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Mer 20 aout 2008
             


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Mosquée de Créteil : du soutien scolaire pour tous
Alors que la nouvelle mosquée de Créteil doit ouvrir ses portes dans quelques semaines, l'équipe pédagogique de l'association culturelle prépare sa rentrée de l’accompagnement scolaire. Constituée d'une trentaine de professeurs bénévoles pour l'année 2008-2009, elle veut faire profiter de ses compétences les élèves modestes et en difficulté, de la 6ème aux Bac+2, et sans distinction de croyance.
Mosquée de Créteil : du soutien scolaire pour tous
« Notre initiative consiste à pouvoir aider les jeunes de toutes les communautés confondues, qui n'ont pas forcément beaucoup de moyens » explique Taoufik, membre de l'équipe pédagogique de l'accompagnement scolaire de la Mosquée de Créteil, situé ans le Val-de-Marne. Il s'agit de l' « Association pour l'animation et la gestion des espaces culturels du centre culturel et cultuel de Créteil », une association à la fois culturelle et cultuelle.
Depuis deux ans, une dizaine de professeurs bénévoles, d'un niveau minimum de bac+5, y font de l'aide aux devoirs pour les élèves de 3ème à Bac+2, et leur donnent des cours dans les matières scientifiques, littéraires, économiques et technologiques. Chaque professeur – pour la plupart doctorant, agrégé, ingénieur ou cadre - a sa spécialité d'enseignement. Né d'une initiative informelle au cours de l'année 2006-2007, les effectifs des élèves augmentent chaque année, tout comme le corps professoral puisqu'à la fin de l'année scolaire 2007-2008, 35 élèves de tout niveau ont suivi ces cours.
La nouvelle mosquée de Créteil va permettre la poursuite de cette activité scolaire et l'accueil d'un plus grand nombre d'élèves puisque 100 places sont à prendre pour l'année scolaire 2008-2009. Autre nouveauté : le soutien scolaire s'ouvre à tous les élèves à partir de la 6ème. Les cours ne se dérouleront plus dans trois salles mais dans au moins six, et environ 32 professeurs feront leur rentrée des classes, quinze issus de la promo de l'année passée et dix sept fraichement recrutés notamment grâce au réseau des Dérouilleurs et à des annonces postées sur Internet. Les travaux du lieu de culte n'étant pas terminé, aucune date d'inauguration de la mosquée n'a été arrêtée. Le premier mois de cours sera donc réservé aux classes les plus importantes, c'est-à-dire de la 1ère aux Bac+2, et dont l'accompagnement scolaire reste crucial pour bien préparer un examen. Toutes les classes reprendront dans les nouveaux locaux en octobre-novembre, en fonction de la fin des travaux. Au vu du niveau de certains élèves, Taoufik avoue à Saphirnews « En février 2007, nous avions 23-24 élèves. Le but c'était le bac. Au début, on ne pariait pas sur eux. Et puis finalement, nous avons eu de bons résultats ! Une de nos élèves a même eu la mention très bien à l'examen ».

Relation d'entraide
Les cours se font en petit comité puisque chaque groupe n'excède pas 6 ou 7 élèves. Ouverts à tous les élèves de toutes confessions ou sans confessions, ils sont aussi ouverts à toutes les bourses puisque les collégiens de la 6ème à la 4ème payent 50 € pour toute l'année et ceux de la 3ème aux bac+2 la somme de 90 €. Avec ce forfait unique, l'élève pourra choisir autant de matières qu'il voudra. « Ce serait égoïste de ne pas faire profiter [de nos compétences, ndlr] ceux qui veulent réussir » poursuit Taoufik, « Il faut apaiser les peurs, malgré que l'on soit dans une mosquée, ce soutien scolaire est ouvert à tous ». L'objectif de l'association est d'élargir la relation profs-élèves en instaurant une « relation d'entraide », notamment pour les aider à trouver un stage ou un emploi. Ainsi, l'an dernier, des professeurs ont accompagné certains de leurs élèves au Salon de l'Etudiant et au Salon Studyrama, deux salons d'orientation destinés aux lycéens. « On a « limite » forcé les élèves à s'y rendre, mais à la fin, ils étaient heureux » raconte un membre de l'association. Dans cette optique, des rencontres avec des professionnels ont été organisées en fin d'année avec les jeunes pour les aider dans l'orientation. Ingénieurs, cardiologue, professions scientifiques ont par exemple été invités pour parler de leur métier.






