Fourmis de France, prenez garde à la cigale Sarkozy !
Par Roger Heurtebise le vendredi 11 janvier 2008, 08:05 - Décryptage - Lien permanent
Il faudrait des dizaines d’articles pour décrire les nombreuses contradictions et inepties énoncées par le Président de la République lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008. Curieusement, la presse n’a guère relevé tout ce qui aurait dû choquer les spécialistes dans divers domaines, en particulier sur les plans économiques ou internationaux. A croire que les journalistes, dont les questions étaient hélas à la hauteur des réponses, n’avaient guère le souci d’informer les citoyens et de rétablir certaines vérités.
Je ne retiens qu’un exemple. Quand un journaliste l’interroge sur l’expression du Premier ministre qui avait déclaré que la France est « en état de faillite », Nicolas Sarkozy a répondu textuellement :
« Un pays qui a 15% d'épargne par rapport à son PIB n'est pas en état de faillite. »
On peut s’interroger sur la cohérence d’un gouvernement où le chef de l’Etat contredit ouvertement son Premier ministre, mais il y a une autre énormité dans cette affirmation, qui a échappé à la plupart des chroniqueurs financiers.
En effet, Nicolas Sarkozy commet tout simplement une confusion entre l’Etat français et les Français, et plus exactement entre l’argent de l’Etat et le vôtre.
Quand François Fillon ou d’autres parlent de la « faillite » de la France, il s’agit bien de l’Etat. Et quand Nicolas Sarkozy parle de l’épargne, il ne s’agit pas d’épargne de l’Etat, puisque tout au contraire cet Etat est, comme chacun sait, largement surendetté. L’Etat français n’a pas d’épargne, il a des dettes colossales.
L’épargne dont parle Nicolas Sarkozy, c’est celle des Français, c’est la vôtre, c’est la mienne, depuis les Livrets A de Caisse d’Epargne jusqu’aux assurances-vie. Bref, c’est votre argent, et non celui de l’Etat qui n’en a plus « dans les caisses », comme l’a pourtant confirmé Nicolas Sarkozy – cette fois d’accord avec son Premier ministre – lors de la MEME conférence de presse. (Encore une contradiction !)
Nicolas Sarkozy confond donc allègrement deux portefeuilles : celui très raplapla d’un Etat surendetté, et celui des citoyens français. Il confond la dette de la France avec les économies personnelles que vous avez pu faire au cours de votre vie. Cet argent n’appartient pas à l’Etat, même si, par le biais d’emprunts divers et en particulier de l’assurance-vie, vous lui en avez prêté, parfois sans vous en rendre compte.
Le Président de la République envoie donc aux épargnants français le message suivant : votre argent appartient à l’Etat français et servira à combler la gabegie et la mauvaise gestion des finances publiques depuis des décennies.
C’est un comble que de vouloir faire payer l’inconscience des gouvernements successifs à ceux qui ont géré leurs revenus – souvent âprement gagnés - et leur patrimoine en bons pères de famille, à ceux qui ont économisé de l’argent pour leurs enfants ou leurs vieux jours. La cigale Sarkozy s’apprête tout simplement à spolier les fourmis citoyennes.
Et aux gens « de gauche » qui me diront qu’après tout, c’est bien de « prendre aux riches », je leur signale que cette épargne populaire concernent les Français les plus modestes, et non les spéculateurs du CAC 40 chers à Nicolas Sarkozy qui, bien entendu, ne sont pas tombés dans le piège de placer leur argent en France.
Roger Heurtebise
« Un pays qui a 15% d'épargne par rapport à son PIB n'est pas en état de faillite. »
On peut s’interroger sur la cohérence d’un gouvernement où le chef de l’Etat contredit ouvertement son Premier ministre, mais il y a une autre énormité dans cette affirmation, qui a échappé à la plupart des chroniqueurs financiers.
En effet, Nicolas Sarkozy commet tout simplement une confusion entre l’Etat français et les Français, et plus exactement entre l’argent de l’Etat et le vôtre.
