La Turquie bientôt européenne
Par Paul Garcin le lundi 30 juillet 2007, 15:17 - Décryptage - Lien permanent
L’AKP fait patte de velours cette méthode toute simple suffit à conforter ses voisins et futurs partenaires européens.
Il faut savoir qu’en Turquie la laïcité n’a rien à voir a celle que nous pouvons avoir en France ou une loi sépare l’église et l’état. La notion de laïcité telle que nous la connaissons n’a rien de comparable avec la laïcité turque ou l’état contrôle la religion. L’état turc contrôle la direction des affaires religieuses, les imams et prédicateurs sont des fonctionnaires d’état payé par l’état.
Penser que les affaires de l’état et religieuses sont dissociées serait faire preuve d’une bien grande naïveté, il existe en Anatolie et un peu partout en Turquie profonde un conservatisme local ou sont imposées de fortes pressions pour imposer les préceptes islamiques.
Il faut savoir qu’en Turquie la laïcité n’a rien à voir a celle que nous pouvons avoir en France ou une loi sépare l’église et l’état. La notion de laïcité telle que nous la connaissons n’a rien de comparable avec la laïcité turque ou l’état contrôle la religion. L’état turc contrôle la direction des affaires religieuses, les imams et prédicateurs sont des fonctionnaires d’état payé par l’état.
Penser que les affaires de l’état et religieuses sont dissociées serait faire preuve d’une bien grande naïveté, il existe en Anatolie et un peu partout en Turquie profonde un conservatisme local ou sont imposées de fortes pressions pour imposer les préceptes islamiques.
A Ankara, capitale et symbole de la République turque laïque, l'ensemble des maires du parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste, au pouvoir depuis 2003) ont interdit l'alcool dans les cafés et restaurants appartenant à leurs municipalités, et opposent d'interminables tracasseries bureaucratiques aux établissements qui souhaitent proroger les licences existantes.
La direction de l'AKP n'a pas publié de directive en ce sens mais, de fait, la pratique se généralise dans les municipalités contrôlées par le parti.
Le premier ministre turc Recep Tayyin Erdogan, alors maire d'Istanbul, disait en citant un poète turc: « La démocratie n'est que le train dans lequel nous montons jusqu'à ce que nous soyons arrivés à notre destination. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les fidèles nos soldats. » Il devrait donc s’agir la d’un discours d’islamiste modéré, réagir à ces propos en marquant sa désapprobation ou poser des questions fera de son auteur qu’un raciste islamophobe qui n’a rien compris bien évidement.
Nous voila rassuré puisqu’il s’agit d’un islam modéré, du moins c’est ce qu’on voudrait nous faire croire. L’opinion est endormie, la vérité cachée avec un double discours.
Dernièrement à Malatya au cœur de l’Anatolie, une ville à l’image de la Turquie marqué par une poussée conservatrice et religieuse, un mélange d’ultra nationalisme et d’islam radical qui ont inspiré le 18 avril des « jeunes » qui ont torturé et égorgé un missionnaire allemand et deux de ses amis turcs, un meurtre particulièrement sauvage commis au nom de l’islam, ces 3 hommes ont été assassinés dans le local qui leur servait à imprimer des bibles. Des menaces avaient déjà été proférées y compris dans la presse turque et en dépit de ces menaces jamais la police n’était intervenue. Les autorités turques sont largement responsables des assassinats des chrétiens en Turquie. En 2001 l’évangélisme chrétien a été classé officiellement parmi les 3 principales menaces pour le pays, depuis violences et provocations sont devenus monnaie courante. Depuis que le classement de ces menaces pour le pays a été établi, les gens qui en veulent aux chrétiens sont bien plus que quelques individus éparses, les assassins de Malatya quand la police les a interpellés et interrogés ont dit qu’il y avait 3 menaces pour le pays, ils ont cité exactement la liste du conseil national de sécurité ou siégent à parité les militaires et membres du gouvernement. Chrétiens et missionnaires sont considérés en Turquie comme une menace
Il faut savoir que depuis l’arrivée de l’AKP les passions se sont déchaînées en Turquie et les minorités religieuses ne bénéficient d’aucune protection.
