Des actes qu’elle n’a jamais voulue assumer. En effet, Marina Petrella fuit son pays au début des années 90 afin d’échapper à ce jugement et se réfugie en France.

François Mitterrand, en 1985, déclare unilatéralement et sans aucune légitimité juridique l’immunité pour les anciens activistes et terroristes d’extrêmes gauche italiens. Il leur promet donc en opposition avec toutes les conventions d’extraditions signées avec l’Italie qu’ils resteront sur le territoire national … à condition d’avoir « rompu » avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés».

Brigades rouges, Il faut extrader Marina Petrella ! C’est sur ce point que s’appuie aujourd’hui ceux qui défendent Marina Petrella, comme Caseare batisti ou Paolo Persichetti.

Or la « doctrine » Mitterrand n’est rien d’autre qu’un discours prononcé en public en 1985. Une promesse, celle d’un homme de gauche qui absout unilatéralement d’autres hommes de gauche de leur délits et crimes commis dans un pays frontalier de la France. Cette décision n’est donc que le fait du Prince. Une décision purement arbitraire. Elle ne peut en aucun cas être source de droit. Ni une « référence morale ».

De plus, cette promesse comportait une limitation que les défenseurs de Marina Petrella font aujourd’hui semblant d’oublier :

Dans son discours au Palais des sports de Rennes, le 1er février 1985, François Mitterrand exclut de cette protection le « terrorisme actif, réel, sanglant ». Il déclare alors:

« Oui, j’ai décidé l’extradition, sans le moindre remords, d’un certain nombre d’hommes accusés d’avoir commis des crimes. »

Les archives de l’Institut François Mitterrand sont très claires là-dessus : ( La France, l’Italie face à la question des extraditions)

Ainsi par exemple de la Conférence de presse conjointe du 22 février 1985 avec Bettino Graxi, président du Conseil italien.

« Les principes d’actions sont simples à définir. Ils sont souvent moins simples à mettre en oeuvre. Il s’agit du terrorisme qui est par définition clandestin ; c’est une véritable guerre. Nos principes sont simples.»

Tout crime de sang sur lequel on nous demande justice de quelque pays que ce soit et particulièrement l’Italie justifie l’extradition dès lors que la justice française en décide.

Tout crime de complicité évidente dans les affaires de sang doit aboutir aux mêmes conclusions. »

Marina Petrella correspond exactement à ce profil, la « doctrine » Mitterrand ne peut donc s‘appliquer à son cas.

Hélas, ces paroles mêmes n’ont été qu hypocrisies et furent peu suivies d’effet puisque des tueurs comme Battisti ou Petrella ont pu, malgré les demandes de la justice italienne échappés à leur juste condamnation pendant encore trop longtemps.

Aujourd’hui la France accède, enfin, à la demande légitime de la justice italienne . Où est le scandale ? Si scandale il y a c’est bien dans la lenteur, ce cynisme qui met la politique au dessus du droit et en premier lieu le droit des victimes et de leur famille à voir reconnu et punit le crime d’assassinat.

A noter que quasiment toute la classe politique italienne de droite comme de gauche a fait pression sur la France pour l’extradition des anciens brigadistes. Pour les italiens le seul scandale qui soit vient de là. Que des combinaziones retardent tant que qui aurait dû être effectué il y a longtemps.

Quand Marina Petrella est présenté par ceux qui la défendent comme un victime cela ne peut que laisser froid. Protéger un assassin est tout simplement aberrant, et revient à nier ou pire à justifier ses crimes (assassinat, tentative d‘assassinat, enlèvement, vols, attentats…). Ce qui est pour le moins odieux sinon dangereux, car ce construirait alors en amont une légitimation et une apologie de l’assassinat et de la violence au nom de … quoi ? De la lutte des classes ?

La situation de Marina Petrella laisse d’autant plus froid qu’elle ajoute au lâche refus d’assumer ses crimes, celui du chantage à la vie. De son lit d'hôpital, elle aurait lancé à son compagnon : « ils ne renverront que mon cadavre». Qu’elle mette sa vie en danger est d’autant plus choquant qu’elle est mère d’une fillette de 10 ans, qu’elle condamnerait ainsi à devenir orpheline.