Quand François Fillon ou d’autres parlent de la « faillite » de la France, il s’agit bien de l’Etat. Et quand Nicolas Sarkozy parle de l’épargne, il ne s’agit pas d’épargne de l’Etat, puisque tout au contraire cet Etat est, comme chacun sait, largement surendetté. L’Etat français n’a pas d’épargne, il a des dettes colossales.
L’épargne dont parle Nicolas Sarkozy, c’est celle des Français, c’est la vôtre, c’est la mienne, depuis les Livrets A de Caisse d’Epargne jusqu’aux assurances-vie. Bref, c’est votre argent, et non celui de l’Etat qui n’en a plus « dans les caisses », comme l’a pourtant confirmé Nicolas Sarkozy – cette fois d’accord avec son Premier ministre – lors de la MEME conférence de presse. (Encore une contradiction !)
Nicolas Sarkozy confond donc allègrement deux portefeuilles : celui très raplapla d’un Etat surendetté, et celui des citoyens français. Il confond la dette de la France avec les économies personnelles que vous avez pu faire au cours de votre vie. Cet argent n’appartient pas à l’Etat, même si, par le biais d’emprunts divers et en particulier de l’assurance-vie, vous lui en avez prêté, parfois sans vous en rendre compte.
Le Président de la République envoie donc aux épargnants français le message suivant : votre argent appartient à l’Etat français et servira à combler la gabegie et la mauvaise gestion des finances publiques depuis des décennies.
C’est un comble que de vouloir faire payer l’inconscience des gouvernements successifs à ceux qui ont géré leurs revenus – souvent âprement gagnés - et leur patrimoine en bons pères de famille, à ceux qui ont économisé de l’argent pour leurs enfants ou leurs vieux jours. La cigale Sarkozy s’apprête tout simplement à spolier les fourmis citoyennes.
Et aux gens « de gauche » qui me diront qu’après tout, c’est bien de « prendre aux riches », je leur signale que cette épargne populaire concernent les Français les plus modestes, et non les spéculateurs du CAC 40 chers à Nicolas Sarkozy qui, bien entendu, ne sont pas tombés dans le piège de placer leur argent en France.
Roger Heurtebise




Commentaires
Sarkozy pratique une politique des plus étatistes qui soit dans tous les domaines.
En économie, Nicolas Sarkosy intervient dans les prix de la grande distribution pour obliger à une baisse des produits alimentaires sans nous poser la question de savoir quelle est linflation de lEtat. Nicolas Sarkoys intervient dans la concurrence bancaire sans rien changer aux règles monopolistes de ce marché, donc sans rien changer du tout. Nicolas Sarkosy fait du keynésianisme et pratique une relance par la consommation en incitant les Grand Parents à donner leur patrimoine à leur petits enfants pour quils consomment et alimentent in fine les caisses de lEtat grace au 19.6% de TVA . Nicolas Sarkosy stoppe la baisse des impôts sur le revenu alors que tous les autres impôts locaux et cotisations sociales obligatoires augmentent aussi vite ou plus vite que linflation.
Nicolas Sarkozy nous mène en bateau
tunisie-harakati.mylivepa...
Monsieur Nicolas Sarkozy veut être partout et tout faire, il tente de remonter une France en faillite, il a en vérité pas de chance car il a hérité pour cinq années d'un cadeau empoisonné. Il faudrait en priorité couvrir la dette de la France puis obtenir une belle trésorerie. Les cadeaux fiscaux qu'il a autorisé lui ont supprimés les moindres solutions pour aller de l'avant. Aujourd'hui il ne doit pas confondre l'argent de l'état et le notre.
Sur d'autre sujet, s'il tient à être autant omniprésent, il faudrait qu'il se décide donc à intervenir dans l'affaire de madame Harakati, il pourrait ainsi améliorer son image en agissant avec humanité.
tunisie-harakati.mylivepa...