Priorités à l'UMP
Par Patrice Remy, lundi 11 août 2008 à 08:41 :: Politique :: #644 :: Commentaires rss
Quelle peut être la principale préoccupation des élites parisiennes UMP en ce mois d’août de l'an de grâce 2008 ?
La lutte contre la baisse du pouvoir d’achat ? Le déficit extérieur qui ridiculise la France par apport à son partenaire allemand ? Trouver une solution pour venir en aide aux plus démunis face aux futures augmentations des prix du gaz et de l’électricité ? Envisager un rattrapage du RMI qui n’a pas été réévalué d’un centime malgré une inflation de bientôt 5% sur un an ?
Que nenni, rien de tout cela, ce qui préoccupe les politiques parisiens UMP actuellement : les élections régionales de 2010.
La lutte contre la baisse du pouvoir d’achat ? Le déficit extérieur qui ridiculise la France par apport à son partenaire allemand ? Trouver une solution pour venir en aide aux plus démunis face aux futures augmentations des prix du gaz et de l’électricité ? Envisager un rattrapage du RMI qui n’a pas été réévalué d’un centime malgré une inflation de bientôt 5% sur un an ?
Que nenni, rien de tout cela, ce qui préoccupe les politiques parisiens UMP actuellement : les élections régionales de 2010.
Le parisien titre dans son édition papier du vendredi 8 aout : « La région les rend fous » ILE-DE-FRANCE. Les élections régionales, c’est pour mars 2010. Mais à l’UMP, certains sont déjà en ordre de marche. Deux ministres sont candidats, sept autres pourraient l’être.
L’article nous apprend qu’ils sont tous la à commencer à se bousculer pour les places. « Roger Karoutchi, officiellement candidat et qui inonde les ordinateurs de ses petits camarades, Yves Jégo, candidat lui aussi mais, qu’on se le dise, surtout pas en campagne. Valérie Pécresse, Rachida Dati, Nathalie Kosciusko- Morizet, Christine Lagarde, Roselyne Bachelot, Eric Besson, Rama Yade. Candidat malheureux en 2004, Jean-François Copé n’a peut-être pas dit son dernier mot. Selon un cadre de l’UMP, les discussions sérieuses doivent débuter fin août « pour lancer la campagne officieuse qui commencera en septembre ».
L’article à le mérite de montrer à quoi pensent certains politiques et quelles sont leurs priorités: conserver leur places et leurs émoluments grassement payés avec l'argent public.
Dans la même édition du journal on peut lire 3 pages plus loin un encadré qui explique comment une famille moyenne galère pour se payer des vacances et a du économiser 400 euros par apport a l’année dernière en prévision d’une rentrée que l’inflation n’épargnera pas.
Les élections européennes de 2009 seraient t’elles déjà considérées comme perdues par la majorité pour envisager un avenir si lointain ? Il est vrai que le scrutin à la proportionnelle n’est pas fait pour arranger leurs petites affaires.
Mais ce n’est pas tout, ils tienent la forme à l’UMP, dans son édition du lendemain samedi 9 aout le journal relate une gueguere interne pour la place de président des jeunes UMP, les Jeunes Populaires sont en ébullition affirme le quotidien, Benjamin Lancar, soutenu par les dirigeants de l’UMP, Guillaume Delarue et Louis-Alexandre Osinski. La précampagne s’est achevée lundi soir avec le dépôt des candidatures, dans un climat alourdi par les négociations de dernière minute. Les jeunes adhérents ne digèrent pas les « pressions » qui ont conduit leurs favoris, Matthieu Guillemin et Aurore Bergé, à se retirer inextremis pour laisser le champ libre au candidat « officiel », Benjamin Lancar. « Ce qui nous choque, c’est l’intervention des caciques du parti », déplore Tristan Maupoil, de la fédération de l’Aisne. Guillaume Delarue, 23 ans, dénonce la « bolchevisation du parti », tandis que Louis-Alexandre Osinski, 18 ans, s’indigne d’un « déni de démocratie »
Le journal précise que la fonction offrait jusqu’alors une situation avantageuse à l’heureux élu : près de 2 500 euros par mois. Mais pour couper court à toute polémique, l’UMP, où l’on refuse de confirmer le chiffre, indique que le prochain chef des jeunes ne percevra plus aucune indemnité. Une décision acceptée par Benjamin Lancar : d’après son entourage, le favori des élections « s’engage à ne pas être rémunéré pendant son mandat ».
