ou de matières relatives à la Bible qui travaillent dans les universités d’Etat) sont près de 750, parmi lesquels plusieurs évêques. En moyenne chaque année entre quinze et vingt nouveaux Associés ordinaires adhèrent à l’ABI. Les Associés agrégés sont environ 150 et travaillent dans le domaine de la pastorale biblique. Chaque année dans toute l’Italie l’ABI organise des cours et des semaines de formation biblique et s’occupe en outre de plusieurs publications avec des articles scientifiques et de formation.
On enregistre des signes positifs sur la lecture de la Bible en Italie. Mgr Manicardi affirme en effet : « Les rencontres bibliques suscitent encore un intérêt très vif. Pour beaucoup, la prière personnelle et des petites communautés est allée de plus en plus dans la ligne d’une vraie rencontre avec la Parole des Ecritures. Plusieurs formes de « Lectio divina » se sont largement diffusées. Le fait qu’une critique très fréquente ait pour objet le peu de lien entre la prédication des prêtres et la proclamation des lectures bibliques est le signe d’une sensibilité importante. Evidemment cela renvoie à la nécessité d’une préparation encore plus soignée du clergé sur ce point ».
Concernant le thème de la formation, Mgr Manicardi souligne que “la formation biblique des croyants est devenue un objectif important, en particulier depuis que la liturgie en italien a mis ceux qui participent aux célébrations face à un abondant choix de textes des Evangiles et de la Bible. Cette riche possibilité de choix veut dire aussi la rencontre avec des textes difficiles, que l’on ne comprend pas immédiatement. Si l’on veut que, sans perdre le sens du mystère et de l’adoration (éléments auxquels on redevient plus sensible), la liturgie soit aussi une nourriture du cœur et de la pensée, il faut diffuser une compétence de lecture biblique encore plus riche ». (S.L.) (Agence Fides 4/9/2008; lignes 56, mots 822)
ASIE/INDE- « Contre toute violence et tout fondamentalisme, nous vivrons un jour de jeûne et de ...
New Delhi (Agence Fides) – « La Journée spéciale de jeûne et de prière, le 7 septembre, sera un moment d’invocation et de confiance en Dieu qui unira les chrétiens de toutes les confessions et dénominations présentes en Inde. En parfaite unité œcuménique, nous prierons et nous serons côte à côte contre la violence et pour défendre la vie » : c’est par ces paroles que le P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence épiscopale de l’Inde, présente, dans un entretien avec l’Agence Fides, la Journée du 7 septembre, organisée par l’Eglise indienne au lendemain des attaques anti-chrétiennes en Orissa.
Le P. Babu raconte à Fides : « La Journée aura lieu à l’intérieur des églises, dès les premières heures de l’aube jusqu’au soir, avec des prières, des messes, l’adoration eucharistique, le chapelet, des veillées. Nous prierons pour les victimes de l’Orissa et pour leurs familles, pour les chrétiens chassés de leurs maisons et contraints à une vie de réfugiés. Nous invoquerons la paix, l’unité et l’harmonie pour le pays, nous demanderons à Dieu de retirer la violence et la haine des cœurs ».
Pendant la Journée –souligne le porte-parole- « tous les hommes de bonne volonté seront unis à nous, y compris les fidèles hindous et musulmans, ainsi que les représentants des autorités civiles ».
« Il est nécessaire- continue le P. Babu- de donner un signe à toute la société indienne : il faut protéger et garantir la vie de tous les citoyens, quelque soit la religion qu’ils professent. Nous voulons rappeler à la nation que l’Inde a toujours été un pays multiethnique, multiculturel et multiconfessionnel et que la paix est possible. Tous les citoyens sont égaux devant la loi et dans leur dignité fondamentale, devant Dieu et devant les hommes. Tous ont et doivent jouir des mêmes droits inaliénables ».
Le P. Babu souligne la proposition de la Journée : « Nous voulons que cette Journée soit un moment d’unité de la nation, en opposition à toute violence, à toute idéologie extrémiste, toute discrimination politique, sociale ou religieuse. Nous nous inspirons et nous demandons la protection de Mère Teresa de Calcutta, dont demain, 5 septembre, a lieu la fête : elle a été et est pour l’Inde un modèle de compassion universelle ».
La Journée sera célébrée dans tout le territoire national, y compris l’état de l’Orissa. Le porte-parole des évêques conclut : « Nous craignons qu’en Orissa –bien que l’initiative soit totalement pacifique et non violente, centrée sur la dimension spirituelle- des tensions supplémentaires soient engendrées, avec de possibles réactions des groupes extrémistes, pas encore totalement sous contrôle. C’est pourquoi nous avons demandé au gouvernement de prendre de plus grandes précautions et d’assurer la protection des citoyens chrétiens ». (PA) (Agence Fides 4/9/2008 lignes 32 mots 448)
ASIE/ PAKISTAN - « Les réformes démocratiques et la stabilité économique sont les premières ...
