Caroline Fourest : Un relativisme délirant non dénué de racisme quand on y pense...
Par Paul Garcin le lundi 25 juin 2007, 08:07 - Société - Lien permanent
Dans une interview récente au journal suisse Le Courrier, Caroline Fourest s'entête dans une analyse biaisée du phénomène islamiste. Sa méthode ? Regarder les comportements musulmans à l'aune de son "progressisme", et en déduire que l'islam est quelque chose de varié, avec islam modéré, islam islamiste, islam intégriste, islam terroriste, un islam traditionnel. Ce relativisme marche aussi pour le nazisme : selon que vous observez Heidegger, Hitler et Schnidler (de la liste du même nom) ou le pauvre type de base encarté par bêtise, vous obtiendrez un nazisme naziste, un nazisme intégriste, un nazisme modéré, un nazisme "traditionnel". C'est cette méthode qui lui permet de condamner Tariq Ramadan :
«Sa conception des femmes musulmanes est réactionnaire. Dans ses conférences, il invite les musulmanes à ne pas «conduire des camions» pour faire comme les Occidentales. Sur la lapidation des femmes adultères, il plaide pour un moratoire. Vu d'Iran, ça peut paraître moderne, mais de France, c'est réactionnaire.»
Cette manière de procéder, outre qu'elle est intellectuellement malhonnête, peut facilement être qualifiée d'ethnocentriste, voire de raciste (ou de néo-colonialiste, selon une terminologie en vogue chez les Indigènes de la République, pour le coup parfaitement applicable). Car donner des bons points ou distribuer des blâmes du haut de sa Vérité Progressiste (quelque peu bancale), "toi bon muslim", "toi mauvais muslim", résume toute l'oeuvre de Caroline Fourest :
«Chaque jour, dans le monde, des groupes se réclamant de l'islam tuent, décapitent: cela n'aide pas à la compréhension de cette religion. Le plus grand défi est donc de distinguer cet islam, minoritaire mais actif, de ce qui constitue sa première cible, les musulmans laïques. En France, 73% des musulmans se disent attachés à la laïcité à la française. Mais je note qu'en Grande-Bretagne, ils sont tout de même 40% à vouloir vivre selon les lois de la charia.»
Le problème de la méthode Fourest, c'est que lorsqu'elle en vient à réfléchir, les contradictions éclatent de manière spectaculaire :
«Là où il faut être vigilant, c'est au niveau des idées religieuses liberticides, qu'elles proviennent d'ailleurs de milieux juifs, chrétiens, musulmans ou hindous. Nous vivons dans un contexte général de résurgence d'idéologies liberticides au nom des religions, que ne doit pas masquer la plus grande visibilité de l'islam.»
Dans sa première phrase, elle admet que les idées liberticides viennent des idées religieuses, dans la seconde phrase, elle pense au contraire que les "idéologies liberticides" sont faites au nom des religions (et ne sont donc pas incluses dans ces religions). Qui croire ? La Caro de la première phrase ou la Caro de la seconde ?
Cette rhétorique du vague, du flou, de l'imprécis et du contradictoire, bref de l'attrape-gogo, spécialité de certaines "Sciences" humaines, se montre encore ici :
«Je comprends l'émotion que ces caricatures ont suscitées, en particulier celle montrant Mahomet avec une bombe dans son turban. Se demander si ce dessin est raciste est légitime et nécessaire.»
Cette phrase, destinée à montrer que l'on prend en compte toutes les opinions, que l'on est en quelque sorte dans le "juste milieu" ne fait aucunement avancer le débat : ce n'est pas pour son "racisme" que la caricature est attaquée, mais parce qu'elle critique le "prophète" Mahomet, chose interdite en islam y compris pour les non-musulmans ! Or dans l'interview que nous commentons, jamais elle ne prend ce fait en compte : c'est avec un coran dans la main que les manifestants plus ou moins violents se sont donnés en spectacle au début 2006, pas avec une petite main jaune estampillée "Touche pas à mon pote !" Il y a là une manière de procéder encore parfaitement malhonnête de déplacer le propos, d'essayer à tout prix d'avoir un point de vue original sur une question pour se donner en un spectacle parfaitement détestable. Pourtant, hélas, les lecteurs semblent marcher, tant elle répond à leurs propres préjugés qu'elle conforte.
