L'union européenne a salué la victoire de l'AKP
Par Paul Garcin le mercredi 29 août 2007, 10:29 - Décryptage - Lien permanent
L'union européenne a salué la victoire de l'AKP : « Cette victoire intervient à un moment important pour le peuple de Turquie, pays qui avance avec un engagement en faveur de réformes politiques et économiques », a déclaré José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. « Tayyip Erdogan est partisan du rapprochement entre l'Union européenne et la Turquie. Il a engagé de nombreuses réforme qui a permis à son pays d'entrer en négociation avec l'UE ».
Le président de la Commission européenne, a également estimé qu'un « nouvel élan » aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne pourrait être impulsé.
Le président de la Commission européenne, a également estimé qu'un « nouvel élan » aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne pourrait être impulsé.
Le dernier obstacle à l’adhésion de la Turquie est donc franchi, le non français à la constitution, les mises en garde aux dangers relatifs à la prise de pouvoir par des islamistes, avoir des frontières commune avec l’Irak pays politiquement stable comme chacun sait n’y changeront rien. Le syndrome munichois reste bien ancré les esprits des élus de l’UE.
Avec cette large victoire, le parti islamiste obtient la majorité absolue, ce qui lui permet de former un gouvernement sans devoir faire la moindre concession. L'AKP, issu de la mouvance islamiste, et Gül sont soupçonnés par l'opposition laïque et l'amée de vouloir revenir sur la séparation de l'Etat et de la religion en Turquie. L'armée avait d'ailleurs boqué une première fois la candidature d'Abullah Gül, au printemps dernier. Détail probablement insignifiant pour les représentants des peuples européens
La première tentative d'élection de Gül à la présidence avait été contrecarrée par l'opposition laïque en avril. La crise politique qui avait suivi a débouché sur des élections législatives remportées haut la main par l'AKP. Ses détracteurs restent cependant sceptiques, estimant qu'un homme qui a par le passé raillé l'occidentalisation de la Turquie et dont l'épouse porte le voile islamique, perçu par les tenants de la laïcité comme un symbole de l'islam politique, ne peut représenter la République.
L'AKP dément vouloir remettre en cause la laïcité et Abdullah Gül a promis à plusieurs reprises de défendre le principe de la séparation de l'Etat et de la religion.
Voila de quoi rassurer le président Sarkozy qui avait pourtant promis durant sa campagne électorale que: « La Turquie n’avait pas sa place en Europe.»
Claude Bodin
Envoyé par fil rouge
Avec cette large victoire, le parti islamiste obtient la majorité absolue, ce qui lui permet de former un gouvernement sans devoir faire la moindre concession. L'AKP, issu de la mouvance islamiste, et Gül sont soupçonnés par l'opposition laïque et l'amée de vouloir revenir sur la séparation de l'Etat et de la religion en Turquie. L'armée avait d'ailleurs boqué une première fois la candidature d'Abullah Gül, au printemps dernier. Détail probablement insignifiant pour les représentants des peuples européens
La première tentative d'élection de Gül à la présidence avait été contrecarrée par l'opposition laïque en avril. La crise politique qui avait suivi a débouché sur des élections législatives remportées haut la main par l'AKP. Ses détracteurs restent cependant sceptiques, estimant qu'un homme qui a par le passé raillé l'occidentalisation de la Turquie et dont l'épouse porte le voile islamique, perçu par les tenants de la laïcité comme un symbole de l'islam politique, ne peut représenter la République.
L'AKP dément vouloir remettre en cause la laïcité et Abdullah Gül a promis à plusieurs reprises de défendre le principe de la séparation de l'Etat et de la religion.
Voila de quoi rassurer le président Sarkozy qui avait pourtant promis durant sa campagne électorale que: « La Turquie n’avait pas sa place en Europe.»
Claude Bodin
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