Ce phénomène est général en Europe et même dans le monde, après des mois de surchauffe provoquée par la crise pétrolière, celle des matières premières et celles des prix alimentaires. Le signe le plus spectaculaire sera la nécessité d’une augmentation tres nette 2.3% du SMIC des le mois prochain. C’est un geste qui pourrait paraitre fort mais qui en fait ne fait que compenser les hausses du passé car il ne corrige pas les augmentations en cours comme celle de 5.5% du gaz a la fin de ce mois ci, celle de l’alimentation qui se poursuit 5.3% de hausse en dépit des annonces des distributeurs ou du fioul domestique qui vient s’envoler de 38%, même sur ce terrain la force de l’euro ne joue plus qu’un rôle d’amortisseur.

Notre pouvoir d’achat va-t-il être affecté ? Sans aucun doute car les salaires et plus encore les pensions ne vont pas suivre et augmenter au rythme de l’inflation, pour les retraités du régime général et de la fonction publique dont les pensions sont indexées sur l’inflation prévue dans le budget composé l’année dernière soit 1.6% le rattrapage sera pratiquement impossible.

Pour les ménages les plus modestes qui consacrent l’essentiel de leurs revenus à la nourriture, au logement et aux transports et qui sont aussi souvent ceux qui font le plus appel au crédit à la consommation dont les taux vont augmenter, l’impact sera sensible.

Pour les épargnants, l’inflation est l’ennemi juré des placements en actions ou en obligations. Au final les finances des français seront mises à rude épreuve en 2008.

Christine Lagarde la ministre des finances espère une accalmie en fin d’année, c’est à souhaiter car si sous la pression de l’inflation les taux d’intérêts devaient remonter et la consommation des ménages ralentir, c’est l’économie toute entière qui pourrait alors se gripper.