L’annonce d’une baisse de 3% de la récolte prend des lors une physionomie toute particulière, mais il ne s’agit pas pour autant d’un désamour, les français auraient pu considérer l’assurance vie comme un produit mort. C’est probablement qu’ils ont fait preuve de bons sens et de pertinence, les épargnants ont pris acte de la hausse des taux d’intérêts à court terme et de l’augmentation mécanique des taux du livret A et la quelque soit les charmes de l’assurance vie ou de l’épargne retraite, ils ont fait les bons arbitrages.

Avec son rendement de 3.5% net d’impôts immédiatement disponible et sans autre frais qu’une visite a la caisse d’épargne ou à la poste, le livret A devient un concurrent féroce.

Désaffection passagère ou placement révolu ?

Il reste difficile d’être tranchant aujourd’hui mais la baisse des placements dans les produits d’assurance vie constatée en 2007 devrait se poursuivre en 2008, certains experts envisagent une chute de 5 à 7% du rythme des dépôts des cette année. Il y a 2 explications à cela.

Les taux d’intérêts devraient continuer de grimper car conjugués à une inflation comme celle que nous subissons actuellement, la rémunération des livrets A va également progresser, et cette rémunération va grimper de manière extrêmement sensible 3.5 % actuellement et 3.75% voire 4% des le mois d’aout et cela reste trop fort pour les assureurs qui doivent produire au minimum 4.25% d’intérêts nets de prélèvements sociaux pour être compétitif.

Concernant les fameux prélèvements sociaux, le spectre d’un coup de massue se profile sur l’horizon de l’assurance vie, les caisses de l’état sont vide et ce placement est considéré par l’assemblée nationale comme une niche fiscale, ce privilège devrait donc se tarir mais il faudra que Bercy pilote cette affaire avec doigté car l’assurance vie participe au financement de l’économie et à la gestion de la dette du pays.

Si Bercy devait décider de taxer cela serait un coup dur pour l’assurance vie