Que propose ce plan de déplacements de Paris (PDP), qu'il compte présenté au Conseil de Paris des 10 et 11 juillet prochain ou au plus tard en septembre ?

Une file de circulation du périphérique spécialement réservée au «covoiturage», aux bus, aux taxis et aux «véhicules propres».... De nouvelles réductions de vitesse : 50 km/h sur les voies sur berges qui ne donneraient d'ailleurs plus accès au centre de Paris... Une interdiction des véhicules de plus de 10 ans...

Un document de 200 pages contenant plus de 200 propositions... Problème (qui amplifie la polémique autour de ces propositions) : la préfecture de police de Paris n'en trouve pas trace dans ses courriers, pas plus que les élus de l'opposition qui parlent de diffusion «partisane».

Sur le fond, son plan de déplacements de Paris s'inscrit dans la continuité de ce qui a été entrepris dans la capitale depuis cinq ans. Son inspirateur, Denis Baupin, adjoint écologiste chargé des transports, considère l'automobile comme la cause principale de pollution.

Question: ses mesures ne vont-elles pas être au contraire un important facteur de pollution en créant des embouteillages par un manque de fluidité de la circulation ? Comme, on le voit, par exemple l'été avec la fermeture d'une partie des voies sur berge qui occasionnent sur le bord des quais des blocages important ?

Les entreprises auront-elles intérêt à s'implanter dans paris voir juste en périphérie si le périphérique actuel, déjà surchargé se voit amputer d'une voie (sur les trois existantes), et si les berges, seul accès rapide au centre de paris, permettent seulement de traverser de part en part la capitale ?

De même, «Tout cela est bien gentil, commente un haut fonctionnaire de la préfecture de police, mais il faut penser aux agents qui devront veiller à l'application de ces nouvelles règles. Faudra-t-il des policiers partout aux entrées de la capitale pour contrôler les accès des véhicules d'avant 1993 ? Car l'année n'est pas écrite sur le véhicule...»

Selon lui, «l'extension des transports en commun, bien que nécessaire, pose d'importants problèmes de sécurité».

Un exemple ? «Comment gérer une population en colère piégée par une grève si l'accent a été mis essentiellement sur les transports collectifs et alors qu'il n'existe toujours pas de service minimum ?»

Pour ou contre, le débat est ouvert, et les élections municipales arrivant maintenant rapidement, il y a fort à parier qu'elles ne feront que s'amplifier...