Monsieur le citoyen président
Par Medias Libres, jeudi 10 juillet 2008 à 08:07 :: Société :: #624 :: Commentaires rss
Notre fonction présidentielle est morte, vive le président, si ce n’est pas vrai, dites-le- nous et agissez de concert avec votre parole. Monsieur le président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps…Je suis antimilitariste, un citoyen servant, humble semeur-consommateur de valeurs et de sens, avec mes défauts et mes qualités, à peine à la hauteur de la cheville du Général De Bollardière. Malgré cet engagement, je respecte la mission des militaires dans leur profession de maintien de la paix entre les hommes.
Je suis attristé de la façon dont vous traitez vos subordonnés et leurs fonctions. L'intelligence égocentrique est à son apogée, l’arrogance sournoise est à son comble. Votre éducation vous a amené à assumer les plus hautes fonctions de L'Etat et c'est à la République que vous le devez, pas à votre rang social, ressort de l’aristocratie.
Je suis attristé de la façon dont vous traitez vos subordonnés et leurs fonctions. L'intelligence égocentrique est à son apogée, l’arrogance sournoise est à son comble. Votre éducation vous a amené à assumer les plus hautes fonctions de L'Etat et c'est à la République que vous le devez, pas à votre rang social, ressort de l’aristocratie.
L’hyper-considération que vous portez à votre fonction n'est pas digne de votre intelligence et de cette promotion, mais cette dernière est par évidence, la continuité des manipulations, des incompétences, des désirs possessifs, des pouvoirs sans partage, attitudes communes et comportements communs aux lignées aristocratiques qui ont, avant 1789, préfacées la révolution. Continuez, vous y arriverez. Pour couronner le tout, vous voilà à la présidence de l’Union européenne après avoir dédaigné le référendum du Peuple français. C’est un vieux rêve aristocratique de faire l’Europe de sang, du sang des rois et des combinaisons des courtisans financiers, conquérante, possédante, à coup de nuptialité patrimoniale. L’Europe des peuples, elle, attend un autre rêve, celui du social. Avez-vous, avec certains autres, peur de nous, comme citoyens européens ? Par contre le peuple à peur de vous, de votre complexité technocratique et de vos jeux de dupe, de vos carcans économiques institués aux profits de quelques-uns et de certains lobbyistes! Par ailleurs, Monsieur le citoyen président, du père au président, pour vous c’est le même registre, je sais que vous piaffez d’impatience pour rétablir une éducation affirmée qui fera de chaque enfant un modèle et l’élite sublimé pour auréoler l’exemplarité parentale, comme vous souhaitez l’exemplarité présidentielle. Maintenant j’ajoute, un peu de façon cynique, je le conçois, je vous conseille de prendre, conjointement à votre fonction présidentielle acquise par votre charisme égocentrique ( je n’y pense pas, uniquement, en me rasant le matin), la présidence de France-Télévision pour bien encadrer votre système de communication. Par contre, je reconnais et j’apprécie beaucoup votre détermination, votre énergie et votre engagement dans vos combats quand ceux-ci rejoignent les causes touchées par votre sensibilité du cœur, à l’image des combats pour la libération des femmes bulgares ou d’Ingrid Betancourt et des attentions que vous portez à la notion de victime.
Moi, mais aussi bien d'autres, j’en suis persuadé et elles et ils vous le diront avec leurs mots. De l’armée, nous attendons des missions de confiance, d’entraide et de sérénité, utiles au peuple et pour la promotion des peuples. De l’Europe nous attendons au-delà de la paix, la qualité sociale de tous nos échanges dans une économie humaniste. De l’école nous attendons l’affirmation des consciences et des différences pour faire évoluer l’alliance entre l’Humanité et la Nature et nous sommes convaincus de l’utilité de communiquer entre nous, d’égal à égal, et quelquefois en confrontation, pour évoluer ensemble vers plus de justice et d’égalité sociale. De votre cœur, nous souhaiterions aussi, pour ici, que les sans-papiers, les sans-emploi, les sans-espoirs, les sans-abri et tous les sans, puissent vivre dans une dimension sociale apaisée et non comme des voleurs de liberté, coupables de chercher avec leurs moyens libertaires, du bonheur pour eux et les leurs. Mais aussi, pour là-bas, les sans-terres, les sans à manger et autres sans, nous voudrions qu’ils soient soutenus dans leurs combats contre le capitalisme sauvage, pourvoyeur de leur non-accès à la liberté et à leur développement social. Concernant l’épineuse question de la violence, je souhaiterais que vous partagiez ma pensée. Les agresseurs et les criminels croient que leurs souffrances s’extirperont par un pouvoir vengeur et quand il y a agression ou victime, la vengeance s’invite pour tenter d’effacer la nouvelle souffrance générée. C’est normal, c’est le cœur. De l’homme primaire à l’homme citoyen, de son cœur associé à son intelligence pour former une pensée, est sorti le droit et ce dernier, invite le dépassement de soi et de son cœur. En cœur, la souffrance de la victime est insupportable. En citoyen, des deux souffrances, laquelle est la plus insupportable ? Je ne sais pas répondre à cette question. Mais, je suis convaincu, que l’une, celle de l’agresseur et du criminel, aurait été évitée en déposant de son socle, la croyance par le partage de l’éducation, de l’attention et de la considération. L’autre, celle de la victime, alors, n’aurait jamais existé. Je sais de quoi, je parle. C’était ma compagne, une criminelle l’a assassinée. Sa personnalité me manque pour l’éternité, la souffrance est toujours là et je vis avec, en partageant mon cœur avec les autres et en particulier, en donnant tout mon cœur à ma compagne actuelle. C’est en sa mémoire, en compassion pour ses parents et sa sœur, en l’espoir de sa fille et de mes enfants et en l’hommage que je veux rendre à ma compagne actuelle pour son amour au quotidien et à tous ceux qui m’aident à vivre avec, que je me permets de vous adresser cette missive pour partager l’espoir d’une société apaisée.
