« Islam menace prioritaire », ne pensez-vous pas exagérer quelque peu les risques, et noircir le tableau ?

Denis Greslin: Ecoutez, je regardais hier le journal du soir sur BFM. Je n’ai plus l’ordre exact des reportages en tête, mais les sujets suivants ont été évoqués : le policier assassiné à la Foire du Trône par un ou plusieurs « jeunes » d’une cité voisine ; Ghofrane lapidée par un ou plusieurs « jeunes » de la cité qui la considéraient comme trop « indépendante » ; le bus incendié par des « jeunes » de la cité, sans mobile apparent, sinon la volonté de détruire et de tuer ; Sophie, jeune fille étranglée à Nantes a priori par un réfugié bosniaque ; l’Iran qui veut se doter de la bombe nucléaire ; les attentats en Irak, au Maroc ; les otages français en Afghanistan… Tout ceci a rempli 80% du journal, il ne restait guère que le sport à la suite et la météo …

Or, quel est le point commun de tous ces titres ? L’islam ! Alors soit je suis vraiment parano, soit il y a vraiment un problème en France et dans le monde avec la religion de Mahomet !!!

Vous allez donc placer l’islam au centre de votre campagne ?

Denis Greslin: A une place importante certainement. Mais ce n’est évidemment pas le seul sujet que je compte aborder, surtout dans un département (ndlr : les Pyrénées-Atlantiques) qui n’est pas encore particulièrement touché. Mais je veux justement mettre en garde les électeurs sur ce qu’il peut advenir s’ils n’y prennent pas garde.

Votre engagement vous fait-il craindre pour votre vie privée, et professionnelle, ainsi que celle de vos proches ?

Denis Greslin: Sophie n’a rien demandé à personne, et pourtant elle est morte, de même que Ghofrane ou le policier. Nous vivons dans un monde de plus en plus violent, c’est un fait. Mais la peur n’évite pas le danger, et faire mine de les ignorer n’en préserve pas. Quant au milieu professionnel, je ne peux qu’espérer que mes collègues respectent mon engagement, même s’il est différent du leur, et que dans la mesure où je ne mélange pas mes activités politiques ou associatives avec mon travail, ils feront de même…

Pour Medias Libres par Paul Parcin

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