Mosquée municipale de Drancy : l'opposition socialiste sexplique
Jean-Christophe Lagarde, maire Nouveau Centre de Drancy (Seine-Saint-Denis) a reconnu avoir publiquement menti à ses administrés (1) : un bâtiment qu’il savait destiné à servir de mosquée a été financé par la mairie, et présenté comme une « salle polyvalente ». Qu’en pensent les élus drancéens d’opposition ? Gilles Saulière, conseiller municipal de l’opposition socialiste à Drancy, répond aux questions de Médias Libres.
Médias Libres: Jean-Christophe Lagarde reconnaît avoir menti aux Drancéens sur la véritable destination d'une « salle polyvalente », qu'il savait destinée à servir de mosquée. A-t-il aussi menti aux autres élus du conseil municipal, de sa majorité ou de l'opposition ?
Gilles Saulière: Je ne peux pas savoir si les élus de la majorité au conseil municipal étaient eux-mêmes au courant ou pas de la réalité de la destination de la salle polyvalente. Ce qui est certain, c'est que les élus de l'opposition ne n'étaient pas.
Quelle a été exactement la nature de la décision municipale ? Faisait-elle dès le départ allusion à la location à l'association musulmane ?
Gilles Saulière: Au départ, c'était annoncé comme la construction d'une salle polyvalente. La décision de mettre en chantier cette salle ayant été faite sous la précédente mandature, je ne peux vous dire s'il avait été fait allusion à l'époque à une location à une association musulmane. Ce que je sais de l'époque, c'est qu'il était question de culture pour la vocation de cette salle.
Qui a voté pour et qui a voté contre parmi les élus municipaux ?
Gilles Saulière: A l'origine je ne sais pas, mais ce que je peux vous dire, c'est que j'aurais certainement voté pour l'édification d'une salle polyvalente à vocation culturelle, dans ce quartier de l'Avenir qui a bien besoin qu'on se préoccupe de lui, excentré comme il est du centre-ville et donc de tous les travaux d'aménagement et d'embellissement menés par le maire Jean-Christophe Lagarde, qui rêve de transformer Drancy en un Neuilly de la Seine Saint Denis...
Ensuite, le bâtiment a été finalement inauguré en toute discrétion, pendant la campagne des municipales, avant les élections.
Quand avez-vous découvert la véritable destination des lieux ?
Gilles Saulière : Nous avons nourri quelques doutes pendant la campagne et nous avons été mis devant le fait accompli lors de la séance du conseil municipal du 21 mars 2008. C'est-à-dire, juste après les élections municipales, lors de la séance qui suivit celle d'investiture de l'équipe municipale, que la décision du maire a été, non pas soumise à un vote préalable, mais, simplement présentée pour information au Conseil municipal. Elle avait déjà été prise par ses soins le 14 février (!) en fonction de l'article 2122.22 du code des collectivités territoriales et des pouvoirs qu'il s'était auto-attribués quelques mois plus tôt. Cette décision concernait cette fois, la conclusion avec l'association culturelle des musulmans de Drancy, d'une convention d'occupation, je cite « pour la salle polyvalente du stade Huy Moquet, 100 rue Julian Grimau à Drancy, pour une durée de six ans, à compter du 17 février 2008, renouvelable une fois par tacite reconduction à l'issue des six ans, moyennant le paiement d'une redevance mensuelle de 4.000 € charges comprises ».
Vous voyez donc qu'il n'y a pas eu de vote. Nous avons bien entendu posé alors des questions :
1) Quelle est cette association, est-elle bien à elle seule représentative légitime des musulmans de Drancy ?
2) Est-elle subventionnée par la ville ?
3) Quelle est la nature des activités de l'association dans les locaux ? Culturelle, comme indiqué ou cultuelle ?
A ces questions le maire a répondu oui à la première, non à la seconde. Quant à la troisième, c'est à ce moment-là qu'il a exprimé qu'il fallait bien comprendre « cultuelle » et non pas simplement culturelle. Et qu'il a tenu à préciser qu'il ne l'avait pas indiqué plus tôt pour ne pas générer de mauvaises réactions de la part de certaines catégories parmi la population drancéenne. J'ai personnellement été surpris et effaré, tout comme mes autres collègues de l'opposition d'ailleurs, de constater en quelle considération M. Jean-Christophe Lagarde tenait ses administrés, quelle piètre estime il vouait aux habitants de sa ville, qui venaient tout juste de le réélire à leur tête.
