Il faut extrader Marina Petrella !
Par Jean Héron le Lundi 4 Août 2008, 08:30 - Justice - Lien permanent
Rappel : Italie : de 1969 à 1988. 15 000 attentats. 415 morts . Responsables : les Brigades Rouges.
L’assassinat le plus connu étant celui le 6 mars 1978 d’Aldo Moro alors président du Conseil. Un fasciste ? Non, un Démocrate Chrétien.
Marina Petrella faisait partie des Brigades Rouges. Elle est l’auteur d’un assassinat, celui d'un commissaire de police en 1981 et a blessé grièvement le chauffeur de ce dernier .
La cour d’assises de Rome l’a aussi reconnue coupable de tentative de séquestration et d’homicide, séquestration d’un magistrat, vol avec arme et attentats dans le cadre du procès d’Aldo Moro, détenu pendant 55 jours puis froidement exécuté en 1978.
Ce qui lui a valut logiquement une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité.
L’assassinat le plus connu étant celui le 6 mars 1978 d’Aldo Moro alors président du Conseil. Un fasciste ? Non, un Démocrate Chrétien.
Marina Petrella faisait partie des Brigades Rouges. Elle est l’auteur d’un assassinat, celui d'un commissaire de police en 1981 et a blessé grièvement le chauffeur de ce dernier .
La cour d’assises de Rome l’a aussi reconnue coupable de tentative de séquestration et d’homicide, séquestration d’un magistrat, vol avec arme et attentats dans le cadre du procès d’Aldo Moro, détenu pendant 55 jours puis froidement exécuté en 1978.
Ce qui lui a valut logiquement une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité.
Des actes qu’elle n’a jamais voulue assumer. En effet, Marina Petrella fuit son pays au début des années 90 afin d’échapper à ce jugement et se réfugie en France.
François Mitterrand, en 1985, déclare unilatéralement et sans aucune légitimité juridique l’immunité pour les anciens activistes et terroristes d’extrêmes gauche italiens. Il leur promet donc en opposition avec toutes les conventions d’extraditions signées avec l’Italie qu’ils resteront sur le territoire national … à condition d’avoir « rompu » avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés».
C’est sur ce point que s’appuie aujourd’hui ceux qui défendent Marina Petrella, comme Caseare batisti ou Paolo Persichetti.
Or la « doctrine » Mitterrand n’est rien d’autre qu’un discours prononcé en public en 1985. Une promesse, celle d’un homme de gauche qui absout unilatéralement d’autres hommes de gauche de leur délits et crimes commis dans un pays frontalier de la France. Cette décision n’est donc que le fait du Prince. Une décision purement arbitraire. Elle ne peut en aucun cas être source de droit. Ni une « référence morale ».
De plus, cette promesse comportait une limitation que les défenseurs de Marina Petrella font aujourd’hui semblant d’oublier :
Dans son discours au Palais des sports de Rennes, le 1er février 1985, François Mitterrand exclut de cette protection le « terrorisme actif, réel, sanglant ». Il déclare alors:
« Oui, j’ai décidé l’extradition, sans le moindre remords, d’un certain nombre d’hommes accusés d’avoir commis des crimes. »
Les archives de l’Institut François Mitterrand sont très claires là-dessus : ( La France, lItalie face à la question des extraditions)
Ainsi par exemple de la Conférence de presse conjointe du 22 février 1985 avec Bettino Graxi, président du Conseil italien.
« Les principes d’actions sont simples à définir. Ils sont souvent moins simples à mettre en oeuvre. Il s’agit du terrorisme qui est par définition clandestin ; c’est une véritable guerre. Nos principes sont simples.»
Tout crime de sang sur lequel on nous demande justice de quelque pays que ce soit et particulièrement l’Italie justifie l’extradition dès lors que la justice française en décide.
Tout crime de complicité évidente dans les affaires de sang doit aboutir aux mêmes conclusions. »
Marina Petrella correspond exactement à ce profil, la « doctrine » Mitterrand ne peut donc s‘appliquer à son cas.
Hélas, ces paroles mêmes n’ont été qu hypocrisies et furent peu suivies d’effet puisque des tueurs comme Battisti ou Petrella ont pu, malgré les demandes de la justice italienne échappés à leur juste condamnation pendant encore trop longtemps.
Aujourd’hui la France accède, enfin, à la demande légitime de la justice italienne . Où est le scandale ? Si scandale il y a c’est bien dans la lenteur, ce cynisme qui met la politique au dessus du droit et en premier lieu le droit des victimes et de leur famille à voir reconnu et punit le crime d’assassinat.
A noter que quasiment toute la classe politique italienne de droite comme de gauche a fait pression sur la France pour l’extradition des anciens brigadistes. Pour les italiens le seul scandale qui soit vient de là. Que des combinaziones retardent tant que qui aurait dû être effectué il y a longtemps.
Quand Marina Petrella est présenté par ceux qui la défendent comme un victime cela ne peut que laisser froid. Protéger un assassin est tout simplement aberrant, et revient à nier ou pire à justifier ses crimes (assassinat, tentative d‘assassinat, enlèvement, vols, attentats…). Ce qui est pour le moins odieux sinon dangereux, car ce construirait alors en amont une légitimation et une apologie de l’assassinat et de la violence au nom de … quoi ? De la lutte des classes ?
La situation de Marina Petrella laisse d’autant plus froid qu’elle ajoute au lâche refus d’assumer ses crimes, celui du chantage à la vie. De son lit d'hôpital, elle aurait lancé à son compagnon : « ils ne renverront que mon cadavre». Qu’elle mette sa vie en danger est d’autant plus choquant qu’elle est mère d’une fillette de 10 ans, qu’elle condamnerait ainsi à devenir orpheline.