Ce n'est pas en faisant de la sociologie que l'on comprend l'islam, c'est en allant aux textes et à leurs significations. C'est en comprenant la logique de l'abrogeant et de l'abrogé, la logique qui donne la prééminance du coran sur la souna et de certains hadiths sur d'autres et la logique de la vie de Mahomet, le "beau modèle" selon le coran. La compréhension de l'islam amène à une condamnation morale totale si l'on n'est pas musulman : on ne peut composer avec une machine idéologique qui veut vous asservir.
Par contre, tous les musulmans ne répondent pas aux critères islamiques (et heureusement). Beaucoup sont ignorants des textes qu'ils vénèrent, d'autres se mentent à eux-mêmes (et mentent aux autres) en adoptant une lecture biaisée de ces textes. Le problème, c'est qu'il n'est pas plus besoin d'avoir lu Mein Kampf pour être un bon soldat du nazisme en cas de besoin que d'être un savant de l'islam pour être un bon soldat de l'islam : il suffit d'avoir un führer ou un imam, bref un guide, efficace sachant mobiliser les foules au nom de son idéologie.
Condamner totalement l'islam, dire ce qu'est l'islam en réalité, le faire dans les écoles et dans les médias serait d'une très forte salubrité publique. Il s'agit d'ouvrir les yeux aux musulmans eux-mêmes de ce qu'est leur idéologie au lieu de constamment les prendre de haut et de juger de leur islam à l'aune de "progressisme de gauche" ou de celle du "conservatisme de droite". La démarche de Fourest est exactement celle du Front national et compagnie pour qui à chaque éthnie sa tradition forcément respectable : jamais on n'ira voir les textes pour les juger, ce qui compte c'est de conforter ses propres préjugés idéologiques.
Enfin, il s'agit de respecter les personnes mêmes des musulmans en leur disant que décidément non, leur idéologie n'est pas acceptable au lieu de leur dire que leur idéologie est acceptable si, si et si... alors que ces "si" sont en soi contradictoires avec le doctrine elle-même.
Il s'agit de les considérer comme des personnes tout autant douées de raison que n'importe quelle autre personne, ce qui n'empêche ni l'ironie, ni la moquerie, au lieu de les prendre pour des enfants et de leur dire de gros mensonges pour qu'ils se comportent comme on veut qu'ils se comportent - sauf que les musulmans sont de moins en moins illettrés et sont pour la plupart à même de lire leurs propres textes : le mensonge qui prévalait dans les colonies ne marche plus !
Les musulmans sont des hommes comme nous et non des sous-hommes que l'on doit regarder avec la condescendance de notre "savoir supérieur". Qu'on se le dise donc une bonne fois pour toutes !
Imam Grouik-Grouik
Le Blog du Cochon Hallal
Envoyé par fil rouge
Cette manière de procéder, outre qu'elle est intellectuellement malhonnête, peut facilement être qualifiée d'ethnocentriste, voire de raciste (ou de néo-colonialiste, selon une terminologie en vogue chez les Indigènes de la République, pour le coup parfaitement applicable). Car donner des bons points ou distribuer des blâmes du haut de sa Vérité Progressiste (quelque peu bancale), "toi bon muslim", "toi mauvais muslim", résume toute l'oeuvre de Caroline Fourest :
«Chaque jour, dans le monde, des groupes se réclamant de l'islam tuent, décapitent: cela n'aide pas à la compréhension de cette religion. Le plus grand défi est donc de distinguer cet islam, minoritaire mais actif, de ce qui constitue sa première cible, les musulmans laïques. En France, 73% des musulmans se disent attachés à la laïcité à la française. Mais je note qu'en Grande-Bretagne, ils sont tout de même 40% à vouloir vivre selon les lois de la charia.»