Renseignements et inscription à partir du samedi 23 août sur le site Internet : Union des Associations Musulmanes de Créteil
Ou directement à la mosquée de Créteil (emplacement actuel)
Association pour l'animation et la gestion des espaces culturels du centre culturel et cultuel de Créteil
2 rue Charles Gounod
94 005 Créteil
Tel.: 01.43.39.51.15

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Les Fêtes de Genève repoussées en raison du Ramadan ?
Chaque année depuis soixante-deux ans, les Fêtes de Genève attirent plusieurs milliers de visiteurs et de touristes du monde entier, et en particulier du Proche et Moyen-Orient. Les touristes issus de cette région du monde apportent à la ville durant cet événement une manne estimée à 100 millions de francs. Une somme qui fait réfléchir Genève Tourisme, cet organisme s'inquiétant du fait qu'à partir de 2009 le nombre de ces touristes moyen-orientaux soit en baisse, les Fêtes coïncidant avec le mois de Ramadan.
Les Fêtes de Genève repoussées en raison du Ramadan ?
La 62ème édition des Fêtes de Genève s'est achevée le 10 août dernier, et déjà les organisateurs s'inquiètent pour la fréquentation des prochaines éditions. Et pour cause ! Elles coïncideront à partir de 2009 avec le mois de jeûne du Ramadan !

Or, la clientèle proche et moyen-orientale est importante durant les festivités de la ville de Genève. Son apport financier est estimé à 100 millions de francs suisses (60 millions d'euros environ), d'où la préoccupation de l'organisation, qui réfléchit même à l'opportunité d'un report de ces Fêtes. Une solution impossible quand on sait que les dates des Fêtes de Genève sont programmées trois années à l'avance.

Selon la Tribune de Genève du 6 août dernier, "toute catégorie confondue, cette clientèle représente largement plus de 50% des nuitées. Alors que le reste de l'année, ce chiffre ne dépasse guère les 10%".

Dépensant sans compter durant leur séjour, les moyen-orientaux envahissent littéralement la capitale suisse durant les Fêtes. Le cinéma Central de Genève a même diffusé à l'occasion de cet événement des films arabes non sous-titrés.

Pour Paul Müller, le président de la Société des hôteliers de Genève, "depuis trois ans, la clientèle moyen-orientale ne se déplace plus dans le sillage des têtes couronnées de leur région, mais vient chez nous principalement pour les Fêtes."

Jean-Marc Imhof, le directeur de Fert Tours International, une agence de voyages de luxe, extime pour sa part qu'"en juillet et en août, l'hôtellerie genevoise réalise 80% de son chiffre d'affaires grâce aux touristes du Moyen-Orient. En deux mois, cette clientèle génère environ 50 millions de francs pour les seules nuitées, et 100 millions au bas mot si l'on tient compte des dépenses dans les restaurants et magasins."

Des chiffres qui risquent à l'avenir de baisser sensiblement étant donné la coïncidence des Fêtes de Genève avec le mois du Ramadan. Or, comme le soulignait à la Tribune de Genève Alain Bittar, qui tient la seule librairie genevoise proposant de la littérature arabe, "le Liban ou l'Egypte bénéficient d'infrastructures propres aux recommandations religieuses concernant cette période. Genève n'est pas équipée pour accueillir des touristes du Moyen-Orient en période de jeûne."

Les dates des festivités étant fixées trois ans à l'avance, il est alors impossible de les repousser, même si selon Jean-Pierre Jobin, le président de Genève Tourisme, organisateur des Fêtes pour le compte du Conseil administratif de la ville de Genève, un groupe de réflexion a été mis en place afin de se pencher sur cette nouvelle donne qui pourrait coûter gros.