Rappelez-vous, Monsieur le citoyen président, l’abnégation de la citoyenne et du citoyen résistant social, en hommage au Général De Gaulle, à Geneviève, sa sœur, l’insoumise des camps de concentration et militante de ATD quart monde, à Guy Moquet et à bien d’autres, femmes et hommes, de la lumière et de l’ombre, mais aussi à celles et ceux des bocages, Vendéens et Bretons qui avec leur sensibilité et expérience sociale cherchaient à revendiquer leurs droits identitaires et leurs droits à vivre en âme et conscience dans leur humanité paysanne et leur nature comme horizon. Dans la mémoire et la continuité de leurs engagements, nous savons tourner les ailes des moulins à vent pour communiquer entre nous dans nos horizons français, européens, universels et hors de votre zone d'influence et de pouvoir absolu. Vous pouvez engranger beaucoup de grains à moudre, nous savons faire de la farine avec nos graines de savoir semées par les instituteurs, en colporteurs et saltimbanques de la République. Vous pouvez nous engluer dans la farine, en fermentant, la pâte finira toujours par sortir du pétrin. Vous pouvez malaxer nos consciences, nos différences mélangées formeront, tôt ou tard, un levain. Foi de paysan. Voyez-vous le sarrasin, il a été une source insoupçonnée de saveurs sociales retrouvées. Nous savons qu’il peut encore devenir pain, économie, culture et patrimoine et surtout source d’identité libérée. Alors sans blé ou avec du blé, nous ne comptons pas avec ou ni sur vous, mais, nous savons compter entre nous, le peuple, vous y compris. Présider et gouverner une république ou une communauté européenne, ce n’est pas prendre et assurer coûte que coûte le pouvoir social, économique et institutionnel pour le peuple. C’est savoir conduire, en donnant tous ces pouvoirs au peuple pour qu’il partage les finalités palpables dans son quotidien et afin qu’il fasse grandir la démocratie, utile, pour sa propre ambition de mieux vivre ensemble, libres, égaux et fraternels, en vue d’être un peuple français, européen et je l’aspire, pour nos générations futures, universel et solidaire.
Ami, entends-tu ? Les frissons des moulins dans la plaine…
Alors, écoutez bien, Monsieur le citoyen président et si ce texte vous parle, dites-le et dites-le aussi à vos servants et serviteurs et agissez en conséquence ou sinon n’oubliez pas ! Je le dis…j’accuse…les matins bruns…allongé, à l’ombre des coquelicots rouges… sans armes et qu’ils pourront tirer.
Un citoyen servant, comme le soldat… inconnu, mais sans…armes.