Le pompon venant avec les déclarations de l’autre fille de Petrella, Elisa Novelli, jeune étudiante en linguistique âgée de 25 ans, qui a dénoncé, mercredi 23 juillet, le ton s'apparentant à de « la non-assistance à personne en danger employé par la ministre de la Justice Rachida Dati, qui avait déclaré mardi que l'ex-brigadiste menacée d'extradition vers l'Italie était « bien soignée ».
Troubles dépressifs et suicidaires voilà qu’elle serait le pronostic des médecins. La fille ose mettre en avant la souffrance de la famille due à l’incarcération de sa mère. Elle ose parler de « décence pour les proches »… et demande en fait « une décision administrative de levée d'écrou qui permettrait à sa mère « d'aller se faire soigner « hors détention, de récupérer ce qui va lui permettre de vivre ». « Je crois qu'on a tous en nous la dose d'humanité nécessaire » pour prendre « immédiatement« une telle décision, a-t-elle assuré. »
Où est la décence effectivement quand on entend de telles paroles ?
Car cela reviendrait à relâcher dans la nature ( Battisti en avait profité pour s‘extrader vers d‘autres cieux) une criminelle qui n’a jamais renié son passé sanglant, qui ne s'est jamais repentie ou excusée. Une criminelle qui avait pour frère cadet le brigadiste Stefano Petrella et qui fut surtout la maîtresse puis l’épouse de Luigi Novelli, l'ex-chef de l'aile (militariste) la plus violente des Brigades rouges … un mariage célébré alors que tous les deux étaient emprisonnés … un mariage qui donnera naissance en prison à … justement sa première fille, Elisa.
Il est à noter que Marina, Stefano et Luigi tous trois membres de la « colonne romaine » des Brigades rouges, à l’origine de l’enlèvement et de l’exécution d’ Aldo moro, seront arrêté en 1982. Ils ne sont pas simplement trois parmi les 1500 brigadistes mis en prison à ce moment là. Ils feront partis des 170 co-inculpés du maxi-procès qui s’en suivra. Un procès au cours duquel aucun des trois n’a ouvert la bouche, sinon pour reconnaître son appartenance au mouvement. Aucun des trois ne renia quoique ce soit des actes criminels et terroristes des Brigades rouges.
Marina Petralli n’était donc pas une simple militante mais un « membre historique » des Brigades Rouges. Une personne qui a déjà prouvée qu’elle ne cherchait qu’à fuir la justice. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle a fuit l'Italie à l'occasion d'une … remise en liberté sous contrôle judiciaire, après quelques années de préventives… Petrella avait été condamnée initialement à quatorze ans de réclusion. Elle prit la perpétuité en appel, mais par contumace. Libérée de prison en 1988 grâce à l’expiration des délais prévus par la loi, elle se serait enfuie vers la France, en avril 1993 avant que sa condamnation ne devienne définitive.
La relâcher .. donc … mais pourquoi ? Parce que la pauvre ne supporterait pas d’être mise en prison pour ses crimes ? Est-ce cela que propose la fille de Petrella au lieu et place de la Justice ?
Est-ce là ce que proposent tous ceux qui défendent le cas de cette criminelle ?
Les propos de l’écrivaine de roman policier Fred Vargas, hégérie de Battisti, le confirment. Pas un mot pour les victimes et leurs familles. Mais une analyse profondément malhonnête de la situation :
« C’est atterrant et écœurant. 30 ans après les faits, on l’envoie mourir en Italie. Nicolas Sarkozy sait que Marina est dans un état très faible et préfère qu’elle meure en Italie. C’est grave, on joue avec la vie des gens. La France n’a pas tenu sa parole, il n’y a aucune morale. » … déclare t-elle à Libération le mardi 8 juillet …
Atterrant effectivement et écoeurant comme relecture de l’évènement …
Rappelons à toutes ces bonnes âmes le nom du commissaire tué : Monsieur Sebastiano Vinci. Rappelons leurs aussi que la femme de celui-ci n’a pas réussi à surmonter ce lâche assassinat qu’elle a sombré dans la dépression, avant de tomber malade puis de mourir.
Qui pensera à eux ? Qui soutiendra les familles de ce couple martyr ?
Nous n’avons pas vu tous ces peoples les soutenir , eux … Ha , l’indécence de l’actrice Bruni-Tedeschi, la sœur de Carla bruni et donc belle-sœur du président Sarkozy, qui va visiter la meurtrière à l’hôpital pour s‘enquérir de sa santé et de ces conditions de vie… alors que la seule responsable de cet état n‘est personne d‘autres que Petrelli elle-même… Une Bruni-Tedeschi, symbole ubuesque de ces bobos parisiens: une héritière plus que millionnaire qui insulte l’histoire même de sa propre famille; de richissimes industriels turinois qui s’étaient repliés en France en 1973 pour … fuir les rapts mafieux et la guérilla urbaine déchaînée contre les symboles du grand capital et de « l’Etat impérialiste ».
Nous voyons aussi ces politiques comme Dominique Voynet … qui ne demande rien de moins que d’oublier la Justice … et de prescrire des crimes… au nom du temps qui passe … qui passe pour qui Madame Voynet ? Pas pour les familles de ces victimes.
Marina Petrelli aurait refait sa vie et se serait intégré selon elle … D’abord il est à noter qu’elle n’avait qu’un visa de séjour de 10 ans.
Une intégration sans histoire ? Pas pour la police puisque justement, le jour de son arrestation, elle se serait rendue au commissariat d’Argenteuil pour répondre à une convocation dans le cadre d'une « toute petite affaire » de droit commun… Et c’est alors que la police aurait découvert qu'elle faisait l'objet d'une demande d'arrestation ( pour extradition).
