Contrairement aux 148 tombes musulmanes profanées dans la nuit de samedi 5 avril à dimanche dans le cimetière militaire Notre-Dame de Lorette, près d'Arras, le silence du gouvernement et des associations est surprenant pour deux actes en tous points identiques

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Rachida Dati et Michelle Alliot-Marie n’ont pas fait part de leur indignation.

Le président de la république n’a pas dénoncé cet acte relevant du « racisme le plus inadmissible qui soit » et souhaité que « les auteurs soient punis comme ils le méritent ».

François Fillon n’a pas « condamné avec la plus grande fermeté » la profanation des tombes et la ministre de la Justice n’a pas dénoncé un « acte profondément inadmissible ».

Rachida Dati n’a pas « fait part de sa profonde émotion » et « n’a pas assuré un représentant du clergé de sa solidarité ». Elle n’a pas ajouté que « tout sera mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ces actes ».

Aucun magistrat n’a « condamné cet acte inqualifiable, et assuré la communauté chrétienne de sa solidarité et s'engage à mobiliser tous les moyens judiciaires pour identifier et réprimer les auteurs de ces actes odieux ».

Côté association, c'est également le calme plat. Pour le MRAP, cette profanation n’est pas « un inquiétant révélateur d'un mal qui s'installe et qui s'enracine dans une certaine impunité: la christianophobie ».

SOS Racisme n’a pas annoncé dimanche son intention de se constituer partie civile et demander au juge d'instruction de « diligenter les enquêtes approfondies qui permettront de démanteler cette fois-ci les organisations néo-nazies qui ont voulu s'en prendre à la mémoire des civils chrétiens morts en France ».

Seul le Parti socialiste a su exprimer « sa colère et son indignation face à cet acte inacceptable et odieux » pour les tombes musulmanes et observe « avec inquiétude la recrudescence de ces actes barbares », et a exprimé samedi sa « colère et son indignation », réclamant une « enquête efficace suivie de sanctions exemplaires à l'encontre des auteurs de cette profanation » pour les tombes chrétiennes.