"Les organisateurs devront avoir le courage politique d'assumer que ces réjouissances sont d'abord destinées à attirer les touristes. Et parmi elle, les touristes du Moyen-Orient font très fort", pouvait-on lire dans l'éditorial de la Tribune de Genève daté du 6 août dernier. Et d'ajouter : "Il ne s'agit pas de planifier les Fêtes 2015 en mai (le ramadan commencera alors le 6 juin), mais de réfléchir aux conditions d'accueil de ceux que l'on cherche à faire venir. Pour une ville qui se veut cosmopolite, c'est la moindre des politesses. "

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Les musulmans français les plus pratiquants attachés au mariage et à la famille
La pratique religieuse influence t-elle les comportements familiaux ? Oui, répondent en coeur les instituts publiques démographique et statistique, l'Ined et l'Insee. Selon une étude conjointe menée en 2005 sur un échantillon de 10 079 hommes et femmes âgées entre 18 et 79 ans, le paysage religieux français est en pleine évolution : baisse du catholicisme, expansion des religions minoritaires comme l'Islam, renforcement de l'attachement aux valeurs du mariage et de la famille pour les plus pratiquants.
Les musulmans français les plus pratiquants attachés au mariage et à la famille
Dans une étude conjointe de l'INED et de l'INSEE parue cet été* sur l'influence de la pratique religieuse sur les comportements familiaux, il ressort une « expansion » des religions autres que catholiques comme l'Islam et l'attachement plus fort aux valeurs du mariage et de la famille pour les plus pratiquants. Selon les chercheurs Arnaud Régnier-Loilier et France Prioux, « le paysage religieux est en pleine évolution en France ». Bien que la religion catholique reste dominante - et ce malgré une baisse de la pratique chez ses fidèles - la religion musulmane est de plus en plus représentée : moins de 2 % des 65-79 ans contre 7 % des 18-24 ans. En 2005, un peu plus de deux millions se déclaraient musulmans, soit 5 % des femmes et des hommes âgés entre 18 et 79 ans. La pratique religieuse est la plus élevée chez les personnes se disant appartenir à la religion musulmane puisque 34 % de ses fidèles hommes et 14 % de ses fidèles femmes se rendent plus de fois par mois sur leur lieu de culte contre seulement 4 % et 8% des catholiques.

Religion, mariage et famille
Pour toutes les religions, les personnes les plus pratiquantes restent très attachées au mariage puisque parmi eux, seuls 6 % des hommes et 7 % des femmes ne sont pas mariés alors que c'est le cas d'environ un cinquième des personnes les plus éloignées de la religion (sans religion et non pratiquants). En conclusion générale de l'étude, il s'avère selon ses auteurs que « les relations entre la pratique religieuse et le mariage, la fécondité et la famille ont tendance à se resserrer, en particulier du côté des femmes ». Pour les plus pratiquant(e)s, dont le nombre s'est fortement réduit, « le mariage reste presque incontournable et souvent un engagement pour la vie ; il demeure le cadre dans lequel naissent les enfants et les unions sans enfants sont rares ». Les plus pratiquants vivent moins souvent plusieurs unions successives.



* Bulletin mensuel d'information de l'Institut national d'études démographiques (INED), Populations et Sociétés, numéro 447, Juillet-août 2008. Etude d'Arnaud Régnier-Loilier et France Prioux. Etude réalisée d'après l'enquête "Etude des relations familiales et intergénérationnelles" réalisée en 2005 par l'Ined et l'Insee, en France auprès d'un échantillon de 10 079 répondants âgés entre 18 et 79 ans.


Etude complète sur : La pratique religieuse influence-t-elle les comportements familiaux ?