Alors, pourquoi cette grève de la faim ? Cette mise en scène pathétique d’un refus de vie ? Marina Petrella aurait-elle peur de revenir en Italie ? Peur pour sa vie ?
« Si Petrella était restée en Italie, elle serait depuis longtemps en liberté ou en semi-liberté », remarque le journaliste Giovanni Fasanella, auteur d’un livre d’entretien avec le cofondateur des Brigades Rouges, Alberto Franceschini.
Derrière les barreaux, ne restent en effet que quelques irréductibles. La plupart des « activistes » d’extrême gauche ont recouvré une liberté totale ou partielle : tous les protagonistes du rapt de Moro sont sortis de prison ou n’y rentrent que le soir pour y dormir ! Cerveau et bras armé de cette exécution, condamné six fois à la perpétuité, Mario Moretti a bénéficié de la liberté conditionnelle au bout de douze ans. L’ex-mari de Marina et son frère Stefano sont libres. Quant à Paolo Persichetti, extradé de France en 2002, et dont les « défenseurs » français parlent encore avec des trémolos dans la voix, il quitte depuis peu la prison de Rome pour aller travailler chaque matin dans un journal.
Mais peut être est-ce cela le problème. Marina Petrella est peut être une irréductible.
Elle l’est en tout cas dans son attitude, préférant se tuer et rendre sa fille de 10 ans orpheline plutôt que d’affronter la justice de son pays.
De même qu’il y a 20 ans elle refusa de dire un seul mot à la police et ne montra aucune émotion ni regret pour les assassinats et les violences perpétuées en Italie, elle ne propose aujourd’hui à l’État français que la mise en scène qu’elle voudrait culpabilisante de sa déchéance physique.
Et il en est encore, en France pour défendre une telle personne et une telle attitude irresponsable ?
Non, décidemment, il est plus que temps d’extrader tous ces terroristes et criminels. Il est temps que le temps que la justice puisse enfin passer.
Quand à tous ces gens de gauche et d’extrême gauche qui sont si magnanimes avec leurs cousins d’extrême gauche … et peu regardant au fond de la Justice …
... Ils feraient mieux de réfléchir aux conséquences de leurs actes et de leur « morale»... Car pardonner la violence ou l’assassinat « politique », c’est ouvrir la boîte de pandore.
François Mitterrand, en 1985, déclare unilatéralement et sans aucune légitimité juridique l’immunité pour les anciens activistes et terroristes d’extrêmes gauche italiens. Il leur promet donc en opposition avec toutes les conventions d’extraditions signées avec l’Italie qu’ils resteront sur le territoire national … à condition d’avoir « rompu » avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés».
C’est sur ce point que s’appuie aujourd’hui ceux qui défendent Marina Petrella, comme Caseare batisti ou Paolo Persichetti.Or la « doctrine » Mitterrand n’est rien d’autre qu’un discours prononcé en public en 1985. Une promesse, celle d’un homme de gauche qui absout unilatéralement d’autres hommes de gauche de leur délits et crimes commis dans un pays frontalier de la France. Cette décision n’est donc que le fait du Prince. Une décision purement arbitraire. Elle ne peut en aucun cas être source de droit. Ni une « référence morale ».
De plus, cette promesse comportait une limitation que les défenseurs de Marina Petrella font aujourd’hui semblant d’oublier :
Dans son discours au Palais des sports de Rennes, le 1er février 1985, François Mitterrand exclut de cette protection le « terrorisme actif, réel, sanglant ». Il déclare alors:
« Oui, j’ai décidé l’extradition, sans le moindre remords, d’un certain nombre d’hommes accusés d’avoir commis des crimes. »
Les archives de l’Institut François Mitterrand sont très claires là-dessus : ( La France, lItalie face à la question des extraditions)
Ainsi par exemple de la Conférence de presse conjointe du 22 février 1985 avec Bettino Graxi, président du Conseil italien.
« Les principes d’actions sont simples à définir. Ils sont souvent moins simples à mettre en oeuvre. Il s’agit du terrorisme qui est par définition clandestin ; c’est une véritable guerre. Nos principes sont simples.»
Tout crime de sang sur lequel on nous demande justice de quelque pays que ce soit et particulièrement l’Italie justifie l’extradition dès lors que la justice française en décide.
Tout crime de complicité évidente dans les affaires de sang doit aboutir aux mêmes conclusions. »
Marina Petrella correspond exactement à ce profil, la « doctrine » Mitterrand ne peut donc s‘appliquer à son cas.
Hélas, ces paroles mêmes n’ont été qu hypocrisies et furent peu suivies d’effet puisque des tueurs comme Battisti ou Petrella ont pu, malgré les demandes de la justice italienne échappés à leur juste condamnation pendant encore trop longtemps.
Aujourd’hui la France accède, enfin, à la demande légitime de la justice italienne . Où est le scandale ? Si scandale il y a c’est bien dans la lenteur, ce cynisme qui met la politique au dessus du droit et en premier lieu le droit des victimes et de leur famille à voir reconnu et punit le crime d’assassinat.
A noter que quasiment toute la classe politique italienne de droite comme de gauche a fait pression sur la France pour l’extradition des anciens brigadistes. Pour les italiens le seul scandale qui soit vient de là. Que des combinaziones retardent tant que qui aurait dû être effectué il y a longtemps.
