Il s’agit bien d’une affaire de délit d’initié et une affaire complexe qui n’a pas fini de dévoiler tous ses secrets. Sans parler de l’image désastreuse des patrons que vont avoir les travailleurs du bas de l’échelle il est une autre conséquence qui pour le moment est encore a peine palpable, il s’agit d’un problème bousier. L’action Lagardère était toujours en recul jeudi 4 octobre, sur fond d'analyse des risques liés à la publication la veille d'une information concernant une note de l'AMF sur des délits d'initiés chez EADS.

Mais ce n’est pas tout, pendant que Noël Forgeard fait le beau avec son argent le gouvernement annonce l’installation, ce jeudi, par le garde des Sceaux Rachida Dati, d’un groupe de travail chargé de réfléchir à la dépénalisation du droit des affaires. Ce groupe, présidé par le haut magistrat Jean-Marie Coulon, la ministre n'a en revanche pas mentionné les grands délits qui font les titres des journaux comme l'abus de bien social (ABS) ou le délit d'initié, soupçonné aujourd'hui d'avoir été massivement pratiqué dans l'affaire EADS.

Il devient alors parfaitement scandaleux et cynique de voir les responsables politiques de droite comme de gauche, s’émouvoir du scandale EADS, puisque ce qui se passe n’est finalement que le fruit de la politique économique et libre-échangiste que les gouvernements qu’ils ont soutenus ou qu’ils soutiennent, mènent depuis plus de trente ans.