Lahore (Agence Fides) – « La situation est particulièrement délicate et difficile. Il y a une lutte active pour le pouvoir alors que le pays a un besoin urgent de réforme, de garanties, de droits, de stabilité politique et économique », a déclaré à l’Agence Fides Peter Jacob, laïc catholique, secrétaire de la commission « Justice et Paix » de l’Eglise catholique pakistanaise à la veille de l’élection présidentielle du 6 septembre.
Dans un entretien accordé à Fides, Jacob indique les principales priorités du pays : « un processus de réformes démocratiques, la lutte contre le fondamentalisme, la paix sociale et puis des interventions dans l’économie pour garantir le bien-être de la population et particulièrement celui des catégories les moins avantagées ». Il affirme que « la question des minorités religieuses, dont la minorité chrétienne, reste ouverte. Il faut garantir leurs droits, leurs libertés et le respect que leur doivent tous les citoyens ». La commission « Justice et Paix » s’est toujours employée à demander un respect total des minorités religieuses dans ce pays. Le Pakistan se prépare à l’élection présidentielle depuis la démission de l’ancien Président, le général Pervez Musharraf, survenue le 18 août dernier. A la tête du Pakistan depuis le coup d’Etat de 1999, Musharraf a été contraint de démissionner car il était accusé d’avoir violé la Constitution en truquant le résultat de la présidentielle d’octobre 2007, décrétant la loi martiale et révoquant le juge Iftikhar Chaudhry de la présidence de la Cour Suprême ainsi que les voix qui lui étaient hostiles.
Trois candidats briguent la présidence. Le favori est Asif Ali Zardari, veuf de l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto (tuée dans un attentat en décembre 2007) et soutenu par le Parti du Peuple Pakistanais (PPP). Les deux autres candidats en lice sont le magistrat Saeed-uz-Zaman Siddiqui appuyé par la Ligue Musulmane Pakistanaise (PML), le parti de Nawaz Sharif, et Mushahid Hussain, un proche de l’ancien président Musharraf.
Le vote se fera au suffrage des membres des deux Chambres du Parlement et des quatre Assemblées provinciales de l’Etat.
Le pays, qui compte 168 millions d’habitants, se remet d’une vague d’attentas qui a fait 1200 morts en un an tandis que l’armée régulière cherche à contrer les rebelles islamistes proches d’Al Qaida et les taliban afghans présents dans les zones tribales du nord-ouest.
Un attentat récent a visé le Premier ministre Yousuf Raza Gilani, le représentant du PPP, sa voiture a été la cible de tirs d’armes à feu à Rawalpindi.
ASIE / HONG KONG - Les universitaires catholiques relancent le témoignage d’une vie de sainteté ...
Hong Kong (Agence Fides) – « Se confier totalement au Seigneur en suivant la Sainte Ecriture c'est-à-dire vivre la sainteté, voilà la meilleure voie pour affronter une société tellement sécularisée qu’elle n’a pas la moindre considération pour le caractère sacré de la vie ». Réunis dans l’Association catholique universitaire, les universitaires catholiques de Hong Kong en sont profondément convaincus. Selon le Kong Ko Bao (le bulletin diocésain en version chinoise) les jeunes de Hong Kong se sentent perdus face à la diffusion massive d’informations sur le « sexe irresponsable » et le manque de respect envers la vie et la dignité humaine. Individualisant la gravité de la situation, les universitaires catholiques ont organisé différentes initiatives pour relancer une connaissance correcte et responsable de la sexualité humaine et pour diffuser les principes fondamentaux qui conduisent à une vie digne en prenant la vie elle-même comme modèle. Ces dernies mois, ils ont préparé une série de rencontres sur le thème « Amour, sexe, mariage et famille » afin de faire connaître « l’amour conjugal et le mariage comme des dons précieux que Dieu fait à l’homme ». Selon l’un d’eux, « nos contemporains sont très sûrs d’eux et intolérants, ils détestent écouter le « prêche » de qui que ce soit. La meilleure façon pour les toucher c’est notre exemple. Nous chrétiens, nous devons vivre à la première personne une vie de sainteté, en rendant ainsi visible l’enseignement de l’Eglise parce que la vie sanctifiée est importante pour chacun, qu’il soit catholique ou non. Tous mes camarades savent que je suis catholique, je souhaite qu’ils puissent y réfléchir et ainsi être transformés grâce à notre témoignage ».