Partant de ces faits, quelle peut bien être la définition exacte d’un l’islamisme modéré ? Qu’est exactement un islamiste dit modéré, quelle différence entre un islamiste modéré et un pur et dur ? Encore une question qui dérange. Bien peu de nos élites savent les autres font semblant de ne pas savoir, ou ne veulent pas prendre le risque de répondre.
Il ne s’agit pas de faire d’amalgame mais à partir du moment que nous rentrons dans le dogme quel qu’il soit il faut également pousser raisonnement et réflexion. Alors si il existe bien un islam modéré, pourquoi pas un fascisme modéré, un communisme modéré, ou 60 ans en arrière n’aurait il pas existé un nazisme modéré ? Des allemands de 1939 soutenant la politique économique hitlérienne mais farouchement opposés au génocide juif pouvaient ils être considérés comme des nazis modérés ?
Cela ne voudra pas dire pour autant que tous les musulmans vivants paisiblement leur foi sont des islamistes, tous comme les allemands de 1939 étaient des nazis, mais a partir du moment que l’on se revendique islamiste on reste islamiste quelque soit le degré idéologique et religieux, tout comme les allemands de l’époque se revendiquants nazis. On est dans le dogme ou non, mais sûrement pas entre les deux. Et c’est avec ce fantastique numéro de claquettes que les dirigeants occidentaux essaient d’endormir l’opinion en minimisant les faits exacts afin de mieux la préparer à l’entrée de la Turquie dans l’Europe à court terme.
Car c’est pratiquement fait. Contrairement aux affirmations du candidat Sarkozy la Turquie poursuit sont chemin pour adhérer à l’Europe, oubliant ses promesses du 24 juin ou il affirmait qu’il ferait tout pour s’opposer à l’adhésion de la Turquie, le président Sarkozy une fois élu ne s’est pas du tout opposé à la reprise des négociations qui avaient été suspendues en décembre dernier en dépit des ses promesses. La victoire de l’AKP classe une fois pour toute l’adhésion de la Turquie à l’Europe car maintenant il ne pourra plus dire non. L’AKP étant le parti le plus favorable a l’entré de la Turquie dans l’UE.
Cette adhésion à l’Europe est donc de plus en plus probable et principalement pour 2 raisons.
La première raison: les Etats Unis le veulent, ce qui représente une manière de diluer l’Europe et de l’empêcher de se constituer politiquement. Tous les affidés Allemagne, UK ne disent pas non à cette adhésion.
La seconde raison et d’ordre civilisationnel, les forces qui ne veulent pas que l’Europe se définisse en fonction de la civilisation européenne, qui veulent que l’Europe ne soit qu’un grand marché sans frontières et sans dimensions politiques avec une dimension commerciale, sont hélas majoritaires en Europe et surtout majoritaire en France au mépris de la civilisation européenne et du choix des français lors du referendum sur la constitution ou la question posée était pourtant claire, et c’est justement afin de pouvoir dire que l’Europe n’est pas chrétienne que l’on veut imposer a tout prix la Turquie dont seule une infime partie de son territoire se trouve en Europe et dont la religion d’état est l’islam. Il s’agit donc en fait sur ce sujet précis d’un suicide européen par renoncement, sans parler du fait qu’il est fortement question au parlement européen de lever un impôt européen pour assurer une mise à niveau des nouveaux partenaires. Les contribuables français dans leur ensemble ainsi que ceux qui ont dit non au referendum constitutionnel apprécieront.
Il existe un aveuglement européen sur la différentiel de conception du monde entre la vieille Europe et la Turquie qui a ses intérêts propre et les poursuivra et qui ne fait aucune concession sur aucun sujet, comme la question chypriote partenaire européen par exemple qui a été envahie par l’armée turque toujours présente sur place et dont personne bizarrement ne semble choqué parmi les partisans de l’entrée de la Turquie dans l’UE.
