Le retour de l'inflation
Par Paul Garcin le mercredi 23 avril 2008, 08:26 - Economie - Lien permanent
Faut-il craindre de retour une menace que l’on avait presque oubliée celle de l’inflation ?
Avec une très forte hausse de 3.2% en mars en rythme annuel on pourrait penser qu’il ne s’agit plus d’une menace mais d’une réalité. Nous allons redécouvrir en 2008 la valse des étiquettes avec tous ses dangers et sa capacité à déstabiliser une économie déjà moribonde. Nous nous trouvons dans un scenario qui avait disparu du paysage depuis 20 ans. D’un coté les prix qui flambent et qui rognent sérieusement le pouvoir d’achat des français et de l’autre un gouvernement qui va devoir composer avec une activité ralentissante et qui n’a ni les moyens techniques ni les ressources financières pour contrecarrer la hausse des prix.
Avec une très forte hausse de 3.2% en mars en rythme annuel on pourrait penser qu’il ne s’agit plus d’une menace mais d’une réalité. Nous allons redécouvrir en 2008 la valse des étiquettes avec tous ses dangers et sa capacité à déstabiliser une économie déjà moribonde. Nous nous trouvons dans un scenario qui avait disparu du paysage depuis 20 ans. D’un coté les prix qui flambent et qui rognent sérieusement le pouvoir d’achat des français et de l’autre un gouvernement qui va devoir composer avec une activité ralentissante et qui n’a ni les moyens techniques ni les ressources financières pour contrecarrer la hausse des prix.
Ce phénomène est général en Europe et même dans le monde, après des mois de surchauffe provoquée par la crise pétrolière, celle des matières premières et celles des prix alimentaires. Le signe le plus spectaculaire sera la nécessité d’une augmentation tres nette 2.3% du SMIC des le mois prochain. C’est un geste qui pourrait paraitre fort mais qui en fait ne fait que compenser les hausses du passé car il ne corrige pas les augmentations en cours comme celle de 5.5% du gaz a la fin de ce mois ci, celle de l’alimentation qui se poursuit 5.3% de hausse en dépit des annonces des distributeurs ou du fioul domestique qui vient s’envoler de 38%, même sur ce terrain la force de l’euro ne joue plus qu’un rôle d’amortisseur.
Notre pouvoir d’achat va-t-il être affecté ? Sans aucun doute car les salaires et plus encore les pensions ne vont pas suivre et augmenter au rythme de l’inflation, pour les retraités du régime général et de la fonction publique dont les pensions sont indexées sur l’inflation prévue dans le budget composé l’année dernière soit 1.6% le rattrapage sera pratiquement impossible.
Pour les ménages les plus modestes qui consacrent l’essentiel de leurs revenus à la nourriture, au logement et aux transports et qui sont aussi souvent ceux qui font le plus appel au crédit à la consommation dont les taux vont augmenter, l’impact sera sensible.
Pour les épargnants, l’inflation est l’ennemi juré des placements en actions ou en obligations. Au final les finances des français seront mises à rude épreuve en 2008.
Christine Lagarde la ministre des finances espère une accalmie en fin d’année, c’est à souhaiter car si sous la pression de l’inflation les taux d’intérêts devaient remonter et la consommation des ménages ralentir, c’est l’économie toute entière qui pourrait alors se gripper.
Notre pouvoir d’achat va-t-il être affecté ? Sans aucun doute car les salaires et plus encore les pensions ne vont pas suivre et augmenter au rythme de l’inflation, pour les retraités du régime général et de la fonction publique dont les pensions sont indexées sur l’inflation prévue dans le budget composé l’année dernière soit 1.6% le rattrapage sera pratiquement impossible.
Pour les ménages les plus modestes qui consacrent l’essentiel de leurs revenus à la nourriture, au logement et aux transports et qui sont aussi souvent ceux qui font le plus appel au crédit à la consommation dont les taux vont augmenter, l’impact sera sensible.
Pour les épargnants, l’inflation est l’ennemi juré des placements en actions ou en obligations. Au final les finances des français seront mises à rude épreuve en 2008.
Christine Lagarde la ministre des finances espère une accalmie en fin d’année, c’est à souhaiter car si sous la pression de l’inflation les taux d’intérêts devaient remonter et la consommation des ménages ralentir, c’est l’économie toute entière qui pourrait alors se gripper.