A la suite de cette séance, laquelle fut d'ailleurs riche de surprises en tous genres (c'est celle où furent votées les rémunérations des adjoints...), nous décidâmes, au parti socialiste, de ne pas en rester là sur ce sujet et de tirer tout ceci au clair. J'aurai l'occasion d'y revenir un peu plus tard dans cette interview. Toujours est-il que cette séance inoubliable ne fut exceptionnellement pas diffusée en audio sur le site de la mairie de Drancy, pour raison technique. Bien dommage...
Les drancéens savent ils que leurs impôts financent un lieu de culte ?
Gilles Saulière: Je pense qu'à l'heure actuelle, ils le savent ! Jean-Christophe Lagarde se vantant partout de leur avoir menti pour leur bien à ce sujet. Je suis moins sûr qu'ils l'aient vraiment compris avant, à moins qu'ils aient assisté à cette fameuse séance du 21 mars.
Quand vous avez appris qu'il s'agissait d'une mosquée, pourquoi ne pas avoir fait un recours au Tribunal Administratif pour financement public déguisé d'un culte ?
Gilles Saulière: Nous avons choisi de prendre le temps de réfléchir et notamment, de rencontrer les associations concernées du monde musulman de Drancy et environs, avant d'engager quoi que ce soit d'irrémédiable.
En ce qui me concerne, en ce qui concerne le P.S. de Drancy, nous avions choisi de ne pas nous exprimer tout de suite sur ce point. Pourquoi ? C'est simple :
1) D'une part, tout était fait ! Il n'y avait donc rien à empêcher. Là, le maire a été efficace, effectivement ! Du coup, il ne nous était pas nécessaire de nous précipiter, au risque d'envenimer une situation bien complexe.
2) Il nous fallait donc tout d'abord examiner et étudier ce qu'il était envisageable ou pas d'engager comme suite possible, que ce soit au niveau administratif, juridique, voire judiciaire, sans que ce soient les musulmans eux-mêmes qui fassent les frais de cette affaire.
3) Par ailleurs, il était hors de question pour nous de dire ou faire quoi que ce soit sans avoir pris l'attache de la population musulmane de la ville et des villes avoisinantes, également concernées par ce lieu cultuel. Hormis Jean-Christophe Lagarde qui se croit seul au monde à se soucier de l'exercice par les musulmans de leur religion, tout le monde sait bien que ce sont dans les villes de gauche et socialistes en particulier, que les musulmans peuvent se réunir dans de véritables mosquées plutôt que dans des caves transformées en lieu de prière... Et cela, en toute transparence, dans le respect de la démocratie locale, dans le respect de la loi de 1905 (sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat) et sans que cela ne provoque ces désordres que fantasme Jean-Christophe Lagarde. Nous avons le respect de la population musulmane de Drancy et de ses environs, comme nous avons le respect de tout le reste de la population, quelle que soit sa religion, sa langue maternelle, sa couleur de peau, son origine sociale, ses préférences sexuelles, et j'en passe.
D'ailleurs, nous n'avons pas encore terminé notre tour de table de toutes les structures concernées, d'où notre discrétion sur le sujet pour l'instant. Ceci dit, désormais, je pense que nous pourrons être reçus plus rapidement que prévu, n'est-ce pas ?
4) Enfin, je le répète, et c'était le plus important pour nous, il n'était pas question d'engager quoi que ce soit ou même de risquer par une communication trop rapide, de déclencher quoi que ce soit qui puisse par exemple avoir comme effet de bloquer l'accès aux fameux locaux par ses nouveaux occupants.
Comptez-vous faire ce recours au Tribunal Administratif maintenant ?