A la question qui de l’Europe ou de la Turquie a besoin de l’autre, la réponse est sans appel, l’Europe est prospère, c’est donc la Turquie qui a besoin de l’europe et pas l’inverse, car il ne faut pas oublier que les 15 premiers membres fondateurs sont des pays prospères avec leur difficultés économiques certes mais quand même prospère mais surtout de culture chrétienne.
Comment réagirait Mr Erdogan si demain en Europe par simple fait de réciprocité il était déclaré que les prédicateurs musulmans représentent une menace pour les pays membres de l'UE, qu’ils soient assassinés comme c’est le cas pour les chrétiens actuellement en Turquie ?
Pour toutes ces raisons la Turquie n’a rien à faire dans l’Europe, autant il est possible d’envisager un partenariat étroit avec cette dernière qu’il est impossible d’accepter de renoncer aux fondements même de notre civilisation. Hélas sauf évènement mondial grave il est déjà trop tard. Alea jacta est.
La direction de l'AKP n'a pas publié de directive en ce sens mais, de fait, la pratique se généralise dans les municipalités contrôlées par le parti.
Le premier ministre turc Recep Tayyin Erdogan, alors maire d'Istanbul, disait en citant un poète turc: « La démocratie n'est que le train dans lequel nous montons jusqu'à ce que nous soyons arrivés à notre destination. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les fidèles nos soldats. » Il devrait donc s’agir la d’un discours d’islamiste modéré, réagir à ces propos en marquant sa désapprobation ou poser des questions fera de son auteur qu’un raciste islamophobe qui n’a rien compris bien évidement.
Nous voila rassuré puisqu’il s’agit d’un islam modéré, du moins c’est ce qu’on voudrait nous faire croire. L’opinion est endormie, la vérité cachée avec un double discours.
Dernièrement à Malatya au cœur de l’Anatolie, une ville à l’image de la Turquie marqué par une poussée conservatrice et religieuse, un mélange d’ultra nationalisme et d’islam radical qui ont inspiré le 18 avril des « jeunes » qui ont torturé et égorgé un missionnaire allemand et deux de ses amis turcs, un meurtre particulièrement sauvage commis au nom de l’islam, ces 3 hommes ont été assassinés dans le local qui leur servait à imprimer des bibles. Des menaces avaient déjà été proférées y compris dans la presse turque et en dépit de ces menaces jamais la police n’était intervenue. Les autorités turques sont largement responsables des assassinats des chrétiens en Turquie. En 2001 l’évangélisme chrétien a été classé officiellement parmi les 3 principales menaces pour le pays, depuis violences et provocations sont devenus monnaie courante. Depuis que le classement de ces menaces pour le pays a été établi, les gens qui en veulent aux chrétiens sont bien plus que quelques individus éparses, les assassins de Malatya quand la police les a interpellés et interrogés ont dit qu’il y avait 3 menaces pour le pays, ils ont cité exactement la liste du conseil national de sécurité ou siégent à parité les militaires et membres du gouvernement. Chrétiens et missionnaires sont considérés en Turquie comme une menace
Il faut savoir que depuis l’arrivée de l’AKP les passions se sont déchaînées en Turquie et les minorités religieuses ne bénéficient d’aucune protection.
Partant de ces faits, quelle peut bien être la définition exacte d’un l’islamisme modéré ? Qu’est exactement un islamiste dit modéré, quelle différence entre un islamiste modéré et un pur et dur ? Encore une question qui dérange. Bien peu de nos élites savent les autres font semblant de ne pas savoir, ou ne veulent pas prendre le risque de répondre.
Il ne s’agit pas de faire d’amalgame mais à partir du moment que nous rentrons dans le dogme quel qu’il soit il faut également pousser raisonnement et réflexion. Alors si il existe bien un islam modéré, pourquoi pas un fascisme modéré, un communisme modéré, ou 60 ans en arrière n’aurait il pas existé un nazisme modéré ? Des allemands de 1939 soutenant la politique économique hitlérienne mais farouchement opposés au génocide juif pouvaient ils être considérés comme des nazis modérés ?
