Maintenant cette amélioration tient pour l’essentiel au retour en forme de l’automobile qui a progressé en avril de 3.8% après deux mois de fortes baisses. C’est bien mais attention, l’automobile reste un socle mouvant, les constructeurs continuent de délocaliser à tout va et les consommateurs, eux, réagissent par à coup.

Dans ce cadre il est compliqué de faire un tableau de marche tout à fait précis. En revanche ce sursaut en période difficile permet d’identifier quelques points forts de l’industrie française, ce sont avant tout les biens d’équipement comme le matériel de transport ou celui de l’énergie et la notre savoir faire nous permet de ne pas être victime de la force de l’euro sur les marchés internationaux qui sont en croissance et du coup de profiter des besoins des économies émergeantes de chine, d’Inde ou de Russie, car il faut bien reconnaitre que c’est la vigueur de la croissance de ces pays qui est actuellement notre meilleur filet de sécurité en matière de vente de produits industriels.

Ce bon indice est il annonciateur d’un redressement des entreprises françaises ? Depuis le début de l’année la production industrielle aura tout juste augmentée de 0.4% uniquement grâce à la production d’énergie. Pour le reste la fabrication de produits manufacturés stagne, les biens de consommation s’affichent dans le rouge, les biens d’équipement sont tous justes positifs essentiellement grâce à l’aéronautique.

Au total la production industrielle celle qui à une existence réelle perd tout doucement de l’altitude, le rebond d’avril est une correction dans un cycle difficile et les choses ne devraient pas s’arranger tres vite car l’ensemble des indicateurs de confiance des chefs d’entreprises nous annoncent une poursuite du ralentissement. Le contraire serait d’ailleurs surprenant dans le climat économique général actuel, il est même possible de considérer comme une performance que nos entreprises, celles qui n’appartiennent pas au CAC 40 ne soient pas KO sous les coups de la hausse des prix des matières premières et du crédit plus cher.

Pour retenir le bon coté des choses, la France est compétitive dans quelques activités à fortes valeurs rajoutées, ce n’est pas la panacée mais c’est un ballon d’oxygène bien venu au moment ou la consommation des ménages s’effiloche tres sérieusement.