Serions nous devenu une république bananière ?
Par Medias Libres le jeudi 14 septembre 2006, 08:54 - Décryptage - Lien permanent
C’est la question que nous sommes en droit de nous poser suite à la nomination au poste de procureur général décidé mercredi en conseil des ministres de Laurent Le Mesle, ex-conseiller juridique du président de la république. Il sera saisi des procédures visant le chef de l'Etat à la fin de son mandat.
Il nous est donc refait mais à un échelon nettement supérieur et sur mesure le coup de l’amnistie générale pour fautes commises par des politiques dans le passé. En faisant nommer à ce poste clé un de ses proches collaborateur le président de la république se met définitivement a l’abri d’éventuelles poursuites dans certains dossiers judiciaires visant la gestion de la mairie de Paris, qu'il a dirigée de 1977 à 1995.

Que dire devant une telle honte, un tel mépris de la démocratie et du peuple, plus rien tant nous sommes habitués, sinon que nous les manants, les croquants nous n’avons certainement pas intérêt d’oublier d’attacher notre ceinture et encore moins de dépasser la vitesse autorisée de 5 km/h.
Allez suite a cet exemple demander a un jeune de respecter les lois et les institutions, comment lui faire comprendre que ce n’est pas bien de caillasser un camion de pompiers, d’insulter son professeur alors qu’en haut lieu les pires magouilles se font en toute impunités, sachant très bien que les copains des coquins seront derrière pour passer l’éponge. Il suffit de regarder n’importe quel débat politique à la télé et de constater que pratiquement tous les interlocuteurs invités sont titulaires soit de la légion d’honneur, soit de la médaille de l’ordre national du mérite, ce qui démontre une fois de plus qu’il existe bien deux catégories de français, comme disait Coluche : Ceux qui s’autorisent à penser et les autres
En agissant de la sorte, notre monarque républicain prend t’il conscience qu’il risque d’accentuer, la perte de confiance totale en notre système et la montée des extrêmes ? Le chef de l’état pour protéger sa petite personne aura pleinement sa part de responsabilité.
Allez gagnez la vie de vos élus et de ceux qui vivent à vos crochets braves gens en allant travailler tous les matins, en vous faisant pomper plus de 60% de vos revenus pour entretenir ces bandits de grands chemins, qui toute honte bue se permettent encore de vous donner des leçons de morale nous prenant encore et toujours n’ayons pas peur des mots pour des vrais cons.
La reprise en main politique de la justice atteint là son paroxysme et renvoie à des pratiques d'une autre époque. L’amour du président pour les pays africains démontre clairement ses sources d’inspiration.
J’ai beau chercher ce que Chirac a pu faire de bien et de populaire durant ses 2 mandats, A part déclarer en 1998 l’ouverture de la coupe du monde, sincèrement je ne vois pas.
Quand on fait le bilan de ce qu’a coûté la famille Chirac à la France durant ces 40 dernières années, force est de constater qu’elle a bien du contribuer a elle seule a une partie du déficit public de l’état.
Une lectrice indignée
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L'ex-conseiller de Jacques Chirac Laurent Le Mesle, nommé le 13 septembre au poste-clef de procureur général de Paris malgré les protestations de la gauche et des syndicats de magistrats, s'est engagé à être objectif et impartial.
"Lorsqu'il exerce l'action publique, le membre du ministère public a un impérieux devoir d'objectivité et d'impartialité, il représente l'intérêt général (...) il doit servir la loi en se gardant de tout esprit partisan", a-t-il dit lors de son installation solennelle à Paris, devant le ministre de la Justice et les magistrats de la cour d'appel.
Laurent Le Mesle, 55 ans, qui fut conseiller à l'Elysée de 2002 à 2005, était depuis cette date directeur de cabinet du ministre de la Justice. Il remplace à Paris Yves Bot, qui a pris le 6 octobre ses nouvelles fonctions d'avocat général à la Cour de justice des communautés européennes.
L'ex-conseiller du président a revendiqué son expérience élyséenne. "La fonction, qui pendant deux ans, a été la mienne auprès du président de la République restera certainement la principale fierté de ma carrière professionnelle", a-t-il dit.
L'opposition de gauche et les syndicats de magistrats estiment que sa nomination vise à contrôler les dossiers menaçant la majorité et à préparer le probable départ de Jacques Chirac de l'Elysée au printemps prochain.
Le 17 octobre prochain, Laurent Le Mesle pourra fixer les réquisitions du ministère public au procès en appel de Michel Roussin, bras droit de Jacques Chirac quand il était maire de Paris. Il est rejugé jusqu'au 22 novembre dans le dossier de corruption des marchés publics d'Ile-de-France.
En première instance, Michel Roussin a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques.
Une autre procédure potentiellement menaçante pour l'Elysée est une enquête en cours pour "détournement de fonds publics" concernant des emplois présumés fictifs à la mairie de Paris entre 1983 et 1995, au cabinet de Jacques Chirac.
Ses quatre directeurs de cabinet successifs à l'Hôtel de Ville durant cette période - Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon - sont mis en examen.
Dans ce dossier, Laurent Le Mesle aurait reçu à l'Elysée certains des principaux suspects avant leur interrogatoire par la police, afin de mettre au point leur déclarations, a affirmé le journal Le Monde, sans susciter de démenti.
Reuters