Cela ne voudra pas dire pour autant que tous les musulmans vivants paisiblement leur foi sont des islamistes, tous comme les allemands de 1939 étaient des nazis, mais a partir du moment que l’on se revendique islamiste on reste islamiste quelque soit le degré idéologique et religieux, tout comme les allemands de l’époque se revendiquants nazis. On est dans le dogme ou non, mais sûrement pas entre les deux. Et c’est avec ce fantastique numéro de claquettes que les dirigeants occidentaux essaient d’endormir l’opinion en minimisant les faits exacts afin de mieux la préparer à l’entrée de la Turquie dans l’Europe à court terme.
Car c’est pratiquement fait. Contrairement aux affirmations du candidat Sarkozy la Turquie poursuit sont chemin pour adhérer à l’Europe, oubliant ses promesses du 24 juin ou il affirmait qu’il ferait tout pour s’opposer à l’adhésion de la Turquie, le président Sarkozy une fois élu ne s’est pas du tout opposé à la reprise des négociations qui avaient été suspendues en décembre dernier en dépit des ses promesses. La victoire de l’AKP classe une fois pour toute l’adhésion de la Turquie à l’Europe car maintenant il ne pourra plus dire non. L’AKP étant le parti le plus favorable a l’entré de la Turquie dans l’UE.
Cette adhésion à l’Europe est donc de plus en plus probable et principalement pour 2 raisons.
La première raison: les Etats Unis le veulent, ce qui représente une manière de diluer l’Europe et de l’empêcher de se constituer politiquement. Tous les affidés Allemagne, UK ne disent pas non à cette adhésion.
La seconde raison et d’ordre civilisationnel, les forces qui ne veulent pas que l’Europe se définisse en fonction de la civilisation européenne, qui veulent que l’Europe ne soit qu’un grand marché sans frontières et sans dimensions politiques avec une dimension commerciale, sont hélas majoritaires en Europe et surtout majoritaire en France au mépris de la civilisation européenne et du choix des français lors du referendum sur la constitution ou la question posée était pourtant claire, et c’est justement afin de pouvoir dire que l’Europe n’est pas chrétienne que l’on veut imposer a tout prix la Turquie dont seule une infime partie de son territoire se trouve en Europe et dont la religion d’état est l’islam. Il s’agit donc en fait sur ce sujet précis d’un suicide européen par renoncement, sans parler du fait qu’il est fortement question au parlement européen de lever un impôt européen pour assurer une mise à niveau des nouveaux partenaires. Les contribuables français dans leur ensemble ainsi que ceux qui ont dit non au referendum constitutionnel apprécieront.
Il existe un aveuglement européen sur la différentiel de conception du monde entre la vieille Europe et la Turquie qui a ses intérêts propre et les poursuivra et qui ne fait aucune concession sur aucun sujet, comme la question chypriote partenaire européen par exemple qui a été envahie par l’armée turque toujours présente sur place et dont personne bizarrement ne semble choqué parmi les partisans de l’entrée de la Turquie dans l’UE.
A la question qui de l’Europe ou de la Turquie a besoin de l’autre, la réponse est sans appel, l’Europe est prospère, c’est donc la Turquie qui a besoin de l’europe et pas l’inverse, car il ne faut pas oublier que les 15 premiers membres fondateurs sont des pays prospères avec leur difficultés économiques certes mais quand même prospère mais surtout de culture chrétienne.
Comment réagirait Mr Erdogan si demain en Europe par simple fait de réciprocité il était déclaré que les prédicateurs musulmans représentent une menace pour les pays membres de l'UE, qu’ils soient assassinés comme c’est le cas pour les chrétiens actuellement en Turquie ?
Pour toutes ces raisons la Turquie n’a rien à faire dans l’Europe, autant il est possible d’envisager un partenariat étroit avec cette dernière qu’il est impossible d’accepter de renoncer aux fondements même de notre civilisation. Hélas sauf évènement mondial grave il est déjà trop tard. Alea jacta est.