Quand Marina Petrella est présenté par ceux qui la défendent comme un victime cela ne peut que laisser froid. Protéger un assassin est tout simplement aberrant, et revient à nier ou pire à justifier ses crimes (assassinat, tentative d‘assassinat, enlèvement, vols, attentats…). Ce qui est pour le moins odieux sinon dangereux, car ce construirait alors en amont une légitimation et une apologie de l’assassinat et de la violence au nom de … quoi ? De la lutte des classes ?
La situation de Marina Petrella laisse d’autant plus froid qu’elle ajoute au lâche refus d’assumer ses crimes, celui du chantage à la vie. De son lit d'hôpital, elle aurait lancé à son compagnon : « ils ne renverront que mon cadavre». Qu’elle mette sa vie en danger est d’autant plus choquant qu’elle est mère d’une fillette de 10 ans, qu’elle condamnerait ainsi à devenir orpheline.
Le pompon venant avec les déclarations de l’autre fille de Petrella, Elisa Novelli, jeune étudiante en linguistique âgée de 25 ans, qui a dénoncé, mercredi 23 juillet, le ton s'apparentant à de « la non-assistance à personne en danger employé par la ministre de la Justice Rachida Dati, qui avait déclaré mardi que l'ex-brigadiste menacée d'extradition vers l'Italie était « bien soignée ».
Troubles dépressifs et suicidaires voilà qu’elle serait le pronostic des médecins. La fille ose mettre en avant la souffrance de la famille due à l’incarcération de sa mère. Elle ose parler de « décence pour les proches »… et demande en fait « une décision administrative de levée d'écrou qui permettrait à sa mère « d'aller se faire soigner « hors détention, de récupérer ce qui va lui permettre de vivre ». « Je crois qu'on a tous en nous la dose d'humanité nécessaire » pour prendre « immédiatement« une telle décision, a-t-elle assuré. »
Où est la décence effectivement quand on entend de telles paroles ?
Car cela reviendrait à relâcher dans la nature ( Battisti en avait profité pour s‘extrader vers d‘autres cieux) une criminelle qui n’a jamais renié son passé sanglant, qui ne s'est jamais repentie ou excusée. Une criminelle qui avait pour frère cadet le brigadiste Stefano Petrella et qui fut surtout la maîtresse puis l’épouse de Luigi Novelli, l'ex-chef de l'aile (militariste) la plus violente des Brigades rouges … un mariage célébré alors que tous les deux étaient emprisonnés … un mariage qui donnera naissance en prison à … justement sa première fille, Elisa.
Il est à noter que Marina, Stefano et Luigi tous trois membres de la « colonne romaine » des Brigades rouges, à l’origine de l’enlèvement et de l’exécution d’ Aldo moro, seront arrêté en 1982. Ils ne sont pas simplement trois parmi les 1500 brigadistes mis en prison à ce moment là. Ils feront partis des 170 co-inculpés du maxi-procès qui s’en suivra. Un procès au cours duquel aucun des trois n’a ouvert la bouche, sinon pour reconnaître son appartenance au mouvement. Aucun des trois ne renia quoique ce soit des actes criminels et terroristes des Brigades rouges.
Marina Petralli n’était donc pas une simple militante mais un « membre historique » des Brigades Rouges. Une personne qui a déjà prouvée qu’elle ne cherchait qu’à fuir la justice. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle a fuit l'Italie à l'occasion d'une … remise en liberté sous contrôle judiciaire, après quelques années de préventives… Petrella avait été condamnée initialement à quatorze ans de réclusion. Elle prit la perpétuité en appel, mais par contumace. Libérée de prison en 1988 grâce à l’expiration des délais prévus par la loi, elle se serait enfuie vers la France, en avril 1993 avant que sa condamnation ne devienne définitive.
La relâcher .. donc … mais pourquoi ? Parce que la pauvre ne supporterait pas d’être mise en prison pour ses crimes ? Est-ce cela que propose la fille de Petrella au lieu et place de la Justice ?
Est-ce là ce que proposent tous ceux qui défendent le cas de cette criminelle ?
Les propos de l’écrivaine de roman policier Fred Vargas, hégérie de Battisti, le confirment. Pas un mot pour les victimes et leurs familles. Mais une analyse profondément malhonnête de la situation :
« C’est atterrant et écœurant. 30 ans après les faits, on l’envoie mourir en Italie. Nicolas Sarkozy sait que Marina est dans un état très faible et préfère qu’elle meure en Italie. C’est grave, on joue avec la vie des gens. La France n’a pas tenu sa parole, il n’y a aucune morale. » … déclare t-elle à Libération le mardi 8 juillet …
Atterrant effectivement et écoeurant comme relecture de l’évènement …
Rappelons à toutes ces bonnes âmes le nom du commissaire tué : Monsieur Sebastiano Vinci. Rappelons leurs aussi que la femme de celui-ci n’a pas réussi à surmonter ce lâche assassinat qu’elle a sombré dans la dépression, avant de tomber malade puis de mourir.
Qui pensera à eux ? Qui soutiendra les familles de ce couple martyr ?
Nous n’avons pas vu tous ces peoples les soutenir , eux … Ha , l’indécence de l’actrice Bruni-Tedeschi, la sœur de Carla bruni et donc belle-sœur du président Sarkozy, qui va visiter la meurtrière à l’hôpital pour s‘enquérir de sa santé et de ces conditions de vie… alors que la seule responsable de cet état n‘est personne d‘autres que Petrelli elle-même… Une Bruni-Tedeschi, symbole ubuesque de ces bobos parisiens: une héritière plus que millionnaire qui insulte l’histoire même de sa propre famille; de richissimes industriels turinois qui s’étaient repliés en France en 1973 pour … fuir les rapts mafieux et la guérilla urbaine déchaînée contre les symboles du grand capital et de « l’Etat impérialiste ».
