Prix à la baisse surtout hors des grandes villes, invendus qui s’accumulent, l’immobilier est en crise, principale raison les ménages n’ont plus les moyens. En 10 ans les prix ont grimpés de 140%, les taux d’intérêt dépassent désormais les 5% et les banques limitent l’accès au crédit. Ce retournement affecte l’ensemble du secteur, l’activité des agences immobilières fléchie et les plus jeunes sont désormais menacées.

On sait qu’en France entre 15 et 20% d’agences immobilières vont fermer dans les 12 mois mais il faut savoir que leur nombre était passé de 15/16 000 agences il y à 10 ans à plus de 32 / 33 000 agences aujourd’hui. L’horizon s’assombrit également pour les promoteurs dans le neuf, les ventes ont chutées de 34% en 1 an, pour réguler l’offre de nombreux chantiers sont gelés. Les promoteurs se retrouvent avec des stocks d’invendus surtout dans les villes moyennes. Dans une ville moyenne par définition la capacité d’absorption de logements neufs reste relativement limitée car après quelques opérations le marché se retrouve vite saturé.

Pourtant le marché a les capacités pour rebondir, les français sont 2 fois moins endettés que leurs voisins anglais ou espagnols surtout que la France manque cruellement de logement alors que plus de 200 000 ménages nouveaux arrivent sur le marché chaque année. Même si les prix restent élevés la crise actuelle pourrait permettre à ceux qui en ont les moyens de faire quelques bonnes affaires, seul 57% des français sont aujourd’hui propriétaire de leurs logements