Le problème de la méthode Fourest, c'est que lorsqu'elle en vient à réfléchir, les contradictions éclatent de manière spectaculaire :
«Là où il faut être vigilant, c'est au niveau des idées religieuses liberticides, qu'elles proviennent d'ailleurs de milieux juifs, chrétiens, musulmans ou hindous. Nous vivons dans un contexte général de résurgence d'idéologies liberticides au nom des religions, que ne doit pas masquer la plus grande visibilité de l'islam.»
Dans sa première phrase, elle admet que les idées liberticides viennent des idées religieuses, dans la seconde phrase, elle pense au contraire que les "idéologies liberticides" sont faites au nom des religions (et ne sont donc pas incluses dans ces religions). Qui croire ? La Caro de la première phrase ou la Caro de la seconde ?
Cette rhétorique du vague, du flou, de l'imprécis et du contradictoire, bref de l'attrape-gogo, spécialité de certaines "Sciences" humaines, se montre encore ici :
«Je comprends l'émotion que ces caricatures ont suscitées, en particulier celle montrant Mahomet avec une bombe dans son turban. Se demander si ce dessin est raciste est légitime et nécessaire.»
Cette phrase, destinée à montrer que l'on prend en compte toutes les opinions, que l'on est en quelque sorte dans le "juste milieu" ne fait aucunement avancer le débat : ce n'est pas pour son "racisme" que la caricature est attaquée, mais parce qu'elle critique le "prophète" Mahomet, chose interdite en islam y compris pour les non-musulmans ! Or dans l'interview que nous commentons, jamais elle ne prend ce fait en compte : c'est avec un coran dans la main que les manifestants plus ou moins violents se sont donnés en spectacle au début 2006, pas avec une petite main jaune estampillée "Touche pas à mon pote !" Il y a là une manière de procéder encore parfaitement malhonnête de déplacer le propos, d'essayer à tout prix d'avoir un point de vue original sur une question pour se donner en un spectacle parfaitement détestable. Pourtant, hélas, les lecteurs semblent marcher, tant elle répond à leurs propres préjugés qu'elle conforte.
Ce n'est pas en faisant de la sociologie que l'on comprend l'islam, c'est en allant aux textes et à leurs significations. C'est en comprenant la logique de l'abrogeant et de l'abrogé, la logique qui donne la prééminance du coran sur la souna et de certains hadiths sur d'autres et la logique de la vie de Mahomet, le "beau modèle" selon le coran. La compréhension de l'islam amène à une condamnation morale totale si l'on n'est pas musulman : on ne peut composer avec une machine idéologique qui veut vous asservir.
Par contre, tous les musulmans ne répondent pas aux critères islamiques (et heureusement). Beaucoup sont ignorants des textes qu'ils vénèrent, d'autres se mentent à eux-mêmes (et mentent aux autres) en adoptant une lecture biaisée de ces textes. Le problème, c'est qu'il n'est pas plus besoin d'avoir lu Mein Kampf pour être un bon soldat du nazisme en cas de besoin que d'être un savant de l'islam pour être un bon soldat de l'islam : il suffit d'avoir un führer ou un imam, bref un guide, efficace sachant mobiliser les foules au nom de son idéologie.
Condamner totalement l'islam, dire ce qu'est l'islam en réalité, le faire dans les écoles et dans les médias serait d'une très forte salubrité publique. Il s'agit d'ouvrir les yeux aux musulmans eux-mêmes de ce qu'est leur idéologie au lieu de constamment les prendre de haut et de juger de leur islam à l'aune de "progressisme de gauche" ou de celle du "conservatisme de droite". La démarche de Fourest est exactement celle du Front national et compagnie pour qui à chaque éthnie sa tradition forcément respectable : jamais on n'ira voir les textes pour les juger, ce qui compte c'est de conforter ses propres préjugés idéologiques.