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Un Ramadan 2008 à l'heure du portable islamique
A l'heure de la dématérialisation numérique et de l'hyper personnalisation, les opérateurs de téléphonie et de l'internet investissent la niche confessionnelle. Un mobile avec les heures de prière et un Coran intégrés c'est possible. Et ça marche. Nokia, premier constructeur mondial sur ce marché, revient cette année avec une version enrichie de son "Ramadan Edition" , lancé l'an dernier à la veille du mois sacré.
Un Ramadan 2008 à l'heure du portable islamique
Le Ramadan est aussi un mois béni pour les fournisseurs d'applications mobiles et internet. Cette année encore, le leader mondial de la téléphonie mobile, Nokia, revient avec son offre lancée avec succès l'an dernier. Quelques jours avant le début de cette période clé du calendrier musulman, les utilisateurs au Moyen-Orient et au Maghreb ont pu apprécier les applications adaptées du N73 « Ramadan Edition » destiné à « faciliter la prière et la pratique de l'Islam tout au long du mois sacré » à en croire l'intention louable de l'opérateur finlandais.

L'appareil doté d'une plateforme complète comprend un calendrier de prières, un guide détaillé sur le pèlerinage et des informations didactiques sur le jeûne. Et, nouveauté 2008 : le service est enrichi d'une version numérique du Coran en arabe ainsi qu'en français. La récitation est dite par l'imam saoudien, Cheikh Ali Al-Hudhaify. Ces services ont été installés, depuis, sur une plus large série de modèles, de cette marque uniquement, disponibles au Moyen-Orient. Néanmoins, il est désormais possible à tous les détendeurs de certains appareils (N95 et N82) de les télécharger depuis le site Nokia.

En France, Naji Yahmadi, jeune entrepreneur de 22 ans a développé Calisla. Là encore, même principe : disposer dans son téléphone portable d'applications pour faciliter la pratique rituelle de l'Islam, de ses coreligionnaires. Le service mis en place en avril 2008 est essentiellement centré sur la pratique de la prière. Depuis le site www.horairesdeprières.com, il est possible de télécharger, à l'achat, un calendrier calculé dans plus de 400 villes de France. Une boussole est intégrée pour ne plus se perdre à chercher la direction de la Mecque. Et pour surfer sur la mode de la personnalisation, même Mozilla-Firefox s'y est mis. Appel à la prière cinq fois par jour quel que soit l'endroit où l'internaute se trouve. Depuis plus d'un an, le concurrent direct d'Explorer propose cette extension à ses utilisateurs musulmans.

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Les magistrats français formés à la connaissance de l'Islam
Du 1er au 5 septembre prochains, les magistrats en formation continue participeront à la première des deux sessions consacrées chaque année à la connaissance de l'Islam prévues à l'Ecole Nationale de la Magistrature (ENM). En partenariat avec l'Institut du Monde Arabe, ce séminaire facultatif est destiné à appréhender la deuxième religion de France, ses fidèles, ses pratiques mais aussi la connaissance du monde arabe contemporain.
Les magistrats français formés à la connaissance de l'Islam
Tour à tour critiqués, courtisés, admirés, les juges ne font pas un métier facile. La médiatisation à outrance d'affaires impliquant des protagonistes musulmans, présentés comme tels ou encore français d'origine maghrébine ces dernières semaines n'a fait que les maintenir sous les feux de la rampe et relancer le débat sur la connaissance de l'Islam à défaut de relancer celui sur les amalgames. Pourtant, les juges ne sont pas en reste puisque l'Ecole de la Magistrature de Paris propose aux magistrats en formation continue deux sessions consacrées à la connaissance de l'Islam. Bien que facultatives, celles-ci sont très prisées des élèves. La sous-directrice de la formation continue à l'ENM, Isabelle Schmelck, indiquait au quotidien La Croix le 8 août dernier*, une « demande très forte » si bien que celle-ci estimait recevoir « plus de candidatures » qu'il n'y avait de places disponibles.