Le pompon venant avec les déclarations de l’autre fille de Petrella, Elisa Novelli, jeune étudiante en linguistique âgée de 25 ans, qui a dénoncé, mercredi 23 juillet, le ton s'apparentant à de « la non-assistance à personne en danger employé par la ministre de la Justice Rachida Dati, qui avait déclaré mardi que l'ex-brigadiste menacée d'extradition vers l'Italie était « bien soignée ».

Troubles dépressifs et suicidaires voilà qu’elle serait le pronostic des médecins. La fille ose mettre en avant la souffrance de la famille due à l’incarcération de sa mère. Elle ose parler de « décence pour les proches »… et demande en fait « une décision administrative de levée d'écrou qui permettrait à sa mère « d'aller se faire soigner « hors détention, de récupérer ce qui va lui permettre de vivre ». « Je crois qu'on a tous en nous la dose d'humanité nécessaire » pour prendre « immédiatement« une telle décision, a-t-elle assuré. »

Où est la décence effectivement quand on entend de telles paroles ?

Car cela reviendrait à relâcher dans la nature ( Battisti en avait profité pour s‘extrader vers d‘autres cieux) une criminelle qui n’a jamais renié son passé sanglant, qui ne s'est jamais repentie ou excusée. Une criminelle qui avait pour frère cadet le brigadiste Stefano Petrella et qui fut surtout la maîtresse puis l’épouse de Luigi Novelli, l'ex-chef de l'aile (militariste) la plus violente des Brigades rouges … un mariage célébré alors que tous les deux étaient emprisonnés … un mariage qui donnera naissance en prison à … justement sa première fille, Elisa.

Il est à noter que Marina, Stefano et Luigi tous trois membres de la « colonne romaine » des Brigades rouges, à l’origine de l’enlèvement et de l’exécution d’ Aldo moro, seront arrêté en 1982. Ils ne sont pas simplement trois parmi les 1500 brigadistes mis en prison à ce moment là. Ils feront partis des 170 co-inculpés du maxi-procès qui s’en suivra. Un procès au cours duquel aucun des trois n’a ouvert la bouche, sinon pour reconnaître son appartenance au mouvement. Aucun des trois ne renia quoique ce soit des actes criminels et terroristes des Brigades rouges.

Marina Petralli n’était donc pas une simple militante mais un « membre historique » des Brigades Rouges. Une personne qui a déjà prouvée qu’elle ne cherchait qu’à fuir la justice. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle a fuit l'Italie à l'occasion d'une … remise en liberté sous contrôle judiciaire, après quelques années de préventives… Petrella avait été condamnée initialement à quatorze ans de réclusion. Elle prit la perpétuité en appel, mais par contumace. Libérée de prison en 1988 grâce à l’expiration des délais prévus par la loi, elle se serait enfuie vers la France, en avril 1993 avant que sa condamnation ne devienne définitive.

La relâcher .. donc … mais pourquoi ? Parce que la pauvre ne supporterait pas d’être mise en prison pour ses crimes ? Est-ce cela que propose la fille de Petrella au lieu et place de la Justice ?

Est-ce là ce que proposent tous ceux qui défendent le cas de cette criminelle ?

Les propos de l’écrivaine de roman policier Fred Vargas, hégérie de Battisti, le confirment. Pas un mot pour les victimes et leurs familles. Mais une analyse profondément malhonnête de la situation :

« C’est atterrant et écœurant. 30 ans après les faits, on l’envoie mourir en Italie. Nicolas Sarkozy sait que Marina est dans un état très faible et préfère qu’elle meure en Italie. C’est grave, on joue avec la vie des gens. La France n’a pas tenu sa parole, il n’y a aucune morale. » … déclare t-elle à Libération le mardi 8 juillet …

Atterrant effectivement et écoeurant comme relecture de l’évènement …

Rappelons à toutes ces bonnes âmes le nom du commissaire tué : Monsieur Sebastiano Vinci. Rappelons leurs aussi que la femme de celui-ci n’a pas réussi à surmonter ce lâche assassinat qu’elle a sombré dans la dépression, avant de tomber malade puis de mourir.

