Prenons le cas d'Allemagne-Argentine.

Non seulement le public a sifflé les argentins, notamment lors du tirage des penalties, mais en plus après le dernier arrêt du gardien allemand une bagarre s'est déclenchée dûe, semble t-il à des joueurs argentins qui ont "pêté un cable" , comme l'on dit. Est-ce là l'exemple à donner au Monde ? N'est-il pas ridicule de parler de respect et juste après d'un côté comme de l'autre d'en manquer totalement ?

Cette intrusion incongrüe de la politique au sein d'un évènement sportif la rend d'autant plus inopérante que le milieu du football ainsi que ses acteur ne montrent pas l'exemple.

Que dire d'un sport dont les joueurs tentent systématiquement de tricher en demandant à l'arbitre qui la touche, qui le corner ou la faute imaginaire et en ne cessant d'insulter celui-ci, de le provoquer en allant même jusqu'à le menacer physiquement ? Et cela à longueur de championnats. Où est l'exemple ici ? Où est le respect ? Où est la valeur ajoutée "positive" ? Où est le modèle intégrateur ? Les gens croient-il qu'au sein d'une entreprise, ou dans le secteur public, ce comportement violent et provocateur soit la clef de la réussite d'une intégration au sein de leur struture de travail ? Croient-ils pouvoir faire "carrière" avec cette stratégie ? La vie professionnelle, si ses circonstances sont parfois dures, n'est pas pour autant Dallas, et ceux qui s'aviseraient de se comporter ainsi sont rapidement recadré voir rejetté par leurs collègues. Cette vision réductrice et primaire d'une activité professionnelle est une véritable régression.

IL est donc d'autant plus risible de vouloir instrumentaliser l'évènement, certes planétaire, pour défendre une cause qui fait appel au respect de l'Autre. Car ceux-là même qui viennent par ce biais nous donner une leçon de morale, se comportent pendant l'heure et demi qui suit comme des voyoux professionnels irrespecteux de leurs adversaires comme de l'arbitre.

Même motif d'étonnement pour les déclarations de Thuram sur JM Lepen.

Certes la france s'est qualifiée pour les quarts de final. Est-ce une si grande victoire pour que ce joueur qui devrait consacrer toute son énergie au match suivant, - et quel match !- se sente d'un seul coup poussé des ailes et entre dans l'arène politique ?

Ce n'est pas ce que nous attendons, d'un selectionné des bleus, en pleine coupe du monde. Monsieur Thuram fera ce qu'il lui plaît après la Coupe et tant mieux pour lui si il pense que les victoires de l'équipe de france lui donnent plus de poids pour ses déclarations. Mais ce Thuram là nous n'avons pas envie de l'entendre PENDANT la coupe du monde. Au lieu de courir après JM lepen il ferait mieux de courir après le ballon de la victoire. En tant que multimillionnaire gagnant 5 millions d'euros par an (3846 mensualité du smic, soit 320 ans de smic ! ... par an), nous le lui demandons qu'un seule chose: c'est de mériter ce que jamais nous ne gagnerons en plusieurs centaines de vie de travail...

C'est bien là le minimum qu'il puisse redonner au public qui soutient son pays et qui en le regardant se fout royalement de la politique et n'aimerait surtout pas avoir à y penser, par effet de ricochet.