Gilles Saulière: Il y a des chances, si l'infraction est indubitable et le moment venu. N'oubliez pas, par exemple, qu'un montant de 4000 € est versé chaque mois et que la propriété du bâtiment reste à la ville de Drancy. Dans cette configuration, les musulmans ne seront pas propriétaires de ce bâtiment. Il est donc injustifié de se plaindre que le loyer ne remboursera jamais le montant engagé pour la construction, ce n'est pas son objet et il ne s'agit pas de transfert de propriété.
Pensez-vous faire un recours contre le maire pour avoir dissimulé la vérité ?
Gilles Saulière: Maintenant que Jean-Christophe Lagarde a déclamé partout et publiquement qu'il était coupable de mensonge dans les affaires de sa ville, je pense que nous allons étudier cette éventualité avec soin. Mais, si quelque chose doit être fait, ce sera dans le but pour nous de faire réfléchir ce maire à son exercice de la gestion locale, de l'amener à prendre conscience que la démocratie est sacrée, que la population, quelle qu'elle soit, est respectable, aussi bien à Drancy qu'à Neuilly ou à Levallois-Perret, que le mensonge n'a pas sa place dans les affaires de la ville, que l'on se doit d'assumer ses choix et ses décisions au grand jour, si tant est qu'on les estime respectables et en phase avec le programme sur lequel on a été élu.
Je pense que cette double affaire de mensonge proclamé dans la gestion de la ville et d'équilibrisme indigne vis à vis d'une population musulmane qu'il prétend servir, double affaire qu'étale maintenant au grand jour Jean-Christophe Lagarde au fil de ces derniers jours, ne l'honore pas, n'honore pas son équipe municipale, fait du mal à notre ville, qui ne mérite pas un tel traitement.
A Drancy, il nous faut désormais plus que jamais, être vigilants, c'est notre rôle d'élus socialistes d'opposition. Et j'invite d'ailleurs les habitants de Drancy à venir assister aux séances du conseil municipal. La prochaine a lieu jeudi 25 septembre à 20 heures, à la mairie, salle des mariages, elle s'annonce déjà très intéressante à vivre.
Gilles Saulière, conseiller municipal de l’opposition socialiste à Drancy
(1)
Gilles Saulière: Je ne peux pas savoir si les élus de la majorité au conseil municipal étaient eux-mêmes au courant ou pas de la réalité de la destination de la salle polyvalente. Ce qui est certain, c'est que les élus de l'opposition ne n'étaient pas.
Quelle a été exactement la nature de la décision municipale ? Faisait-elle dès le départ allusion à la location à l'association musulmane ?
Gilles Saulière: Au départ, c'était annoncé comme la construction d'une salle polyvalente. La décision de mettre en chantier cette salle ayant été faite sous la précédente mandature, je ne peux vous dire s'il avait été fait allusion à l'époque à une location à une association musulmane. Ce que je sais de l'époque, c'est qu'il était question de culture pour la vocation de cette salle.
Qui a voté pour et qui a voté contre parmi les élus municipaux ?
Gilles Saulière: A l'origine je ne sais pas, mais ce que je peux vous dire, c'est que j'aurais certainement voté pour l'édification d'une salle polyvalente à vocation culturelle, dans ce quartier de l'Avenir qui a bien besoin qu'on se préoccupe de lui, excentré comme il est du centre-ville et donc de tous les travaux d'aménagement et d'embellissement menés par le maire Jean-Christophe Lagarde, qui rêve de transformer Drancy en un Neuilly de la Seine Saint Denis...
Ensuite, le bâtiment a été finalement inauguré en toute discrétion, pendant la campagne des municipales, avant les élections.
Quand avez-vous découvert la véritable destination des lieux ?