Aider à la compréhension des mentalités
La prochaine session « L'Islam et le monde arabe contemporain », co-organisée avec l'Institut du monde arabe (IMA) aura lieu du 1er au 5 septembre et doit accueillir 190 participants, dont des magistrats français et européens. L'objectif de cette session est selon la célèbre école, « d'aider à comprendre les mentalités de ces populations en fournissant des éléments d'informations sur l'histoire passée et présente des pays arabes, et sur la religion entendue comme doctrine, système et attitudes ». Les thèmes évoqués vont de « Religion et histoire » à « Etat et société dans le monde arabe contemporain » en passant par la « condition sociologique et juridique de la femme ».
La seconde session prévue du 17 au 19 novembre complètera la précédente en abordant « en petit nombre [30 participants, ndlr] les questions relatives à la montée de l'identité musulmane en France, à l'organisation de l'islam (...), aux pratiques culturelles et religieuses des musulmans en France », et plus particulièrement sur « la manière dont les jeunes musulmans issus de l'immigration se forgent une identité de Français musulmans et réclament une reconnaissance de celle-ci (…), les différents types de pratiques (…), l'action des pouvoirs publics à l'égard de l'islam (…), l'organisation de cette religion en France et du traitement des aspects juridiques et culturels à l'origine de conflits médiatisés (effets des conventions signées par la France avec les pays du Maghreb, question du port du voile), (…) et la mise en perspective européenne de cette session ». Ces enseignements sont strictement réservés aux magistrats et ne sont pas ouverts au public.


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Le Crif manifeste son soutien à Nouredine Rachedi
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a manifesté le 14 août dernier « sa solidarité avec Nouredine Rachedi ». Cette réaction a été notamment relayée par le quotidien Libération en date du 15 août. Le Crif « se félicite également que l'un de ses deux agresseurs qui se revendique d'extrême-droite ait été mis en examen » et ajoute qu'il « entend dénoncer avec la même fermeté toutes les formes de racisme, qu'elles visent des musulmans, des juifs, des Noirs ou qui que ce soit ».

Le 25 juillet dernier, Nouredine Rachedi s'était fait roué de coups dans un parc public à Guyancourt (Yvelines). Le 12 août dernier, un jeune homme de 18 ans, un de ses deux agresseurs présumés, avait été mis en examen par le parquet de Versailles. Selon l'Agence France Presse, le jeune homme, militant d'extrême droite, est connu par les services de police pour des actes de violences. Lors d'une perquisition de sa chambre, les policiers ont trouvé « deux armoires pleines de documentation nazies ». Le second agresseur est toujours recherché. Les policiers de Guyancourt sont chargés de l'affaire.


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Dalaï lama en France: pas de rencontre prévue avec les représentants musulmans.
Au septième jour d’une visite très commentée en France, le chef spirituel tibétain a fait halte ce week-end à Nantes et ce, pour six jours de conférences sur le thème « paix universelle, paix intérieure » avant de reprendre sa tournée dans le reste du pays. Dans un contexte politique propice à la surenchère polémique, le dalaï lama qui ne rencontrera pas le Président de la République pour cause de jeux olympiques à Pekin, n’a, semble t-il, pas été sollicité par les organisations musulmanes, en congés annuels.
Dalaï lama en France: pas de rencontre prévue avec les représentants musulmans.
C'est le chassé-croisé de l'été. Si les représentants de toutes les confessions locales ont été invitées, au 6ème cycle d'enseignements dispensé par le dalaï lama jusqu'au 20 août à Nantes, les organisations musulmanes n'ont pas répondu présent. Ce week-end, le recteur de la mosquée de Saint Herblain (Loire Atlantique) et le président du Conseil régional du culte musulman du Pays de Loire étaient absents des gradins du Zénith. « C'est une période assez délicate : entre vacances et fête de l'Assomption » reconnaît-on à l'association Océan de Sagesse, organisatrice de l'évènement. « Il y a eu des rencontres interconfessionnelles formelles lors des précédentes visites du dalaï lama, mais ce n'est pas prévu cette fois-ci » précise-t-on.

D'autant plus qu'aucune rencontre officielle n'aurait été programmée ou demandée par l'instance de représentation de l'Islam de France, depuis l'arrivée, le 11 août dernier, du Prix Nobel de la Paix et chef spirituel des Tibétains en visite jusqu'au 23 août. Du coté du Conseil représentatif des musulmans de France (CFCM), son nouveau président Mohammed Moussaoui était injoignable ces derniers jours et Haidar Demiryurek, vice-président chargé des régions, confirme avec précaution depuis son lieu de villégiature, qu'à sa connaissance il n'y a pas eu de démarche en ce sens.