Nous voyons aussi ces politiques comme Dominique Voynet … qui ne demande rien de moins que d’oublier la Justice … et de prescrire des crimes… au nom du temps qui passe … qui passe pour qui Madame Voynet ? Pas pour les familles de ces victimes.
Marina Petrelli aurait refait sa vie et se serait intégré selon elle … D’abord il est à noter qu’elle n’avait qu’un visa de séjour de 10 ans.
Une intégration sans histoire ? Pas pour la police puisque justement, le jour de son arrestation, elle se serait rendue au commissariat d’Argenteuil pour répondre à une convocation dans le cadre d'une « toute petite affaire » de droit commun… Et c’est alors que la police aurait découvert qu'elle faisait l'objet d'une demande d'arrestation ( pour extradition).
Alors, pourquoi cette grève de la faim ? Cette mise en scène pathétique d’un refus de vie ? Marina Petrella aurait-elle peur de revenir en Italie ? Peur pour sa vie ?
« Si Petrella était restée en Italie, elle serait depuis longtemps en liberté ou en semi-liberté », remarque le journaliste Giovanni Fasanella, auteur d’un livre d’entretien avec le cofondateur des Brigades Rouges, Alberto Franceschini.
Derrière les barreaux, ne restent en effet que quelques irréductibles. La plupart des « activistes » d’extrême gauche ont recouvré une liberté totale ou partielle : tous les protagonistes du rapt de Moro sont sortis de prison ou n’y rentrent que le soir pour y dormir ! Cerveau et bras armé de cette exécution, condamné six fois à la perpétuité, Mario Moretti a bénéficié de la liberté conditionnelle au bout de douze ans. L’ex-mari de Marina et son frère Stefano sont libres. Quant à Paolo Persichetti, extradé de France en 2002, et dont les « défenseurs » français parlent encore avec des trémolos dans la voix, il quitte depuis peu la prison de Rome pour aller travailler chaque matin dans un journal.
Mais peut être est-ce cela le problème. Marina Petrella est peut être une irréductible.
Elle l’est en tout cas dans son attitude, préférant se tuer et rendre sa fille de 10 ans orpheline plutôt que d’affronter la justice de son pays.
De même qu’il y a 20 ans elle refusa de dire un seul mot à la police et ne montra aucune émotion ni regret pour les assassinats et les violences perpétuées en Italie, elle ne propose aujourd’hui à l’État français que la mise en scène qu’elle voudrait culpabilisante de sa déchéance physique.
Et il en est encore, en France pour défendre une telle personne et une telle attitude irresponsable ?
Non, décidemment, il est plus que temps d’extrader tous ces terroristes et criminels. Il est temps que le temps que la justice puisse enfin passer.
Quand à tous ces gens de gauche et d’extrême gauche qui sont si magnanimes avec leurs cousins d’extrême gauche … et peu regardant au fond de la Justice …
... Ils feraient mieux de réfléchir aux conséquences de leurs actes et de leur « morale»... Car pardonner la violence ou l’assassinat « politique », c’est ouvrir la boîte de pandore.




Commentaires
Marina dans l'antre de mort
cela fera bientôt un an que Marina Petrella est entrée dans ce temps singulier de l'entre-deux-morts, moderne Antigone face à Créon le mal-taillé, à qui la Grande Autre a pour un temps délégué la charge de mettre en discours ses décrets.
et Créon a parlé de Marina.
un ami m'a offert l'occasion de répondre à une question que je n'avais pas eu la présence d'esprit de me poser ! le cadeau consiste en ce qu'il m'est revenu de porter la forme inversée de cette question sous celle de sa réponse. mais c'est bien à lui que le mérite en revient, pour autant qu'il est vrai que c'est à partir de la certitude anticipée de la réponse ("encore dans les plis jaunes de la pensée") que les questions véritables se posent.
"pourquoi M. Nicolas Sarkozy, Président de la République française, a-t-il pris la parole lors du dernier G8, ce 8 juillet 2008, à Toyako, pour parler de Marina Petrella ?"
"La France, conformément aux accords européens que nous avons signés (...) et conformément aux décisions de justice françaises (...) extradera Madame Petrella. [en passant : pourquoi ne trouve-t-on que cette version ainsi caviardée des propos tenus ?]
Mais j'ai demandé au président du Conseil italien dans ce cas de solliciter du président italien sa grâce, compte tenu de l'ancienneté de la condamnation et compte tenu de la situation psychologique et de santé de Madame Petrella. Le président du Conseil m'a fait valoir qu'il partageait mon analyse et qu'il interviendrait auprès du président pour obtenir la grâce"
pourquoi à ce moment, en ce lieu, sans que personne ne lui demande rien, parler de cette femme qui se meurt en prison (actuellement à l'hôpital) au cours de cette rencontre des chefs d'Etat les plus puissants parmi les domestiques de ce monde ? à qui s'adresse-t-il ? quel message émet-t-il ainsi ? et tout d'abord, qui est Marina Petrella pour ces gens là ?
eh bien ! un domestique en réfère au domestique en chef, au majordome, au grand chambellan, à M. Georges Walker Bush. les Etats-Unis n'ont-t-il pas pris la part active que l'on sait dans l'agitation meurtrière de l'Italie des "années de plomb" ? quel meilleur signal leur envoyer que cette confirmation que tout se règle en bonne intelligence, entre deux pays européens aux ordres, sur le seul plan pénal ("conformément aux décision de justice françaises"), sans plus aucune référence politique, dans le déni de toute autorité légale de la parole donnée (l'anomalie des années Mitterrand est résorbée : d'où l'emploi de l'expression "doctrine Mitterrand" pour personnaliser la parole d'un Etat censé pourtant être souverain et légal, oubliant en passant que M. Jacques Chirac avait assuré la continuité de cet engagement) et ce, last not least, en toute bonne conscience ?
