Mais pour aussi étonnant qu’ils soient ces dossiers ne sont pas le pire fléau de corruption, le drame c’est la magouille au quotidien, celle qui fait perdre des marchés et menace les emplois parce que la bonne patte n’a pas été graissée. En France 10% seulement des salariés interrogés déclarent qu’une commission occulte leur a déjà été demandée à eux ou leur société pour conserver ou obtenir un contrat, avec un cout moyen des actions frauduleuses qui est estimé à 3 millions d’euros.

Nous serions donc à en croire les chiffres un peu plus vertueux que la moyenne des européens ou alors moins clairvoyant sur nos pratiques, les dirigeants français considérant à plus de 80% que les règlements sont efficaces contre les dérapages, on peut penser à l’exemple de l’affaire du trader Jérôme Kerviel à la société générale que ses responsables devraient être plus prudent dans leurs affirmations comme le sont leurs collègues internationaux qui eux ne sont que 60% à miser sur les réglementations pour endiguer la corruption et la fraude, il préfèrent la vigilance et la formation de leur collaborateurs, mais il faut dire qu’en la matière en France nous avons pris le sentier de la vertu bien après la caravane, la France a transposée la législation anti-corruption de L’OCDE qu’en 2000, et la loi ne garanti la protection des personnes qui dénoncent des magouilles dans les entreprises que depuis novembre 2007 c'est-à-dire ….30 ans après les américains.

Par ailleurs il semble que nos dirigeants soient plus à considérer la corruption comme une pratique commerciale presque normale quand ils travaillent dans les pays en voie de développement. Même si nous faisons l’autruche force est de constater que nous progressons, nous sommes à la 19éme place entre le Japon et les USA dans le classement des pays perçus comme terre de corruption