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Commentaires
Bonjour,
Ce texte montre à quel point la vision de l'Union Européenne et de la Turquie est pleine de préjugés.
Tout d'abord, dans le texte, il y a opposition entre la Turquie et l'UE dans son ensemble comme si l'UE actuelle était un ensemble homogène avec des cultures et des pratiques communes à tout point de vue. La Turquie est présentée comme ne pouvant que perturber cet état et cette unité.
Quel aveuglement !
Il suffit de voyager en Europe pour voir les disparités. Entre les pays du Sud et ceux du Nord, les pays de l'Est et de l'Ouest. Tous ces pays sont autant de pays et de nations avec leurs diversités et leurs cultures, leurs coutumes. Dautre part, qui se soucis de ce problème de dilution ? Quand on accepte 10+2 pays de lest sans trop réfléchir sur les impacts
Ensuite, il faut appeler un chat un chat : il existe un racisme global anti-musulman : La peur de lislam est maintenant utilisée contre la Turquie ! Quand lislam turc a-t-elle menacée lUnion Européenne ?
Enfin, lUE naurait pas besoin de la Turquie ?
Avec la Turquie, lUE a la capacité datteindre la masse critique pour devenir une puissance mondiale. De toute façon, dans quelques dizaines dannées, lUE va avoir besoin de main duvre étrangère. Effectivement, on peut dire que la Turquie est actuellement moins prospère que la plupart des pays de lUE. En moins de 5 ans, Erdogan a doublé le PNB de la Turquie et il semble que cela va se poursuivre.
La Turquie a des problèmes à résoudre mais a terme pourra trés bien se tourner vers la Russie et la Chine. Il ne faut pas surestimer la puissance européenne
Cdt
Michel Atalay
Certains n'ont pas l'air de pleinement saisir le plus gros problème de fond, l'aberration la plus absolue que représente même un début de questionnement quant à savoir si la Turquie doit entrer dans l'UE.
LA TURQUIE OCCUPE MILITAIREMENT UNE GRANDE PARTIE D'UN ETAT-MEMBRE DE L'UE.
C'est quel mot que vous n'arrivez pas à comprendre là-dedans?
Il ne s'agit pas des invasions ottomanes du 16è siècle ou du siège de Vienne en 1661. Il s'agit d'une occupation actuelle, présente et continue d'un Etat souverain et de surcroît membre de l'UE, donc envers lequel les autres pays-membres devraient assistance face à une telle agression.
Il ne s'agit pas d'un passé, mais d'exactions commises maintenant contre les Kurdes.
Il ne s'agit pas que d'un génocide passé mais d'un révisionnisme d'Etat qui équivaudrait à avoir Angela Merkel dire "Les Juifs ont aussi tué des Allemands non-Juifs, ils nous ont provoqué, ils l'ont cherché, ils l'ont bien mérité", position qui serait partagée avec conviction par 95% des Allemands.
Ca ce sont les problèmes de fond - déjà que les problèmes de forme sont énormes... Alors, franchement, si quelqu'un trouve que malgré l'énormité du passif *actuel* et non pas passé de la Turquie, on peut envisager sereinement de discuter d'une adhésion avant même que ces problèmes n'aient été réglés et expiés, je ne peux plus rien pour vous. Par contre, je vais aller investir dans l'industrie de la vaseline, parce que visiblement certaines personnes semblent adorer.
Bonjour Michel,
A vous lire il existe un racisme global anti musulman qui serait devenu larme des opposants a lentrée de la Turquie dans lUE
Au risque de vous déplaire lislam est une religion et non une race, sinon soyez assez aimable de mindiquer la musulmanie sur une carte. Il peut exister envers lislam une islamophobie qui comme toutes les phobies peut exprimer une crainte mais certainement pas du racisme envers son adepte dans les termes sémantiques dans lesquels vous les entendez. C est un peu simple pour ne pas dire simpliste que de vouloir enfermer tout ce qui se méfie ou naime pas lislam dans du racisme, si on suit votre raisonnement, les talibans qui tuent au nom de dieu sont racistes.
