Affaire Borrel
Par Paul Garcin, mercredi 20 juin 2007 à 12:36 :: Justice :: #247 :: Commentaires rss
Raison d’état oblige, tout le monde savait mais personne ne voulait bouger.
Le procureur de la République, Jean-Claude Marin a annoncé par communiqué l’origine criminelle de la mort du juge Bernard Borrel
Il aura fallu attendre 12 ans et l’élection de Nicolas Sarkozy qui avait promis de faire la lumière sur le dossier du juge Borrel pour que soit enfin reconnu la nature criminelle de sa mort
Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l'existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l'avant-bras gauche faites à l'aide d'un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles précisent que Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire. Ce qui écarte de fait l’hypothèse du suicide
Il aura fallu attendre 12 ans et l’élection de Nicolas Sarkozy qui avait promis de faire la lumière sur le dossier du juge Borrel pour que soit enfin reconnu la nature criminelle de sa mort
Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l'existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l'avant-bras gauche faites à l'aide d'un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles précisent que Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire. Ce qui écarte de fait l’hypothèse du suicide
Après la mort du juge Borrel, en 1995 à Djibouti, l’enquête française a privilégié dans un premier temps la thèse du suicide avant de retenir celle d’un assassinat après de nouvelles expertises. Des témoignages mettent directement en cause le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.
Le président Sarkozy a pris l’engagement de demander à ce que Elisabeth Borrel soit entendue en tant que témoin par la Cour internationale de justice de La Haye, ce que seul un Etat peut demander.
Des documents des services secrets français qui concernent l’actuel président de Djibouti et son entourage, n’ont pas encore été déclassifiés. L’instruction visera à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin notamment d'identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles. Il n’y aura hélas pas grand-chose a espérer sur la suite donnée pour des raisons évidentes de politique internationale, mais cela aura au moins le mérite de permettre a Mme Borrel de faire éclater publiquement la vérité et de la « réconcilier avec son pays »
Le président Sarkozy a pris l’engagement de demander à ce que Elisabeth Borrel soit entendue en tant que témoin par la Cour internationale de justice de La Haye, ce que seul un Etat peut demander.
Des documents des services secrets français qui concernent l’actuel président de Djibouti et son entourage, n’ont pas encore été déclassifiés. L’instruction visera à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin notamment d'identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles. Il n’y aura hélas pas grand-chose a espérer sur la suite donnée pour des raisons évidentes de politique internationale, mais cela aura au moins le mérite de permettre a Mme Borrel de faire éclater publiquement la vérité et de la « réconcilier avec son pays »




Commentaires
1. Le vendredi 22 juin 2007 à 15:54, par Borrelus
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