«En ce sens, la prise en charge des revendications locales ou catégorielles est une nécessité. Un de nos rôles est d’expliquer, d’inciter à faire le lien avec la situation globale, avec le mode d’organisation de la société».

«Il n’en reste pas moins que face aux enjeux essentiels (retraite, privatisation, …) et parce que nous voulons contribuer à l’émergence d’une société différente, c’est bien à la construction d’une grève générale que nous devons nous atteler».

«Nous avons des acquis, pas forcément partagés par toutes les autres forces syndicales, en matière d’autogestion des luttes. Nous devons relancer les réflexions sur l’autogestion des entreprises».

«Nous devons lier revendications immédiates des salarié(e)s et projet de transformation sociale».

«Nous continuons de vouloir révolutionner cette société capitaliste en voulant un monde où l’humanité, et non le profit, soit au centre des décisions».


Lutte des classes, transformation sociale, grève générale, société capitalisme, révolution... Il paraît clair que la lutte actuelle de Sud-Rail dépasse largement le cadre de la SNCF.

Il s'agit, dans la droite ligne des syndicats révolutionnaires du XIXème siècle et du début du XXème siècle, de changer en profondeur la société pour préparer l'avènement... De quoi ? Bien sûr,« monde humanisme » a remplacé « communisme » dans les discours syndicaux.

Mais, l'objectif au-delà des mots semblent bien être le même : l'établissement de la dictature du prolétariat, grâce à la lutte des classes.

Les usages, actuellement privés de moyens de transport, comprendront donc que les choses ne sont pas prêtes de s'arranger car, du côté de Sud-Rail au moins, personne n'a intérêt au règlement du conflit. Le pourrissement rend tout possible...

Christophe M.