LEurope actuelle nest peut être pas homogène comme vous dite, mais vous ne lui retirerez sûrement pas ses 2000 ans de tradition grecques, latines, celtes, normandes puis chrétiennes, sauf par décret bien évidement et oui un pays musulman ou la religion est sous tutelle détat ne pourra que perturber son unité au nom dune culture et de valeurs a lopposé des siennes dans la mesure ou lislam contrairement aux autres religion est une religion politique. En terre dislam cest la loi de dieu qui regit la société pas celle des hommes cela vous aurait il échappé ? Question harmonie constitutionnelle, il y a encore pas mal de petites chose à revoir
« La peur de lislam est maintenant utilisée contre la Turquie ! Quand lislam turc a-t-elle menacée lUnion Européenne ? »
Depuis que la Turquie fait pression afin de faire retirer tout ce qui peut avoir attrait aux racines chretiennes de leurope suivi dans son élan par tous les benis oui-oui européistes, quelle précise quelle ne voudra pas faire partie dun grand machin comme disait de Gaulle si ses origines chrétiennes y sont mentionnées. Et depuis quil devient de plus en plus difficile pour les minorités de vivre paisiblement leur foi en terre turque sans être persécutées. Ce nest pas sur les 10 prochaines années quil faut calculer le probleme mais sur le long terme.
Pour accepter la Turquie telle quelle est mais alors faudrait il quelle en fasse de même, Pourquoi devrions nous faire des concessions et pas elle ? A-t-il été une seule fois question de remettre en cause les origines culturelles de lempire ottoman ? Le cas chypriote et le genocide arménien en sont une preuve flagrante, lAKP nas telle pas fait voté une loi qui interdit de parler du sujet sous peine de prison ?
La Turquie ne veut ceder en rien, alors au nom de quoi devrions nous faire des courbettes ? A par la lacheté ou les interets économiques des puissants je vois pas
Le plan economique
« Avec la Turquie, lUE a la capacité datteindre la masse critique pour devenir une puissance mondiale. »
Ah bon parce que elle ne lest pas déjà ? Vous pensez que lEurope a attendu la Turquie pour devenir une grande puissance ? Que nous regressions est une chose, mais accepter nimporte qui ne ferait quaccentuer les choses. Pourquoi dapres vous les USA tiennent ils tant a voir la turquie dans leurope ?
Pendant ce temps au fins fonds de lAnatolie cest encore le moyen age. Et il faudra beaucoup dargent et de temps pour mettre tout le monde a niveau, mais avec une dette de 2000 milliards deuros que nous transmettrons a nos petits enfants, je ne pense pas que nous ayons encore les moyens de financer les mises a niveau des autres sauf a nos dépends
Il est tout a fait possible dentrenir un partenariat privilégié avec la Turquie sans pour autant laccepter dans lEurope. Nous somme partenaire privilégiés avec les USA dans certains domaines sans pour autant etre le 53é etat US
Laisser et faire croire que la vielle Europe ne pourra pas faire face dans les années a venir sans main duvre étrangère est également une tromperie intellectuelle, avec lélargissement a 27 il y a suffisament de main doeuvre en Europe sans pour autant faire appels aux services de la Turquie.
Le plan politique
Avez-vous remarqué quune fois nos frontières dépassées l'extreme droite, le nationalisme, voir lultra nationalisme nest plus un probleme ? En France un natio est considéré comme un raciste, en turquie cest génial,. Ils sont ou tous les bobos gauchos qui dénoncent le nationalisme chez nous, mais ferment les yeux sur celui qui grandit de jour en jour en Turquie ?
On se souvient tous de l'arrivée au pouvoir de l'extreme droite en Autriche, horreur malheur, voila un pays qui sombrait dans le nationalisme et qui fut mis au ban des etats européens. Par contre des conditions identiques ne semmblent posser probleme a personne en Turquie
Il faut arreter de prendre les gens pour des cons
Il est vrai que l'europe est un nain politique et un géant economique.
