L'efficacité stratégique de la Marche pour la vie.
Par Patrice Remy le Vendredi 26 Janvier 2007, 10:24 - Politique - Lien permanent
Je tenais à réagir à aux propos récents de madame Christine Boutin sur l'efficacité stratégique de la Marche pour la vie.
Moi qui ai enquêté récemment au sein du système hospitalier sur la prise en charge des interruptions de grossesse, (enquête qui fait aujourd'hui l'objet d'un livre intitulé " la vérité sur l'avortement aujourdhui" Ed Téqui), je peux vous parler de cette question. Voici l'une des conclusions de cette enquête : le système qui organise aujourd'hui les interruptions de grossesse est un système quasi "carcéral", qui génère de multiples formes d'injustices et de maltraitances contre les femmes, mais plus largement contre toutes les personnes qui y travaillent.
Il faut l'avoir vu pour pouvoir le dire. Et ceci est révoltant. Vous qui avez à coeur le système carcéral, allez donc voir, chère madame, ce qui se passe aujourd'hui au sein des hôpitaux français. Vous en ressortirez choquée, meurtrie, révoltée. C'est pourquoi je dis qu'il ne s'agit plus de condamner ou non les femmes qui avortent, mais de dénoncer un système générateur d'injustices profondes. Quand vous voyez une jeune mineure que ses parents contraignent à avorter sans qu'elle l'ait elle-même choisi, quand vous voyez que le système ferme les yeux sur cette violation de la liberté individuelle en mettant en oeuvre l'avortement, vous vous dites qu'une telle injustice est inacceptable. Et les situations de pressions sont innombrables.
Moi qui ai enquêté récemment au sein du système hospitalier sur la prise en charge des interruptions de grossesse, (enquête qui fait aujourd'hui l'objet d'un livre intitulé " la vérité sur l'avortement aujourdhui" Ed Téqui), je peux vous parler de cette question. Voici l'une des conclusions de cette enquête : le système qui organise aujourd'hui les interruptions de grossesse est un système quasi "carcéral", qui génère de multiples formes d'injustices et de maltraitances contre les femmes, mais plus largement contre toutes les personnes qui y travaillent.
Il faut l'avoir vu pour pouvoir le dire. Et ceci est révoltant. Vous qui avez à coeur le système carcéral, allez donc voir, chère madame, ce qui se passe aujourd'hui au sein des hôpitaux français. Vous en ressortirez choquée, meurtrie, révoltée. C'est pourquoi je dis qu'il ne s'agit plus de condamner ou non les femmes qui avortent, mais de dénoncer un système générateur d'injustices profondes. Quand vous voyez une jeune mineure que ses parents contraignent à avorter sans qu'elle l'ait elle-même choisi, quand vous voyez que le système ferme les yeux sur cette violation de la liberté individuelle en mettant en oeuvre l'avortement, vous vous dites qu'une telle injustice est inacceptable. Et les situations de pressions sont innombrables.
Ce que je dis, et je le dis avec force et conviction, c'est que c'est qu'un tel système doit être renversé car il n'est qu'une vaste machine à produire du désespoir. Une loi génératricee d'injustices ne doit seulement être dénoncée, elle doit être combattue.
Le développement du registre de la compassion pour faire avancer la cause de la vie est indispensable; cependant le vrai sujet n'est pas là. Le vrai sujet c'est de se recentrer sur le système qui autorise de telles injustices. C'est se pencher sur son fonctionnement. C'est observer sa mise en oeuvre concrète. Quand on a vu comment cela fonctionne, on sait que c' est intrinsèquement mauvais : pourquoi ? Parce que tous les acteurs de ce système, même ceux qui participent à l'avortement, sont comme "pris au piège". Même s'ils ne sont pas d'accord avec certains actes qui heurtent leur liberté de conscience, ils ne font rien car leur vie, leur métier en dépend. Le système a une emprise psychologique sur eux.
Volà la vérité : il faut renverser ce système pour libérer les hommes et les femmes qui s'y trouvent. Il faut que tous ces hommes et ces femmes se lèvent ensemble pour dire d'une seule voix : rendez-nous notre liberté. Car ce ne sont pas les hommes et les femmes qui sont responsables, mais l'idéologie par laquelle ils ont été manipulés
B.F
Envoyé par fil rouge
Le développement du registre de la compassion pour faire avancer la cause de la vie est indispensable; cependant le vrai sujet n'est pas là. Le vrai sujet c'est de se recentrer sur le système qui autorise de telles injustices. C'est se pencher sur son fonctionnement. C'est observer sa mise en oeuvre concrète. Quand on a vu comment cela fonctionne, on sait que c' est intrinsèquement mauvais : pourquoi ? Parce que tous les acteurs de ce système, même ceux qui participent à l'avortement, sont comme "pris au piège". Même s'ils ne sont pas d'accord avec certains actes qui heurtent leur liberté de conscience, ils ne font rien car leur vie, leur métier en dépend. Le système a une emprise psychologique sur eux.
Volà la vérité : il faut renverser ce système pour libérer les hommes et les femmes qui s'y trouvent. Il faut que tous ces hommes et ces femmes se lèvent ensemble pour dire d'une seule voix : rendez-nous notre liberté. Car ce ne sont pas les hommes et les femmes qui sont responsables, mais l'idéologie par laquelle ils ont été manipulés
B.F
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