ce que M. Nicolas Sarkozy a dit à la face du monde, c'est "nous avons gagné, tout est sous contrôle, la guerre est finie, plus aucune contestation sérieuse n'existe, mission accomplie, over".
le fait même de le dire aussi ouvertement - les conditions de l'énonciation - signifie qu'il n'est plus temps de se cacher pour effectuer de sordides transactions entre états s'échangeant ressortissants espagnols, français, italiens, européens, magrébins..., dans la discrétion de la honte. non, la situation est "normalisée", tout peut se faire au grand jour, "rien ne nous menace plus, aucune autorité n'est au-dessus de la vôtre, votre altesse. nous vous avons bien servie et sommes bien méritants à vos yeux de Méduse, le corps de Marina sacrifié en gage pour sceller notre neuve sainte allégeance panamérique."
la bonne conscience a toujours taraudé ceux que charles marx nomme les "échangistes", qui font travailler femmes et enfants pour leur épargner les dangers de la rue pour leur vertu, qui réclament leurs dividendes en compensation de leur abstinence et de leur haute moralité. rien n'a changé. le système vient seulement d'atteindre sa perfection : il est mondial et incontesté. leur surmoi est satisfait et leur laisse l'âme en paix.
alors que marx prophétisait le passage du droit dans les faits, la référence au droit est à présent périmée et l'économie en est faite par celles et ceux qui sont réputés nous diriger. ne restent que les contrats (dans leur acception surtout mafieuse, qui maintenant s'étend ouvertement à toutes les sphères de la gestion politique des corps).
mais l'abjection dans l'assujettissement des individu-e-s ne supporte aucune limite.
c'est ainsi que l'appel à "se repentir" craché tranquillement à la face de Marina Petrella par M. Sarkozy, à la faveur d'un contresens entre les usages italiens et français de ce terme, a ici, par-delà l'infamie des pratiques de délation qu'il couvre en Italie, une dimension littéralement inquisitoriale : il faut que la victime se soumette intégralement, au plus intime de son moi, à ses bourreaux : "oui, j'ai eu tort, il n'y a qu'une seule voie, qu'une seule vérité, la vôtre".
les procès ne se font plus seulement à Moscou, derrière un seul mur, ni nos corps ne sont plus détruits seulement derrière les murs des camps. l'asservissement total et sans partage est en bonne voie.
en 1936, le monde civilisé avait offert au fondateur du parti national socialiste des jeux, histoire de voir si son système était rentable et permettait la gestion spectaculaire de nos corps. finalement, le monde civilisé a jugé que l'affaire n'était pas rentable. aujourd'hui, c'est en Chine qu'un nouveau régime est mis à l'épreuve : "voyons voir si la zoociété que nous voulons industrialiser au niveau mondial tient ses promesses. voyons voir l'envahissant spectacle et détournons les yeux du sort et du corps de Marina !" qu'ils disent...
quelle ignorance du dossier et ca commence de la premier ligne!
il faut verifier avant de parler!
sur les 415 combien attribues au neo fasciste et au services secret italien? chercher mieux et vous verrez!
ensuite ce n'est pas marina petrella qui a tue les personnesz cites mais elle a ete consideree comme co-responsable (complicite morale) en tant que membre des brigades rouges romaine, mais c'est vrai que aujourd'hui grace a internet on peut faire passer ses interpretations pour de la verite!
si il y a des personnes que font confiances a ce type de travail de journalistes..........quelle misere!
voila bon travail aux censeurs!
saint thomas qui...........!!!!!
@ saint thomas:
Amen
Saint Thomas nous donne ici une parfaite démonstration de la pratique gauchiste.
On commence par nier lévidence en voulant démontrer lignorance dun journaliste.
après on apporte des allégations non fondées tout en étant incapable dapporter les preuves concrètes (culpabilités des services secrets italiens), cest a vous de donner les liens non contestables et non à nous de les chercher.
Enfin on apporte sa vérité avec un blabla inutile pour dédouaner un « frère » en oubliant de rappeler que dans toutes les justices du monde un complice sera jugé au même titre que lauteur et prendra une peine aussi forte
Et enfin si cela ne suffit on tente de mettre le doute sur les compétences professionnelles de lauteur.
Allez encore un petit effort et la diabolisation nest plus loin.
Saint Locdu priez pour nous
alors.....donner des liens non contestables j'ai comme l'impression d'en avoir vu aucun dans l'article, mais bon, passons, l'exigence est legittime!!!! evidemment il y a pas mal de prises de positions partisanes dans la lecture de l'histoire de l'italie de cette periode, mais sur le role des services secrets italiens dans la ''strategie de la tension"" il faut pas un nez de fouine pour trouver et moi j'ai d'autres choses a faire que donner des cours d'histoire a ce pour qui l'histoire n'est autres choses que celle de TF1 ou du Figaro!!!
soyez tranquille votre points de vue est legittime mais ce n'est que un point de vu et pour la verite malheuresement il faut travailler et c'est fatiguant! vos certitudes vous soulagent du travail mais........!!!
allez ce n 'est pas votre hargne a crier vendetta qui fera avancer ce monde, la justice c'est autres chose, evidemment pour moi!
saint thomas/amen
Saint Thomas, vous avez parfaitement le droit de contester les propos du nouvel obs de l'assos des amis de Mitterrand et ceux de Voynet qui ne sont pourtant pas réputés être à droite, moi aussi ça m'arrive souvent
je ne fabrique aucune certitude vis à vis de cet article, mais formule un constat par apport à votre réponse, ne mélangez pas tout. je réagissais sur votre commentaire.
