Le protocole de Kyoto ne sert à rien !
Par Christophe Marion, mercredi 3 octobre 2007 à 08:23 :: Science :: #330 :: Commentaires rss
J’ai reçu le programme du Festival International de Géographie, qui se tiendra du jeudi 4 au dimanche 7 octobre 2007 à Saint-Dié-des-Vosges. Le thème est d’actualité : « La planète en mal d’énergies » et j’apprécie qu’il soit traité par les géographes qui ont, sur ce domaine, une véritable expertise. D’autre part, le pays invité est la Roumanie et j’ai une vraie tendresse pour cette nation.
Qui évoque l'énergie parle forcément de réchauffement climatique. Sur ce sujet, comme sur d'autres, j'aime entendre des voix discordantes. C'est le cas avec Richard Lindzen, chercheur au Massachusets Institute of Technology (MIT) de Boston et consultant au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui s’inscrit en faux contre l’effet de serre. Selon lui, on ne peut pas en conclure que l’essentiel du réchauffement depuis un demi siècle soit dû aux gaz à effet de serre des activités humaines.
On observe une augmentation de la température de 0,13 degré par décennie et le GIEC voudrait, selon Lindzen, nous faire croire au désastre avec une hausse de 1,5 à 4,5 degrés d’ici 2100. Or, cette hausse jusqu’à 4,5 degrés n’est pas possible car elle implique une vitesse de réchauffement dix fois plus rapide qu’aujourd’hui. Alors même que l’impact du CO2 décroît, que l’impact des aérosols n’est pas mesurable et que la vitesse du réchauffement des océans est exagérée. De manière générale, selon Lindzen, les changements climatiques sont, pour l’instant, incompréhensibles pour l’homme. Il conteste même les mesures du GIEC : certes, les onze années (1995-2006) ont pu être « les plus chaudes jamais enregistrées » mais personne ne peut dire que c’est une tendance. Si l’année 1998 a été la plus chaude, les températures auraient, semble-t-il, baissé depuis. On pourrait citer d'autres exemples (notamment en ce qui concerne le niveau des océans).
Lindzen va même plus loin en affirmant qu'on « fait tirer les larmes du public avec des chiffres en milliards : le milliard de tonnes de glaces s’étant écroulés dans les océans, les milliards de tonnes de CO2 rejetés par les avions, etc. Que veulent dire ces chiffres ? Il faut une base de comparaison. Savez-vous, par exemple, qu’il y a dans l’atmosphère 385 000 tonnes de CO2 par personne pour 6 milliards de personnes sur la Terre ? ».
La conclusion est sans appel : « Koyto ne sert à rien » ! Sinon à retarder un changement de température de quelques années. Ce qu’il faut faire, c’est se préparer, Kyoto ou pas, à des changements importants. Et selon Lindzen, faire en sorte que tout le monde accède à un minimum de prospérité, que les Iraniens ne soient pas menacés par un tremblement de terre qui fait des milliers de morts quand les Californiens n’en déplorent aucun.
Je remercie mon ami Gilles Fumey, géographe à l'université Paris - Sorbonne et ses cafés géographiques de m'avoir fait découvrir ces théories iconoclastes. Car toutes les opinions sont bonnes à entendre, surtout lorsqu'elles sont émises par des spécialistes reconnus. Elles font progresser le débat.
Vous l'aurez compris : tous au Festival International de Géographie !
Christophe Marion
On observe une augmentation de la température de 0,13 degré par décennie et le GIEC voudrait, selon Lindzen, nous faire croire au désastre avec une hausse de 1,5 à 4,5 degrés d’ici 2100. Or, cette hausse jusqu’à 4,5 degrés n’est pas possible car elle implique une vitesse de réchauffement dix fois plus rapide qu’aujourd’hui. Alors même que l’impact du CO2 décroît, que l’impact des aérosols n’est pas mesurable et que la vitesse du réchauffement des océans est exagérée. De manière générale, selon Lindzen, les changements climatiques sont, pour l’instant, incompréhensibles pour l’homme. Il conteste même les mesures du GIEC : certes, les onze années (1995-2006) ont pu être « les plus chaudes jamais enregistrées » mais personne ne peut dire que c’est une tendance. Si l’année 1998 a été la plus chaude, les températures auraient, semble-t-il, baissé depuis. On pourrait citer d'autres exemples (notamment en ce qui concerne le niveau des océans).
Lindzen va même plus loin en affirmant qu'on « fait tirer les larmes du public avec des chiffres en milliards : le milliard de tonnes de glaces s’étant écroulés dans les océans, les milliards de tonnes de CO2 rejetés par les avions, etc. Que veulent dire ces chiffres ? Il faut une base de comparaison. Savez-vous, par exemple, qu’il y a dans l’atmosphère 385 000 tonnes de CO2 par personne pour 6 milliards de personnes sur la Terre ? ».
La conclusion est sans appel : « Koyto ne sert à rien » ! Sinon à retarder un changement de température de quelques années. Ce qu’il faut faire, c’est se préparer, Kyoto ou pas, à des changements importants. Et selon Lindzen, faire en sorte que tout le monde accède à un minimum de prospérité, que les Iraniens ne soient pas menacés par un tremblement de terre qui fait des milliers de morts quand les Californiens n’en déplorent aucun.
Je remercie mon ami Gilles Fumey, géographe à l'université Paris - Sorbonne et ses cafés géographiques de m'avoir fait découvrir ces théories iconoclastes. Car toutes les opinions sont bonnes à entendre, surtout lorsqu'elles sont émises par des spécialistes reconnus. Elles font progresser le débat.
Vous l'aurez compris : tous au Festival International de Géographie !
Christophe Marion




Commentaires
1. Le jeudi 10 janvier 2008 à 23:01, par Guiome71
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