Gilles Saulière : Nous avons nourri quelques doutes pendant la campagne et nous avons été mis devant le fait accompli lors de la séance du conseil municipal du 21 mars 2008. C'est-à-dire, juste après les élections municipales, lors de la séance qui suivit celle d'investiture de l'équipe municipale, que la décision du maire a été, non pas soumise à un vote préalable, mais, simplement présentée pour information au Conseil municipal. Elle avait déjà été prise par ses soins le 14 février (!) en fonction de l'article 2122.22 du code des collectivités territoriales et des pouvoirs qu'il s'était auto-attribués quelques mois plus tôt. Cette décision concernait cette fois, la conclusion avec l'association culturelle des musulmans de Drancy, d'une convention d'occupation, je cite « pour la salle polyvalente du stade Huy Moquet, 100 rue Julian Grimau à Drancy, pour une durée de six ans, à compter du 17 février 2008, renouvelable une fois par tacite reconduction à l'issue des six ans, moyennant le paiement d'une redevance mensuelle de 4.000 € charges comprises ». Vous voyez donc qu'il n'y a pas eu de vote. Nous avons bien entendu posé alors des questions :
1) Quelle est cette association, est-elle bien à elle seule représentative légitime des musulmans de Drancy ?
2) Est-elle subventionnée par la ville ?
3) Quelle est la nature des activités de l'association dans les locaux ? Culturelle, comme indiqué ou cultuelle ?
A ces questions le maire a répondu oui à la première, non à la seconde. Quant à la troisième, c'est à ce moment-là qu'il a exprimé qu'il fallait bien comprendre « cultuelle » et non pas simplement culturelle. Et qu'il a tenu à préciser qu'il ne l'avait pas indiqué plus tôt pour ne pas générer de mauvaises réactions de la part de certaines catégories parmi la population drancéenne. J'ai personnellement été surpris et effaré, tout comme mes autres collègues de l'opposition d'ailleurs, de constater en quelle considération M. Jean-Christophe Lagarde tenait ses administrés, quelle piètre estime il vouait aux habitants de sa ville, qui venaient tout juste de le réélire à leur tête.
A la suite de cette séance, laquelle fut d'ailleurs riche de surprises en tous genres (c'est celle où furent votées les rémunérations des adjoints...), nous décidâmes, au parti socialiste, de ne pas en rester là sur ce sujet et de tirer tout ceci au clair. J'aurai l'occasion d'y revenir un peu plus tard dans cette interview. Toujours est-il que cette séance inoubliable ne fut exceptionnellement pas diffusée en audio sur le site de la mairie de Drancy, pour raison technique. Bien dommage...
Les drancéens savent ils que leurs impôts financent un lieu de culte ?
Gilles Saulière: Je pense qu'à l'heure actuelle, ils le savent ! Jean-Christophe Lagarde se vantant partout de leur avoir menti pour leur bien à ce sujet. Je suis moins sûr qu'ils l'aient vraiment compris avant, à moins qu'ils aient assisté à cette fameuse séance du 21 mars. Quand vous avez appris qu'il s'agissait d'une mosquée, pourquoi ne pas avoir fait un recours au Tribunal Administratif pour financement public déguisé d'un culte ?
Gilles Saulière: Nous avons choisi de prendre le temps de réfléchir et notamment, de rencontrer les associations concernées du monde musulman de Drancy et environs, avant d'engager quoi que ce soit d'irrémédiable.
En ce qui me concerne, en ce qui concerne le P.S. de Drancy, nous avions choisi de ne pas nous exprimer tout de suite sur ce point. Pourquoi ? C'est simple :
1) D'une part, tout était fait ! Il n'y avait donc rien à empêcher. Là, le maire a été efficace, effectivement ! Du coup, il ne nous était pas nécessaire de nous précipiter, au risque d'envenimer une situation bien complexe.
2) Il nous fallait donc tout d'abord examiner et étudier ce qu'il était envisageable ou pas d'engager comme suite possible, que ce soit au niveau administratif, juridique, voire judiciaire, sans que ce soient les musulmans eux-mêmes qui fassent les frais de cette affaire.
3) Par ailleurs, il était hors de question pour nous de dire ou faire quoi que ce soit sans avoir pris l'attache de la population musulmane de la ville et des villes avoisinantes, également concernées par ce lieu cultuel. Hormis Jean-Christophe Lagarde qui se croit seul au monde à se soucier de l'exercice par les musulmans de leur religion, tout le monde sait bien que ce sont dans les villes de gauche et socialistes en particulier, que les musulmans peuvent se réunir dans de véritables mosquées plutôt que dans des caves transformées en lieu de prière... Et cela, en toute transparence, dans le respect de la démocratie locale, dans le respect de la loi de 1905 (sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat) et sans que cela ne provoque ces désordres que fantasme Jean-Christophe Lagarde. Nous avons le respect de la population musulmane de Drancy et de ses environs, comme nous avons le respect de tout le reste de la population, quelle que soit sa religion, sa langue maternelle, sa couleur de peau, son origine sociale, ses préférences sexuelles, et j'en passe.