Enfin, il s'agit de respecter les personnes mêmes des musulmans en leur disant que décidément non, leur idéologie n'est pas acceptable au lieu de leur dire que leur idéologie est acceptable si, si et si... alors que ces "si" sont en soi contradictoires avec le doctrine elle-même.
Il s'agit de les considérer comme des personnes tout autant douées de raison que n'importe quelle autre personne, ce qui n'empêche ni l'ironie, ni la moquerie, au lieu de les prendre pour des enfants et de leur dire de gros mensonges pour qu'ils se comportent comme on veut qu'ils se comportent - sauf que les musulmans sont de moins en moins illettrés et sont pour la plupart à même de lire leurs propres textes : le mensonge qui prévalait dans les colonies ne marche plus !
Les musulmans sont des hommes comme nous et non des sous-hommes que l'on doit regarder avec la condescendance de notre "savoir supérieur". Qu'on se le dise donc une bonne fois pour toutes !
Imam Grouik-Grouik
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Commentaires
on perçoit dance texte des contradiction énorme, loin d'etre un soutien à caroline fourest, que je trouve malhonnète et dangereuse, on peut en dire autant de cet article.
Votre comparaison entre furer et imam est plus que douteuse intellctuellement et moralement, ça montre quel genre d'esprit vous avez.
Le plus grave est ce vieux discours néo colonial que vous véhiculez, que les musulmans ne connaisent pas leurs textes(alors que vous ne le connaisez pas du tout à vous lire), certes tout les musulmans ne connaissent pas tout l'islam mais les prendre pour des igorant et es moutons c'est plus qu'injuste, la mème chose pour vos considérations sur les imams, en revanche vous etes vous d'une manipulation pour ceux qui vous lisent assez sidérantes, ce message est a la fois acceccible mais sa législation, est complexe et demande des études spécialisés, la maitrise de la langue arabe, la maitrise de science coranique(comme les causes de la révélation, qui permettent de contextaliser un texte, ou une prescription), de la sunna, mais une compréension profonde du message globale de l'islam , des orientations de la sharia, sans quoi la simple lecture, ou l'extraction d'un texte pour en tirer un jugment définitif de ce que prone l'islam,e st une trahison de l'islam lui mème, et c'est malheureusment ce que vous faites, emprisonner dans votre idéologie obstraciste.
Vous etes loin en cela d'une liberté intellectuelle, et d'une approche scientifique.
il est faut certes enseigner dans les écoles, et dans le public, ce qu'est l'islam, mais l'islam dans sa globalité er non ce qui vous arrange de l'islam, comme texte que vous isolez pour donner une fausse idée de l'islam.
ce qui pose problème aujourd'hui, ce n'est pas ce qui est soit disant caché de cet islam dont vous constuisez la nosivité, et participer en cela de l'idéologie dela peur.
le véritable problème est l'ignorance de l'islam, dont vous etes un bel exemple, pour pouvoir parler librement d'une chose encore faut -il se libérer de l'ignorance de cette chose, pas de liberté dans l'ignorance.
Bon texte au contenu grinçant.
A Ben, faut-il aussi apprendre les points positifs du nazisme (promotion du travail par exemple) pour apprendre ce qu'il est dans sa globalité ? Non, car ce qui nous intéresse c'est ce que nous a fait subir cette idéologie ; il en est de même pour l'islam.
Islam veut dire soumission (à la loi de Dieu contenu dans la charia), la description qu'en donne l'imam Grouik-Grouik est totalement juste.
Chaque jour en Arabie Saoudite, par exemple, on voit ce que donne comme résultat ces années d'études : il suffit juste d'ouvrir les yeux.
article ridicule ...
enfin l'imam grouik grouik n'est pas très fort en analyse de texte le pauvre
il déforme tt ce que dit fourest
BRAVO pour cet article.