Comme les choses ne tournent pas comme prévues  des  travailleurs sans papiers, exigent des explications et distribuent des responsabilités jugeant que les obligations de résultats ne sont pas atteintes.

Sur la totalité des grévistes soutenus par la CGT, Droits Devant seul 3 d’entre eux  ont obtenu un récépissé leur permettant l'obtention d'un titre de séjour. Au total, la CGT et Droits Devant ont parrainé quelque 900 demandes de régularisations déposées dans cinq préfectures d'Ile-de-France.

« Cela nous a été refusé par la préfecture de Paris, c'est pourquoi nous demandons que la CGT élargisse sa propre liste. Nous aussi, nous avons nos travailleurs sans-papiers qui méritent d'être régularisés au même titre que les grévistes de la CGT », a expliqué Mamoudou Diallo, porte-parole de la coordination des collectifs parisiens 75.

Monsieur Diallo laisserait presque entendre que la CGT aurait pratiqué une discrimination envers des sans papiers non syndiqués.

Toujours est il que la CGT n’est pas d'accord avec cette occupation,  a déclaré Raymond Chauveau qui voit la non pas le résultat de ses échecs mais une grosse provocation de la part de la préfecture qui a renvoyé les collectifs sur la CGT, en faisant apparaitre le syndicat comme l'antichambre de la préfecture.

« Maintenant on essaye de leur faire comprendre que ce n'est pas la CGT qui peut délivrer les dossiers », a-t-il ajouté.

Les grévistes ont indiqués leur intentions de rester et de continuer la lutte et la situaton risque de durer car on voit mal la CGT faire appel à la force publique pour déloger des sans papiers.