AMERIQUE / GUATEMALA - Message pour la journée nationale des émigrants : « Rester indifférent ...
Ville de Guatemala (Agence Fides) – « Terre mère, vie des pays » voilà le titre du message écrit par Mgr Alvaro Ramazzini, évêque de San Marcos et président de la pastorale de la mobilité humaine au sein de la conférence épiscopale du Guatemala pour la célébration de la journée nationale des émigrants que l’Eglise du Guatemala célèbre dimanche prochain, le 7 septembre.
« Cette année, peut-on lire dans le message, nous voulons attirer l’attention nationale et internationale, sur le drame vécu par la population migrante face aux phénomènes inhumains des déportations et signaler, dans le contexte guatémaltèque, la relation intime qui existe entre l’injuste distribution des biens de la terre et l’augmentation de la pauvreté, cause principale des migrations forcées ».
Selon Mgr Ramazzini, « les flux migratoires des pays pauvres vers les pays riches sont actuellement déterminés par des facteurs de nature économique ». En fait « l’augmentation de la pauvreté, le manque d’opportunités et l’absence d’un processus de développement intégral et supportable créent une différence croissante entre les pays riches et les pays pauvres et, au sein de chaque pays, entre les secteurs riches et ceux qui s’appauvrissent ». Cette division est le fruit de la globalisation où la « dynamique du marché absolutise facilement l’efficacité et la productivité comme des valeurs régulatrices de toutes les relations humaines », ce phénomène promeut donc « des inégalités et des injustices multiples ».
Selon l’évêque « les problèmes issus d’une situation d’injustice structurelle qui touchent les pauvres avec une force toujours plus grande, doivent être résolus avec des critères éthiques ». Le président la pastorale de la mobilité humaine rappelle que « indépendamment des raisons qui ont poussé l’émigrant à abandonner son pays », il se voit immergé par force dans « un drame profondément humain qui touche sa vie émotionnelle et effective de façon définitive » à cause de la « séparation familiale, de la perte de sa langue maternelle, de la perte des racines culturelles et par conséquent du refus d’une nouvelle culture, de la perte des liens affectifs avec la nature et la terre mère, des atteintes xénophobes et de l’abus de la main d’œuvre immigrée ».
Il y a aussi le problème des détentions et des déportations irrégulières au Mexique et aux Etats-Unis, un phénomène qui « comporte toujours le risque de porter atteinte aux droits de l’homme ». C’est une démonstration de la violence dont souffrent les immigrants quand ils doivent traverser les zones frontalières des pays de transit où sont fréquents « les crimes liés à la traite des personnes à travers l’exploitation sexuelle, la prostitution, le travail forcé, l’esclavage et des pratiques analogues comme la servitude ». L’immigration clandestine n’a pas diminué « mais elle s’est tournée vers de nouvelles routes en utilisant des voies plus périlleuses à cause de politiques et de lois sur l’immigration toujours plus restrictives ». A cause de cela « la vulnérabilité des immigrants s’aiguise, le nombre de morts augmente comme la dépendance envers les trafiquants et le coût pour arriver à destination ».
« En tant que disciples de Jésus Christ, nous ne devons ni ne pouvons laisser passer inaperçues la douleur injuste et l’exclusion dont souffrent quotidiennement nos frères et sœurs émigrants. Rester indifférents face aux détentions injustifiées, aux morts, aux déportations de masse, aux violations des droits de l’homme, à la pauvreté grandissante, c’est se rendre complices », ajoute l’évêque. L’appel que Mgr Ramazzini adresse donc aux diocèses, aux paroisses, aux congrégations religieuses et à la communauté est donc d’écouter le cri des émigrants et de faire un geste de solidarité en leur faveur. Il demande aux autorités de « promouvoir et de défendre la dignité et le respect des droits de l’homme des émigrants et de ceux qui se sont réfugiés dans notre pays ».
AMERIQUE / COLOMBIE - « Vers la paix : vie digne, développement et liberté », voilà le slogan ...
Bogota (Agence Fides) – Le dimanche 7 septembre commencera la semaine pour la Paix 2008. Cet événement voulu par le secrétaire national de la pastorale sociale (SNPS / la Caritas colombienne) a comme slogan « Vers la paix : vie digne, développement et liberté » et se poursuivra jusqu’au 14 septembre dans tout le pays. En 2008 on célèbre la mise en place du numéro 15, le but de l’initiative est d’éduquer et de mobiliser la société colombienne afin que les citoyens contribuent de manière responsable à la construction de la paix par leurs vies et leurs actions.