D'ailleurs, nous n'avons pas encore terminé notre tour de table de toutes les structures concernées, d'où notre discrétion sur le sujet pour l'instant. Ceci dit, désormais, je pense que nous pourrons être reçus plus rapidement que prévu, n'est-ce pas ?
4) Enfin, je le répète, et c'était le plus important pour nous, il n'était pas question d'engager quoi que ce soit ou même de risquer par une communication trop rapide, de déclencher quoi que ce soit qui puisse par exemple avoir comme effet de bloquer l'accès aux fameux locaux par ses nouveaux occupants.
Comptez-vous faire ce recours au Tribunal Administratif maintenant ?
Gilles Saulière: Il y a des chances, si l'infraction est indubitable et le moment venu. N'oubliez pas, par exemple, qu'un montant de 4000 € est versé chaque mois et que la propriété du bâtiment reste à la ville de Drancy. Dans cette configuration, les musulmans ne seront pas propriétaires de ce bâtiment. Il est donc injustifié de se plaindre que le loyer ne remboursera jamais le montant engagé pour la construction, ce n'est pas son objet et il ne s'agit pas de transfert de propriété.
Pensez-vous faire un recours contre le maire pour avoir dissimulé la vérité ?
Gilles Saulière: Maintenant que Jean-Christophe Lagarde a déclamé partout et publiquement qu'il était coupable de mensonge dans les affaires de sa ville, je pense que nous allons étudier cette éventualité avec soin. Mais, si quelque chose doit être fait, ce sera dans le but pour nous de faire réfléchir ce maire à son exercice de la gestion locale, de l'amener à prendre conscience que la démocratie est sacrée, que la population, quelle qu'elle soit, est respectable, aussi bien à Drancy qu'à Neuilly ou à Levallois-Perret, que le mensonge n'a pas sa place dans les affaires de la ville, que l'on se doit d'assumer ses choix et ses décisions au grand jour, si tant est qu'on les estime respectables et en phase avec le programme sur lequel on a été élu.
Je pense que cette double affaire de mensonge proclamé dans la gestion de la ville et d'équilibrisme indigne vis à vis d'une population musulmane qu'il prétend servir, double affaire qu'étale maintenant au grand jour Jean-Christophe Lagarde au fil de ces derniers jours, ne l'honore pas, n'honore pas son équipe municipale, fait du mal à notre ville, qui ne mérite pas un tel traitement.
A Drancy, il nous faut désormais plus que jamais, être vigilants, c'est notre rôle d'élus socialistes d'opposition. Et j'invite d'ailleurs les habitants de Drancy à venir assister aux séances du conseil municipal. La prochaine a lieu jeudi 25 septembre à 20 heures, à la mairie, salle des mariages, elle s'annonce déjà très intéressante à vivre.
Gilles Saulière, conseiller municipal de l’opposition socialiste à Drancy
(1)
Mais cette réaction est totalement en dessous des enjeux ! Que nous raconte cet élu socialiste ? Que ce n'est pas bien ce qu'à fait Lagarde parce qu'il a menti à la population, mais qu'il faut ménager la population musulmane qui a le droit de prier ! Cela n'a pas l'air de le déranger que la ville ait investi 1,8 millions d'euros pour construire une mosquée, dont elle reste proprio, et sur laquelle elle touchera 4000 euros par mois. Ce qu'on sent dans cette interview est davantage la volonté de dire que Lagarde n'est pas un vrai démocrate, puisqu'il ment aux citoyens, qu'un réel désaccord de fond quant à la pratique. Avec des adversaires pareils, Lagarde peut dormir sur ses deux oreilles, et la laïcité positive chère à Sarkozy a de beaux jours devant elle !
le problème ce n'est pas les musulmans de drancy et surtout quand ils ont pas le choix ,le probléme,c'est le maire de cette ville qui utilise tout les moyens même illégale pour arnaquer ces concitoyens ,une salle polyvalente pour une association à 4000 euros/mois ce qui veut dire la liberté et l'indépendance du culte n'est pas du tout respecter par le maire de drancy ,puisque le loyer est un moyen de pression sur cette communauté .