Et je n'ai aucune hargne vis à vis de Mme Petrella, ni aucune compation non plus je réserve cette dernière aux victimes et aux familles de celles ci.
Bien à vous
Dès la première phrase de cet article, une erreur : "Lassassinat le plus connu étant celui le 6 mars 1978 dAldo Moro alors président du Conseil. Un fasciste ? Non, un Démocrate Chrétien."
A l'époque des faits, Aldo Moro était président du groupe politique Démocratie Chrétienne, pas président du Conseil (équivalent du Premier ministre en France).
Après la seconde guerre mondiale, l'amnistie Togliatti fut favorable aux fascistes ! Pas aux résistants anti-fascistes !
Et que fait-on du rôle de l'Etat italien, de la CIA et de "Il Gladio", branche de la CIA sur le territoire de l'Italie dans ces années de révolution, de guerre civile (1967-1980) ?
Et le fameux "compromis historique" qu'Aldo Moro voulait signer avec le Parti Communiste Italien pour gouverner le pays ? Compromis qui gênait fortement les Américains de l'époque puisque la plus grande base militaire de l'OTAN était sur le territoire italien (135 structures)?
Bref, un retour sur l'Histoire de l'Italie serait nécessaire dans cet article. D'avance, merci.
NON A l'EXTRADITION de Marina Petrella ! NON A L'EXTRADITION de Cesare Battisti (qui croupit dans une geôle brésilienne depuis le 18 mars 2007) ! NON A L'EXTRADITION des réfugiés politiques italiens !
Viva la libertà !
Il est évident que l'assassinat d'Aldo Moro ne peut être que le fait de la CIA, tout comme le 11 septembre
Vive la liberté de dire des conneries
Je ne comprends pas bien la logique de tout cela. Si c'est pour qu'elle soit libérée au bout de 12 ans comme il est prétendu, je ne vois pas bien qui y gagne dans cette affaire.
Moi je pensais que tous ces braves gens souhaitaient qu'elle soit extradée pour y être tuée, il pour il dent pour dent, et que quelqu'un lui jette la première pierre, tous ces gens qui n'ont jamais pêché mais qu'on ne voudrait pas trouver derrière soi en cas de guerre car ce serait eux à donner le premier coup de poignard. Mais bon, là on se dit c'est formidable de toute façon on l'aura tuée. Donc tout va bien, cessez de vous plaindre les fachos.
Ah Etambeau nous donne encore démonstration de la pratique gauchiste. En manque d'arguments, on tente de discrediter l'interlocuteur en le traitant de facho ce qui est censé mettre fin à tout dialogue
Quand je disais que la diabolisation nétait plus loin.
Faudrait penser a trouver autre chose les gars, vous vous rendez compte qu'il y a en france 95% de fachos qui pensent pas comme lvous ?
Ca doit vraiment être dur à vivre pour des grands démocrates commes vous
De la compassion pour les victimes, pas de pitié pour les assassins. La "doctrine Mitterand" dont parle le Figaro na été que le Fait du Prince ! Cette criminelle a coulé des jours heureux pendant 15 ans en France et, en plus, comme assistante sociale (?). Non au chantage, EXTRADITION POUR PETRELLA !
D'abord rappeler une chose: Marina Petrella n'est pas une victime.
elle est une criminelle qui a fuit son pays pour échaper à une condamnation pour une multitude de délits et crimes.
Oui Petrella a été complice et organisatrice d'assassinats, de tentatives d'assassinats, de l'enlèvements, de vols d'attentats terroristes etc...
Non petrellla n'a jamais émis le moindre remord pour ces actes odieux.
Oui, hélas, divers gouvernements français ne l'ont pas extradé alors que la Justice italienne l'a réclamait. A noter que la justice italienne demande réellement l'extradition d'une vingtaine d'italiens sur les centaines qui se sont enfuis un peu partout. Ces 20 là la justice italienne y tient. Car les actes qu'ils ont commis sont trop graves pour être oubliés. Marina Petrella en fait partie.
A partir de ces faits, défendre Petrella me parait incompréhensible.
Et, je le répète, dangereux.
Et, pour tous dire, je m'étonne avec une grande inquiétude de l'éthique et de la morale de ceux qui prennent fait et cause pour elle et tous ses "camarades" criminels de "lutte".
Si vraiment vous cherchez des éléments sur les manipulations de membres néo fascistes et des services secrets sur la stratégie de la tension il suffit d'aller sur Wikipédia de taper Piazza Fontana (endroit où eût lieu le premier attentat massacre en 1969 ) de suivre le lien en bas qui renvoie au film documentaire "L'orchestre Noir" de Frédéric LAURENT et Fabrizzio CALVI déjà difusé à une heure de grande écoute sur ARTE en 1998 et dont les propos n'ont jamais été démentis ! Quand à GLADIO c'est un groupe para militaire lié à l'OTAN et dont le leader Lucio GELLI tenu par beaucoup de monde comme l'un des acteurs les plus importants de cette stratégie, exécute sa peine "à domicile " compte tenu de son grand âge ! L'affaire MORO comporte aussi des zones d'ombre ( sauf pour les aveugles et sourds ) à commencer par le fait que la direction historique des BR (en prison à l'époque : notamment CURCIO) à tout fait pour qu'il ne soit pas exécuté et enfin last but not least le même MORO dans ses papiers de détention retrouvé bien après dans une cache de l'appartement où il fût sequestré écrivait que les véritables responsables de sa mort étaient à chercher chez les amis d'ANDREOTTI ( un demo chrétien lui aussi ) par ailleurs en odeur de Mafia selon les dires de plusieurs responsables de cette organisation dont TOMASO BUSCETTA ( la plus célèbres des témoins protégés de la justice US ; il avait plus confiance dans celle ci que dans la justice italienne ! même s'il témoigna à charge au maxi procès de Palerme !) Enfin puisqu'il faut citer quelques faits connus et "amusants" Salvatore LIMA élu Demo chrétien de Sicile et député européen fût tué en 1992 par la Mafia car elle estimait n'avoir pas obtenu une sentence "correcte" lors de la procédure d'appel dudit maxi procès : service mal rendu ! et pour la bonne bouche BERLUSCONI appartenait à la loge P2 qui joua un rôle plus que trouble dans cette histoire de coup fourrés et dont un des membres éminents par ailleurs banquier travaillait et pour la Mafia et Cosa Nostra et la banque du Vatican !