Moi, mais aussi bien d'autres, j’en suis persuadé et elles et ils vous le diront avec leurs mots. De l’armée, nous attendons des missions de confiance, d’entraide et de sérénité, utiles au peuple et pour la promotion des peuples. De l’Europe nous attendons au-delà de la paix, la qualité sociale de tous nos échanges dans une économie humaniste. De l’école nous attendons l’affirmation des consciences et des différences pour faire évoluer l’alliance entre l’Humanité et la Nature et nous sommes convaincus de l’utilité de communiquer entre nous, d’égal à égal, et quelquefois en confrontation, pour évoluer ensemble vers plus de justice et d’égalité sociale. De votre cœur, nous souhaiterions aussi, pour ici, que les sans-papiers, les sans-emploi, les sans-espoirs, les sans-abri et tous les sans, puissent vivre dans une dimension sociale apaisée et non comme des voleurs de liberté, coupables de chercher avec leurs moyens libertaires, du bonheur pour eux et les leurs. Mais aussi, pour là-bas, les sans-terres, les sans à manger et autres sans, nous voudrions qu’ils soient soutenus dans leurs combats contre le capitalisme sauvage, pourvoyeur de leur non-accès à la liberté et à leur développement social. Concernant l’épineuse question de la violence, je souhaiterais que vous partagiez ma pensée. Les agresseurs et les criminels croient que leurs souffrances s’extirperont par un pouvoir vengeur et quand il y a agression ou victime, la vengeance s’invite pour tenter d’effacer la nouvelle souffrance générée. C’est normal, c’est le cœur. De l’homme primaire à l’homme citoyen, de son cœur associé à son intelligence pour former une pensée, est sorti le droit et ce dernier, invite le dépassement de soi et de son cœur. En cœur, la souffrance de la victime est insupportable. En citoyen, des deux souffrances, laquelle est la plus insupportable ? Je ne sais pas répondre à cette question. Mais, je suis convaincu, que l’une, celle de l’agresseur et du criminel, aurait été évitée en déposant de son socle, la croyance par le partage de l’éducation, de l’attention et de la considération. L’autre, celle de la victime, alors, n’aurait jamais existé. Je sais de quoi, je parle. C’était ma compagne, une criminelle l’a assassinée. Sa personnalité me manque pour l’éternité, la souffrance est toujours là et je vis avec, en partageant mon cœur avec les autres et en particulier, en donnant tout mon cœur à ma compagne actuelle. C’est en sa mémoire, en compassion pour ses parents et sa sœur, en l’espoir de sa fille et de mes enfants et en l’hommage que je veux rendre à ma compagne actuelle pour son amour au quotidien et à tous ceux qui m’aident à vivre avec, que je me permets de vous adresser cette missive pour partager l’espoir d’une société apaisée.
Rappelez-vous, Monsieur le citoyen président, l’abnégation de la citoyenne et du citoyen résistant social, en hommage au Général De Gaulle, à Geneviève, sa sœur, l’insoumise des camps de concentration et militante de ATD quart monde, à Guy Moquet et à bien d’autres, femmes et hommes, de la lumière et de l’ombre, mais aussi à celles et ceux des bocages, Vendéens et Bretons qui avec leur sensibilité et expérience sociale cherchaient à revendiquer leurs droits identitaires et leurs droits à vivre en âme et conscience dans leur humanité paysanne et leur nature comme horizon. Dans la mémoire et la continuité de leurs engagements, nous savons tourner les ailes des moulins à vent pour communiquer entre nous dans nos horizons français, européens, universels et hors de votre zone d'influence et de pouvoir absolu. Vous pouvez engranger beaucoup de grains à moudre, nous savons faire de la farine avec nos graines de savoir semées par les instituteurs, en colporteurs et saltimbanques de la République. Vous pouvez nous engluer dans la farine, en fermentant, la pâte finira toujours par sortir du pétrin. Vous pouvez malaxer nos consciences, nos différences mélangées formeront, tôt ou tard, un levain. Foi de paysan. Voyez-vous le sarrasin, il a été une source insoupçonnée de saveurs sociales retrouvées. Nous savons qu’il peut encore devenir pain, économie, culture et patrimoine et surtout source d’identité libérée. Alors sans blé ou avec du blé, nous ne comptons pas avec ou ni sur vous, mais, nous savons compter entre nous, le peuple, vous y compris. Présider et gouverner une république ou une communauté européenne, ce n’est pas prendre et assurer coûte que coûte le pouvoir social, économique et institutionnel pour le peuple. C’est savoir conduire, en donnant tous ces pouvoirs au peuple pour qu’il partage les finalités palpables dans son quotidien et afin qu’il fasse grandir la démocratie, utile, pour sa propre ambition de mieux vivre ensemble, libres, égaux et fraternels, en vue d’être un peuple français, européen et je l’aspire, pour nos générations futures, universel et solidaire.
Ami, entends-tu ? Les frissons des moulins dans la plaine…
Alors, écoutez bien, Monsieur le citoyen président et si ce texte vous parle, dites-le et dites-le aussi à vos servants et serviteurs et agissez en conséquence ou sinon n’oubliez pas ! Je le dis…j’accuse…les matins bruns…allongé, à l’ombre des coquelicots rouges… sans armes et qu’ils pourront tirer.
Un citoyen servant, comme le soldat… inconnu, mais sans…armes.




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