Quel scoop !! Un parti politique qui refuse de verser des indemnités à ses responsables, des futurs élus qui s'engagent à ne rien toucher durant leur mandat, du jamais vu. Travailler plus pour ne plus rien gagner, l'UMP réinvente le sacerdoce.
L’article nous apprend qu’ils sont tous la à commencer à se bousculer pour les places. « Roger Karoutchi, officiellement candidat et qui inonde les ordinateurs de ses petits camarades, Yves Jégo, candidat lui aussi mais, qu’on se le dise, surtout pas en campagne. Valérie Pécresse, Rachida Dati, Nathalie Kosciusko- Morizet, Christine Lagarde, Roselyne Bachelot, Eric Besson, Rama Yade. Candidat malheureux en 2004, Jean-François Copé n’a peut-être pas dit son dernier mot. Selon un cadre de l’UMP, les discussions sérieuses doivent débuter fin août « pour lancer la campagne officieuse qui commencera en septembre ».
L’article à le mérite de montrer à quoi pensent certains politiques et quelles sont leurs priorités: conserver leur places et leurs émoluments grassement payés avec l'argent public.
Dans la même édition du journal on peut lire 3 pages plus loin un encadré qui explique comment une famille moyenne galère pour se payer des vacances et a du économiser 400 euros par apport a l’année dernière en prévision d’une rentrée que l’inflation n’épargnera pas.
Les élections européennes de 2009 seraient t’elles déjà considérées comme perdues par la majorité pour envisager un avenir si lointain ? Il est vrai que le scrutin à la proportionnelle n’est pas fait pour arranger leurs petites affaires.
Mais ce n’est pas tout, ils tienent la forme à l’UMP, dans son édition du lendemain samedi 9 aout le journal relate une gueguere interne pour la place de président des jeunes UMP, les Jeunes Populaires sont en ébullition affirme le quotidien, Benjamin Lancar, soutenu par les dirigeants de l’UMP, Guillaume Delarue et Louis-Alexandre Osinski. La précampagne s’est achevée lundi soir avec le dépôt des candidatures, dans un climat alourdi par les négociations de dernière minute. Les jeunes adhérents ne digèrent pas les « pressions » qui ont conduit leurs favoris, Matthieu Guillemin et Aurore Bergé, à se retirer inextremis pour laisser le champ libre au candidat « officiel », Benjamin Lancar. « Ce qui nous choque, c’est l’intervention des caciques du parti », déplore Tristan Maupoil, de la fédération de l’Aisne. Guillaume Delarue, 23 ans, dénonce la « bolchevisation du parti », tandis que Louis-Alexandre Osinski, 18 ans, s’indigne d’un « déni de démocratie »
Le journal précise que la fonction offrait jusqu’alors une situation avantageuse à l’heureux élu : près de 2 500 euros par mois. Mais pour couper court à toute polémique, l’UMP, où l’on refuse de confirmer le chiffre, indique que le prochain chef des jeunes ne percevra plus aucune indemnité. Une décision acceptée par Benjamin Lancar : d’après son entourage, le favori des élections « s’engage à ne pas être rémunéré pendant son mandat ».
Quel scoop !! Un parti politique qui refuse de verser des indemnités à ses responsables, des futurs élus qui s'engagent à ne rien toucher durant leur mandat, du jamais vu. Travailler plus pour ne plus rien gagner, l'UMP réinvente le sacerdoce.




Commentaires
1. Le samedi 30 août 2008 à 11:32, par Samuel
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