Le pétrole baisse mais pas les prix à la pompe
Par Paul Garcin le Mercredi 30 Juillet 2008, 08:25 - Economie - Lien permanent
Depuis une quinzaine de jours le prix du baril a chuté de plus de près de 21 dollars, mais lorsque l’automobiliste passe à la pompe il ne voit pratiquement pas l’impact de cette baisse a peine quelques centimes et ce malgré les déclarations de la ministre des finances Christine Lagarde qui disait attendre, une répercussion immédiate, alors qu’en période de hausse la l’augmentation des prix des carburants est pratiquement immédiate
Cela ne pose peut être pas de problème pour l’état, par contre pour le citoyen obligé de prendre son véhicule pour son travail ou tout simplement partir en vacances, lui ressent fortement les hausses et attend la baisse qui ne vient presque pas ce qui lui donne le sentiment d’être pris une fois de plus pour une vache à lait.
Cela ne pose peut être pas de problème pour l’état, par contre pour le citoyen obligé de prendre son véhicule pour son travail ou tout simplement partir en vacances, lui ressent fortement les hausses et attend la baisse qui ne vient presque pas ce qui lui donne le sentiment d’être pris une fois de plus pour une vache à lait.
Alors pourquoi les prix a la baisse du brut ne sont ils pas répercutés comme il se devrait à la pompe ?
80% du prix du litre de carburant est constitué de taxes, donc le prix final se jouera plus ou moins sur 20%. Apres comme chacun a pu le constater autant que l’on répercute très rapidement les hausses, mais pour ce qui est effectivement des baisses cela prend plus de temps car on a tendance a « lisser » vu que le marché est très volatile, « on » se dit qu’il est préférable de faire des moyennes plutôt que des compte d’apothicaires .
Alors ce « on » qui est ce ? Globalement il s’agit de l’ensemble des lobbies de la chaine pétrolière, et il est vrai que très régulièrement les hausses sont annoncées et justifiées, alors que les baisses se font moins rapidement sans que personne n’en parle, sauf les consommateurs de plus en plus vigilants qui eux constatent que cela va plus vite dans un sens que dans l’autre.
La raison principale en est que le pétrole s’achète en grosse quantité et que quand un prix est négocié d’avance il y a effectivement des répercussions à la hausse. Pour ce qui concerne la baisse elle viendra par la suite mais pas forcement assez rapidement pour l’automobiliste qui lui devra d’abord attendre la vente des stocks achetés au plus haut et donc sans baisse sur le prix à la pompe.
Mais il ne faut pas perdre du regard que l’acteur économique qui profite le plus de la hausse du prix du baril de pétrole reste l’état.
80% du prix du litre de carburant est constitué de taxes, donc le prix final se jouera plus ou moins sur 20%. Apres comme chacun a pu le constater autant que l’on répercute très rapidement les hausses, mais pour ce qui est effectivement des baisses cela prend plus de temps car on a tendance a « lisser » vu que le marché est très volatile, « on » se dit qu’il est préférable de faire des moyennes plutôt que des compte d’apothicaires .
Alors ce « on » qui est ce ? Globalement il s’agit de l’ensemble des lobbies de la chaine pétrolière, et il est vrai que très régulièrement les hausses sont annoncées et justifiées, alors que les baisses se font moins rapidement sans que personne n’en parle, sauf les consommateurs de plus en plus vigilants qui eux constatent que cela va plus vite dans un sens que dans l’autre.
La raison principale en est que le pétrole s’achète en grosse quantité et que quand un prix est négocié d’avance il y a effectivement des répercussions à la hausse. Pour ce qui concerne la baisse elle viendra par la suite mais pas forcement assez rapidement pour l’automobiliste qui lui devra d’abord attendre la vente des stocks achetés au plus haut et donc sans baisse sur le prix à la pompe.
Mais il ne faut pas perdre du regard que l’acteur économique qui profite le plus de la hausse du prix du baril de pétrole reste l’état.




Commentaires
Bonjour,
qu'est ce que c'est que cette histoire de vente des stocks?? Quand le prix monte Ils ne se gênent pas pour vendre leurs stocks au prix du marché (sinon les petroliers ne feraient pas autant de bénéfices: BP a augmenté ses bénéfices de 50% pour ce début d'année en gardant la même production!!!) Le problème c'est que l'état a beau faire des promesses, il n'a aucun controle!! Il est meme certainement complice car plus c'est cher plus ca lui rapporte!! Et il ne faut pas prendre l'argument de réduction de la consommation pour l'environnement! le feroutage, le moteur à air comprimé, la pile à combustible, le solaire...sont autant d'alternatives que l'état pourrait faire décelopper rapidement! Mais non, il préfère maintenir l'"oil"igarchie petrolière sur les transports. PEUPLES REVEILLEZ VOUS!!!
oui l'etat est complice, chez total les prix n'ont baissé que de 3 cts depuis les + haut à 145, alors qu'aujourdhui le 06/08/08 le baril est à 118$, c'est honteux! par contre il est vrai que quand le baril monte ça ne traine pas! Pour se reveiller, comme le dit John, il faudrait se coordonner, mais qui est capable d'organiser des manifs à grande echelle? pas moi en tous cas, mais si j'ai vent de quelque chose j'y cours!!!
Les taxes sur le gasoil ne représentent pas 80% selon l'idée reçue : elles sont constituées d'une part fixe par litre dite "TIPP" environ 51 cts TTC selon les régions et d'une TVA sur le reste : sur un litre à 1,45 à la pompe , soit 0,94 hors TIPP , la TVA sur le produit est donc de 18 cts : total des taxes : 51 + 18 = 69 CTS SOIT 47,5 % du prix final.(estimations )
Ce sont donc les marges des distributeurs qui ont fortement augmenté depuis l'euro bien sûr mais aussi depuis la spéculation : les hausses sont répercutées dans les trois jours et les baisses ...jamais totalement et avec un mois de retard environ .
Absence de concurrence réelle en beaucoup d'endroits , absence de vigilance des automobilistes qui achètent à n'importe quel prix au lieu de privilégier les stations les moins chères , tout cela constitue une rente pour la distribution qui a fait exploser impunément ses marges au litre .
Sans doute existe t-il une obligation de confidentialité concernant les marges pratiquées , sinon comment expliquer que la presse généraliste ne fasse aucun début de commencement d' enquète sur ces abus , elle qui traque pourtant le moindre centime d'augmentation sur le prix des nouilles avec l'ardeur d'un Sherlock Holmes?
On se contente de véhiculer les vieilles idées reçues sur les taxes soi-disant à 80% et on laisse se développer ainsi des rentes de situation inacceptables :on est là face à un problème quasi-insoluble comme à chaque fois que la solution est livrée au bon vouloir "citoyen" des acteurs économiques en cause .
Les distributeurs de carburants ne jouent pas le jeu , aidés en cela par le discours médiatique raccoleur uniquement tourné vers le catastrophisme et le sensationnel qui aident sans doute à vendre mais n'aident pas en la matière le consommateur automobiliste.
L'enquète sur l'explosion des marges des distributeurs y compris celles des stations de supermarchés reste à faire : en attendant, payons de bon coeur en incriminant les vilaines taxes à "80%"! La paresse intellectuelle a un prix , après tout .
Alors on nous ment depuis des années les taxes sur les carburants ne sont pas de 80% mais de 47.5%.
Qu'ils peuvent être menteurs ces journalistes.