Omar Bongo en France
Par Medias Libres le vendredi 25 mai 2007, 14:09 - Politique - Lien permanent
Omar Bongo, le dictateur qui tient le Gabon sous sa coupe depuis plus de 40 ans avec la bénédiction de la France sera le premier chef d’état étranger invité à rencontrer le nouveau président français. (sic)
Centrafrique presse rappelle qu’a l’occasion d’un déplacement au Bénin en mai 2006, Nicolas Sarkozy avait promis de « refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques », de « tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités » et de « cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures ».
Centrafrique presse rappelle qu’a l’occasion d’un déplacement au Bénin en mai 2006, Nicolas Sarkozy avait promis de « refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques », de « tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités » et de « cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures ».
Cette visite est un déni de justice, une manifestation d’indifférence morale à l’égard des démocrates gabonais, dont le découragement devant l’indécence française est plus que compréhensible. Nicolas Sarkozy n’en est pas à son premier faux pas. Peu après ses déclarations faites au Bénin en mai 2006…. l’article en entier
Bakchich.info quant a lui rappelle que l’on découvre que riche et puissant peuvent aussi avoir des ennuis pécuniaires, tout président d’un émirat pétrolier que l’on est. Petit exemple avec Omar Bongo, président depuis quarante ans du Gabon.
Elu le 6 mai dernier, Nicolas Sarkozy, a promis « d'aider l’Afrique à s’en sortir », a lancé « un appel fraternel à tous les Africains » lors de son premier discours après l’annonce des résultats du scrutin
Est vraiment aider l’Afrique que de recevoir comme premier chef d’état étranger celui que beaucoup considèrent comme un tyran corrompu qui détourne impunément à son profit depuis des décennies des subventions allouées au développement de son pays ?
Alors couac ou retournement de veste du président Sarkozy ? Il se peut également que Nicolas Sarkozy reçoive Omar Bongo pour lui signifier de vive voix de chef d’état à chef d’état que maintenant les choses vont changer que la France est toujours disposée à aider au développement de son pays mais plus de ses comptes bancaires, que nous même avons une dette de 2000 milliards et que nous ferons dorénavant en mesure de nos possibilités et plus a fond perdus.
Cette hypothèse serait celle d’une France forte peut être la fameuse rupture tant annoncée.
M.D
Envoyé par fil fouge
Bakchich.info quant a lui rappelle que l’on découvre que riche et puissant peuvent aussi avoir des ennuis pécuniaires, tout président d’un émirat pétrolier que l’on est. Petit exemple avec Omar Bongo, président depuis quarante ans du Gabon.
Elu le 6 mai dernier, Nicolas Sarkozy, a promis « d'aider l’Afrique à s’en sortir », a lancé « un appel fraternel à tous les Africains » lors de son premier discours après l’annonce des résultats du scrutin
Est vraiment aider l’Afrique que de recevoir comme premier chef d’état étranger celui que beaucoup considèrent comme un tyran corrompu qui détourne impunément à son profit depuis des décennies des subventions allouées au développement de son pays ?
Alors couac ou retournement de veste du président Sarkozy ? Il se peut également que Nicolas Sarkozy reçoive Omar Bongo pour lui signifier de vive voix de chef d’état à chef d’état que maintenant les choses vont changer que la France est toujours disposée à aider au développement de son pays mais plus de ses comptes bancaires, que nous même avons une dette de 2000 milliards et que nous ferons dorénavant en mesure de nos possibilités et plus a fond perdus.
Cette hypothèse serait celle d’une France forte peut être la fameuse rupture tant annoncée.
M.D
Envoyé par fil fouge
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Commentaires
Omar Bongo vient simplement reprendre de la main droite (visible), ce qu'il a donné de la main gauche (invisible) à Sarkozy en mars dernier pour soutennir sa campagne.
Les pésanteurs politiques, malgré le fait que leur parfaite appréhension fasse l'objet de longues études (Sciences-Po, ENA, etc...) de la part de ses sujets, ne doit pas échapper à l'intelligence basique des communs des mortels que nous sommes ! Sarkozy, comme beaucoup avant lui, a reçu l'argent de la part de Bongo, il est donc "normal" - et le bon esprit français de réciprocité aidant - que Sarkozy lui rende l'ascenseur à son tour. C'est ce que F.X.V appelait "le colonialisme à l'envers".
