La solution présentée par Imerys n’a, a priori, rien d’extraordinaire. Il s’agit d’une simple brique en terre cuite, appelée « monumur ». L’inventivité du produit réside à l’intérieur de la brique, constitué de petites alvéoles qui permettent de retenir l’air, le meilleur des isolants thermiques à condition qu’il soit immobile. Contrairement à d’autres, la brique monomur se suffit à elle-même. Une brique traditionnelle ou un parpaing implique la pose d’une couche d’isolant dont les propriétés thermiques peuvent s’altérer au fil des ans, puis d’une cloison, généralement en plaque de plâtre. Au contraire, la brique monomur est directement enduite. L’autre propriété de la terre cuite, connue, celle-ci, depuis l’Antiquité, est de garder la fraîcheur et donc de rendre inutile la pose d’un système de climatisation. « La brique absorbe le surcroît de chaleur pendant la journée et le restitue pendant la nuit. Elle a un cycle thermique de douze heures », explique Jérôme Deperrois, directeur marketing d’Imerys Colomiers. Un avantage qui a séduit… les gendarmes, qui ont adopté cette technique pour la nouvelle gendarmerie de Saint-Martin-du-Var.

Sensibiliser le grand public

Cerise sur le gâteau, si on ajoute des tuiles photovoltaïques sur le toit d’une maison construite en briques monomur, dotée de fenêtres en double vitrage et d’un système de pompe à chaleur, le bilan énergétique devient positif : on produit plus d’électricité qu’on en consomme. Évidemment, tout cela a un coût. La brique monomur coûte environ 5 % plus cher qu’une autre et il faut sept à huit ans pour rentabiliser la pose de tuiles photovoltaïques. « La mise en place du diagnostic de performance énergétique pour l’habitation contribue à sensibiliser le grand public à la nécessité d’une bonne isolation », précise Jérôme Deperrois.

"Imerys invente la maison qui tient chaud"

Elsa Bembaron Figaro du 12/11/2007: