6 mois plus tard lors d’une visite en Algérie la presse fait ses titres en laissant sous-entendre que Nicolas Sarkozy reviendrait sur ses déclarations. En regardant de plus près on constate que le président Sarkozy ne s’excuse pas, ne se repend pas mais dénonce un colonialisme « profondément injuste ». En fait ne s’agirait-il pas plutôt d’un magistral numéro de claquettes pour endormir les Algériens et se payer la tête au passage du ministre des Moudjahidines, Mohamed Cherif Abbas pour ses propos abjects antisémites prononcés à l'encontre du Président français, Car cela veut dire quoi finalement aucune reconnaissance aucune excuse mais une dénonciation ?

C’est un peu comme si un mari violent disait à sa femme  battue régulièrement : «  chérie je ne me repends pas de t’avoir dérouillée, je ne m’excuse pas  mais je reconnais que je t’ai frappé » ou dans le cas EADS, Noël Forgeard ne se repend pas ne s’excuse pas d’avoir vendu ses actions, mais reconnais avoir «  pris par derrière »  de manière « profondément injuste » tout le monde de vitesse en tirant son épingle du jeu avant qu’ EADS n’entame une chute vertigineuse sur les marchés financiers. En y regardant de plus près il est possible d’appliquer cette théorie à pas mal de cas.

Nicolas Sarkozy a aussi appelé à combattre « avec une détermination sans faille toute forme de racisme, d'islamophobie et d'antisémitisme ». « Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent ».

Concernant le racisme et l’antisémitisme rien à redire, mais que vient faire le rajout de l’islamophobie dans les déclarations présidentielle ? En quoi l’islam serait il devenu soudainement une race ?  La terminaison  du  mot « islamophobie » exprime une crainte, crainte de l’islam, depuis quand serait il interdit d’avoir peur d’une religion ?  A quand le délit de blasphème dans notre république laïque ?

Le président Sarkozy est incontestablement un dieu de la communication, il sait trouver les mots capables de satisfaire tout le monde et ainsi jouer les marchands de sable, l’important est de ramener des marchés, comme chacun sait en affaire, il faut savoir donner un peu pour récupérer plus. N.Sarkozy a manœuvré avec habilité en jouant sur la richesse du vocabulaire de la langue de Molière pour ramener des contrats, comme on dit l’argent n’a pas d’odeur et quoi de plus jouissif que prendre des sous à quelqu’un qui ne vous aime pas avec le sourire.

« Ca va dans le bon sens, mais nous disons toujours que ce c'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte. C'est un progrès », a déclaré M. Zerhouni, un proche du président Abdelaziz Bouteflika.

Bien il faudra faire avec car les français nés des années après le conflit algérien en ont plus qu’assez de cirer les babouches et ne se sentent responsables en rien de ce qui a bien pu se passer des décennies avant leur naissance par contre ils en subissent tous les jours les conséquences et ne se plaignent pas.