Paris I Sorbonne : le Colloque de la honte
Par Jean Héron le Mercredi 24 Septembre 2008, 08:07 - Décryptage - Lien permanent
Voici les termes de l'annonce d'un colloque qui devrait se tenir le 04 octobre prochain à la Sorbonne.
Un colloque qui annonce clairement un procès d'intention qui rappelle des procès politiques d'un autre temps. Un colloque nominativement contre un historien. Une première en France ?
Pour un rappel voir notre précédent article: Haro sur Sylvain Gouguenheim !
Et voilà où en est aujourd'hui l'Université française ...
On ne peut que s'étonner que le doyen de l'Université de Paris cautionne un tel "débat".... Car si la critique et la remise en question sont tout à fait normales, autant les procès d'intention, les mises en accusation professionnelle et les insultes ne devraient pas être un préalable à toutes fausses « discussion » ...
Un colloque qui annonce clairement un procès d'intention qui rappelle des procès politiques d'un autre temps. Un colloque nominativement contre un historien. Une première en France ?
Pour un rappel voir notre précédent article: Haro sur Sylvain Gouguenheim !
Et voilà où en est aujourd'hui l'Université française ...
On ne peut que s'étonner que le doyen de l'Université de Paris cautionne un tel "débat".... Car si la critique et la remise en question sont tout à fait normales, autant les procès d'intention, les mises en accusation professionnelle et les insultes ne devraient pas être un préalable à toutes fausses « discussion » ...
Table ronde : Identité culturelle et complexité
IDENTITÉ CULTURELLE ET COMPLEXITÉ
Table ronde coorganisée par l’UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langage » de Lille 3 et l’EA 2482 « Groupe de Recherche Antiquité, Moyen Âge, Transmission Arabe » de Paris 1
samedi 4 octobre 2008, de 9 à 18 heures salle Cavaillès de l’UFR de philosophie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17, rue de la Sorbonne, Paris Ve Escalier C, 1er étage
La récente polémique suscitée par le livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont-Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, amène les médiévistes à se poser un certain nombre de questions. L’une d’elles est centrale : En quoi ce livre est un déni à la méthodologie historique et à la déontologie des historiens ?
Elle sera traitée de différents points de vue : histoire de la philosophie, histoire des sciences, histoie de la médecine, histoire sociale (Maison de la Sagesse), codicologie (Jacques de Venise), analyse linguistique… Il s’ensuit deux autres questions, qui seront également abordées : Comment un éditeur prestigieux a pu faire paraître un pareil livre ? Pourquoi une presse de qualité a-t-elle pu lui réserver un accueil aussi élogieux ?
Il ne s’agit pas d’instruire le procès d’un auteur ni d’instaurer une police de l’intelligence. Il s’agit de s’interroger sur les conditions de la production et de la diffusion du savoir. Les médiévistes sont aussi des citoyens et leurs recherches conduites grâce aux deniers publics doivent dépasser le monde clos des spécialistes pour se faire entendre dès lors qu’une controverse touche au millénaire médiéval de l’histoire européenne.
Cette table ronde vise par dessus tout à introduire plus de rationalité et de sérénité dans les débats actuels sur les rapports entre les cultures.
Intervenants : Hélène Bellosta (CNRS), Franco Cardini (Istitut Italiano di Scienze Umane, Florence), Sten Ebbesen (Institute for Greek and Latin, Copenhagen), Abdelali Elemrani-Jamal (CNRS), Marie-Geneviève Guesdon (BNF), Danielle Jacquart (EPHE), Jean Jolivet (EPHE), Max Lejbowicz (Paris 1), Irène Rosier-Catach (EPHE) ; des contacts sont en cours pour couvrir d’autres champs de la recherche.
Le programme définitif sera arrêté au début du mois de septembre.
IDENTITÉ CULTURELLE ET COMPLEXITÉ
Table ronde coorganisée par l’UMR 8163 « Savoirs, Textes, Langage » de Lille 3 et l’EA 2482 « Groupe de Recherche Antiquité, Moyen Âge, Transmission Arabe » de Paris 1
samedi 4 octobre 2008, de 9 à 18 heures salle Cavaillès de l’UFR de philosophie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17, rue de la Sorbonne, Paris Ve Escalier C, 1er étage
La récente polémique suscitée par le livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont-Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, amène les médiévistes à se poser un certain nombre de questions. L’une d’elles est centrale : En quoi ce livre est un déni à la méthodologie historique et à la déontologie des historiens ?
Elle sera traitée de différents points de vue : histoire de la philosophie, histoire des sciences, histoie de la médecine, histoire sociale (Maison de la Sagesse), codicologie (Jacques de Venise), analyse linguistique… Il s’ensuit deux autres questions, qui seront également abordées : Comment un éditeur prestigieux a pu faire paraître un pareil livre ? Pourquoi une presse de qualité a-t-elle pu lui réserver un accueil aussi élogieux ?
Il ne s’agit pas d’instruire le procès d’un auteur ni d’instaurer une police de l’intelligence. Il s’agit de s’interroger sur les conditions de la production et de la diffusion du savoir. Les médiévistes sont aussi des citoyens et leurs recherches conduites grâce aux deniers publics doivent dépasser le monde clos des spécialistes pour se faire entendre dès lors qu’une controverse touche au millénaire médiéval de l’histoire européenne.
Cette table ronde vise par dessus tout à introduire plus de rationalité et de sérénité dans les débats actuels sur les rapports entre les cultures.
Intervenants : Hélène Bellosta (CNRS), Franco Cardini (Istitut Italiano di Scienze Umane, Florence), Sten Ebbesen (Institute for Greek and Latin, Copenhagen), Abdelali Elemrani-Jamal (CNRS), Marie-Geneviève Guesdon (BNF), Danielle Jacquart (EPHE), Jean Jolivet (EPHE), Max Lejbowicz (Paris 1), Irène Rosier-Catach (EPHE) ; des contacts sont en cours pour couvrir d’autres champs de la recherche.
Le programme définitif sera arrêté au début du mois de septembre.



