Après la mort du juge Borrel, en 1995 à Djibouti, l’enquête française a privilégié dans un premier temps la thèse du suicide avant de retenir celle d’un assassinat après de nouvelles expertises. Des témoignages mettent directement en cause le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Le président  Sarkozy  a pris l’engagement de demander à ce que Elisabeth Borrel soit entendue en tant que témoin par la Cour internationale de justice de La Haye, ce que seul un Etat peut demander.

Des documents des services secrets français qui concernent l’actuel président de Djibouti et son entourage, n’ont pas encore été déclassifiés. L’instruction visera  à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin notamment d'identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles. Il n’y aura hélas  pas grand-chose a espérer sur la suite donnée pour des raisons évidentes de politique internationale, mais cela aura au moins le mérite de permettre a Mme Borrel de faire éclater publiquement la vérité et de la « réconcilier avec son pays »