En 1997, le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, recevait pour la première fois en ce lieu, le dalaï-lama. « Un grand évènement » qu'il avait qualifié d'« ouverture nécessaire », parce que selon lui « quand on comprend, quand on s'imprègne un petit peu de la spiritualité bouddhique, c'est l'occasion d'un retour sur notre tradition, sur le "Juste milieu" » rappelait-il dans une interview accordée en 2001 à l'émission Voix Bouddhistes sur France 2. De son coté, Khaled Bentounès, fondateur des Scouts musulmans de France, investi dans le dialogue interreligieux à travers le monde, a rencontré le chef spirituel tibétain en 1999 dans le cadre d'une réunion inter tradition en Savoie. Il est également à l'origine d'échanges islamo bouddhiste.

Un voyage strictement religieux aux tournures politiques.
C'est au nom de son engagement pour « la promotion des valeurs humaines universelles », « une compréhension et une plus forte harmonie entre les traditions religieuses majeures du monde » et « la cause tibétaine » que Tenzin Gyatso, 14ème dalaï lama avait accepté de se rendre à Rennes en 2006. Mais son état de santé avait compromis sa venue. Ce dixième voyage répond à une invitation strictement religieuse de trois centres Bouddhiques. Cette nouvelle date a été arrêtée « pour des raisons d'agenda » indiquent les organisateurs, et d'après eux, « La concomitance avec les jeux olympiques de Pékin n'aurait pas retenu l'attention des médias et du grand public à ce point sans la violence des événements de mars dernier qui ont rappelé au monde la situation dramatique du Tibet et les conditions de vie du peuple tibétain. »

Une concordance de date néanmoins fâcheuse pour l'équipe présidentielle tiraillée entre ses intérêts avec la Chine et les affaires tibétaines. Mais pour d'autres raisons d'agenda, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, ne rencontrera pas le Prix Nobel de la Paix ce mercredi, comme annoncé la semaine dernière. Son calendrier a été « bouleversé par la crise géorgienne » a-t-il annoncé au Journal du Dimanche. De son coté, Ségolène Royal, ex-candidate PS à la présidentielle a été reçue ce samedi. A l'issue de son cycle de conférences, le dalaï lama reprendra sa tournée en France avant de clôturer son voyage par l'inauguration d'un temple près de Lodève dans l'Hérault, en la présence attendue de Carla Bruni-Sarkozy.

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La Russie promet de se retirer de Géorgie
Selon le président russe Dmitri Medvedev, qui l'a promis à son homologue français Nicolas Sarkozy, les troupes russes devraient débuter leur retrait de Géorgie "le lundi 18 août en milieu de journée". Mais pour la secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice, la réputation de la Russie "est en lambeaux", cette dernière ayant espéré que la Russie allait "cette fois-ci tenir sa promesse".
La Russie promet de se retirer de Géorgie
Alors qu'Européens et Américains haussent le ton afin que la Russie retirent ses troupes de Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev a promis dimanche à son homologue français Nicolas Sarkozy que ce retrait serait effectif à compter de "lundi 18 août en milieu de journée". Une promesse que la secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice espère qu'elle sera "cette fois-ci" tenue.

Samedi 16 août, un accord de cessez-le-feu avait pourtant été signé, mais selon le gouvernement géorgien, les troupes russes renforçaient leurs positions autour de la capitale Tbilissi le lendemain dimanche. Le même jour, le chef du Kremlin promettait à Nicolas Sarkozy "le retrait du contingent militaire envoyé en renfort aux forces de maintien de la paix russes à la suite de l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud".

Dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro ce lundi, le président français Nicolas Sarkozy estime que le "retrait doit être effectué sans délai. Ce point n'est pas négociable à mes yeux. Il doit concerner toutes les forces russes qui sont entrées en Géorgie depuis le 7 août. Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer."


