Jean-Yves Lafesse estime que l’on retrouve sur ces plate-forme plusieurs dizaines de sketchs qui ont pour la plupart déjà été visionnés plusieurs centaines de milliers de fois sans que cela lui rapporte un sous. Il estime que c’est du « pillage industriel et réclame réparations des préjudices subis depuis plusieurs années par ces sites qui ont construit leur audience, et donc leur succès, sur l'exploitation illégale du travail des autres. »

Si de nombreux artistes admettent que la libre circulation de leurs vidéos est  une bonne pub, Lafesse le voit comme une violation de droits d'auteurs, et une perte d'argent.

Jean-Yves Lafesse  a décidé d’assigner Youtube et Dailymotion en justice, et leur réclame respectivement des dommages et intérêts de 8 et 1,5 million d'euros.

Le débat juridique qui va suivre risque de se montrer fort intéressant car les hébergeurs mis en cause devraient invoquer la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN). Le texte estime en effet que les hébergeurs ne sont que des hôtes et ne peuvent pas être considérés comme responsables des contenus diffusés par les internautes.

En fait il s’agit que de la partie visible de l’iceberg, car que compte faire Jean-Yves Lafesse, pour ce qui concerne les plateformes P2P ? Il ne s’agit plus la de quelques sketchs sortis de leur contextes pour le plaisir des amateurs mais de téléchargement d’oeuvres dans leur intégralité et pour lesquelles l’auteur ne voit pas arriver la moindre royalties.