Sarkozy en Algérie: des sous sous dans la popoche
Par Patrice Remy le mardi 4 décembre 2007, 14:44 - Décryptage - Lien permanent
A peine élu le président Sarkozy affirmait au soir du 6 mai : « La mode de la repentance est une mode exécrable. Je n'accepte pas que l'on demande aux fils d'expier les fautes des pères, surtout quand ils ne les ont pas commises. Je n’accepte pas que l’on juge toujours le passé avec les préjugés du présent. Je n’accepte pas cette bonne conscience moralisatrice qui réécrit l’histoire dans le seul but de mettre la nation en accusation. Je n’accepte pas ce changement systématique de la nation qui est la forme ultime de la détestation de soi. Car pour un français, haïr la France c’est se haïr lui-même. Je n’accepte pas que l’on veuille vivre en France en professant la haine de la France. Je veux que le racisme et l’antisémitisme soient poursuivis et condamnés avec la plus grande sévérité »
6 mois plus tard lors d’une visite en Algérie la presse fait ses titres en laissant sous-entendre que Nicolas Sarkozy reviendrait sur ses déclarations. En regardant de plus près on constate que le président Sarkozy ne s’excuse pas, ne se repend pas mais dénonce un colonialisme « profondément injuste ». En fait ne s’agirait-il pas plutôt d’un magistral numéro de claquettes pour endormir les Algériens et se payer la tête au passage du ministre des Moudjahidines, Mohamed Cherif Abbas pour ses propos abjects antisémites prononcés à l'encontre du Président français, Car cela veut dire quoi finalement aucune reconnaissance aucune excuse mais une dénonciation ?
C’est un peu comme si un mari violent disait à sa femme battue régulièrement : « chérie je ne me repends pas de t’avoir dérouillée, je ne m’excuse pas mais je reconnais que je t’ai frappé » ou dans le cas EADS, Noël Forgeard ne se repend pas ne s’excuse pas d’avoir vendu ses actions, mais reconnais avoir « pris par derrière » de manière « profondément injuste » tout le monde de vitesse en tirant son épingle du jeu avant qu’ EADS n’entame une chute vertigineuse sur les marchés financiers. En y regardant de plus près il est possible d’appliquer cette théorie à pas mal de cas.
Nicolas Sarkozy a aussi appelé à combattre « avec une détermination sans faille toute forme de racisme, d'islamophobie et d'antisémitisme ». « Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent ».
Concernant le racisme et l’antisémitisme rien à redire, mais que vient faire le rajout de l’islamophobie dans les déclarations présidentielle ? En quoi l’islam serait il devenu soudainement une race ? La terminaison du mot « islamophobie » exprime une crainte, crainte de l’islam, depuis quand serait il interdit d’avoir peur d’une religion ? A quand le délit de blasphème dans notre république laïque ?
Le président Sarkozy est incontestablement un dieu de la communication, il sait trouver les mots capables de satisfaire tout le monde et ainsi jouer les marchands de sable, l’important est de ramener des marchés, comme chacun sait en affaire, il faut savoir donner un peu pour récupérer plus. N.Sarkozy a manœuvré avec habilité en jouant sur la richesse du vocabulaire de la langue de Molière pour ramener des contrats, comme on dit l’argent n’a pas d’odeur et quoi de plus jouissif que prendre des sous à quelqu’un qui ne vous aime pas avec le sourire.
« Ca va dans le bon sens, mais nous disons toujours que ce c'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte. C'est un progrès », a déclaré M. Zerhouni, un proche du président Abdelaziz Bouteflika.
Bien il faudra faire avec car les français nés des années après le conflit algérien en ont plus qu’assez de cirer les babouches et ne se sentent responsables en rien de ce qui a bien pu se passer des décennies avant leur naissance par contre ils en subissent tous les jours les conséquences et ne se plaignent pas.
C’est un peu comme si un mari violent disait à sa femme battue régulièrement : « chérie je ne me repends pas de t’avoir dérouillée, je ne m’excuse pas mais je reconnais que je t’ai frappé » ou dans le cas EADS, Noël Forgeard ne se repend pas ne s’excuse pas d’avoir vendu ses actions, mais reconnais avoir « pris par derrière » de manière « profondément injuste » tout le monde de vitesse en tirant son épingle du jeu avant qu’ EADS n’entame une chute vertigineuse sur les marchés financiers. En y regardant de plus près il est possible d’appliquer cette théorie à pas mal de cas.
Nicolas Sarkozy a aussi appelé à combattre « avec une détermination sans faille toute forme de racisme, d'islamophobie et d'antisémitisme ». « Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent ».
Concernant le racisme et l’antisémitisme rien à redire, mais que vient faire le rajout de l’islamophobie dans les déclarations présidentielle ? En quoi l’islam serait il devenu soudainement une race ? La terminaison du mot « islamophobie » exprime une crainte, crainte de l’islam, depuis quand serait il interdit d’avoir peur d’une religion ? A quand le délit de blasphème dans notre république laïque ?
Le président Sarkozy est incontestablement un dieu de la communication, il sait trouver les mots capables de satisfaire tout le monde et ainsi jouer les marchands de sable, l’important est de ramener des marchés, comme chacun sait en affaire, il faut savoir donner un peu pour récupérer plus. N.Sarkozy a manœuvré avec habilité en jouant sur la richesse du vocabulaire de la langue de Molière pour ramener des contrats, comme on dit l’argent n’a pas d’odeur et quoi de plus jouissif que prendre des sous à quelqu’un qui ne vous aime pas avec le sourire.
« Ca va dans le bon sens, mais nous disons toujours que ce c'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte. C'est un progrès », a déclaré M. Zerhouni, un proche du président Abdelaziz Bouteflika.
Bien il faudra faire avec car les français nés des années après le conflit algérien en ont plus qu’assez de cirer les babouches et ne se sentent responsables en rien de ce qui a bien pu se passer des décennies avant leur naissance par contre ils en subissent tous les jours les conséquences et ne se plaignent pas.




Commentaires
Effectivement il est tres fort dans l'art de prendre les algériens pour des truffes
A eux il leur dit: L'antisémitisme et l'islamophobie ont le même visage celui de la bêtise et la haine !
Et quelques jours plus tot il dénonce le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe »
contreinfo.info/article.p...
Pour les vendeurs de larmes et d'armes, se référer au film "Lord of war" avec Nicolas Cage.
Salutations
Après relecture,
Je souhaitais plus d'explications sur la dernière phrase car elle me semble confuse.
Merci d'avance.
Cricri
Sarkozy est un orateur hors pair, il sexprime avec beaucoup daisance et sait être persuasif. On peut relire qques discours davant et après élection, on constate quil fait tout pour plaire et il réussit ... bien souvent ! (Merveilleux discours du 10 avril 2007 à Tours) :
www.u-m-p.org/site/index....
Lui qui manie avec art la langue française sait fort bien que le suffixe phobe veut dire crainte, peur alors pourquoi cet amalgame entre antisémitisme (racisme) et islamophobie ? On peut ne pas aimer cette idéologie totalitaire quest lislam sans pour cela être raciste !
Quant à la repentance, aux excuses que demande lAlgérie à la France : marre ! je ne me sens absolument pas responsable de ce quont fait mes ancêtres. Tous les peuples, quels quils soient, ont colonisé (les musulmans ne sont pas en reste, loin de là !) : devrions-nous, tous, nous présenter des excuses les uns, les autres ? Par contre, et là cest tout à fait différent, le ministre algérien des anciens combattants a "dérapé dur" : il pourrait, il me semble, présenter des excuses pour les paroles racistes proférées à légard des Juifs.