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Mosquée de Montreuil : le projet validé ferait jurisprudence
Après quatorze mois de doute, les associations musulmanes de Seine-Saint-Denis ont accueilli avec soulagement, ce 6 août 2008, le jugement en appel de la cour administrative de Versailles. La mosquée de Montreuil va pouvoir sortir de terre et la Fédération des associations cultuelles de la ville voit même dans cette décision une confirmation de la jurisprudence qui prévalait déjà depuis les années 1930 pour les églises.
Mosquée de Montreuil : le projet validé ferait jurisprudence
A la suspension succède la validation et à l'incertitude, le soulagement. La future mosquée de Montreuil, en Seine Saint-Denis, a retrouvé toute sa légitimité juridique. La cour d'appel de Versailles (Yvelines) a invalidé, le 6 août 2008, le recours en annulation pour bail illégal déposé par l'élue du Mouvement national républicain (MNR), Patricia Vayssière. Sa requête avait été confirmée, en première instance, le 12 juin 2007, par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d'Oise), mettant un coup d'arrêt au processus de construction de la mosquée dont la première pierre avait été posée en janvier 2007.

En cause : le bail emphytéotique (d'une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans) concédé pour un euro symbolique par an, à la Fédération cultuelle des associations musulmanes de Montreuil (FCAMM) porteuse du projet. Une somme tellement dérisoire pour le MNR qui, relevant là une forme de financement indirect, s'est engouffré dans la brèche judiciaire pour dénoncer cette atteinte au principe de neutralité de l'Etat inscrit dans la loi de 1905. Et la même rhétorique avait été appliquée à Marseille et à Roubaix. A chaque fois, seuls les lieux de cultes musulmans ont été visés par ces attaques alors que les mêmes baux ont bénéficié à d'autres associations cultuelles sans déclencher d'indignation.


Multiplier les recours pour bloquer les projets
La manœuvre est simple, elle consiste selon Franck Fregosi, chercheur au CNRS spécialiste du fait religieux, à multiplier les recours pour faire infléchir la jurisprudence : « Difficile alors de ne pas constater qu'à la longue un tel système confortera l'idée néfaste que tous les cultes ne sont pas traités sur un même pied d'égalité et que par conséquent la loi dite de la laïcité consacre un traitement disparate des cultes au lieu de permettre un traitement égalitaire » (1)

Une stratégie qui a tout de même porté ses fruits pendant quatorze mois. « Après la décision du Tribunal de Cergy, les municipalités étaient plus frileuses » et plusieurs projets ont été retardés, note Mohamed Henniche, secrétaire général de l'Union des Associations Musulmanes du 93. « Nous avons traversé une période de doute et d'incertitude » précise-t-il. Les associations étaient invitées "à trouver d'autres solutions". Impossible, en l'état actuel, de réunir les sommes nécessaires à la réalisation de ces édifices. « Le bail emphytéotique est la meilleure solution et elle vient de l'intérieur » souligne Mohamed Henniche.

En réponse, la cour d'appel de Versailles à considéré dans son jugement que « le principe constitutionnel de laïcité, qui implique neutralité de l'Etat et des collectivités territoriales de la République et traitement égal des différents cultes, n'interdit pas, par lui-même, l'octroi dans l'intérêt général et dans les conditions définies par la loi, de certaines aides à des activités ou des équipements dépendant des cultes ». Et Mohamed Abdoulbaki, vice-président de la FCAMM, d'insister sur la portée jurisprudentielle: « cette décision administrative met un terme à ce jeu politico-juridique » emmené par ces formations d'extrême droite.

Ensemble, la FCAMM, l'UAM 93 et l'ancien maire de la ville, Jean-Pierre Brard, se sont réjouis de cette décision qui renoue, selon eux, avec l'équilibre antérieur. Ce "retour à la normale" permet à Mohamed Abdoulbaki d'envisager une mise en chantier au moment de la prochaine fête de l'Aïd el Kébir, si la collecte de dons le permet.


