Réforme (socialiste) des retraites
Par Christophe Marion le lundi 1 octobre 2007, 09:00 - Société - Lien permanent
Jen demande trop, probablement. Il faut dire quil est toujours dangereux de susciter mon désir
Cette semaine, je reçois mon Hebdo des socialistes et ma surprise est de taille lorsque je lis en couverture : « Retraites : la réforme des socialistes ».
Enfin me dis-je, nous passons au concret et aux propositions. Parce quune vision de la société ne peut être séparée dun socle de mesures techniques réalistes qui rend possible lidéal. Sur le constat, comment ne pas être daccord avec larticle de lHebdo ?
Enfin me dis-je, nous passons au concret et aux propositions. Parce quune vision de la société ne peut être séparée dun socle de mesures techniques réalistes qui rend possible lidéal. Sur le constat, comment ne pas être daccord avec larticle de lHebdo ?
1°) Notre système de retraite est menacé, à cause des évolutions démographiques, de laccroissement de lespérance de vie.
2°) Il faut davantage prendre en compte la pénibilité de certaines professions (« un critère majeur du processus de réforme » me dit-on). .
3°) Il y a un million de retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Maintenant, sur les propositions, je suis un peu resté sur ma faim :
1°) Il faut une réforme « globale et simultanée ». Je suis a priori pour même si je ne vois pas bien où cela nous mène.
2°) Il faut consolider et améliorer le régime par répartition (Pan ! Prends ça, Jospin).
3°) Il faut négocier avec tous les partenaires sociaux qui doivent « rester maîtres du jeux ».
Ces trois points, qui relèvent de la méthode, me semblent avant tout être destinés à prendre le contre-pieds de la politique gouvernementale. Là encore, sur le principe, je ne puis quêtre daccord avec la démarche. Encore faut-il quon ne sarrête pas à ces considérations générales. On me rétorquera que la philosophie avec laquelle on présente une réforme est plus importante que la kyrielle de mesures induites. Certes mais lune ne vaut rien sans les autres : elle devient un simple exercice intellectuel, de rhétorique, un peu vide de sens.
Je ne veux tout de même pas conclure sur cette note un peu triste. Car, a priori, la seule mesure vraiment concrète est celle-ci : « Rien ne se fera sans augmentation des cotisations ». Bien sûr, « une majoration des cotisations, y compris patronales » (sic) et « une sollicitation plus forte des revenus financiers ».
On est de gauche bon Dieu de bon sang !
Christophe Marion
2°) Il faut davantage prendre en compte la pénibilité de certaines professions (« un critère majeur du processus de réforme » me dit-on). .
3°) Il y a un million de retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Maintenant, sur les propositions, je suis un peu resté sur ma faim :
1°) Il faut une réforme « globale et simultanée ». Je suis a priori pour même si je ne vois pas bien où cela nous mène.
2°) Il faut consolider et améliorer le régime par répartition (Pan ! Prends ça, Jospin).
3°) Il faut négocier avec tous les partenaires sociaux qui doivent « rester maîtres du jeux ».
Ces trois points, qui relèvent de la méthode, me semblent avant tout être destinés à prendre le contre-pieds de la politique gouvernementale. Là encore, sur le principe, je ne puis quêtre daccord avec la démarche. Encore faut-il quon ne sarrête pas à ces considérations générales. On me rétorquera que la philosophie avec laquelle on présente une réforme est plus importante que la kyrielle de mesures induites. Certes mais lune ne vaut rien sans les autres : elle devient un simple exercice intellectuel, de rhétorique, un peu vide de sens.
Je ne veux tout de même pas conclure sur cette note un peu triste. Car, a priori, la seule mesure vraiment concrète est celle-ci : « Rien ne se fera sans augmentation des cotisations ». Bien sûr, « une majoration des cotisations, y compris patronales » (sic) et « une sollicitation plus forte des revenus financiers ».
On est de gauche bon Dieu de bon sang !
Christophe Marion



