Internement psychiatrique pour dissident bientôt en France
Par Patrice Remy le lundi 27 août 2007, 08:30 - Décryptage - Lien permanent
C’est la question que doit se poser Sylvia Bourdon, vedette de films X des années 1970.
En 2004, Sylvia Bourdon avait envie «d'exotisme». Elle loue un deux-pièces dans le 18e arrondissement de Paris, face à l'église Saint-Bernard, un quartier populaire multiculturel.
Trop de «vandalisme», estime-t-elle. Trop de« sectarisme », de femmes voilées, trop de jeunes « encapuchonnés »qui «tiennent le mur du presbytère». Probablement trop d’étrangers à son gout vivants selon leurs coutumes.
En 2004, Sylvia Bourdon avait envie «d'exotisme». Elle loue un deux-pièces dans le 18e arrondissement de Paris, face à l'église Saint-Bernard, un quartier populaire multiculturel.
Trop de «vandalisme», estime-t-elle. Trop de« sectarisme », de femmes voilées, trop de jeunes « encapuchonnés »qui «tiennent le mur du presbytère». Probablement trop d’étrangers à son gout vivants selon leurs coutumes.
Trop d'exotisme tuant l'exotisme, elle décide alors de prendre les choses en main. Elle crée plusieurs blogs* pour dénoncer « ce ghetto chaotique, cette aire décomposée la plus criminogène de la capitale ».Mme Bourdon photographie de sa fenêtre tout ce qu'elle considère comme des troubles à l'ordre public.
Déplorant les conditions de vie de son quartier elle avait envoie des mails au ministère de l'Intérieur.
Le 19 juin, plusieurs « jeunes » la prennent à partie et caillassent son appartement. Paniquée, elle envoie entre ce jour et le 2 juillet, cinq mails à différents responsables du ministère de l'intérieur. Parmi eux, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, le commissaire central du 18e arrondissement, Jean-Paul Pecquet, et Ludivine Olive, chef de cabinet de la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie. Elle leur demande d' « assurer sa sécurité ».
Ses courriers restant sans réponse, le 19 juillet, elle se décide finalement à porter plainte en bonne et due forme.
C’est oublier un peu vite qu’en France il ne faut pas plaisanter avec un tel sujet un de ses blogs fait aujourd'hui l'objet d'une action en diffamation et pour toute réponse elle reçoit une lettre pour le moins surprenante.
« Suite aux divers courriers que vous avez adressés au ministère de l'Intérieur via Internet, les autorités compétentes nous ont demandé de prendre contact avec vous. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous proposer un rendez-vous.
Je vous propose le lundi 20 août 2007 à 14 heures », lui écrit le Dr Yves Pignier de l'hôpital Maison-Blanche. »
Ce dernier a agi sur demande du bureau des actions pour la santé mentale de l'infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris, chargé de l'instruction et du contrôle des hospitalisations d'office.
Sylvia Bourdon a contacté son avocat Me Christian Charrière-Bournazel, futur bâtonnier de Paris, pour qu'il rédige deux courriers à l'intention du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et au procureur de la République de Paris.
Sylvia Bourdon envisage de quitter Paris et la France. Elle promet de migrer définitivement vers la Grèce dans le courant du premier semestre 2008.
Déplorant les conditions de vie de son quartier elle avait envoie des mails au ministère de l'Intérieur.
Le 19 juin, plusieurs « jeunes » la prennent à partie et caillassent son appartement. Paniquée, elle envoie entre ce jour et le 2 juillet, cinq mails à différents responsables du ministère de l'intérieur. Parmi eux, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, le commissaire central du 18e arrondissement, Jean-Paul Pecquet, et Ludivine Olive, chef de cabinet de la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie. Elle leur demande d' « assurer sa sécurité ».
Ses courriers restant sans réponse, le 19 juillet, elle se décide finalement à porter plainte en bonne et due forme.
C’est oublier un peu vite qu’en France il ne faut pas plaisanter avec un tel sujet un de ses blogs fait aujourd'hui l'objet d'une action en diffamation et pour toute réponse elle reçoit une lettre pour le moins surprenante.
« Suite aux divers courriers que vous avez adressés au ministère de l'Intérieur via Internet, les autorités compétentes nous ont demandé de prendre contact avec vous. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous proposer un rendez-vous.
Je vous propose le lundi 20 août 2007 à 14 heures », lui écrit le Dr Yves Pignier de l'hôpital Maison-Blanche. »
Ce dernier a agi sur demande du bureau des actions pour la santé mentale de l'infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris, chargé de l'instruction et du contrôle des hospitalisations d'office.
Sylvia Bourdon a contacté son avocat Me Christian Charrière-Bournazel, futur bâtonnier de Paris, pour qu'il rédige deux courriers à l'intention du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et au procureur de la République de Paris.
Sylvia Bourdon envisage de quitter Paris et la France. Elle promet de migrer définitivement vers la Grèce dans le courant du premier semestre 2008.




Commentaires
C'est la fameuse rupture, le goulag pour ceux qui pensent mal lol.