(1) « Une révision du droit commun en matière de financement des activités cultuelles est souhaitable », entretien avec Franck Fregosi, Saphirnews.com, 25 mars 2008.

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L'art islamique retrouve une place de choix au Louvre
Après la première pierre - symbolique - posée au début de l'été, les travaux du département d'art islamique du Louvre débuteront en septembre. Enteriné depuis 2003 par Jacques Chirac, officialisé par Nicolas Sarkozy, ce nouvel espace consacré à l'art islamique ouvrira ses portes fin 2010. " L'occasion pour les français et tous les visiteurs du Louvre de voir que l'islam, c'est le progrès, la science, la finesse, la modernité et que le fanatisme au nom de l'islam est un dévoiement de l'islam " avait estimé le chef de l'Etat lors de son inauguration au début de l'été.
L'art islamique retrouve une place de choix au Louvre
« L'islam a porté l'une des plus anciennes et plus prestigieuses civilisations dans le monde. Avec l'islam, nos prédécesseurs étaient bien en avance sur le monde. Il n'y a aucune raison que ce qui a été le cas il y a des siècles, ne soit pas le cas pour les siècles qui viennent » avait déclaré Nicolas Sarkozy le 16 juillet dernier à l'occasion de l'inauguration du département d'art islamique du Louvre et de la pose de la première pierre. Les travaux de construction du 8ème département du célèbre musée doivent démarrer en septembre. Ce nouvel espace se situera dans la Cour Visconti, dernier espace disponible du Louvre, non loin des trésors les plus visités des lieux, comme La Joconde ou encore La Vénus de Milo. Le projet a été conçu par deux architectes, l'italien Mario Bellini, le français, Rudy Ricciotti, en association avec le muséographe Renaud Piérard. D'une superficie de 6.545 m2 sur trois niveaux, les salles d'art islamique seront organisées sur trois niveaux Le tout sera recouvert « voile lumineux, nuage ou tapis volant dans l'esprit de la poétique de l'Islam » selon le musée. Mais il faudra attendre décembre 2010 pour découvrir cet espace. Le département s'appuiera en partie sur la collection du musée du Louvre, riche de quelques 100 000 pièces et complétée par un important dépôt de 3400 œuvres du musée des Arts décoratifs. Au final, une sélection de plus de deux mille œuvres issues des terres d'Islam couvrant une période de plus de 1300 ans y seront exposées. Selon le Louvre, il couvrira tout le champ culturel de l'Islam dans toute son ampleur géographique, de l'Espagne jusqu'à l'Inde, et du VIIème au XIXème siècle.

Contribution de l'Islam à l'humanité
« C'est l'occasion pour les Français et tous les visiteurs du Louvre de voir que l'islam, c'est le progrès, la science, la finesse, la modernité et que le fanatisme au nom de l'islam est un dévoiement de l'islam » indiquait le chef de l'Etat à l'inauguration au début de l'été. Le prince saoudien Alwaleed Bin Talal, le principal mécène, également présent lors de la pose de la première pierre a déjà donné 17 millions d'euros pour la construction des salles. La contribution de l'Etat devrait s'élèver à vingt millions d'euros pour les travaux. Celui-ci s'était déclaré « heureux » de voir la France donner « aux musulmans la possibilité de présenter une partie de leur patrimoine culturel dans les salles prestigieuses du plus célèbre musée français ». Mais la genèse de ce projet remonte à la présidence de Jacques Chirac qui souhaitait dès 2003 la création de nouveaux espaces pour accueillir la collection d'art islamique. Le décret du 1er aout 2003 entérinait son souhait qui allait permettre selon le musée du Louvre le « redéploiement des collections dans des espaces dignes de leur richesse et de leur diversité ». Pour la prédécesseur de Nicolas Sarkozy, il s'agissait avec ce département de « conforter la vocation universelle de cette prestigieuse institution afin qu'elle puisse mieux faire connaître à son très vaste public la contribution exceptionnelle des civilisations de l'Islam à l'histoire de l'humanité ». Rendez-vous pris dans deux ans.


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