Qui a besoin de qui ?
Il est vrai que la Turquie a besoin de l'europe pour se moderniser et se democratiser. Elle ne s'en cache pas de le dire.
Mais il est vrai aussi que l'Europe a grandement besoin de la Turquie, mais nos politique sont tellement lache pour l'avouer a nos peuples (y compris Sarko)
La verite c'est que l'europe des 25 depend cruellement de la Russie pour s'approvisionner en gaz et en petrole. Seule la Turquie et le projet Nabucco signé en juin promet à l'europe gaz et petrole d'Iran, Turkmenistan et kazakstan sans passer par la Russie.
L'Europe doit securiser ses provisions du flanc est via la Grece en integrant la Turquie dans l'UE.
EUROPE ET TURQUIE
- Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l « Europe » qui a été ainsi rejeté ? Non, tout le monde en convient ! La été une certaine vision, compréhension, conception de lEurope. Le fameux « sens des mots », trop souvent source dincompréhension, de confusion
Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !
- Alors, ce pays, européen ou pas ?
- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que lIran et lIrak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant
- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas laccepter ?
- Notons dabord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.
-Commençons par les géographiques.
La formule de Gaule est connue : lEurope sétend de lOural à latlantique et sarrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic » La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si lont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ?
Evident, non
- Frontières culturelles.
Comme « nous », nest-elle pas laïque, et si lécriture est un des éléments constituant la culture dun peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement
Mais tout cela nest que greffon au devenir incertain Un risque réel de rejet par la souche existe
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, lorigine chrétienne de lEurope, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de lIslam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon dune plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est linverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française nest pas la laïcité anglaise etc. ) : Lhistoire européenne du XX siècle ne manque pas dexemples -pensons à lEspagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de larmée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors quen Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de larmée pour imposer la laïcité, au mépris de lidéologie religieuse dominante Dailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à lIslam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l « apostat » quà la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie En français cela sappelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes dhonneur », coutumiers en Turquie
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne lécoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de lEglise et de lEtat, et à lopposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu » Dans la même veine, pourquoi les « Droits de lhomme » peinent-ils tant à simposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de lhumanisme chrétien, pour devenir lexpression dun christianisme déchristianisé, dune foi chrétienne désacralisée, laïcisée
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité.
Nous parlions à linstant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourdhui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent lathéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut dêtre croyants et de le dire !
Espagne mauresque : Larrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés larianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, lEspagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam nest pas toujours synonyme de fanatisme et dintolérance
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à lalphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, lEmpire ottoman utilisant lalphabet arabe, c'est-à-dire il y a moins dun siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés quétaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin !
- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer lEurope ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que lon ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! LEurope peut commercer si elle le souhaite avec lAfrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans lEurope ! Identique pour la Turquie !
- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...
- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.
- Si lEmpire romain prétendait à luniversalité, dans les faits, des frontières se sont imposées :
Au nord, lEcosse (le mur dHadrien).
A louest, évidement latlantique.
Au nord/est le Rhin et le Danube.
Au sud lAfrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de lEmpire -neutralisons Carthage-)
Au sud/est le Tigre et lEuphrate.
Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce quest lEurope, cette définition ne vaut que pour « aujourdhui » (au sens de lHistoire).
Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de lEurope, qui citerait la capitale de lItalie ? Personne !
Mais lEmpire sest construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » quétait la « Grande mer », comme on lappelait alors.
Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c'est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche
Relativité des concepts, disions-nous
Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs
- Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à lEmpire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle nétait même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative !
Mais cela était il y a « deux milles ans »
- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?
- Pour conclure, maniant le paradoxe, clin dil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de lEurope et quil sagit là dune position objective élaborée au sein dun concept qui lui, ne lest pas
Cette affirmation découle dune prise de conscience selon laquelle il ny a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie sefface devant le poids de la géopolitique qui elle-même sefface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.
COLPIN Didier