Pour info rappelons que Christine Lagarde affirmait utopiquement en mars 2008 un objectif de croissance à 2% pour la France.

Il n’empêche que la plupart des indicateurs sont au rouge, avec l’euro fort les exportations ont chutées de 2% au second trimestre 2008 selon l’INSEE et le commerce extérieur affiche un déficit de de 48.3 milliards d’euros.

La flambée des prix du pétrole et des matières premières a porté l’inflation à 3.6% sur 1 an, le pouvoir d’achat des français est en berne et les banques hésitent à prêter de l’argent. Résultat la consommation baisse et c’est le ressort de la croissance qui se grippe.

Cela reste grave dans la mesure ou l'effet commence a avoir des applications concrètes, au second trimestre les entreprises ont détruits des emplois ce qui ne s’était plus vu depuis longtemps, il y a moins de croissance donc les entreprises ralentissent les embauches, nous risquons également d’avoir de mauvaises nouvelles sur le front du pouvoir d’achat et cela amène donc des répercussions sur la vie quotidienne des français.

Il devient en plus difficile de s’appuyer sur nos voisins européens, en moyenne la croissance est en baisse de 0.2% dans toute la zone euro, même la locomotive allemande commence à montrer des signes de faiblesse -0.5%, -0.2% pour l’Italie, seule l’Espagne s’en sort en limitant les dégâts avec une hausse de +0.1%.

En tout état de cause avec la hausse de l’inflation la consommation risque encore de baisser.