Le ministre avait même donné le montant de la future douloureuse mais elle était devenue rapidement en quelques jours le symbole de la fronde contre les taxes écolos à droite comme à gauche (1), François Fillion a donc décidé de l’abandonner.

En revanche le bonus-malus lui n’est pas mort, pour l’instant a dit le premier ministre, l’extension du principe à d’autres produits n’est pas au programme, rien n’a encore été arrêté mais de nouvelles taxes vertes pourront être envisagée dans le second projet de loi Grenelle qui sera présenté en décembre, aucun produit n’a encore été choisi, les discussions sont en cours avec les fabricants d’électroménager par exemple et elles vont continuer précise le ministère de l’écologie. Le premier ministre a donc sifflé la fin de la recréation et souhaite simplement qu’avant de créer un nouveau bonus-malus son impact dans le secteur automobile soit bien évalué, et il veut aussi s’assurer qu’il n’y ai aucun cout pour l’état, c'est-à-dire que le malus prélevé sur les produits les plus polluants finance entièrement le bonus accordé aux produits plus écologiques.

François Fillion a également regretté la communication au ministère de l’écologie, la « com » est à revoir c’est bien pour cela que Nicolas Sarkozy a convoqué vendredi dernier Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet en charge de l’écologie au gouvernement pour un recadrage en règle

Autre ministre rappelé à l’ordre Michèle Alliot-Marie priée de revoir le décret qui crée le fichier EDVIGE considéré comme mal expliqué depuis le début, le nouveau texte ne fera plus mention de l’état de santé, de la sexualité des personnes fichées, les personnalités ne figureront pas dans le fichier EDVIGE et les mineurs auront droit à l’oubli des données les concernant disparaitrons au bout d’un certain temps.

(1) L’annonce de l’abandon de ces taxes ne fait pas le bonheur de Noël Mamère qui regrette l’abandon du projet, il y a encore en politique des gens sérieux qui pensent que les français ne sont pas assez taxés