Licenciements à l'américaine
Par Paul Garcin le Vendredi 15 Février 2008, 08:15 - Société - Lien permanent
C’est nouveau des salariés français se font licencier à la cantonade devant leur collègues subissant de ce fait l’humiliation de leur vie.
C’est ce qui ce passe à l’entreprise La Barre Thomas à Rennes, fabriquant de pièces en caoutchouc pour voiture ou 300 suppressions d’emplois sont annoncées depuis un an. Les salariés concernés apprennent la nouvelle devant tous leurs collègues en plein travail, la direction trouve cela « plus humain » semble t’il.
C’est ce qui ce passe à l’entreprise La Barre Thomas à Rennes, fabriquant de pièces en caoutchouc pour voiture ou 300 suppressions d’emplois sont annoncées depuis un an. Les salariés concernés apprennent la nouvelle devant tous leurs collègues en plein travail, la direction trouve cela « plus humain » semble t’il.
La CGT et la CFDT trouvent cela lamentable, tel le cas de cet employé de 54 ans dont 34 au service de l’entreprise qui se souviendra toute sa vie de son licenciement express. C’était jeudi dernier devant tous ces collègues. Ce dernier prend son travail normalement à son poste, quand quelques temps après des responsables sont venus le chercher pour l’amener à la direction pour lui annoncer son licenciement. Il fut immédiatement amené au vestiaire pour se changer et reconduit à la porte de l’entreprise, l’employé trouve cette méthode humiliante.
Avant de prendre la porte le salarié a quand même reçu des explications sur son licenciement économique, mais n’a pas eu l’autorisation de dire au revoir à ses camarades.
Les délégués syndicaux considèrent qu’il s’agit la d’une véritable exécution publique, ils ont vu leur collègue partir, s’écrouler après 35 ans de maison, ils n’hésitent pas à utiliser le mot « abject » face à une telle attitude de la direction.
La direction qui refuse de s’exprimer veut également licencier les deux délégués CGT qui ont reçu leur lettre recommandée, les salariés travaillent la peur au ventre car il resterait selon les syndicats une liste noire de 70 personnes sur la sellette et tout le monde s’attend à être le prochain.
Avant de prendre la porte le salarié a quand même reçu des explications sur son licenciement économique, mais n’a pas eu l’autorisation de dire au revoir à ses camarades.
Les délégués syndicaux considèrent qu’il s’agit la d’une véritable exécution publique, ils ont vu leur collègue partir, s’écrouler après 35 ans de maison, ils n’hésitent pas à utiliser le mot « abject » face à une telle attitude de la direction.
La direction qui refuse de s’exprimer veut également licencier les deux délégués CGT qui ont reçu leur lettre recommandée, les salariés travaillent la peur au ventre car il resterait selon les syndicats une liste noire de 70 personnes sur la sellette et tout le monde s’attend à être le prochain.




Commentaires
Bonjour,
Vous avez très bien retracé ce qui se passe à la BT depuis le mois de mai 2007. A l'heure actuelle environ 150 personnes ont été licenciées par vague de 30 à 50 personnes ; il y aura 130 autres personnes de licenciées d'ici fin avril 2008.
Par contre merci de noter que les syndicats qui dénoncent ces méthodes ouvertement (contrairement aux autres qui jouent profil bas) sont la CGT et la CFTC (et non la CFDT).
Merci de rectifier. Pour info, je ne fais partie d'aucun de ces syndicats, mais rendons à César, ce qui lui appartient.
N.D.L.R: Votre commentaire remet les choses à leur place pour ce qui concerne le rôle des syndicats, Merci pour la précision
Et le tribunal des prud'hommes ?
La direction de ce site est plus que navrante. Ils sont encore en 1845...
Ça parrait impensable mais c'st bien vrai!
hallucinant!
Est ce qu'on sait ou ça en est?
Même principe pour moi. J'étais responsable marketing et ADV dans une boite amércaine il y a encore une semaine. Le jeudi on m'annonce mon licenciement le vendredi je ramassais mes affaires et quittais la société après 12 ans de boite. J'avais normalement 3 mois de préavis étant cadre. Ils m'ont jeté comme une merde et c'est effectivement très humiliant.
Courage à tous ceux qui font cette triste expérience.