La famine revient
Par Paul Garcin le vendredi 18 avril 2008, 08:57 - Société - Lien permanent
En 2008 les risques de retour de famine dans le monde sont bien présents, on aurait pu croire que ce fléau appartenait au passé et bien non, des gens ne mangent pas ou plus à leur faim alors que sont annoncées des récoltes record.
Ce retour de l’insécurité alimentaire peut paraitre totalement incompréhensible mais il s’annonce pourtant comme un des risques majeur des prochaines années. C’est difficile à comprendre quand on sait que la croissance des pays en développement sont en moyenne deux à trois fois supérieurs à celle des pays de l’OCDE, l’économie globale du continent africain va croitre de 6% en 2008 et les prévisions sont encore meilleures pour 2009.
Ce retour de l’insécurité alimentaire peut paraitre totalement incompréhensible mais il s’annonce pourtant comme un des risques majeur des prochaines années. C’est difficile à comprendre quand on sait que la croissance des pays en développement sont en moyenne deux à trois fois supérieurs à celle des pays de l’OCDE, l’économie globale du continent africain va croitre de 6% en 2008 et les prévisions sont encore meilleures pour 2009.
Par ailleurs jamais l’agro-business et les systèmes d’informations sur les stocks de céréales ou de produits alimentaires ainsi que les moyens de les transporter n’ont jamais été aussi puissant, et bien en dépit de tout cela une étude des nations unies prévient que l’envolée actuelle des prix agricoles pourrait entrainer le doublement du nombre des affamés dans le monde. Concrètement un milliard deux cents millions de personnes sont sous la menace de famine larvée dans le monde.
Un terrible recul parce que la situation s’était améliorée depuis une décennie. On sait pourtant que l’agriculture vit des cycles contrastés, alors la situation peut elle s’améliorer ?
A la marge certainement mais l’équation de fond est devenue terrible. Les prix augmentent en même temps que les productions battent tous les records. Dans les 37 pays qui sont en première ligne de ce drame de la faim, ce sont des pays ou une large partie de la population vit avec 60 centimes d’euro/jour et le doublement du prix du blé, du riz, du maïs est devenu complètement ravageur. Le pire est que tout indique que ces prix agricoles vont rester élevés, de phénomène conjoncturel on est en train de passer à un phénomène structurel et ce pour 3 grandes raisons.
Le changement des habitudes alimentaires des pays émergeants (Brésil, Inde, Russie, Chine) qui se rapprochent à toute vitesse des moyennes de consommation en lait en viande en céréales des pays riches, cette nouvelle demande pèse de ce fait sur le marché.
Il est consacré de plus en plus de bonnes terres agricoles à des cultures destinées aux bios carburants comme au Brésil ou en Indonésie.
La spéculation qui se détourne depuis des mois de la finance est en action sur les matières premières, après le pétrole puis les minerais elle est passée aux produits agricoles, et cela dans un contexte très particulier puisque les récoltes sont excellentes, en augmentation de 3% au niveau mondial avec même des records pour le blé et que dans le même temps il est constaté que les stocks mondiaux n’ont jamais été aussi bas. Ce n’est donc pas encore la pénurie mais l’organisation du système agricole international et la spéculation qui sont en cause.
Un terrible recul parce que la situation s’était améliorée depuis une décennie. On sait pourtant que l’agriculture vit des cycles contrastés, alors la situation peut elle s’améliorer ?
A la marge certainement mais l’équation de fond est devenue terrible. Les prix augmentent en même temps que les productions battent tous les records. Dans les 37 pays qui sont en première ligne de ce drame de la faim, ce sont des pays ou une large partie de la population vit avec 60 centimes d’euro/jour et le doublement du prix du blé, du riz, du maïs est devenu complètement ravageur. Le pire est que tout indique que ces prix agricoles vont rester élevés, de phénomène conjoncturel on est en train de passer à un phénomène structurel et ce pour 3 grandes raisons.
Le changement des habitudes alimentaires des pays émergeants (Brésil, Inde, Russie, Chine) qui se rapprochent à toute vitesse des moyennes de consommation en lait en viande en céréales des pays riches, cette nouvelle demande pèse de ce fait sur le marché.
Il est consacré de plus en plus de bonnes terres agricoles à des cultures destinées aux bios carburants comme au Brésil ou en Indonésie.
La spéculation qui se détourne depuis des mois de la finance est en action sur les matières premières, après le pétrole puis les minerais elle est passée aux produits agricoles, et cela dans un contexte très particulier puisque les récoltes sont excellentes, en augmentation de 3% au niveau mondial avec même des records pour le blé et que dans le même temps il est constaté que les stocks mondiaux n’ont jamais été aussi bas. Ce n’est donc pas encore la pénurie mais l’organisation du système agricole international et la spéculation qui sont en cause.




Commentaires
Et si l'on disait que l'explosion démographique est un des facteurs...
mais non, ce n'est pas politiquement correct!
quelle hypocrisie!