Et il ne faut pas compter sur Bongo sur rater ce genre d'occasion ! Car c'est avec toutes ces combines et ces poudres aux yeux de tout genre qu'il "impressionne" depuis maintenant 40 ans le million d'habitant qu'il tient sous sa botte, ainsi que la plupart de ses pairs de la sous-région, lesquels affichent de plus en plus leur rivalité sur le son rôle totalement incongru et dépourvu de sens de Doyen des Présidents qu'il tient plus qu'à la prunelle de ses yeux.
Drôle de dessein que celui de cet homme (Omar Bongo), qui me semble décidemment avoir été condamné par son sang à devoir se satisfaire à voir passer tous les présidents de la Ve république française - De gaulle, Pompidou, D'Estain, Mittérand, Chirac, et maintenant Sarkozy - sans toutefois parvenir à rentrer dans la postérité historique tant sur le plan national que mondial.
D'aucuns murmurent déjà d'ailleurs qu'après sa mort, tel Saddam Hussein, la plupart des monuments et autres symboles portant son nom (telle l'Université de Libreville), vont être purement et simplement débaptisés.
Le destin de cet homme aurait donc été durant tout son temps sur terre, qu'à jouer les passe-droit aux politiques français, à manger le "kumu" (plat traditionnel téké du Gabon) et à boire du Contrex (qu'il fait semble-t-il venir par palettes de France à son palais du bord de mer) à longueur de journée, au moment où d'autres ont fini par inscrire la leur dans le roc de l'Histoire.
Cet homme me semble en fin de compte plus à plaindre qu'à incenser.
Sylvain Ndong
sndong.free.fr
Une fois encore l'Afrique a perdu tout espoir dans l'élection française de voir arriver un humaniste et un homme qui considère l'afrique comme parenaire à part entière.
frères africains, noirs, prenons nos destins en main, arrêtons de pleurnicher, Sarkozy se fiche déjà de ses concitoyens il fait ce qu'il veut, il a la boulimie du pouvoir .
les trillions deu pétrole gabonais comme disait hier une grande dame Eva Joly finance la métropole, bongo est un valet, alors patience, Dieu sonnera son heure
et tant pis pour Sarkozy . Il ne peut pas sacrifier la france il doit perpétuer la main basse de son pays d'adoption sur l'afrique et le bateau de bolloré est déjà au large des côtes africaines. Vous avez dit corruption morale. Mais attention àla révolte des peuples Messieurs les présidents
Vous êtes dans le secret des dieux ? Vous savez ce que Bongo et Sarko se sont dits ? Non ? Alors arrêtons ces jugements à priori ! Sarkozy a été élu le 6 mai, il y a à peine 3 semaines et déjà les procès dintention pleuvent. Je ne sais pas moi ce que fera ce président et surtout sil tiendra ses promesses (je précise que je ne suis pas sarkozyste) mais jattends pour critiquer à tout-va ! Aurons-nous une réelle politique de coopération avec lAfrique comme il était annoncé et comme nous le souhaitons tous ? Je nen sais rien, je serai peut-être déçue mais jattends pour porter un jugement dépréciatif ! Je comprends que certains soient déçus par cette élection mais ce n'est pas une raison pour juger avec autant de partialité ! Le Général disait que la France était ingouvernable, elle lest bien davantage de nos jours !
slt. je pense personnellement qu'une dictature "légère" est menée par le chef de l'Etat gabonais. Cette dictature bien que légère a des conséquences très graves que les occidentaux ne connaissent pas à cause d'un voile qui est celui du PIB.Pour revenir à la relation Bongo-Sarkozy je dirai simplement que la France a beaucoup d'intérets au Gabon, mais pour que ces intérets soit maintenus il faut que les deux chefs d'Etats aient des bonnes relations. donc la relation Bongo-Sarkozy n'est basée que sur des intérets (pour Sarkozy) et sur une assurance de maintien de pouvoir (pour Bongo)