Effectivement, cet interview me fait finalement dire que Lagarde a bien raison d'avoir pris tout le monde pour des cons, puisque son opposant au conseil municipal se couche parce qu'il a aussi la trouille. Il nous dit qu'il est urgent de ne rien faire pour ne pas froisser les revendications des musulmans. Et ils ne feront rien, parce qu'ils ne veulent pas expulser ces gens qui occupent ce local municipal transformé en mosquée en toute illégalité.
Les propos de ce type sont donc un appel clair à tous les maires à mentir à leurs électeurs et à faire comme Lagarde, puisqu'ils sont assurés que l'opposition va se coucher même s'ils découvrent l'affaire !
Lagarde comme ce monsieur de l'opposition ne sont pas des républicains, puisqu'ils bafouent ou laissent bafouer les lois de la république en toute impunité, et qu'ils n'osent même pas résister à des diktats communautaires. C'est très inquiétant pour l'avenir de notre pays.
Cher Jean-Pierre, chère Lucette,
Pourquoi voudrais-je attiser une situation déjà bien explosive ? Nous ferons la lumière sur cette affaire et mènerons les actions légitimes et utiles. Soyez en certains, la démocratie, la transparence, la laïcité sont des thèmes fondamentaux pour nous. Mais soyez également certains que, jamais, nous ne laisserons une communauté quelque qu'elle soit, devenir la victime expiatoire et le bouc émissaire de la politique de Jean-Christophe Lagarde. Cf. notre dernier commentaire sur cette affaire sur le site socialiste de Drancy : drancydavenir.wordpress.c...
Cher Gilles,
Vous avez dû prendre connaissance de la réponse que mon amie Jeanne Bourdillon a faite aux propos de Lagarde. Ce que dit votre maire est extrêmement grave. Il laisse entendre que l'ensemble du conseil municipal était au courant du projet de mosquée, et qu'il y avait un consensus. Excusez-moi, mais à la lecture de vos propos, j'ai plutôt tendance à le croire. Je ne vois pas en quoi écrire cela, et dire qu'on se refuse à ce que l'argent des contribuables serve à financer des mosquées à quelque chose à voir avec les "victimes expiatoires" de Lagarde, comme le dit votre dernière phrase. Vous n'allez quand même pas me dire que Lagarde a accordé cela spontanément, sans qu'il y ait de demande. Vous êtes en plein dans la laïcité positive de Sarkozy, comme d'ailleurs votre futur secrétaire, qu'il s'appelle Bertrand, Martine ou Ségolène.
www.ripostelaique.com/Rep...
Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar vient de perdre par décision de larbitre, en loccurrence le tribunal administratif de Strasbourg. Pourtant, il avait remporté à larraché le combat électoral du 18 mars 2008, avec une avance de 0,69% des voix (149 suffrages).
Selon lAFP, « Le tribunal a estimé que M. Meyer a exercé une pression sur une partie de lélectorat en sengageant à soumettre au conseil municipal une proposition de subvention pour construire une seconde mosquée à Colmar dans une lettre adressée à limam Bachir Daoudi, président de lassociation culturelle des musulmans maghrébins. »
Le Figaro précise que cette promesse de subvention a été faite le 25 février, soit trois semaines avant lélection, et que Gilbert Meyer sengageait à donner 164.000 euros (ou plutôt à faire donner par les contribuables de Colmar) pour ce financement déguisé du culte musulman, et que cette promesse a été largement relayée par limam auprès de ses ouailles. Normal, elle était faite pour cela !
Bien quon puisse déplorer la mésaventure de Gilbert Meyer, on est bien obligé de constater quil est le principal artisan de son échec.
Lagarde Maire de Drancy démission !!!
mondrancy.net
La vidéo de septembre 2007 ou le maire dit aux musulmans drancéens et ment aux administrés