Qui pensera à eux ? Qui soutiendra les familles de ce couple martyr ?

Nous n’avons pas vu tous ces peoples les soutenir , eux … Ha , l’indécence de l’actrice Bruni-Tedeschi, la sœur de Carla bruni et donc belle-sœur du président Sarkozy, qui va visiter la meurtrière à l’hôpital pour s‘enquérir de sa santé et de ces conditions de vie… alors que la seule responsable de cet état n‘est personne d‘autres que Petrelli elle-même… Une Bruni-Tedeschi, symbole ubuesque de ces bobos parisiens: une héritière plus que millionnaire qui insulte l’histoire même de sa propre famille; de richissimes industriels turinois qui s’étaient repliés en France en 1973 pour … fuir les rapts mafieux et la guérilla urbaine déchaînée contre les symboles du grand capital et de « l’Etat impérialiste ».

Nous voyons aussi ces politiques comme Dominique Voynet … qui ne demande rien de moins que d’oublier la Justice … et de prescrire des crimes… au nom du temps qui passe … qui passe pour qui Madame Voynet ? Pas pour les familles de ces victimes.

Marina Petrelli aurait refait sa vie et se serait intégré selon elle … D’abord il est à noter qu’elle n’avait qu’un visa de séjour de 10 ans.

Une intégration sans histoire ? Pas pour la police puisque justement, le jour de son arrestation, elle se serait rendue au commissariat d’Argenteuil pour répondre à une convocation dans le cadre d'une « toute petite affaire » de droit commun… Et c’est alors que la police aurait découvert qu'elle faisait l'objet d'une demande d'arrestation ( pour extradition).

Alors, pourquoi cette grève de la faim ? Cette mise en scène pathétique d’un refus de vie ? Marina Petrella aurait-elle peur de revenir en Italie ? Peur pour sa vie ?

« Si Petrella était restée en Italie, elle serait depuis longtemps en liberté ou en semi-liberté », remarque le journaliste Giovanni Fasanella, auteur d’un livre d’entretien avec le cofondateur des Brigades Rouges, Alberto Franceschini.

Derrière les barreaux, ne restent en effet que quelques irréductibles. La plupart des « activistes » d’extrême gauche ont recouvré une liberté totale ou partielle : tous les protagonistes du rapt de Moro sont sortis de prison ou n’y rentrent que le soir pour y dormir ! Cerveau et bras armé de cette exécution, condamné six fois à la perpétuité, Mario Moretti a bénéficié de la liberté conditionnelle au bout de douze ans. L’ex-mari de Marina et son frère Stefano sont libres. Quant à Paolo Persichetti, extradé de France en 2002, et dont les « défenseurs » français parlent encore avec des trémolos dans la voix, il quitte depuis peu la prison de Rome pour aller travailler chaque matin dans un journal.

Mais peut être est-ce cela le problème. Marina Petrella est peut être une irréductible.

Elle l’est en tout cas dans son attitude, préférant se tuer et rendre sa fille de 10 ans orpheline plutôt que d’affronter la justice de son pays.

De même qu’il y a 20 ans elle refusa de dire un seul mot à la police et ne montra aucune émotion ni regret pour les assassinats et les violences perpétuées en Italie, elle ne propose aujourd’hui à l’État français que la mise en scène qu’elle voudrait culpabilisante de sa déchéance physique.

Et il en est encore, en France pour défendre une telle personne et une telle attitude irresponsable ?

Non, décidemment, il est plus que temps d’extrader tous ces terroristes et criminels. Il est temps que le temps que la justice puisse enfin passer.

Quand à tous ces gens de gauche et d’extrême gauche qui sont si magnanimes avec leurs cousins d’extrême gauche … et peu regardant au fond de la Justice …

... Ils feraient mieux de réfléchir aux conséquences de leurs actes et de leur « morale»... Car pardonner la violence ou l’assassinat « politique », c’est ouvrir la boîte de pandore.