Et ne parlons pas de l'opération Mani Pulité qui aurait pu si la justice avait suivi son cours envoyer un TIERS ! des élus sénateurs et députés en prison pour corruption ! Le seul effet de cette affaire ( 10% des corrompus jugés et quelques suicides de personnalités connues retentissants ) fût indirectement de modifier les lois sur la détention provisoire sans jugement ! Normal pour une fois que ce n'était pas les "pauvres" qui risquaient la "tôle" !
Alors que cette "clique" viennent donner des leçons de démocratie : basta !
je lis slt aujourd'hui ces commentaires et je suis étonnée de l'amalgame : des vérités et contre vérités -jamais prouvées mais qui font débat encore aujourd'hui- sont mélangées à des faits avancés par des sympathisants/opposants des uns et des autres.Le lourd héritage du fascime a fait que dans l'après-guerre, particulièrement après le mai 68 italien , les passions politiques ont conduit l'Italie au terrorisme le plus noir où la "stratégie de la tension" de droite s'est opposée à la lutte contre "les serfs de l'Etat"et la lutte "au coeur de l'Etat" prônée par les BR dont le but était de détruire l'Etat pour en recréer un autre selon les idéaux révolutionnaires les plus extrèmes de l'époque. Même les dirigeants communistes de ce temps-là étaient contestés car jugés trop indulgents envers la bourgeoisie. Toutes ces informations contradictoires et difficiles à prouver,tendent slt à rendre encore plus obscure cette période trouble de la récente histoire italienne pour discréditer tous représentants du pouvoir en place et pour accréditer les thèses les plus loufoques.
Il ne m'appartient pas de dire qui a tort ou qui a raison mais "ignu icsografe" et "Gwern" oublient d'ajouter que la France aussi a été mise en cause dans ces troubles (à raison ? à tort ? ... allez savoir) et que certains des faits que Gwern évoque (mani pulite, Lima, etc.) se situent dans un autre tout autre registre .
Le fait incontestable est toutefois que M. Petrella fut bel et bien une dirigeante des BR -et non pas une simple activiste comme on a voulu le faire croire à un moment donné-, qu'elle a bien commis un crime et qu'elle a été condamnée aussi en tant que dirigeante de la très active colonne romaine(un dirigeant donne des ordre n'est-ce pas ?). Je rappelle également que Novelli, chef de la branche armée de la colonne romaine des BR, était impliqué dans l'affaire Aldo Moro (5 gardes du corps tués) qui eut lieu à Rome.
Les attentats et les tueries ont été effectués tant par les terroristes de droite que de gauches et aucun attentat n'est excusable ; et les diverses factions des deux bords étaient nombreuses, les Br étant certainement parmi les plus dangereux et les plus organisés.
La période terroriste (qui a durée env. de 1969 à 1989) est-elle vraiment finie ?
Au cours des années 90 des troubles divers ont été signalés et en 1999 un économiste (D'Antona), consultant du ministre du travail du gouvernement de centre-gauche de D'Alema (=lui-même ancien dirigeant de l'ancien PCI, dirigeant du PDS=issu du PCI, devenu maintenant PD de Walter Veltroni) et en 2002 un autre économiste (Biagi), consultant du ministre du Welfare du gvnt de Berlusconi, furent tués par des nlles BR.
Des arrestations furent éffectuées par le gvnt Berlusconi; en 2007, sous le gvnt de centre-gauche de Prodi, d'autres arrestations eurent lieu, des armes furent trouvées également, un policier fut tué etc.
Il est donc important que MP soit extradée pour que justice soit faite et pour que la vérité puisse émerger par son témoignage aussi.
Si elle et les autres terroristes italiens qui sont encore en France ne se sont pas rendus coupables des crimes pour lesquels ils furent condamnés, il est d'autant plus important qu'ils se constituent par eux-mêmes à la justice italienne.
Telle est mon opinion.
Et j'inviterais les français -surtout ceux qui font du victimisme pour émouvoir, pour susciter le mépris pour des faits encore mystérieux ou, surtout, pour donner une image "heroïque" d'une personne qui ne le fut pas (pour moi les terroristes ne sont pas et ne seront jamais des héros ou des exemples à suivre, particulièrement dans un Etat démocratique) à laisser que soient les Italiens à juger par eux-mêmes: la Constitution italienne est-là pour garantir leurs droits et elle interdit la peine de mort.
Les diktat d'un état étranger ou d'une presse étrangère sont totalement inexcusables et inadmissibles et je pense que les français ne seraient pas tendre envers les italiens si la situation était inversée.
Finissons-en donc avec tous ces commentaires qui ne riment à rien pour défendre une cause indéfendable à tous points de vue