Des banques plus frileuses accentuent la crise du logement
Par Paul Garcin le Jeudi 18 Septembre 2008, 08:34 - Economie - Lien permanent
Les banques regardent désormais à 2 fois avant de prêter de l’argent aux ménages pour acquérir un logement, conséquence le marché de l’immobilier qui était en hausse constante depuis 10 ans commence à se retourner, agences et promoteurs n’hésitent plus à parler de crise.
De nombreux propriétaires de bien immobiliers qui souhaitent vendre sont désormais obligés de revoir leur stratégie avec les agents immobiliers, les délais pour vendre s’allongent, les acquéreurs se bousculent nettement moins, les vendeurs doivent donc baisser leur prix pour s’aligner au marché.
De nombreux propriétaires de bien immobiliers qui souhaitent vendre sont désormais obligés de revoir leur stratégie avec les agents immobiliers, les délais pour vendre s’allongent, les acquéreurs se bousculent nettement moins, les vendeurs doivent donc baisser leur prix pour s’aligner au marché.
Prix à la baisse surtout hors des grandes villes, invendus qui s’accumulent, l’immobilier est en crise, principale raison les ménages n’ont plus les moyens. En 10 ans les prix ont grimpés de 140%, les taux d’intérêt dépassent désormais les 5% et les banques limitent l’accès au crédit. Ce retournement affecte l’ensemble du secteur, l’activité des agences immobilières fléchie et les plus jeunes sont désormais menacées.
On sait qu’en France entre 15 et 20% d’agences immobilières vont fermer dans les 12 mois mais il faut savoir que leur nombre était passé de 15/16 000 agences il y à 10 ans à plus de 32 / 33 000 agences aujourd’hui. L’horizon s’assombrit également pour les promoteurs dans le neuf, les ventes ont chutées de 34% en 1 an, pour réguler l’offre de nombreux chantiers sont gelés. Les promoteurs se retrouvent avec des stocks d’invendus surtout dans les villes moyennes. Dans une ville moyenne par définition la capacité d’absorption de logements neufs reste relativement limitée car après quelques opérations le marché se retrouve vite saturé.
Pourtant le marché a les capacités pour rebondir, les français sont 2 fois moins endettés que leurs voisins anglais ou espagnols surtout que la France manque cruellement de logement alors que plus de 200 000 ménages nouveaux arrivent sur le marché chaque année. Même si les prix restent élevés la crise actuelle pourrait permettre à ceux qui en ont les moyens de faire quelques bonnes affaires, seul 57% des français sont aujourd’hui propriétaire de leurs logements
On sait qu’en France entre 15 et 20% d’agences immobilières vont fermer dans les 12 mois mais il faut savoir que leur nombre était passé de 15/16 000 agences il y à 10 ans à plus de 32 / 33 000 agences aujourd’hui. L’horizon s’assombrit également pour les promoteurs dans le neuf, les ventes ont chutées de 34% en 1 an, pour réguler l’offre de nombreux chantiers sont gelés. Les promoteurs se retrouvent avec des stocks d’invendus surtout dans les villes moyennes. Dans une ville moyenne par définition la capacité d’absorption de logements neufs reste relativement limitée car après quelques opérations le marché se retrouve vite saturé.
Pourtant le marché a les capacités pour rebondir, les français sont 2 fois moins endettés que leurs voisins anglais ou espagnols surtout que la France manque cruellement de logement alors que plus de 200 000 ménages nouveaux arrivent sur le marché chaque année. Même si les prix restent élevés la crise actuelle pourrait permettre à ceux qui en ont les moyens de faire quelques bonnes affaires, seul 57% des français sont aujourd’hui propriétaire de leurs logements




Commentaires
"surtout que la France manque cruellement de logement"
Je ne suis pas du tout sûr de cette affirmation. Le problème, il me semble, est très simple. L'augmentation en à peu près 8 ans de l'immobilier = 140% (plus de deux fois plus chère). L'augmentation des salaires en France...je vous laisse deviner. J'habite dans le 18eme à Paris. Il y a plein de panneaux à vendre et à louer.
C'est une phrase qui revient dans tous les articles. Le français moyen trouve des logements mais ne peut pas louer ou acheter parce que c'est hors de prix.
Dans le site seloger.com, vous avez plus d'un million deux cents mille annonces. On manque de logements, c'est sûr...
"Pourtant le marché a les capacités pour rebondir, les français sont 2 fois moins endettés que leurs voisins anglais ou espagnols...".
Là aussi, l'argument a du mal a passer. Faut-il un endettement raisonnable ou un endettement important qui devient catastrophique quand les marchés se retournent. Les espagnols et les anglais sont très concernés par cette situation...
Autre piste de réflexion : Le problème de départ n'était-il pas plutôt des taux d'emprunt trop bas, qui ont permis (et encouragé) une hausse vertigineuse de l'immobilier et des durée d'endettement de plus en plus longue ?
Il faut maintenant une purge (qui fait mal) et repartir sur des bases plus saines.
200 000 ménages arrivent sur le marché et on nous parle d'une crise du logement; rien ne se vend, les promoteurs et vendeurs trés inquièts, fermeture d'agences immobilières etc... Très étranges tout cela!
Baissons tout simplement les prix et tout iras bien.
C' est un juste retour des choses. Les agents immobiliers ne levaient pas le petit doigt pour aider l'acheteur lors d'une transaction . Il fallait faire du fric alors maintennt je ne verserait aucune larme pour eux et si 16000 agences ferment cela ne me fera ni chaud ni froid