La Sainte messe d’ouverture de la semaine aura lieu à midi dans la cathédrale de Bogota. Durant la semaine, différentes juridictions, paroisses et groupes prendront part à des activités, des rencontres, des journées éducatives, des célébrations eucharistiques, des événements culturels etc…
L’évêque de Barrancabermeja et président de la commission épiscopale de pastorale sociale, Mgr Jaime Prieto Amaya, a affirmé que la paix est possible en Colombie. « C’est tout à fait significatif et beau de voir réunis dans le cadre de la semaine pour la Paix les représentants des différentes organisations qui sont en train de lutter et de travailler pour elle », a-t-il affirmé en rappelant ensuite que le slogan de la semaine « Vers la paix : vie digne, développement et liberté » contient les éléments fondamentaux pour une paix véritable en Colombie.
« La paix et le développement intégral ne se rejoignent pas sans le respect et la sauvegarde des droits, parmi lesquels le plus important est le droit à une vie digne », a ajouté l’évêque au cours de la présentation de l’initiative au siège de l’épiscopat de Bogota. Il a souligné quatre éléments centraux de la proposition que le secrétaire national de pastorale sociale (SNPS / Caritas colombienne) préconise pour tout le pays : former à la réconciliation, prier pour la paix, y réfléchir sérieusement, appeler chacun à construire la paix.
VATICAN - Comment aider les enfants et reprendre sereinement l’activité scolaire ? Les conseils ...
Cité du Vatican (Agence Fides) – Au moment de la rentrée scolaire, les unités de diététique clinique, de médecine cardiorespiratoire, de médecine du sport, de psychologie clinique et de neuropsychiatrie infantile de l’hôpital de l’Enfant Jésus, donnent quelques conseils pour savoir comment aider les enfants à aller à l’école de façon sereine, comment favoriser leur intérêt pour l’apprentissage, comment soigner leur alimentation et compenser la sédentarité de la vie scolaire. Sur le site de l’hôpital, on parle de l’alimentation des enfants en âge scolaire (il y a des conseils pour une alimentation correcte, les besoins énergétiques d’un enfant en âge scolaire…) mais aussi de ce qu’un parent peut faire (ou ne pas faire) pour favoriser la curiosité et le goût de l’apprentissage chez les enfants, et des activités physiques qu’on peut pratiquer pour compenser la sédentarité due aux obligations scolaires. Sur les cartables, souvent trop lourds à cause des livres, les experts invitent à ne pas dramatiser parce qu’ils « causent pas de déformations ou de déviations de la colonne vertébrale tant qu’ils sont portés pendant des périodes courtes, même sur une seule épaule. Un usage limité à 10 ou 20 minutes par jour ne crée aucun problème. Cela peut être utile de se mettre d’accord sur cette proposition avec les enseignants, d’habitude disponibles, pour que grâce à la programmation et à l’organisation du travail scolaire, le matériel à transporter soit distribué tout au long de la semaine. »
AFRIQUE/SENEGAL- La promotion de la femme pour améliorer l’économie et freiner l’exode rural: ...
Dakar (Agence Fides) – Depuis leur arrivée au Sénégal en 1980, les Franciscaines missionnaires de Marie, outre les activités pastorales dans les paroisses, ont consacré leur apostolat à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Dans le district de Salemata, déjà à partir de 1981, les femmes d’ethnies Bassari et Peulh et d’autres groupes ont pu fréquenter pendant trois ans des cours de langue française, d’arithmétique et de couture (tricot et broderie), et être insérées dans des programmes de ménage familial et d’éducation à l’hygiène domestique.
L’objectif principal de ces initiatives est de former des femmes capables de transmettre leurs connaissances au reste du village, apportant ainsi des améliorations dans l’économie du groupe. Pour cette raison les religieuses suivent de près leur réinsertion et font en sorte de réorganiser les activités artisanales et d’impliquer le plus grand nombre de femmes. Dans ce but, à partir de 1992 de nombreux cours de formation ont été organisés directement dans les villages, cherchant ainsi à mettre un frein aux exodes de masse qui frappent les populations rurales. A travers une formation sur place, des femmes et des jeunes filles ont appris à cultiver leurs champs et à élever le bétail.
Aujourd’hui les Franciscaines missionnaires de Marie sont présentes dans une centaine de villages avec leurs programmes de micro développement économique. Depuis 1992 le Centre de formation technique de Salemata est destiné à l’école du soir pour les jeunes filles des villages voisins. Ces trois dernières années l’augmentation du nombre d’auditrices a poussé les religieuses à ouvrir une nouvelle école dans leur maison de Providence, qui assure la nourriture et le logement à 30 étudiantes. Depuis 2006 en outre le diocèse de Tambacounda organise une série de séminaires pour la promotion du travail de groupe féminin. (A.M.) (Agence Fides 4/9/2008; lignes 23, mots 312)